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Kenny Loggins - Danger Zone (BOF CLIP : TOP GUN)

Publié le par ERIC-C

Kenny Loggins - Danger Zone (BOF CLIP : TOP GUN)
Kelly McGillis et Tom Cruise. Paramount Pictures
Tom Cruise. Paramount Pictures
Tom Cruise et Kelly McGillis. Paramount Pictures
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Goo Goo Dolls - Lazy Eye (CLIP BOF : BATMAN ET ROBIN)

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Goo Goo Dolls - Lazy Eye (CLIP BOF : BATMAN ET ROBIN)
 

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Evan & Jaron - Crazy For This Girl (BO SERIE TV CLIP : Dawson's Creek)

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Evan & Jaron - Crazy For This Girl (BO SERIE TV CLIP : Dawson's Creek)
Columbia.
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Eric B. & Rakim - Juice (Know The Ledge) (BOF CLIP : Juice)

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Eric B. & Rakim - Juice (Know The Ledge) (BOF CLIP : Juice)

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RASCAL FLATTS - LIFE IS A HIGHWAY (BOF CLIP : CARS)

Publié le par ERIC-C

RASCAL FLATTS - LIFE IS A HIGHWAY (BOF CLIP : CARS)
Affiche américaine. Pixar Animation Studios
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MADONNA - Don't Cry for Me Argentina (CLIP BOF : EVITA)

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MADONNA - Don't Cry for Me Argentina (CLIP BOF : EVITA)
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Stevie Nicks & Sheryl Crow - If you ever did believe (BOF CLIP : Les ensorceleuses - Practical Magic)

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Stevie Nicks & Sheryl Crow - If you ever did believe (BOF CLIP : Les ensorceleuses - Practical Magic)
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Elise & Clair de lune (BOF CLIP EXTRAIT : ELEPHANT) de Gus Van Sant + (BANDE ANNONCE VOST)

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MK2 Diffusion
Elise & Clair de lune (BOF CLIP EXTRAIT : ELEPHANT) de Gus Van Sant
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THE BLUES BROTHERS & Ray Charles - Shake A Tail Feather (BOF CLIP EXTRAIT : THE BLUES BROTHERS)

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THE BLUES BROTHERS & Ray Charles - Shake A Tail Feather (BOF CLIP EXTRAIT : THE BLUES BROTHERS)
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CYNDI LAUPER - UNABBREVIATED LOVE (BOF CLIP : OFF AND RUNNING)

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CYNDI LAUPER - UNABBREVIATED LOVE (BOF CLIP : OFF AND RUNNING)
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The Wallflowers - Heroes (BOF CLIP : GODZILLA)

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The Wallflowers - Heroes (BOF CLIP : GODZILLA)
 

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Emiliana Torrini - Gollum's Song (BOF CLIP : LE SEIGNEUR DES ANNEAUX 2)

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Emiliana Torrini - Gollum's Song (BOF CLIP : LE SEIGNEUR DES ANNEAUX 2)
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Fiona Apple - Across the Universe (BOF CLIP : PLEASANTVILLE)

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Fiona Apple - Across the Universe (BOF CLIP : PLEASANTVILLE)

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Elton JOHN - Tiny Dancer Scene (BOF CLIP : PRESQUE CELEBRE - Almost Famous)

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Elton JOHN - Tiny Dancer Scene (BOF CLIP : PRESQUE CELEBRE - Almost Famous)
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EYES WIDE SHUT (BANDE ANNONCE VO 1998) avec Tom Cruise, Nicole Kidman

Publié le par ERIC-C

EYES WIDE SHUT
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Film dramatique britannique de Stanley Kubrick
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avec Tom Cruise, Nicole Kidman, Sydney Pollack, Madison Eginton,  Marie Richardson, Todd Field, Vinessa Shaw, Rade Serbedzija, Leelee Sobieski
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Musique de Jocelyn Pook
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EYES-WIDE-SHUT.jpg
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L'HISTOIRE : William Harford, médecin, mène une paisible existence familiale. Jusqu'au jour où sa femme, Alice, lui avoue avoir eut le désir de le tromper quelques mois auparavant...
 
EYES-WIDE-SHUT-PHOTO-2.jpgEYES-WIDE-SHUT-PHOTO-1.jpg
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(BANDE ANNONCE VO 1998)
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HAPPY FEET (BANDE ANNONCE FRANCAISE 2005) Avec les voix de : Marion Cotillard, Sophie Marceau, Kad Merad, Anthony Kavanagh

Publié le par ERIC-C

HAPPY FEET

Film d’animation réalisé par Georges Miller et récompensé par un oscar en février dernier, HAPPY FEET met en scène, Mumble, un manchot empereur exclu de sa tribu parce qu’il ne sait pas chanter et qu’il possède un talent singulier mais inconnu de ses congénères, celui de faire des claquettes !

HAPPY FEET est donc d’abord une extraordinaire comédie musicale avec ceci de particulier qu’elle se déroule sur la banquise et que ses principaux acteurs sont des manchots et des pingouins. Cependant, par delà le thème de la danse et du chant, HAPPY FEET évoque des thèmes aussi importants et actuels que la différence, l’exclusion et les problématiques de l’écologie en abordant notamment le comportement de l’homme face à la planète.


HAPPY FEET - LE DVD
Le DVD sort en deux éditions. Une édition simple et une édition collector.
L'édition collector contient deux disques.

Disque 1 : Le film et la bande-annonce
Disque 2 : Les bonus
- Deux scènes inédites : Mumble rencontre une baleine bleue et Un instant Happy Feet
- Leçon particulière de danse avec Savion Glover
- Danse comme un pinguin
- Trois incroyables clips video : Somebody to love par Brittany Murphy
- Hit Me Up par Gia et The song of the heart par Prince
- Leçon d’espagnol avec les pingouins Adélie
- Les coulisses de Happy Feet pour découvrir les secrets du film d’animation
- Un dessin animé : I love to Singa


INFORMATION TECHNIQUES
Language Subtitles: Langues : (Dolby Digital 5.1) : Français, Anglais, Néerlandais, Flamand
Sous-Titres : Français, Anglais, Néerlandais, Arabe
Aspect Ratio : 16*9 / 2.4
Disc Type: Ce DVD comporte deux couches
Colour/Runtime: PAL COULEUR 104MN environ


Affiche française. Warner Bros. France


L'HISTOIRE
Dans la grande nation des manchots empereurs, au plus profond de l’Antarctique, vous n’êtes personne si vous ne savez pas chanter, ce qui est regrettable pour Mumble qui est le pire chanteur au monde. Il est né en dansant avec sa propre mélodie…les claquettes.
Bien que sa maman, Norma Jean, trouve ce don charmant, son père, Memphis, pense que “cela ne fait pas manchot”. Tous deux savent aussi que sans chant d’amour, Mumble ne trouvera jamais l’âme sœur. Comme le hasard fait bien les choses, sa seule amie, Gloria, est la meilleure chanteuse de la région. Mumble et Gloria sont proches depuis le moment où leurs œufs ont éclos, mais Gloria lutte pour accepter cette étrange anomalie.
Mumble est trop différent, en particulier pour Noah l’Ancien, le souverain sévère de la Terre des Empereurs, qui finalement le rejette de la communauté.
Loin de chez lui pour la première fois, Mumble rencontre les Amigos de la Terre Adélie. Mené par Ramon, le groupe est séduit instantanément par les danses de Mumble et l’invite à faire la fête.
En Terre Adélie, Mumble demande conseil au gourou Lovelace, un pingouin fou de rock, qui répond à n’importe quelle question pour le prix d’un caillou.
Avec Lovelace et les Amigos, Mumble traverse d’immenses étendues et, après quelques rencontres épiques, prouve qu’on peut être différent et avoir sa place dans le monde.

Warner Bros.

PERSONNAGES ET CASTING
“Mumble est honnête et ouvert à des choses nouvelles, commente la co-scénariste Judy Morris. Nous savions que celui qui allait lui donner sa voix devrait être capable d’exprimer une sincère innocence et, en même temps, être “branché” et cool. Nous avons trouvé cette parfaite concordance en Elijah Wood”.
Wood était fier de faire passer un message fort d’acceptation de soi aux enfants comme aux adultes : “Il est très important de réaliser que vous ne pourrez pas transiger sur des choses qui sont personnelles, surtout pour les autres”.
Hugh Jackman est le père de Mumble et Nicole Kidman, sa mère, Norma Jean. “Memphis est un pingouin plutôt cool, dit Jackman. Et il est très épris de Norma Jean. Quand ils tombèrent amoureux, il était heureux comme il ne l’avait jamais été de sa vie”. Nicole Kidman enchaîne : “Memphis et Norma Jean souhaitent le bonheur de Mumble. Mais Memphis a du mal avec la danse, aussi Norma Jean essaie-t-elle de l’aider à combler ce fossé”.
Le pingouin qui fait chavirer le cœur de Memphis est l’audacieuse Gloria, interprétée par Brittany Murphy. Le chant d’amour de Gloria est la clé de l’histoire de Mumble. Présenté dans un premier temps comme une version lente du classique disco “Boogie Wonderland”, la chanson est la véritable expression de son personnage. Mais quand Mumble s’y joint avec les claquettes, la chanson trouve son rythme et quelque chose de nouveau se libère.
Mumble trouve finalement la vraie camaraderie avec un groupe de cinq manchots latinos blagueurs. Robin Williams incarne Ramon, le chef frénétique des Amigos. Ce dernier ne pouvait pas se borner à un seul rôle et l’acteur est également la voix de l’excentrique pingouin Lovelace, le gourou.

Warner Bros.

LA MUSIQUE
Au départ, lorsque George Miller a été inspiré pour écrire HAPPY FEET, il ne l’imaginait pas comme un film musical. “Quand il s’est avéré que Mumble ne pouvait pas chanter mais pouvait danser, j’ai soudainement compris que j’étais au milieu d’un film musical. J’aime l’appeler un « film musical accidentel », remarque Miller.
HAPPY FEET présente beaucoup de genres de styles musicaux : rock, funk, opéra, rap, musique religieuse, pop, gospel et latino.
“John Powell a créé quelques arrangements vraiment incroyables, s’enthousiasme Brittany Murphy. Une des chansons de Gloria, est un hommage à Freddie Mercury ; “Somebody To Love” est en accord parfait avec le thème du film. Nous avons choisi le style gospel. C’était très émouvant mais toujours plein d’humour”.
Parmi les autres chansons du film figurent : “Do It Again” des Beach Boys, “My Way” de Frank Sinatra, et une version de “Kiss” de Prince.


