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CHERCHE FIANCE TOUS FRAIS PAYES (BANDE ANNONCE 2005) avec Alexandra LAMY - Bruno SALOMONE - Claudia CARDINALE

Publié le par ERIC-C

CHERCHE FIANCE TOUS FRAIS PAYES

Comédie romantique française de Aline ISSERMANN (LE DESTIN DE JULIETTE, L'AMANT MAGNIFIQUE)

avec Alexandra LAMY - Bruno SALOMONE - Claudia CARDINALE - Isabelle GELINAS - Gilles-Gaston DREYFUS

L'HISTOIRE : 

Alexandra, trente ans, s'apprête à passer les vacances d'été en famille. Au moment de prendre la route, elle apprend que sa mère a aussi invité son ex, accompagné d'une "fiancée" jeune et ravissante.
Dans un café, elle croise un acteur au chômage et l'engage sur le champ pour tenir le rôle de son fiancé. Comme ça, elle pourra affronter son ex, en toute sérénité. Mais la famille, c'est comme la mer : agitée...

(BANDE ANNONCE 2005)

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PERSEPOLIS (BANDE ANNONCE 2007) de Marjane SATRAPI avec les voix de Catherine DENEUVE - Chiara MASTROIANNI

Publié le par ERIC-C

PERSEPOLIS

de Marjane SATRAPI et Vincent PARONNOD

avec les voix de Catherine DENEUVE - Chiara MASTROIANNI - Gena ROWLANDS - Danielle DARRIEUX - Simon ABKARIAN

Persepolis

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'HISTOIRE : Téhéran 1978 : Marjane, huit ans, songe à l'avenir et se rêve en prophète sauvant le monde. Choyée par des parents modernes et cultivés, particulièrement liée à sa grand-mère, elle suit avec exaltation les évènements qui vont mener à la révolution et provoquer la chute du régime du Chah.
Avec l'instauration de la République islamique débute le temps des "commissaires de la révolution" qui contrôlent tenues et comportements. Marjane qui doit porter le voile, se rêve désormais en révolutionnaire.
Bientôt, la guerre contre l'Irak entraîne bombardements, privations, et disparitions de proches. La répression intérieure devient chaque jour plus sévère.
Dans un contexte de plus en plus pénible, sa langue bien pendue et ses positions rebelles deviennent problématiques. Ses parents décident alors de l'envoyer en Autriche pour la protéger.
A Vienne, Marjane vit à quatorze ans sa deuxième révolution : l'adolescence, la liberté, les vertiges de l'amour mais aussi l'exil, la solitude et la différence.

Persepolis

Persepolis - Diaphana Films

Persepolis

Persepolis

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

BANDE ANNONCE 2007

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REX CHIEN POMPIER (BANDE ANNONCE VF 2007) avec Josh HUTCHERSON - Bruce GREENWOOD

Publié le par ERIC-C

REX CHIEN POMPIER - FIREHOUSE DOG

de Todd HOLLAND (DROLES DE PAPOUS)

avec Josh HUTCHERSON - Bruce GREENWOOD - Dash MIHOUK - Steven CULP

L'HISTOIRE : Pour Rex, star incontestée des toutous d'Hollywood, la vie prend une tournure inattendue lorsqu'il se retrouve perdu et pourchassé par la fourrière dans les rues de la ville ! Coincé dans un bâtiment en flammes dans lequel il s'était caché, il est sauvé par une équipe de pompiers qui l'adopte comme mascotte.
Loin des paillettes, Rex va utiliser ses dons pour aider ses nouveaux amis au cours de sauvetages difficiles. Mais avec ses exploits, sa renommée de chien pompier grandit et ses anciens maîtres finissent par le retrouver.
Alors que Rex et ses amis font face à une nouvelle menace, les propriétaires de Rex font tout pour le récupérer...

 

(BANDE ANNONCE VF 2007)

 

 

 

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BUENOS AIRES 1977 (BANDE ANNONCE VOST 2007) de Israel Adrian CAETANO

Publié le par ERIC-C

BUENOS AIRES 1977 (CRONICA DE UNA FUGA)

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(inspiré d'une histoire vraie)

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de Israel Adrian CAETANO

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avec Rodrigo de la SERMA - Pablo ECHARRI - Nazareno CASERO - Lautaro DELGADO

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L'HISTOIRE : 120 jours. 4 prisonniers. 1 seule chance de s'échapper.
Buenos Aires, 1977. Des matons au service du gouvernement militaire argentin font irruption chez Claudio Tamburrini, un jeune gardien de but. Après une série d'accusations sans fondement, et un bref et violent interrogatoire, il est amené de force à la "Maison Seré", un centre clandestin de détention.
Dans cette maison du cauchemar, sans loi, ni logique, où des jeunes tentent de survivre en attendant que se décide leur destin, Claudio vit l'enfer. Comment résister aux interrogatoires, à la torture ? Comment ne pas donner des noms, livrer des innocents ? Comment rester un être humain ?
Guillermo, un autre détenu, lui parle d'évasion. L'idée est impensable, impossible, mais c'est leur seul espoir. Après une tentative ratée, ils préparent leur fuite.

Wild Bunch DistributionWild Bunch DistributionWild Bunch Distribution

INTERVIEW DU REALISATEUR : J’'étais enfant pendant les premières années de la dictature latino-américaine. J'’ai donc eu des généraux comme professeurs et des livres écrits par des militaires, supervisés par des présidents intérimaires. J’'ai vécu la mise en place de la dictature. Aujourd'hui, avec le temps, je peux mesurer à quel point cela n’est pas ancré seulement en moi, mais aussi combien cela a marqué profondément tous ceux de ma génération. Il y a encore un passé qui est très présent dans ce pays. J’'ai travaillé sur le livre de Claudio Tamburrini  Pase libre, la fuga de la Mansión Seré avec deux scénaristes : Esteban Student et Julián Loyola. Nous avons posé sur l’histoire le regard de celui qui sait, qui a entendu et vu, mais qui n’a pas connu directement la torture, ni quelque chose qui s’en rapproche de près ou de loin. C’est donc une histoire qui est avant tout racontée par quelqu’un qui ne connaît ce qu’il montre qu’à travers la reconstitution et l’enquête. Nous sommes allés chez Claudio Tamburrini, à Stockholm. Nous avons aussi pu compter sur la collaboration de Guillermo Fernández, l’autre des quatre détenus qui s’est évadé de la Maison Seré. Ce furent des rencontres déterminantes pour le travail d’écriture. L’idée principale de l’adaptation était de coller au plus près à l’idée même du livre : la survivance. A partir de là, nous avons choisi, avec Student et Loyola, certaines actions décrites dans le livre de Tamburrini, dont quelques unes furent modifi ées, mais sans jamais perdre de vue cette idée principale. C’est comme ça que nous avons conçu Buenos Aires 1977 : comme une histoire de survivants à l’horreur, racontée comme un fi lm d’horreur, en faisant toujours attention de ne pas faire basculer dans le morbide un récit qui à la base était déjà terrifiant. J’insiste : ce qui m’a le plus attiré comme idée de fi lm, c’est cette histoire de survivants échappés de l’enfer. Il n’y avait pas, au moins de ma part, la nécessité de dresser le portrait de la dictature, mais juste utiliser le cadre dans lequel la fugue trouve son sens et sa force pour pouvoir atteindre le spectateur. Ce n’était pas mon intention de parler de ces années, mais elles ont été le cadre nécessaire pour le fi lm. Le principal parti pris esthétique du fi lm fut de chercher une image contrastée et des couleurs non-saturées. Dans ce but, nous avons utilisé une technique connue : « bleach by pass » (traitement sans blanchiment sur le positif). De cette façon, l’image a pris une texture plus crue, avec du grain et des noirs profonds. Plus le choix de faire tous les plans en caméra à l’épaule : cela a donné au fi lm un caractère inquiétant qui a aidé à faire passer les sensations que ressentent les protagonistes. La collaboration étroite entre le Directeur de la Photographie et les Directeurs Artistiques a permis de travailler sur les tons et les couleurs, et de recréer au mieux le climat recherché. Un autre choix esthétique fût l’utilisation de « split fi elds » (lisibilité de tous les personnages sur l’écran) qui permettent d’avoir en même temps le point sur un personnage au premier plan, et sur un autre, éloigné de plusieurs mètres. Cette technique nous a permis de cadrer deux ou plus de personnages dans un même décor, faisant que l’attention du spectateur se porte sur tous à la fois. L’utilisation de courtes focales, surtout dans les premières scènes dans la maison, et dans la mise en place de la fugue, ont aussi contribué à magnifi er les expressions des acteurs, permettant ainsi au spectateur de percevoir, à chaque moment, la tension interne des protagonistes. Le plus diffi cile fût de trouver la maison. C’est seulement à partir de là que nous avons structuré tout le reste, cherchant le quartier autour, respectant l’époque, faisant en sorte que tout soit cohérent, que cela réponde aussi bien aux besoins cinématographiques qu’à la réalité historique. Au fi nal, chaque décor se trouve dans un quartier différent et pourtant, on a restitué une unité de lieu, un seul et unique quartier comme dans le fait réel. Ce fût un travail très pointilleux des directeurs artistiques, faire en sorte que cette « Mansión » dans laquelle nous devions fi lmer pendant cinq semaines ne fi nisse pas par lasser le spectateur. Le fait d’utiliser comme décor une maison similaire à la vraie Maison Seré a été pour les acteurs, pendant les répétitions et le tournage, le cadre idéal pour que chacun d’entre eux entre dans son personnage. Sans aucun doute, c’est très différent de travailler à partir d’un fait réel, surtout lorsque l’on pense que les protagonistes seront assis dans la salle, et qu’ils vont regarder leur propre histoire en tant que spectateurs. Ce fût une immense satisfaction de voir sur leurs visages et celui de leurs familles, à la sortie de la projection, l’approbation de ce qu’ils venaient de voir.