LA DANSE
“La meilleure solution pour faire danser les pingouins était le motion capture”, dit George Miller. Travaillant avec le studio d’effets visuels Animal Logic à Sydney, Miller a commençé à utiliser la technique du motion capture pour filmer les acteurs et danseurs réels et transposer leurs performances à leurs homologues manchots. Sur HAPPY FEET, le motion capture a été poussé au maximum de la technologie pour permettre à Miller de diriger de multiples artistes pendant que les personnages des pingouins apparaissaient en temps réel sur l’écran de l’ordinateur.
Outre les claquettes qui donnent à Mumble son propre style, l’équipe voulait aussi que d’autres formes de danse soient représentées dans le film et Miller a recruté la chorégraphe Kelley Abbey. “Quand les gens pensent aux pingouins, ils estiment qu’ils se déplacent les pieds vers l’extérieur, à la manière de Charlie Chaplin, commente la chorégraphe. Mais en réalité, la marche des pingouins est plus parallèle. Ils n’ont pas de hanche, aussi tous leurs mouvements partent du cou”.


Warner Bros.


UNE PHOTO RÉALISTE
“Nous avons décidé de faire un film avec une image aussi réaliste que possible, souligne George Miller. Avec le concours des Néo-zélandais, nous avons envoyé deux équipes en Antarctique. Elles ont capté les textures, la lumière et les paysages que nous avons recréés par ordinateur. Je voulais que cela semble si réel que je serais obligé de me lever pour toucher l’écran”.
HAPPY FEET a nécessité près de quatre années de travail. “Travailler dans le royaume du numérique a été une révélation, observe Miller. Des centaines de gens très doués sont venus de toute la planète pour donner le meilleur d’eux-mêmes. La moyenne d’âge était de vingt-six ans. Une large proportion était des as des mathématiques comme des artistes. Il y avait des culturistes, des spécialistes en arts martiaux, des motards, des musiciens rock et classiques, etc”. L’effort pour créer une photo réaliste s’est appliqué à chaque niveau de la production.

Warner Bros.

LES COMÉDIENS

ELIJAH WOOD (Mumble)
Devenu star avec la trilogie LE SEIGNEUR DES ANNEAUX de Peter Jackson, Elijah Wood a joué plus récemment dans BOBBY d’Emilio Estevez, TOUT EST ILLUMINÉ de Liev Schreiber, ETERNAL SUNSHINE OF THE SPOTLESS MIND de Michael Gondry, HOOLIGANS de Lexi Alexander. Il s’est également illustré dans FLIPPER, LES AVENTURES D’HUCKEBERRY FINN et deux films de Robert Rodriguez THE FACULTY et SIN CITY.

ROBIN WILLIAMS (Ramon)
Robin Williams a remporté un oscar pour sa performance dans WILL HUNTING de Gus Van Sant. Acteur à la filmographie prestigieuse, il a joué dans THE FISHER KING, LE CERCLE DES POÈTES DISPARUS, GOOD MORNING VIETNAM, L’ÉVEIL avec Robert De Niro. On l’a vu aussi dans POPEYE de Robert Altman, LE MONDE SELON GARP, MADAME DOUBTFIRE, HOOK de Steven Spielberg JUMANJI et récemment LA NUIT AU MUSÉE.

BRITTANY MURPHY (Gloria)
En 1995, Brittany Murphy a retenu l’attention pour la comédie CLUELESS. Elle a à son crédit plus de 40 films, des comédies romantiques LES EX DE MON MEC, JUST MARRIED et des films plus dramatiques, 8 MILE, PAS UN MOT, ÉCARTS DE CONDUITE, SPUN, UNE VIE VOLÉE. On la verra dans LOVE AND OTHER DISASTERS, THE DEAD GIRL, THE RAMEN GIRL et dans SIN CITY 2 où elle reprend le rôle de Shellie.

HUGH JACKMAN (Memphis)
L'’acteur d’origine australienne a interprété trois fois le personnage de Wolverine dans la trilogie X-Men. Il a reçu une citation au Golden Globe pour KATE & LEOPOLD. Hugh Jackman a joué également dans LE PRESTIGE de Christopher Nolan, THE FOUNTAIN de Darren Aronofsky, SCOOP de Woody Allen, VAN HELSING, OPÉRATION ESPADON avec John Travolta et ATTRACTION ANIMALE avec Ashley Judd.

NICOLE KIDMAN (Norma Jean)
Révélée en 1989 dans le thriller psychologique CALME BLANC, Nicole Kidman a reçu en 2003 un oscar pour son portrait de Virginia Woolf dans THE HOURS de Stephen Daldry. Elle s’est aussi illustrée dans MOULIN ROUGE, PRÊTE À TOUT, COLD MOUNTAIN, LES AUTRES. Sa filmographie impressionnante inclut L’INTERPRÈTE, MA SORCIÈRE BIEN AIMÉE, DOGVILLE de Lars Von Trier, EYES WIDE SHUT de Stanley Kubrick, PORTRAIT DE FEMME de Jane Campion.

GEORGE MILLER (réalisateur, co-scénariste, producteur)
George Miller a fait ses débuts à la réalisation avec le succès international MAD MAX. Ce film qui a lancé la carrière de Mel Gibson a engendré deux suites MAD MAX 2, LE DÉFI et MAD MAX 3, AU DELÀ DU DÔME DU TONNERRE. Miller a également mis en scène BABE, LE COCHON DEVENU BERGER et sa suite BABE, LE COCHON DANS LA VILLE, LES SORCIÈRES D’EASTWICK avec le trio Cher, Susan Sarandon et Michelle Pfeiffer, LORENZO avec Susan Sarandon


UN DOUBLAGE FRANCAIS PRESTIGIEUX
Sophie Marceau dans le rôle de Norma Jean, Marion Cotillard dans celui de Gloria et l’inénarrable jury de La Nouvelle Star, Marianne James dans celui du professeur de chant Madame Astrakahn, prêtent leur voix à la version française de HAPPY FEET. Elles ont été rejointes dans cette grande aventure sur la banquise par Clovis Cornillac qui interprète Mumble, l’humoriste Anthony Kavanagh dans les rôles de Memphis et Lovelace et Kad Merrad qui joue Ramon. Cinq élèves de la Star Academy 6 (Gaël, Dominique, Cyril, Cynthia et Brice) ont également participé à la VF de ce grand film d’animation et ont doublé deux séquences musicales.

VOIR LA BANDE ANNONCE CI-DESSOUS

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MAGNUM PERRIER (PUB)

Publié le par ERIC-C

MAGNUM  PERRIER (PUB)
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VOISIN CONTRE VOISIN (BANDE ANNONCE VF 2006) avec Matthew BRODERICK (Deck the Halls)

Publié le par ERIC-C

VOISIN CONTRE VOISIN (Deck the Halls)
Comédie américaine de John WHITESELL (BIG MAMMA 2)
avec Danny de VITO, Matthew BRODERICK, Kristin DAVIS
Affiche américaine. 20th Century Fox

L'HISTOIRE : A Cloverdale, Steve Finch est le roi de Noël. Depuis des années, il veille à ce que chaque membre de sa famille honore scrupuleusement toutes les traditions, à tel point que sa femme et ses deux enfants en ont par-dessus la tête. Malgré leurs protestations, le calendrier du mois de décembre est établi avec précision, depuis la prise de la photo de la carte de voeux jusqu'à la coupe du sapin, en passant par la tournée de chants de Noël chez les voisins... Et Steve se prépare à battre des records pour le défilé annuel de la ville, qu'il supervise avec fierté.
Tout se complique avec l'arrivée d'une concurrence inattendue. Le nouveau voisin, Buddy Hall, est décidé à faire plus fort que Steve, quitte à ce que sa maison soit visible de l'espace... Avec ses lumières, Buddy fait de l'ombre à Steve. C'est le début d'une guerre sans pitié qui va conduire les deux hommes aux pires extrémités...

Kristin Davis, Alia Shawkat, Kelly Aldridge, Kristin Chenoweth, Sabrina Aldridge et Dylan Blue. Twentieth Century Fox France
Danny DeVito. Twentieth Century Fox France
Kristin Chenoweth. Twentieth Century Fox France
Matthew Broderick et Danny DeVito. Twentieth Century Fox France
 
(BANDE ANNONCE VF 2006)



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BLACK SNAKE MOAN avec Samuel L. JACKSON - Christina RICCI - John COTHRAN Jr - Justin TIMBERLAKE

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BLACK SNAKE MOAN (2006)

de Craig BREWER

avec Samuel L. JACKSON - Christina RICCI - John COTHRAN Jr - Justin TIMBERLAKE

L'HISTOIRE : 

Le blues a toujours fait partie de Lazarus. Jadis, dans sa bourgade du Tennessee, il en jouait en virtuose chaque week-end pour faire danser les couples. Dix ans ont passé, Lazarus s'est marié, s'est rangé, a abandonné la musique, s'est laissé piéger par la routine, s'est fait plaquer. Un puissant désir de revanche, un vif ressentiment à l'égard de celle qui l'a trahi, des élans de violence incontrôlés, des rêves de plus en plus sombres composent désormais son quotidien.
Un matin, Lazarus découvre aux abords de sa ferme le corps à demi nu d'une fille couverte d'ecchymoses et laissée pour morte au milieu de la route. C'est Rae, que chacun connaît dans cette petite ville, et dont la plupart des hommes du coin ont profité. "Une traînée", dit d'elle sa mère, qui n'eut pas le courage de la protéger d'un père incestueux et assista indifférente à sa précoce descente aux enfers...

Affiche américaine. Paramount Classics

Samuel L. Jackson et Christina Ricci. Paramount Pictures France

Samuel L. Jackson et Christina Ricci. Paramount Pictures France

Justin Timberlake et Christina Ricci. Paramount Pictures France

Christina Ricci. Paramount Pictures France

 

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U.V. (BANDE ANNONCE 2006) avec Jacques DUTRONC - Marthe KELLER - Nicolas CAZALE - Laura SMET

Publié le par ERIC-C

U.V.

Thriller français de Gilles PAQUET-BRENNER

avec Jacques DUTRONC - Marthe KELLER - Nicolas CAZALE - Laura SMET

L'HISTOIRE : Une villa sur une île, au plus fort de l'été.
Un jour, Boris surgit. Il vient rendre visite à Philip, son vieil ami de lycée. Seulement Philip n'est pas là. Il n'arrivera que demain, après-demain au pire, on ne sait pas.
Courtois, homme avisé et sûr de lui, Boris s'installe. Très rapidement, il se fond dans le décor et s'avère être le convive parfait, l'élément distrayant. Ravis, charmés et même manipulés à leur insu, tous se laissent happer par son terrible pouvoir de séduction.
Seul André-Pierre a décidé de se méfier. Il n'aime pas ce genre de type balnéaire et bronzé. Et puis, pourquoi Philip n'arrive-t-il pas ? Pour lui tout alimente l'inquiétude, jusqu'à cette canicule qui entête, qui échauffe les corps avant les esprits. Jamais il n'a fait aussi chaud, jamais la mer n'est apparue aussi désirable et haute, juste là, en bas des marches, par où Philip arrivera.

NOTE D'INTENTION DU REALISATEUR

Entre thriller, comédie de moeurs et satire sociale

Quand je parle du projet à des proches, la première question qu’ils me posent est : “c’est quel genre de film ?”. Et je me retrouve toujours un peu embarrassé pour répondre, car je ne voudrais pas réduire le film à un thriller, même si il en a toutes les caractéristiques. Le point commun entre beaucoup de polars, thrillers ou films noirs est qu’ils se servent d’une intrigue agréable au spectateur comme diversion pour raconter autre chose. C’est le cas ici. Le film propose en effet la radiographie, d’abord sur un ton léger, ensuite plus sombre et cynique, d’une famille qui nous semble au premier abord au-dessus de tout soupçon. L’arrivée d’un intrus va fissurer le bel ensemble et révéler les doutes, failles, regrets et obsessions de chacun de ses membres, ainsi que leurs secrets les plus intimes. Un drame va se nouer dans une fausse langueur pour aboutir à une conclusion glaçante : les liens sociaux et du sang, même irrationnels, priment toujours. Les chasseurs ne sont pas forcément ceux que l’on croit, ils se transforment en proies, voire en jouets, pour ceux qui, unis, argentés et conscients de leur pouvoir et leurs privilèges, seront toujours les plus forts.

Un film d’atmosphère, de symboles, entre rêve et réalité

 

La chaleur écrasante, le soleil qui fait mal aux yeux, une piscine dont les lignes de fuite se confondent avec l’horizon, nous sommes en terrain familier. Et l’idée est de renforcer toutes ces impressions par la lumière et la mise en scène. Une pellicule peu contrastée, des filtres pour accentuer encore la douceur d’une image surexposée que le soleil irradie. Renforcer les impressions jusqu’à l’absurde pour amener une étrangeté, une atmosphère irréelle. Peu de mouvements, l’immobilité entraînant le sentiment que tout peut arriver. Là est tout le principe du film : être à la fois feutré et bouillonnant, osciller entre confort et malaise, ne jamais être sûr des personnages et de leurs intentions, voire même de leur existence. Car plus qu’une histoire au premier degré, il s’agit ici d’un conte. Un conte cruel. Or les contes sont remplis de symboles, ici évidents : une île, une maison qui la domine, leurs habitants qui regardent au dehors à l’aide de jumelles, de loin, ne voulant pas se mélanger. C’est donc l’extérieur qui va venir à eux. L’homme est étrangement parfait, difficile à appréhender, habillé en blanc, avec des lunettes de soleil miroir. Le noir absorbe la lumière, le blanc la réfléchit. Ce n’est donc pas lui qu’on regarde, mais soi-même. Il cristallise la personnalité profonde de chacun. Est-il seulement vivant, serait-il un spectre ? Car la toute fin du film laisse planer le doute. L’histoire ne livre pas tous ses secrets, car elle a l’ambition de ne pas quitter le spectateur en sortant de la salle.

Boris doit continuer à distiller son venin et susciter des interrogations…

 

ENTRETIEN DE GILLES PAQUET-BRENNER ET LOLITA PILLE

Qu’est-ce qui vous a convaincu tous les deux d’adapter le roman de Serge Joncour : ses qualités “cinématographiques” ?

GPB : Il y avait effectivement une atmosphère “visuelle” très forte dans le roman c’est un bouquin d’atmosphère au même titre que le film est aujourd’hui un film d’atmosphère - mais aussi une intrigue qui tenait en haleine : il ne se passait pas grand-chose, mais suffisamment pour que l’on ait envie de connaître la suite, avec une fin relativement ouverte. Du coup, j’avais envie de faire un film qui soit semblable à un conte, que l’on ne sache plus vraiment à l’issue du film si l’on est dans le réel ou dans le domaine du rêve, du fantasme. En temps normal, je ne suis pas forcément client des fins ouvertes, qui peuvent être un petit peu frustrantes pour le spectateur, parce que cela remet en cause beaucoup de choses qu’il a vues auparavant, mais nous avons toujours considéré qu’UV serait un film qui devait continuer à vivre après que le spectateur l’ait vu. On continue à se poser des questions en sortant de la projection. Ce n’est pas un film prêt à consommer, il demande un peu plus d’efforts et garde un vrai mystère.

 

 LP : La fin du roman de Serge Joncour laissait effectivement libre cours aux interprétations, aux fantasmes. Mais dans la mesure où l’histoire se concentre sur deux protagonistes dont les objectifs se heurtent - le père qui veut protéger sa famille et l’intrus qui cherche à l’infiltrer – leur affrontement final était inévitable : c’est une vraie fin de western.

 GPB : Ce qui est intéressant aussi dans le roman, c’est que sous son aspect glacé, il traite de beaucoup de thèmes qui permettaient de réaliser un thriller, une comédie de moeurs, mais aussi un vrai film social à mon sens : Boris, qui sort de prison, se retrouve dans le luxe absolu, chez une famille de grands bourgeois qui vit dans un magazine.

LP : En le poussant un peu, Serge Joncour affirme d’ailleurs qu’il a écrit quelque chose de social. Le livre, et par extension le film, peuvent être interprétés comme la démonstration que les nantis sont toujours gagnants, quoi qu’il arrive. Boris a beau représenter un vrai soulagement pour cette famille qui s’ennuie et qui trouve en lui l’attraction de la semaine, il n’a pas les armes…

 

Lolita, votre expérience sur HELL, tiré de votre propre roman, vous a-t-elle servi pour l’adaptation d’UV ?

 LP : Cela m’a appris une chose : ne jamais décevoir un écrivain, ne jamais empiéter sur sa démarche. J’ai lu le roman de Serge, que j’ai beaucoup aimé, j’en ai gardé les éléments dramaturgiques et j’ai écrit le premier jet du scénario en suivant les indications de Gilles, sans entrer dans une profession de foi personnelle : j’ai essayé un maximum de faire l’intermédiaire entre une volonté d’auteur et une volonté de réalisateur. 

GPB : Ce que Lolita a vraiment apporté, ce sont les dialogues, qui étaient très peu présents dans le roman.

LP :  La grande difficulté de l’adaptation d’un roman, c’est de faire passer l’introspection en images. Et le roman de Serge était vraiment fait de l’introspection de six personnages. Toute la difficulté était donc de traduire le chaos mental de chacun, que j’ai essayé de faire passer dans les dialogues.

GPB : La grande force de Lolita a été que dès le premier jet, elle a réussi à faire que l’on ne s’ennuie pas, et c’était loin d’être évident. D’ailleurs, Serge Joncour est ravi de son adaptation.

 LP :  En tout cas je voulais que le film soit fidèle au roman, j’avais vraiment envie de ne rien affecter. Mon travail a été de respecter, de préserver le texte. Un auteur heureux de son adaptation, cela n’a pas de prix, et je suis moi-même très heureuse du film pour cette raison.

On pense évidemment au film de René Clément, PLEIN SOLEIL…

  GPB : Bien sûr, mais ma principale référence, c’était LES PROIES de Don Siegel. Autant l’univers visuel renvoie à PLEIN SOLEIL, à LA PISCINE ou même au MÉPRIS, avec cette lumière très blanche, autant thématiquement, ce sont LES PROIES qui m’intéressaient, avec cette idée du supposé loup qui se transforme en proie. Mais il y a effectivement un côté très sixties dans UV.

Y compris dans une certaine fascination pour la beauté, l’esthétique…

GPB : Oui, c’est un film très plastique. L’esthétique dominante dans le cinéma actuel est vraiment ancrée dans le réel, avec beaucoup de caméra à l’épaule, y compris dans les blockbusters américains comme LA MORT DANS LA PEAU ou LES FILS DE L’HOMME, et nous avions envie, au contraire, d’un film très statique, d’une caméra posée qui utilise les lignes d’horizons et le scope. Avec le chef opérateur Diego Martinez-Vignatti, nous avons également voulu concevoir les décors comme des espaces mentaux : nous avons utilisé une gélatine différente pour chacune des pièces, avec une teinte qui corresponde à chacun des personnages. On a voulu jouer un peu de l’inconscient du spectateur, en distillant des informations à travers la lumière et le cadre sans que rien ne soit jamais affiché. Je vois un peu le film comme une poupée russe, en tout cas c’est comme cela que je voulais le construire.

Avez-vous également utilisé la symétrie des espaces et les gros plans pour renforcer l’impression d’enfermement ?

GPB : Paradoxalement oui. Ce sont des gens qui ont des horizons infinis mais qui vivent sur une île et cela correspond assez bien à leur statut social : quelqu’un qui a beaucoup d’argent et qui peut donc faire ce qu’il veut, est pourtant conditionné, par son éducation, pour rester dans sa caste. D’où le symbole de l’île.