ISRAEL ADRIÁN CAETANO

Wild Bunch DistributionWild Bunch DistributionWild Bunch Distribution

Wild Bunch Distribution

BIOGRAPHIE DU RÉALISATEUR

Adrián Caetano

 

est né à Montevideo (Uruguay) en 1969. À seize ans, il s’installe à Córdoba, en Argentine, où il commence à réaliser ses premiers courts-métrages : Viste Carlos Paz (1992) et Calafate (1993). En 1994, son projet Cuesta Abajo est l’un des vainqueurs de « Histoires brèves », concours annuel de courts-métrages en 35 mm de l’Institut Argentin du Cinéma. En 1997, il réalise son premier long-métrage Pizza, Birra, Faso (co-réalisé avec Bruno Stagnaro) et, après deux années entièrement consacrées au projet, obtient un véritable succès public et critique en Argentine. Adrián Caetano devient alors un des chefs de fi le du nouveau cinéma argentin, Pizza, Birra, Faso étant considéré comme le coup d’envoi d’un changement cinématographique radical. En 1998, grâce au Prix de la Fondation Antorchas, il réalise La Expresión del Deseo (courtmétrage) et commence à tourner Bolivia, son deuxième long-métrage. En 2000, il réalise plusieurs épisodes d’un programme télévisé très populaire : Magazine For Fai, interprété par des enfants. Bolivia sort en 2001 et obtient les prix suivants : Prix du Jury Jeune Public de la Semaine de la Critique au Festival de Cannes, Prix du meilleur fi lm latino-américain au festival de San Sébastien, Prix de la critique au Festival de Rotterdam, Mention Spéciale du Jury au Festival d’Huelva et Prix Fipresci au Festival de Londres. Cette même année, il termine le court-métrage No Necesitamos de Nadie. En 2001, il commence également à réaliser des publicités, ainsi qu’un épisode du film Historias de la Argentina en vivo, un docu-fi ction sur une série de concerts rock donnés dans tout le pays. En 2002, il réalise pour la télévision La Cautiva d’après un texte de Esteban Echeverría, et un documentaire, Piedra Liquida. En 2002 également, il réalise son troisième long-métrage Un Oso Rojo (Un Ours Rouge), présenté à la Quinzaine des Réalisateurs, à Cannes en 2002. Le fi lm est primé dans les festivals de Biarritz et La Havane, et obtient le Prix Spécial du Jury du 24e Festival International du Nouveau Cinéma latino-américain, ainsi que le Festival Iberoamericano de Ileida. Avec Tumberos et Disputas (2002-2003), mini-séries qu’il réalise pour la télévision argentine, son travail connaît une répercussion inespérée pour le petit écran. En 2005, il retourne en Uruguay, son pays natal, pour réaliser la mini-série Uruguay Campeones. Durant la même année, il réalise 18-J, un court-métrage pour un fi lm collectif sur la tragédie de la AMIA (Centre communautaire juif de Buenos Aires victime d’un attentat le 18 juillet 1984 ayant fait 86 morts), et Crónica de una Fuga (Buenos Aires 1977), son quatrième long-métrage présenté en compétition au Festival de Cannes 2006.