 

Pour autant, vous n’avez pas tourné sur une île mais à Ramatuelle : du coup, avez-vous particulièrement travaillé avec les comédiens sur cette sensation d’isolement, d’enfermement ?

GPB : J’imagine que cela dépend des metteurs en scène mais personnellement, ce n’est pas ma méthode. Je considère que les acteurs sont de grandes personnes qui savent exactement ce qu’elles ont à faire. Si vous prenez Jacques Dutronc, dans la mesure où il vit les trois quarts de l’année en Corse, il comprenait très bien ce que ressent son personnage. C’est finalement un hasard que nous ayons tourné à Ramatuelle : le plus difficile était de trouver la maison. Il fallait qu’elle ait l’air d’être isolée et, en même temps, que rien dans son entourage ne puisse déterminer où elle se trouvait. Si l’on avait reconnu la localisation de la maison, on aurait entaché le côté symbolique de l'histoire.

Comment avez-vous trouvé votre Boris ?

 

 

GPB : Boris, c’est un rôle compliqué à caster en France. En plus, je ne voulais pas une star, qui aurait immédiatement introduit un lien avec le public, et donc une forme de complicité qui aurait plus facilement permis d’anticiper les mouvements du personnage. Nicolas, aujourd’hui, peu de gens le connaissent et il avait le charisme nécessaire : en dehors d’être beau, il a un côté animal et une violence rentrée que l’on ressent immédiatement.

Pascal Elbé est une fois de plus parfait…

GPB : Pascal, on a vraiment écrit pour lui. Ce que je sentais bien chez lui, c’était, d’une part, son physique contrasté avec les autres membres de la famille, mais aussi son talent comique : il fallait que le personnage d’André-Pierre apporte une vraie bouffée d’air frais au film. Pascal, qui est un acteur très fin, permettait aussi au personnage de sortir du cliché du loser dans la mesure où il reste assez séduisant : il a beau s’en prendre plein la tête toute la journée, il garde un certain charisme. C’est un équilibre que je trouvais intéressant chez lui, et c’est d’ailleurs le seul personnage auquel le spectateur peut s’identifier.

Les femmes en revanche sont un peu plus spectatrices des événements …

LP : Oui et non, dans la mesure où ce sont pour les femmes et par les femmes que tout passe ! Elles ne sont pas que décoratives, c’est par elles que le mal arrive. Il y a d’ailleurs plus de testostérone dans le personnage de Laura que dans celui de Pascal. Boris, de son côté, se contente de s’acquitter de son office auprès de la séductrice puis de la mal mariée, le tout sous le regard consentant des parents. On sent bien que dans ce milieu bourgeois, les choses les plus sordides peuvent avoir lieu : du moment que ça ne dépasse pas et que cela ne ressort pas à table, on s’en accommode.

À ce titre, comment s’est fait le choix des comédiennes ?

LP : Laura était une sorte d’évidence, avec son visage félin, animal, et ses yeux bleu piscine. C’est l’une des personnalités les plus intéressantes du cinéma français aujourd’hui.

GPB : Elle est effectivement arrivée très vite. Quant à Anne, c’est le distributeur qui nous a soufflé son nom et elle a été parfaite : il fallait que tout soit cohérent, on construisait une famille, et si l’on regarde Anne et Jacques côte à côte, cela fonctionne incroyablement. Anne était aussi intéressante par rapport à l’âge du personnage : il n’y en a pas tant que ça, des actrices qui puissent à la fois être très belles et dégager une certaine maturité. Et puis je tenais aux yeux bleus ! Je voulais que les trois enfants soient beaux au point d’en être inquiétants, comme si les parents les avaient commandés sur Internet. De même que je tenais à ce que la mère soit une étrangère parce que je voulais un univers cosmopolite, c’est un classique de ce milieu. C’est aussi la seule avec André-Pierre qui soit à peu près normale dans cette famille à sang-froid, cette famille de vampires.

Lolita, c’est un luxe rare pour un scénariste d’assister au tournage : quelle place teniez-vous sur le plateau ?

LP : J’aime vraiment le cinéma et je voulais aller plus loin que l’écriture, j’avais envie de voir ce que cela donnait en action. Gilles a pris le risque de me laisser faire le making-of, alors que je n’avais jamais tenu une caméra.

GPB : Le making-of était un peu un prétexte : comme nous sommes très amis par ailleurs et que j’avais loué une maison pour le tournage, c’était un joli moment de vie à partager.

Forte de cet oeil neuf sur un tournage, qu’en avez-vous retiré ?

LP : C’est une mécanique bien huilée, très hiérarchisée, dans laquelle chacun reste à sa place. J’avais une position d’électron libre et réaliser un film dans le film faisait de moi un peu une intruse.

GPB : Le tournage s’est vraiment passé de façon très douce, il n’y a pas d’anecdote particulière…

LP : …sauf Laura qui était malade au moment où on a tourné la scène de baignade de nuit. C’est l’une des scènes que je trouve les plus belles du film.

GPB : Cela a été une scène très difficile à tourner, qui s’est transformée en moment de grâce. Filmer de nuit en pleine mer, c’est rare…

LP : …quand on est arrivé à huit heures du soir sur cette pointe, tout le monde était fatigué, il faisait froid, Laura était malade…

GPB : …tout ce qu’on a tourné cette nuit-là est dans le film. Au cinéma, les éléments extérieurs amènent souvent autre chose et si l’on sait les dompter, ils rendent la scène meilleure. Car si j’avais pu tourner tous les plans que je souhaitais, la scène aurait été plus démonstrative et moins intéressante, alors qu’elle est finalement très pure, il y a quatre ou cinq plans, c’est tout… C’est marrant : dans GOMEZ ET TAVARES, il y avait 3500 plans montés et dans UV seulement 600 ! Mais je travaille depuis longtemps avec mon monteur Bertrand Collard, et il venait de finir LES FRAGMENTS D’ANTONIN, un film très intéressant dont le montage l’a rôdé au rythme particulier de UV, imprégné d’une langueur qui ne doit pas sombrer pour autant dans l’ennui.

 

 

 

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(BANDE ANNONCE 2007)



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88 MINUTES (BANDE ANNONCE VOST 2007) avec AL PACINO

Publié le par ERIC-C

88 MINUTES

Thriller américain de Jon AVNET (RED CORNER, BEIGNETS DE TOMATES VERTES, PERSONNEL ET CONFIDENTIEL)

avec AL PACINO - Alicia WITT - Leelee SOBIESKI

L'HISTOIRE : Expert universitaire en psychiatrie criminelle, le docteur Jack Gramm est aussi consultant auprès du FBI. Il a construit sa remarquable réputation sur ses "évaluations" infaillibles des individus et des facteurs de risque. C'est grâce à lui que le tueur en série Jon Forster a été arrêté et va être exécuté. Pourtant, des meurtres identiques sont à nouveau commis... Jack est convaincu qu'il a vu juste et que c'est un imitateur qui continue l'oeuvre de Forster.
Lorsque Jack se retrouve directement menacé de mort, il est lui-même condamné à prouver que ses théories sont justes parce que sinon, dans 88 minutes, celui qui le traque le tuera...

Al Pacino. 2007 Metropolitan Filmexport _ tous droits réservés

2007 Metropolitan Filmexport _ tous droits réservés

Alicia Witt et Al Pacino. 2007 Metropolitan Filmexport _ tous droits réservés

Al Pacino et Leelee Sobieski. 2007 Metropolitan Filmexport _ tous droits réservés

2007 Metropolitan Filmexport _ tous droits réservés

Al Pacino. 2007 Metropolitan Filmexport _ tous droits réservés

Al Pacino. 2007 Metropolitan Filmexport _ tous droits réservés

 

(BANDE ANNONCE VOST 2007)



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ABANDONNEE (2011) avec Anastasia HILLE - Karel RODEN - Carlos REIG

Publié le par ERIC-C

ABANDONNEE

de Nacho CERDA  (AFTERMATH, GENESIS)

avec Anastasia HILLE - Karel RODEN - Carlos REIG - Valentin GANEV

Wild Side

 

L'HISTOIRE : 

Marie, productrice de cinéma américaine, retourne dans son pays natal, la Russie, où le cadavre de sa mère a été retrouvé dans des circonstances étranges. Elle ne l'a jamais connue, ayant été adoptée et emmenée aux Etats-Unis à la naissance. Le seul indice dont elle dispose est une ferme isolée, abandonnée dans les montagnes, qui appartenait à ses parents naturels.
Marie hérite du lieu, mais personne ne veut l'y conduire, car une superstition locale prétend que l'endroit est damné. Un seul homme est prêt à s'embarquer pour un voyage aussi long et dangereux. Un inconnu qui, étrangement, semble en savoir beaucoup sur son histoire...
Une fois sur place, le mystérieux guide disparaît, obligeant Marie à explorer seule le site abandonné. Elle y découvre un homme appelé Nikolaï, qui prétend avoir été attiré ici exactement de la même manière...

Wild Side

NACHO CERDA, LE RÉALISATEUR

Nacho Cerda s’est intéressé très tôt au cinéma, réalisant chez lui des films en Super 8 et en vidéo. Après un diplôme à l’'école de journalisme de Barcelone, il suit des cours à l’'école de cinéma de Californie du sud à Los Angeles. Il y tourne son premier court métrage en 16 mm intitulé THE AWAKENING. En 1994, ses partenaires et lui fondent Waken Prods, une société de production pour laquelle il dirige son deuxième court métrage, le controversé AFTERMATH. Il produit également deux autres courts métrages, DOCTOR CURRY et DIAS SIN LUZ. Puis il réalise GENESIS, un court métrage au succès mondial, nommé comme Meilleur Court métrage aux Goya 98 (équivalent des Césars espagnols). ABANDONNÉE est son premier film, il a été selectionné au Festival Internationnal du Film de Toronto dans la séléction offi cielle - Midnight Madness.

FILMOGRAPHIE

1990 THE AWAKENING (scénariste et réalisateur)

1994 AFTERMATH (producteur, scénariste et réalisateur)

1996 DOCTOR CURRY (producteur)

GENESIS (producteur, scénariste et réalisateur)

2002 99 EURO (réalisateur – segment “Las Olas”)

2006 ABANDONNÉE (THE ABANDONED)

(réalisateur et co-scénariste

Anastasia Hille. Wild Side

PAROLES DE REALISATEUR

J'’ai un excellent souvenir du Noël 1975, lorsque mon oncle m’a aidé à me glisser à une certaine séance de cinéma l’'après-midi. Ce que j’'ai expérimenté ce jour-là m’a littéralement collé à mon fauteuil et terrifié, comme de nombreux autres cinéastes de ma génération. Je parle, évidemment, des Dents de la mer de Steven Spielberg. Bien entendu, à l'’époque, je n’'avais que six ans et mon éducation cinématographique se résumait aux dessins animés du samedi matin… Mais mon oncle sadique n’'aurait pas pu imaginer une meilleure façon de m'’initier aux plaisirs du grand écran qu’'en m’'emmenant voir des films interdits aux enfants. Peut-être que ma fascination pour le genre provient de cette image à la fois perturbante et fascinante d'’un requin dévorant Robert Shaw… Ou de la tête tranchée jaillissant de la coque du bateau coulé… Depuis lors, le cinéma pour moi consiste à essayer, de manière obsessionnelle, de revivre ces deux heures-là. Avec le Super 8, au-delà des techniques de base du medium, j'’ai découvert que j'’étais fasciné par la capacité qu’a le cinéma de reproduire des sentiments. Des émotions pouvaient être préservées et revisitées encore et encore. Cela m’a rempli de joie, et je suis devenu accro. Enfant, j’'étais un peu autiste. Demandez à mes copains de classe, toutes les discussions autour du foot étaient pour moi une vrai corvée. Au lieu de cela, j'’étais habité par l’'idée de contrôler le temps et l’'espace grâce au cinéma… Créer une espèce d’'immortalité que je pourrais façonner à mon bon vouloir. Le cinéma était la boîte de Pandore des sensations et, surtout, c'’était magique. Qui, enfant, n’'aimait pas voir les magiciens exécuter leurs tours mystérieux à la télévision, découpant les gens dont les deux parties demeuraient néanmoins vivantes ? J'’ai toujours adoré ça. J'’admets avoir un côté masochiste. J'’aime être terrifi é au cinéma, puis éprouver une catharsis après la séance. Je sais que je ne suis pas le seul. Depuis que j’'ai fait du cinéma mon métier, mes peurs enfantines n'’ont jamais cessé de revenir me hanter… Mais aussi de m’'inspirer. Abandonnée est le résultat de mon cruel désir de frapper les spectateurs de terreur pendant 90 minutes. J'’ai souhaité invoquer mes peurs enfantines et les mêler aux leurs, comme la peur du noir, d’'être seul…. Et, au bout du compte, celle de la mort. L'’intrigue raconte le voyage d’'une femme en Russie où sa mère est morte dans de mystérieuses circonstances. Pour Marie, une femme nord-américaine, rebelle, ce séjour sera le catalyseur de sa destruction. Elle va être isolée dans une région éloignée, handicapée face à une langue et une culture qu’elle ignore, confrontée à la suspicion des Russes, qui après avoir été étouffés par le communisme pendant longtemps considèrent tout ce qui est étranger comme menaçant. L'’isolation va être la toile de fond d’un cauchemar sans fin. J'’ai voulu donner au film un aspect quasi documentaire, avec des lieux et des personnages présentés de la manière la plus réaliste possible, pour contrebalancer les éléments ouvertement fantastiques de l'’histoire. Je suis fasciné par l'’horreur du quotidien, qui surpasse généralement la moindre tentative de fiction. Les décors, le son, la photo, l'’interprétation… Chaque élément fait partie d’'un ensemble dont j’'aimerais ôter tout artifice, afin de mieux jouer avec les peurs les plus tangibles et primales du spectateur. Par-dessus tout, Abandonnée parle de l’apparition des fantômes quotidiens que nous avons tous cachés en nous… Comment leur donner l’'étincelle de vie et les regarder droit dans les yeux ? Il me tarde le moment où les lumières baisseront lentement dans la salle et où les ténèbres commenceront à nous envelopper…. Cette idée même me terrifie..

Nacho Cerda

Septembre 2006

Wild Side

ANASTASIA HILLE (MARIE)

Elle a joué dans The hole (2001) de Nick Hamm, et Un été pour vivre (New Year’s Day) (2001) de Suri Krishnamma, ainsi que, entre autres, dans RKO 281 de Benjamin Ross, Outside The Rules de Salli Aprahamiam, et Hawking de Philip Martin.

Wild Side

KAREL RODEN (NIKOLAÏ)

Karel Roden est un célèbre acteur tchèque qui a fait ses débuts à Hollywood aux côtés de Robert De Niro et d’Edward Burns en brillant manipulateur de médias dans 15 Minutes (Fifteen minutes). Représentant la cinquième génération d’une famille de comédiens, Karel Roden a joué dans de nombreux longs métrages dans son pays natal. Son interprétation dans Cas sluhu (Time of the servants) a été encensée aux festivals de Cannes, Genève et Montréal. Également à l’aise sur les planches, il a interprété de nombreux premiers rôles au Théâtre de la Ville de Prague et au Théâtre du Labyrinthe de Prague. Il est membre du Théâtre National de Prague depuis 1992. Ses rôles dans Cold Shower, Don Juan et Faust ont connu un grand succès. On a récemment pu le voir dans Hellboy (2004) de Guillermo Del Toro, La mort dans la peau (The Bourne supremacy) (2004) de Paul Greengrass, et Le gardien du manuscrit sacré (Bulletproof monk) (2003) de Paul Hunter.

Wild Side

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TEHILIM (BANDE ANNONCE VOST 2007) de Raphaël NADJARI

Publié le par ERIC-C

TEHILIM

Film dramatique france, américain, israel de Raphaël NADJARI (APARTMENT #5C)