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(BANDE ANNONCE VOST 2007)

 

 


 

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RATATOUILLE de Brad BIRD et Jan PINKAVA

Publié le

DISNEY ET PIXAR VOUS PROPOSENT

RATATOUILLE (2007)

de Brad BIRD et Jan PINKAVA

L'HISTOIRE : 

Petit rat des champs, Remy rêve de devenir un grand cuisinier, comme son idole le chef Auguste Gusteau. Un beau jour, à la suite d'une mésaventure, Remy et les siens débarquent dans les égoûts parisiens, sous le restaurant de son héros. Le rongeur peut alors alisser libre cours à sa passion pour la cuisine...

 

 

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LA COLLINE A DES YEUX 2 (BANDE ANNONCE VF 2007)

Publié le par ERIC-C

LA COLLINE A DES YEUX 2

de Martin WEISZ

avec Daniella ALONSO, Michael McMILLIAN, Jessica STROUP

 

L'HISTOIRE : Des recrues de la National Guard s'entraînent dan le désert du Nouveau Mexique. Le lieu, qui servit jadis à l'armée américaine comme zone d'expérimentation nucléaire, est peuplé de mutants...

(VBANDE ANNONCE VF 2007)

 

 

 

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13 M2 (BANDE ANNONCE 2007) avec Barthélémy GROSSMAN - Lucien JEAN-BAPTISTE, Bérénice BEJO

Publié le par ERIC-C

13 M2

Film policier français de Barthélémy GROSSMAN

avec Barthélémy GROSSMAN - Lucien JEAN-BAPTISTE - Youssef HAJDI - Bérénice BEJO - Thierry LHERMITTE

13 m²

L'HISTOIRE : Après le braquage d'un fourgon blindé, José, Farouk et Réza se réfugient dans une planque de 13m². Enfermés avec l'argent, la conscience salie, les liens et les caractères des trois amis se révèlent au fil des mensonges et conflits qu'engendre cette situation oppressante.
Chaque sortie dans le monde réel se présente désormais comme une menace, arriveront-ils à déjouer leur destin et à prendre un nouveau départ ?

13 m² - Barthélémy Grossmann

13 m² - Thierry Lhermitte

13 m²

13 m² - Bérénice Bejo et Barthélémy Grossmann

13 m²

13 m²

(BANDE ANNONCE 2007)


 

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STEAK (BANDE ANNONCE 2006) avec Eric Judor, Ramzy Bedia

Publié le par ERIC-C

STEAK
de Quentin DUPIEUX alias Mr. OIZO
avec Eric JUDOR, Ramzy BEDIA, Jonathan LAMBERT, Sébastien TELLIER
 

L'HISTOIRE : En 2016, la mode et les critères de beauté ont beaucoup changé. Une nouvelle tendance fait des ravages chez les jeunes : le lifting du visage. Georges, un jeune diplômé récemment lifté, profite des vacances d'été pour s'intégrer aux Chivers, une bande de caïds liftés à l'extrême. Blaise, un loser rejeté et ex ami d'enfance de Georges, aimerait lui aussi faire parti de la bande...