avec Michael MOSHONOV - Limor GOLDSTEIN - Yonathan AISTERTEHILIM.jpg
L'HISTOIRE : A Jérusalem, aujourd'hui, une petite famille juive mène une existence ordinaire. Mais à la suite d'un accident de voiture, le père disparaît mystérieusement. Chacun tente de faire face comme il peut à cette absence, aux difficultés du quotidien. Alors que les adultes se réfugient dans le silence ou la foi, les deux enfants, Menachem et David, essaient, à leur manière, de retrouver leur père...
A PROPOS DU TITRE TEHILIM : Tehilim, Les psaumes, ce sont les poésies, les chansons, les enseignements, les méditations attribués au Roi David. C'est la pièce centrale de la liturgie judaïque. Les Tehilim sont censés accompagner les Juifs tous les jours de leur vie, en toute occasion, mariage, naissance, joie, tristesse, peine, désarroi. C'est un texte pour les humbles et pour les puissants, l'histoire d'un combat humain, complexe et terrible, une forme de rédemption exemplaire que l'on est censé lire et questionner comme une inspiration, un espoir, une référence.
 ENTRETIEN AVEC RAPHAEL NADJARI
Tehilim marque une nouvelle étape dans votre travail. Le film raconte la disparition inexpliquée d'un père qui laisse sa famille faire face à elle-même. Pourquoi avoir choisi cette histoire ? Je cherchais une histoire simple et intime pour parler des sujets les plus complexes. Un monde bouleversé par la disparition d'un homme qui exige une réinvention de chacune des personnes qui l'ont connu. J'ai cherché au travers du réel et du quotidien d'une famille à raconter l'insurmontable, la disparition de ceux qu'on aime. Comme si quelque chose de Dieu lui-même nous avait abandonné, dévoilé notre vulnérabilité, provoqué le début d'un questionnement. Pour le retrouver. 
Votre cinéma est constamment en déplacement. Vous avez très peu tourné en France, beaucoup à New York, maintenant en Israël. Quel est le moteur de cette identité cosmopolite ? Chacun de ces films est une rencontre avec une communauté, avec une expérience différente. Dans mes films New Yorkais, The Shade, I am Josh Polonski's Brother, j'ai travaillé sur des familles juives d'Europe de l'Est, puis dans Appartement #5c sur des expatriés israéliens aux États- Unis. Avanim, mon premier film israélien, est centré sur des Juifs moyen-orientaux, et Tehilim sur une communauté ashkénaze, plus européenne. Au delà d'une thématique récurrente, je cherche l'universel au travers du particulier, un mouvement de vie au delà des identités. Je ne fais pas une étude sociologique, je cherche à comprendre spontanément la dimension composite et dialectique du judaïsme, au-delà de ses appartenances communautaires. Je cherche à comprendre une humanité, et les possibilités qu'elle nous donne à découvrir, sa beauté, sa richesse mais aussi ses tabous, ses errements et sa tristesse, son univers sensible et sa place dans le monde.
Tehilim est votre second film israélien. Qu’est-ce qui vous a donné envie de continuer à tourner en Israël ? On filme une histoire, et c'est un récit qui nous fait habiter des lieux. L'histoire raconte la vie d'une famille juive dans la Jérusalem d'aujourd'hui. Si on regarde cela d'un point de vue de la continuité d'un travail, les films que nous avons fait traversent le monde juif, et Israël est une étape incontournable de ce monde-là. Dans Tehilim, je ne m’intéresse pas seulement à l'origine ethnique de mes personnages, mais aussi au type de judaïsme qu’ils pratiquent : celui de l'orthodoxie moderne d’Israël qui oscille entre une tradition puissante et son inscription dans le monde moderne.
Avanim a été tourné à Tel-Aviv, une ville plate, côtière, le centre économique d’Israël, alors que Tehilim se déroule à Jérusalem, une ville montagneuse, le centre historique et religieux du pays. Comment avez-vous abordé ce changement ? A Tel-Aviv, on cherche à vivre le moment présent alors que l'inscription architecturale dans la montagne de Jérusalem cherche s y m b o l i q u e m e n t l'éternité. A Tel-Aviv, les problématiques sont modernes, alors que Jérusalem pose des questions plus intemporelles. Ce balancement entre les lieux est une topographie d'Israël aujourd'hui : un équilibre fragile. Je voulais voir Jérusalem comme un lieu intime, pas seulement comme un lieu de grandeur et de tourment. Et c’est dans l’univers familial que j’ai essayé de retrouver le sens de la fraternité de cette ville...
Tehilim a été tourné dans la rue Ha’palmakh, dans un environnement religieux spécifique. Pourquoi avoir choisi ce quartier ? Dans l'histoire de la Jérusalem moderne, Ha’palmach n'était pas à l’origine un quartier très religieux, mais plutôt le lieu de l'élite universitaire de Jérusalem. Cette rue a été pendant des années un lieu de mélange entre laïcs et religieux. Cependant, depuis quelques années, le quartier est devenu de plus en plus orthodoxe. En termes identitaires, ce fut l’une de mes découvertes les plus frappantes, car je me souvenais de la Jérusalem bigarrée où j’étais venu tant de fois, aujourd’hui entièrement modifiée. Avec les régisseurs, Meir Tetset, Tom Ashouah et mon assistant, Frédéric Lefevbre, nous avons visité des dizaines de quartiers dans l’idée de trouver un lieu intermédiaire, un « entre-lieu » dans la partie juive de la ville. Je cherchais donc à raconter l’histoire de Juifs « intermédiaires », ceux qui font le lien entre différents modes de vie. Ce quartier était le plus proche de l’environnement de mes personnages, inscrits à la fois dans la tradition et dans la modernité.
Vos acteurs sont tous remarquables. Certains sont des « non professionnels » dont les enfants qui incarnent les deux frères au centre du film. Comment les avezvous choisis ? Je les ai rencontrés grâce à Amit Berlowitz, ma directrice de casting. Nous avons rencontré plusieurs enfants, et même les frères d’une vraie famille. Les acteurs que nous avons finalement choisis ne sont pas d’une même fratrie. Ce qui les rend si touchants c'est leur magnifique capacité à sentir, à être à l’écoute des autres acteurs, à reformer une vraie famille, avec un lien organique imaginaire. Il y a en Israël des acteurs extraordinaires. Je tiens à citer tous mes interprètes, et pas seulement les enfants : Michael Moshonov, Yonathan Alster, Limor Goldstein, Yohav Hait ou encore Ilan Dar et Reout Lev… Ils ont tous été d'un courage impressionnant et d'une générosité que nous avons partagés en équipe. Il faut savoir que leurs expériences respectives sont totalement différentes : certains sont des gens de théâtre, d'autres de cinéma, pour quelques-uns c’était une première expérience en tant qu’acteurs. Nous avons fait ce film comme un petit conte du quotidien, nous le vivions chaque jour comme tel... Dans cette famille recomposée au coeur du film, avec le père, la mère, les deux enfants, le grand-père et l’oncle, il fallait que tous se ressemblent, que quelque chose les unisse, mais, en même temps, que chacun garde des positions spécifiques et contradictoires.
Le film était une sorte de laboratoire, un «work in progress » où l’improvisation a joué un rôle essentiel. Pourriez-vous parler de votre méthode de travail ?Avec Vincent Poymiro, mon coscénariste, nous avons travaillé pendant trois ans à écrire une histoire-cadre. Nous avons élaboré des dizaines de versions qui m'ont donné une certaine maîtrise des principaux motifs du film. Ensuite, à cause de problèmes de logistique et en accord avec mes producteurs, j'ai remanié ce matériel, passant nuit après nuit avec mon assistant (y compris pendant le tournage) à revisiter chacun de ces motifs avant de les soumettre aux acteurs. Avec Sean Foley, le monteur, nous travaillions en parallèle pour évaluer les directions du film au fur et à mesure de sa réalisation. Cette écriture « en train de se faire », qui s'est achevée en fait seulement au moment du montage son, a donné au matériel scénaristique une dimension ouverte et fragile. Lorsque nous avons enregistré à Tel Aviv la musique de Nathaniel Mechaly, nous avons « découvert » le film, toutes ses couches narratives, son véritable sens. Lorsque les acteurs entraient sur le plateau, ils n'arrivaient pas toujours à accepter que tout change en permanence. Nous nous sommes laissés emporter par chaque scène, dans une vraie relation au récit, créant un matériel composite, comme une pensée qui se recompose, une pensée en mouvement.
(BANDE ANNONCE VOST 2007)


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NINA HAGEN - Herman Ist High (BOF CLIP LIVE : Cha Cha - 1979)

Publié le par ERIC-C

NINA HAGEN - Herman Ist High (BOF CLIP LIVE : Cha Cha - 1979)
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LES CHANSONS D'AMOUR (BANDE ANNONCE 2007) avec Louis GARREL, Ludivine SAGNER, Chiara MASTROIANNI

Publié le par ERIC-C

LES CHANSONS D'AMOUR

Film dramatique musical de Christophe HONORE (17 FOIS CECILE CASSARD, MA MERE, DANS PARIS)

avec Louis GARREL, Ludivine SAGNER, Chiara MASTROIANNI, Clotilde HESME

L'HISTOIRE : Toutes les chansons d'amour racontent la même histoire : "Il y a trop de gens qui t'aiment"... "Je ne pourrais jamais vivre sans toi"... "Sorry Angel". Les chansons d'amour raconte aussi cette histoire-là.

 

 

ENTRETIEN AVEC CHRISTOPHE HONORE

LES CHANSONS D’'AMOUR s’est élaboré à partir d’un matériel musical pré-existant : des chansons signées Alex Beaupain...

Je connais Alex depuis qu'on a vingt ans. Il a fait la musique de tous mes films, je lui ai moi-même écrit quelques paroles de chansons. Après l'accueil de DANS PARIS, qui me permettait de proposer vite un autre projet, je lui ai demandé si je pouvais me servir de ses chansons - certaines issues de son dernier album, d'autres beaucoup plus vieilles - et je les ai intégrées dans un scénario qui racontait une histoire assez douloureuse qui nous était commune. J'ai fait ensuite un travail d'adaptation sur ses textes, et lui ai demandé d'écrire de nouvelles chansons.

C’est la première fois que vous vous confrontez aussi frontalement au sentiment amoureux...

Dans DANS PARIS, j'ai osé présenter des gens qui étaient dans l'amour l'un de l'autre, mais il s'agissait surtout d'amour fraternel, je restais gêné par le sentiment amoureux. Pour moi, ce n'était pas rien de mettre le sentiment au coeur d'une histoire, je n'ai jamais su faire ça. D'où l'idée de faire un film où les personnages se mettent à chanter dès qu'ils sont dans un état amoureux parce qu'ils sont dans l'incapacité de l'exprimer autrement. J'ai toujours aimé la chanson, cette manière d'être dans un sentiment intense, mais fugitif, avec un souci permanent de légèreté. J'ai toujours été très fan des chansons d'amour, je peux être bouleversé par une variété française qui a priori ne m"intéresse pas musicalement simplement parce que je suis touché par un refrain, une voix, une émotion que je trouve très justement exprimée.

Vous aviez envie de faire une comédie musicale depuis longtemps ?

Oui, mais je voulais que le choix du genre soit justifié, ne pas être dans la parodie des codes. L'ironie est souvent très flatteuse parce qu'on a l'impression d'être malin mais ça n'a strictement aucun intérêt. Il n'était pas question pour moi de parodier le genre, juste me dire : «Ce film est une comédie musicale parce que les personnages ne peuvent pas exprimer leurs sentiments autrement qu'en chantant.» J'aime l'esprit de la comédie musicale, proche de celui de la pop : ne jamais se plaindre, ne jamais s'appesantir, s'offrir la possibilité du lyrisme à partir d'une tragédie quotidienne.

Être parti d'’un matériau chanté préexistant a modifié votre façon d’écrire le scénario ?

LES CHANSONS D'AMOUR raconte une histoire tellement personnelle que je la connaissais par coeur. La question de l'histoire ne s'est pas posée en fait, seulement l'idée de comment l'affronter sans être pétrifié, comment la raconter, la faire fonctionner dans une structure musicale qui rejaillisse sur l'ensemble du film. Les lieux, comme l'appartement des parents, reviennent comme des refrains, avec une tonalité changée selon ce qui s'est passé dans le couplet précédent. Et comme dans les chansons où certains instruments reviennent ou disparaissent pendant que d'autres s'ajoutent, les personnages secondaires viennent relancer la fiction et d'autres finissent par en être évacués.

Comment s’est passé le travail musical sur le film ?

On a réarrangé les chansons d'Alex avec Frédéric Lo, qui a notamment travaillé avec Daniel Darc - en ne perdant jamais de vue qu'on n'avait pas un an devant nous, ni le budget pour faire venir un orchestre. Nous avons essayé de faire correspondre notre désir avec nos moyens, et je pense que cela finit par créer une esthétique, une justesse. On parle souvent de la justesse des comédiens, de la bonne distance d'une mise en scène mais l"esthétique générale d'un film doit elle aussi être juste. Alex et moi ne voulions pas que les chansons sonnent «cheap». Les acteurs ont beaucoup répété avec Alex. On a fait les premières lectures tous ensemble début novembre, puis enregistré les chansons juste avant Noël pour avoir les play-back sur le tournage, qui commençait en janvier.

Filmer des personnages qui chantent a-t-il modifié votre rapport à la mise en scène ?

Filmer des personnages qui chantent est très compliqué en termes d'incarnation. Il faut arriver à ce que le passage du parlé au chanté, puis le retour au parlé, paraisse naturel... Mais qu'en même temps, il se passe quelque chose de l'ordre du «pas naturel». Il faut que la mise en scène accepte de s'affranchir d'un réalisme, mais sans tomber dans le clip. La peur de transformer mon film en 13 clips me donnait des sueurs froides. À tel point que la première chanson que j'ai tournée, je l'ai faite en plan séquence, en m'interdisant tout découpage. Mais je me suis aperçu tout de suite que c'était une très mauvaise idée, parce que j'allais me retrouver au montage avec des plans séquence que je ne pourrais absolument pas couper. Je suis donc allé dans une mise en scène et des découpages de plus en plus complexes au fil des chansons et selon l'émotion qu'elles expriment.

«Le départ», «L’absence», «Le retour»... Une structure en trois parties...

C'est au montage que je me suis aperçu qu'il y avait trois parties dans le film. C'est la structure classique de toute comédie ou drame sentimental. Dans LES CHANSONS D'AMOUR, le retour du sentiment amoureux passe par un tiers extérieur au drame, et par l'arrivée d'un fantôme. Peut-être d'ailleurs que le désir fondateur du film était d'offrir à ce fantôme là un retour sur terre le temps d'une chanson.

Chacun des personnages réagit très différemment à l’irruption du tragique...

J'ai l'impression qu'ils réagissent surtout à des vitesses différentes. Ismaël (Louis Garrel) marche à l'aveugle mais il continue à marcher, malgré tout. Dès le début du film, je l'ai filmé en mouvement, et ce mouvement, je refusais de le suspendre malgré le surgissement de la catastrophe. Et puis Erwann (Grégoire Leprince-Ringuet) accélère un peu plus sa course. Jeanne (Chiara Mastroianni), elle, est condamnée à l'immobilité : elle reste un point fixe. La catastrophe la fige. Quant à Alice (Clotilde Hesme), elle marche à côté d'Ismaël, puis elle prend une parallèle, part dans une autre histoire avec ce garçon breton qu'elle rencontre. Souvent dans mes films, la tragédie naissait de l'attente de la catastrophe. LES CHANSONS D'AMOUR est plus dans la conséquence, la résistance. C'est un film plus au présent finalement. Ici la catastrophe offre de nouveaux territoires à parcourir.

Notre époque aussi a droit à ses tragédies ?

La tragédie ne prévient pas, on n'a pas besoin de la Guerre de Troie pour qu'elle fasse irruption dans notre vie. L'idée a été d'incarner l'histoire dans la ville... Sans pour autant faire un film documentaire et militant, je tenais à une dimension d'actualité, d'où l'idée que le personnage d'Ismaël soit secrétaire de rédaction, c'est-à-dire en charge de l'actualité du monde. La fin de son idylle et de son insouciance ne se fait pas hors du monde.

Vous assumez la dimension d’être un cinéaste des années 2000, qui filme le monde d’aujourd’hui, en fait partie...

Oui, je ressens très fort cette nécessité de faire avec le monde, aujourd'hui. Je crois que cette nécessité est aussi liée aux conditions de production de ce film et du précédent. Il s'est écoulé très peu de temps entre le moment où j'ai exprimé le désir de faire ces films et celui où on les a tournés. Paulo Branco peut être très réactif, décider en octobre de faire un film en janvier. Du coup, tu n'as pas le temps de te construire un autre monde dans ta tête, tu ne peux qu'être dans le présent de ce que tu vis personnellement, dans le présent de ce que vivent les acteurs, la ville, la société...

Cet ancrage dans le réel est d’autant plus frappant que le film relève de la comédie musicale...

Dans les comédies musicales, on a souvent la sensation d'être dans une bulle un peu kitsch, avec des références acidulées, des chansons qui produisent un décollement du réel.

Quand le monde extérieur est là, il est convoqué. Dans LES CHANSONS D'AMOUR, je convoque moins le monde que je ne fais avec. Je pense que le fait de filmer la ville où je vis change profondément les choses. Dans DANS PARIS, il s'agissait d'un Paris «musée». Pour LES CHANSONS D'AMOUR au contraire, j'ai choisi de me limiter au Xème arrondissement de Paris. Le Xème est l'un des rares arrondissements où l'on travaille dehors, avec des gens qui déchargent des camions de livraisons... Il ne s'agissait pas de bloquer des rues pour tourner, je voulais que la vie s'infiltre le plus possible dans les plans, et aussi respecter la géographie des lieux. Je m'étais donné cette contrainte non pas tant pour produire un effet de réel que pour m'empêcher de fantasmer un film.

Comment s’est passé le casting ?

La première qui s'est imposée à moi, c'était Chiara. J'avais envie de travailler avec elle depuis longtemps et je l'avais entendue chanter. Travailler avec elle a été une révélation. J'ai eu l'impression de trouver mon double féminin, je compte bien refaire de nombreux films avec elle. Quant à Ludivine, je l'ai croisée de manière imprévue, je l'avais aussi entendue chanter. Humainement, quelque chose s'est vite installé entre nous, comme une confiance. Mais je n'avais pas encore le personnage masculin à l'époque de cette rencontre, je ne pouvais pas vraiment m'engager. Ça ne l'inquiètait pas, elle m'a juste répondu «sache que je suis là si t'as besoin de moi». Et évidemment, j'ai eu besoin d'elle. Besoin et envie. Clotilde Hesme, on avait travaillé ensemble au théâtre il y a longtemps, avant même qu'elle fasse LES AMANTS RÉGULIERS. Cela m'amusait de recomposer, différemment, le couple qu'elle formait avec Louis dans LES AMANTS RÉGULIERS. Et surtout, j'avais envie de la faire jouer sur un registre pétillant. Son personnage vient continuellement redonner du carburant au récit. À mon avis, Clotilde va bientôt débarquer dans le cinéma français avec la force d'un bulldozer délicat.

C’est la troisième fois que vous travaillez avec Louis Garrel...

Oui, mais j'ai failli ne pas le prendre ! Je croyais qu'il ne savait pas chanter. Et puis au départ, je cherchais un Ismaël plus vieux que Louis. J'ai donc commencé à voir des comédiens, et je me suis aperçu que la manière dont parlait le personnage, c'était Louis, sa musique. Pendant ce temps-là, Louis m'appelait régulièrement pour savoir où j'en étais du casting, il me conseillait des acteurs. Puis il m'a demandé de lire le scénario. Il me laissait des messages sur mon répondeur : «Tu sais, je chante un peu, moi aussi...» Je n'imaginais pas faire un troisième film avec lui mais il était très insistant ! Alors je lui ai envoyé une chanson d'Alex en lui proposant de la répéter. Un jour, il est venu chez moi pour nous présenter son travail, à Alex et à moi. Il nous a demandé de nous retourner pour qu'il puisse chanter sans nous voir, et il s'est lancé... La peur faisait trembler sa voix, mais pour Alex et moi, ca a été une évidence. En fait, ce rôle était pour lui dès le départ, je crois que sans m'en rendre compte, je l'avais écrit pour lui. Quelque chose s'est construit entre nous avec tous ces films, quelque chose qui nous échappe mais qui nous a tous les deux construits et changés. Il m'a permis de trouver ma manière, mon identité de cinéaste.

Et Grégoire Leprince-Ringuet dans le rôle d’Erwann ?

Il jouait dans LES ÉGARÉS d'André Téchiné. Je me souvenais très bien de sa voix, très particulière comme celle de Chiara ou Ludivine. On a d'ailleurs appris ensuite qu'il avait été repéré par André dans une chorale. Grégoire représente une certaine jeunesse sans être du tout dans les clichés, ni dans le fantasme sexuel d'aujourd'hui. Sa beauté est franche, pas tapageuse. Je tenais à représenter un jeune qui ne doute pas de son homosexualité mais qui n'a pas encore eu d'aventure. Erwann n'est pas tourmenté par sa sexualité mais par ses sentiments. Grégoire avait une simplicité, une sorte de bonté qui m'a très vite convaincu.

À notre époque, on peut encore mourir d’amour...

Oui, le sentiment n'est pas sans danger. J'appartiens à une génération où le «mourir d'amour» était forcément lié au Sida et j'avais envie de remettre ce danger sur le terrain des sentiments, sans passer par le sexe. Le Sida est toujours là, mais le danger réside aussi dans la manière de ne pas se sentir aimé ou de ne pas savoir aimer.

ENTRETIEN AVEC LOUIS GARREL

Vous qui travaillez avec Christophe Honoré depuis 3 films, vous voyez une évolution dans son cinéma ?

Dans DANS PARIS, on était beaucoup parti en improvisations. La mise en scène DES CHANSONS D'AMOUR était plus réglée, c'était comme un vieux film pour Christophe, il portait cette histoire en lui depuis longtemps. Je sentais que son désir venait de loin, c'était comme un accouchement tardif. Dans MA MÈRE, j'étais le fils ; dans DANS PARIS, j'étais le frère ; dans LES CHANSONS D'AMOUR, je joue un père potentiel qui n'assume pas cette place. On ne voit jamais la famille d'Ismaël, on ne sait pas d'où il vient. Je me demandais pourquoi Christophe avait fait de lui un Juif... Peut-être justement parce que le peuple juif est celui qui erre toujours, qui n'a pas d'attaches. Je connais des histoires de Juifs qui ne se sentent jamais autant chez eux que chez les autres, comme Ismaël dans le clan familial de Julie.

Et le coeur de Julie...

Dans le scénario, le couple se disputait parce que lui ne veut pas d'enfant. Cet aspect est moins présent dans le film mais je me racontais cette culpabilité-là pour jouer mon personnage : tuer une femme parce qu'on ne lui donne pas un enfant. Si Julie fait un arrêt du coeur, c'est parce qu'elle ne pouvait pas continuer à vivre sans enfant. Je ne pense pas que c'est un hasard si Ismaël rencontre ensuite un garçon. Ismaël tombe amoureux de quelqu'un qui ne peut pas faire d'enfant, quelqu'un de complètement différent de Julie, qui n'empiètera pas sur son amour avec elle. Erwann arrive très rapidement dans la vie d'Ismaël. Le désir et le rire font fi de la mort...

Même en plein coeur du drame, vous faites planer un souffle de légèreté sur votre personnage...

La scène de la marionnette dans la cuisine, à la lecture du scénario, me semblait vraiment délicate... Comment arriver à être léger avec la famille de Julie alors que celle-ci vient de décéder ? Le rire n'est pas moral et j'essaye de l'aborder comme un clown. Ismaël vit une tragédie, mais il essaye d'être dans la légèreté, sans pour autant perdre la conscience du drame...

Dans LES CHANSONS D’AMOUR, votre complicité de travail avec Christophe Honoré vous plaçait-elle dans une position particulière ?