Mars Distribution
RAMZY est GEORGES
Tête de turc dans sa jeunesse, Georges est devenu, avec l’âge, un gentil salaud prêt à tout pour se faire enfi n respecter. Il renie son passé qui le rattrape sans cesse. Georges est complètement névrosé.
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Ramzy Bedia commence sa carrière avec Éric Judor sur les ondes de Fun Radio en 1995 avec le «Éric et Ramzy Show». Mot d’ordre : le non-sens. C’est en 1997 qu’ils se produiront sur la scène du Palais des Glaces pour leur premier spectacle. Ils remonteront sur les planches de l’Olympia en 2006, puis dans toute la France pour leur second spectacle «Érickéramzy». À la télévision, ils débutent dans la fameuse émission «Les mots d’Éric et Ramzy», sketches de cinq minutes dans leur registre favori, la loufoquerie. Puis ils participent au sitcom «H», sur Canal+, où ils incarnent un infi rmier et un brancardier aux côtés de Jamel Debbouze.  
En 2003, ils apparaissent dans le «Samedi soir en direct» avec Kad et Olivier. Au cinéma, le duo est à l’affi che de LA TOUR MONTPARNASSE INFERNALE, parodie de PIÈGE DE CRISTAL réalisée par Gérard Némès, en 2000. Ils sont ensuite les héros du fi lm DOUBLE ZÉRO, réalisé par Gérard Pirès en 2003, puis LES DALTONS dans le fi lm de Philippe Haïm en 2004. Éric et Ramzy incarneront très prochainement deux personnages de la série d’animation «Moot-Moot» une série qu’ils ont eux-même créée et produite. «Moot-Moot» sera diffusée fi n 2007. Ils reviennent aujourd’hui sur le grand écran dans la comédie déjantée de Quentin Dupieux : STEAK.
Steak - La bande des
ERIC est BLAISE
Blaise n’a pas de chance mais ne s’en rend pas compte. Il avance d’embûche en embûche sans jamais se plaindre et garde le sourire quoiqu’il arrive. On pourrait croire que son cerveau se remet à zéro toutes les 20 minutes, mais Blaise n’est pas aussi bête qu’il en a l’air.
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Éric Judor commence sa carrière avec Ramzy Bedia sur les ondes de Fun Radio en 1995 avec le «Éric et Ramzy Show». Mot d’ordre : le non-sens. C’est en 1997 qu’ils se produiront sur la scène du Palais des Glaces pour leur premier spectacle. Ils remonteront sur les planches de l’Olympia en 2006, puis dans toute la France pour leur second spectacle «Érickéramzy». À la télévision, ils débutent dans la fameuse émission «Les mots d’Éric et Ramzy», sketches de cinq minutes dans leur registre favori, la loufoquerie. Puis ils participent au sitcom «H», sur Canal+, où ils incarnent un infi rmier et un brancardier aux côtés de Jamel Debbouze. En 2003, ils apparaissent dans le «Samedi soir en direct» avec Kad et Olivier. Au cinéma, le duo est à l’affi che de LA TOUR MONTPARNASSE INFERNALE, parodie de PIÈGE DE CRISTAL réalisée par Gérard Némès, en 2000. Ils sont ensuite les héros du fi lm DOUBLE ZÉRO, réalisé par Gérard Pirès en 2003, puis LES DALTONS dans le fi lm de Philippe Haïm en 2004. Éric et Ramzy incarneront très prochainement deux personnages de la série d’animation «Moot-Moot» qu’ils ont créée pour Canal+. Ils reviennent aujourd’hui sur le grand écran dans la comédie déjantée de Quentin Dupieux : STEAK.
Steak
JONATHAN LAMBERT est SERGE
Serge est le plus ancien membre des Chivers. C’est également le plus hargneux, le plus lâche et le plus investi. Il surveille les autres membres au plus près afi n de déceler leurs éventuelles erreurs. Il rêve secrètement de remplacer Dan.