On appelle «l'hôte», celui qui reçoit et qui est reçu... Eh bien, j'étais l'hôte de ce film : j'étais reçu par Christophe dans son film et je recevais les autres qui tournaient avec lui pour la première fois. Cette position est plutôt agréable : je laissais la responsabilité des désagréments à Christophe, et en même temps, je me sentais responsable du plaisir.

 

ENTRETIEN AVEC LUDIVINE SAGNIER

Comment êtes-vous arrivée sur le projet de CHANSONS D’AMOUR ?

Depuis 17 FOIS CÉCILE CASSARD, Christophe faisait partie des gens avec qui j'avais envie de travailler, il était sur ma «liste». On s'est rencontrés par hasard dans un café, et puis mon agent m'a obtenu un rendez-vous... Au début, il hésitait un peu et finalement tout s'est fait très vite. Un mois plus tard, on enregistrait les chansons. Ce film s'est fait dans l'urgence, avec un petit budget, de manière assez légère et impromptue. L'expressionnisme des chansons renforce cette spontanéité, notamment dans la façon d'aborder les dialogues. Les chansons sont suffisamment explicites pour que l'on n'ait pas besoin d'appuyer le jeu. Elles permettent d'être plus direct, de mettre en place une situation sans longue exposition. C'est très agréable de faire un film où la musique est un personnage en lui-même, qui donne l'impulsion des situations. Avant de commencer le film proprement dit, on était déjà dans le jeu, grâce aux chansons qu'on avait pré-enregistrées. On avait chacun notre CD, toute l'équipe baignait dans cette ambiance musicale comme dans une bulle.

Vous aviez une appréhension à interpréter un rôle chanté ?

C'était plutôt un plaisir... J'avais déjà chanté dans les films de François Ozon, et puis ces chansons ne demandent pas une technique incroyable. On ne pousse pas la voix, on est dans quelque chose de très intime. Et l'intimité, ça fait moins peur que la démonstration. Finalement ce n'est pas nos talents de chanteurs qui sont exploités là, ce sont nos talents de jeu et d'écoute, notre précision et notre sensibilité. Le film de Christophe est sur un registre quotidien et naturaliste. C'était dur pour moi au début de me retenir : j'avais envie de marcher en rythme, de danser, de tourner sur moi-même, de bouger la tête ! On entendait la musique au haut-parleur, c'était très difficile de rester statique, de «dérythmer» tout ça.

Chacun réagit différemment à la disparition de Julie...

Ce que j'aime chez Christophe, c'est qu'il n'est pas dans le jugement, notamment vis-à-vis d'Ismaël, qui trouve refuge dans les bras d'un garçon. Jeanne, elle, se flagelle avec les détails matériels. Je la comprends très bien, cette réaction est très humaine, mais sublimée ici par la comédie musicale. Les CHANSONS D'AMOUR fait écho à UNE FEMME EST UNE FEMME. Le film se passe dans le même quartier de Paris, une femme a envie d'un enfant... Godard avait lui aussi une façon très légère de traiter l'adultère, le couple à trois. En surface, les dialogues sont très légers mais finalement, l'histoire racontée est tragique.

Comment s’est passé le travail avec Louis Garrel ?

Louis est devenu un pilier dans le cinéma de Christophe. Il a une aura, une singularité, une liberté dans le jeu et une manière de restituer son époque qui n'est pas artificielle. Il est dans un décalage jubilatoire à regarder. Face à lui, j'étais dans le cinéma que j'aime.

Christophe Honoré a une façon particulière de travailler ?

Il est très détendu et consacre énormément de temps aux acteurs. Il y a une complicité entre lui et les acteurs, il aime bien les toucher, se mettre à leur place, se mettre dans leurs marques, on a l'impression d'être un peu en fusion avec lui. J'aime bien quand le metteur en scène est le double de ses acteurs, qu'il est avec nous en train de jouer.

La famille de Julie est très présente...

J'aime beaucoup cette scène où toutes ces soeurs sont allongées sur le canapé avec le père, qui est comme un gros matou avec ses petites poulettes. Dès la lecture du scénario, j'avais l'impression de connaître cette famille. Il y avait quelque chose d'évident. Christophe a un sens du dialogue absolument dément. Il a de l'humour, un sens du détail et des connivences. J'adore le personnage de la petite soeur (Alice Butaud). Elle a un cynisme incroyable, elle est détachée, c'est un peu la gamine que j'aurais pu jouer avant.

On peut entendre la fin d’un coeur trop agité ?

Julie s'est attachée à Alice mais elle a aussi envie d'avancer dans son couple. Profondément, je crois qu'elle est dans une forme d'abnégation, elle vit ce schéma à trois pour faire plaisir à son homme. Il y a de la dévotion dans son personnage. Julie a une haute vision de l'amour, et elle attend que son homme fasse pareil. Ce qu'elle n'a pas compris c'est que les hommes sont égoïstes ! Le film ne raconte pas l'égoïsme d'Ismaël mais en filigrane pourtant, il pose la question : «Pourquoi moi je te donne tout ce que j'ai et pourquoi toi, tu ne me donnes pas tout ton amour ? Pourquoi tu ne me dis pas que tu m'aimes, pourquoi tu ne me dis pas que tu veux des enfants, pourquoi tu tournes autour du pot et pourquoi tu ne me dis pas ce que je veux entendre ?» Julie attend quelque chose de durable, elle lutte contre les amours passagères, elle a une vision assez classique de l'amour. Parfois on meurt sans cause, c'est toute la brutalité de la vie... Ce que j'aime dans le film, c'est que le couple à trois n'est pas conçu comme une forme de libertinage ou de transgression. Le cinéma de Christophe n'est pas dans la subversion, il est dans l'acceptation de ce qui peut arriver. Ce qui est un peu symptomatique de notre époque, qui essaye de se laver des années Sida, de se déculpabiliser vis-à-vis du sentiment amoureux. À cet égard, le personnage d'Erwann est magnifique : c'est l'ange de la rédemption.

ENTRETIEN  AVEC  CHIARA MASTROIANNI

Vous connaissiez le cinéma de Christophe Honoré avant de jouer dans LES CHANSONS D’AMOUR ?

J'avais vu et beaucoup aimé DANS PARIS, notamment la chanson entre Romain Duris et Joana Preiss, qui était mon moment préféré. Quand il m'a présenté le projet des CHANSONS D'AMOUR, je ne pouvais qu'être enchantée qu'il pousse plus loin l'expérience de la chanson dans un film. J'aime la spontanéité de Christophe. Il est timide et audacieux à la fois.

Pour vous, qu’est-ce que la chanson permet d’exprimer dans le film ?

Déjà, elle permet de s'amuser ! La chanson a une dimension très ludique. Même si on ne peut pas dire que j'interprète la chanson la plus joyeuse du film !... Jeanne parle peu, c'est un personnage assez renfermé. Dans la chanson «Parc de la Pépinière», enfin, elle peut s'exprimer. Christophe tenait à ce que ce moment soit dramatique. Il m'avait dit que si je pleurais, ce ne serait pas plus mal... Je trouve très beau que Christophe ait voulu passer par le chant pour raconter cette histoire douloureuse. La chanson est une bouffée d'air qui allège la peine des personnages. La chanson ne se prend jamais au sérieux.

Malgré votre expérience de chanteuse, vous aviez peur de ces moments chantés ?

Oui, j'avais peur. J'ai toujours peur de toutes manières ! Mais ma peur était stimulante, pas du tout paralysante. Je ne suis pas sûre que mon expérience de chanteuse m'ait vraiment servie car c'est très différent de chanter seule dans un studio et d'être filmée en train de chanter. Mais j'étais encouragée par mon amour de la comédie musicale, de Minnelli à Jacques Demy. Et puis Christophe dédramatisait l'enjeu de ces scènes chantées. Il les abordait simplement, sans en rajouter. Il «banalisait» presque son projet pour ne pas nous intimider.

Vous aimez les chansons d’amour ?

Evidemment, surtout les tristes ! Je suis très bon public.

Jeanne, votre personnage, est peut-être celle dont la tristesse est la plus grande quand Julie s’en va. Par opposition à Ismaël ou Alice, son chagrin la cloue sur place...

Jeanne n'a pas une vie personnelle très remplie. Alors forcément que la tristesse y prend beaucoup de place quand elle perd sa soeur. Jeanne a moins de ressorts que les autres. Ce deuil arrive très tôt dans sa vie, trop tôt... Surtout, la mort de Julie reste inexpliquée, comme si le destin était venu frapper à la porte de cette famille. D'où le sentiment de culpabilité de Jeanne : pourquoi est-ce Julie et non pas elle qui est morte ? Jeanne porte la culpabilité de celle qui reste. Ismaël rebondit mieux. Le deuil de Julie le chamboule et le recadre en même temps, l'oblige à se ressaisir, à se réveiller. Il est animé d'une pulsion de vie.

Julie subit un «arrêt du coeur». Symboliquement, croyez-vous qu’on peut mourir de trop souffrir sentimentalement ?

Oui, je pense qu'on peut mourir à cause de ses sentiments, se laisser mourir. Cela arrive bien aux animaux, alors pourquoi pas aux hommes ?! J'aime le film de Christophe aussi pour ça : il assume de raconter une histoire d'amour, au premier degré, sans snobisme.

En faisant ce film, pensiez-vous aux PARAPLUIES DE CHERBOURG, au rôle qu’avait tenu votre mère ?

Pas du tout. Christophe n'avait d'ailleurs pas évoqué cette référence. C'est seulement en voyant des photos de tournage de Ludivine dans son petit manteau blanc que j'y ai pensé. Mais à la lecture du scénario et sur le tournage, pas du tout. Ce film s'est fait de manière très spontanée, dans des conditions très légères. Christophe a monté son film très vite, il voulait saisir un instant de vie. J'ai l'habitude de ces petits films produits par Paulo Branco et cette économie de moyens ne me gêne pas. Du moment que le metteur en scène peut faire le film qu'il veut, tant qu'il y a assez de pellicule !

 

LES CHANSONS D'AMOUR (BANDE ANNONCE 2007) avec Louis GARREL, Ludivine SAGNER, Chiara MASTROIANNI

BANDE ANNONCE 2007

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