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Jonathan Lambert commence sa carrière à la télévision au sein de la société d’Arthur, Case Production. Entre 1998 et 2000, il est l’un des journalistes de l’émission «Exclusif», avant de rejoindre la chaîne Comédie pour la «Grosse Émission» aux côtés de Kad et Olivier. Fort de ce succès, Jonathan Lambert est appelé sur Canal+ pour co-animer «L’Hypershow» avec Frédéric Beigbeder, qui lui permettra de créer de multiples personnages dont le fameux Monsieur Pringle. En 2003, il retrouvera Kad et Olivier pour écrire et jouer dans «Samedi soir en direct», puis Arthur sur Europe 2 en 2004, pour co-animer «Radio Arthur». Jonathan Lambert monte sur la scène du Trévise en 2006 pour son premier one-man-show intitulé «L’homme qui ne dort jamais». Au cinéma, il participe à PALAIS ROYAL en 2004, et enfi n à STEAK de Quentin Dupieux en 2007.
Steak - Jonathan Lambert
QUENTIN DUPIEUX
L’artiste français Quentin Dupieux, alias Mr Oizo, se fait connaître en 1997 avec «Flat Beat».
Ce tube, vendu à plus de trois millions d’exemplaires, met en scène Flat Eric, une petite marionnette jaune qui sera rapidement adoptée comme mascotte publicitaire par la marque de jeans Levi’s. Cette entrée fracassante dans le monde de la publicité le mène en Grande-Bretagne et aux États-Unis, où il réalise des films publicitaires et des vidéo-clips.
En 1999, il sort son premier album, «Analog Worms Attack». Quentin Dupieux n’abandonne pas pour autant ses activités de réalisateur : il réalisera le clip «Party People» d’Alex Gopher, ou encore «La Ritournelle» de Sébastien Tellier. Son chemin croise aussi celui du DJ Laurent Garnier, qui lui confie la réalisation d’un court métrage, «Nightmare Sandwiches», comprenant les clips «Crispy Bacon» et «The Hoe».
En 2001, Quentin Dupieux réalise son NON-FILM, moyen métrage avec dans les rôles principaux Sébastien Tellier et Vincent Belorgey.
En septembre 2005, il sort son nouvel album «Moustache (Half a Scissor)».
En 2006-2007, Quentin Dupieux écrit et réalise STEAK, son premier long métrage qui met en scène le duo comique français Éric et Ramzy.
Steak - Quentin Dupieux
AUTO-INTERVIEW : QUENTIN DUPIEUX
Quentin - Je viens de voir STEAK. La première question que j’ai envie de te poser est la suivante : pourquoi avoir écrit le scénario de STEAK tout seul ?
Tu ne crois pas qu’un scénariste professionnel aurait pu t’aider à rendre ce film plus percutant ?
DUPIEUX - Non. Je voulais travailler sur une structure simple pour que le tournage soit ludique et souple. Et puis je connais déjà les règles d’un bon scénario. Par exemple, le personnage principal ne peut pas être un morceau de pain, sinon le public risque de s’ennuyer. On ne peut pas non plus montrer une scène du passé avant une scène du présent, sinon le public risque d’être perdu. Cela s’appelle un flashback.
Quentin - Pourquoi y a-t-il si peu de femmes dans STEAK ?
DUPIEUX - STEAK est une histoire de mecs. De clan. Je voulais me moquer un peu de tous ces hommes modernes totalement obsédés par leur apparence, ces dégénérés qui se font faire des soins de peaux, des liftings et qui se bichonnent comme des caniches. Je les trouve touchants et ridicules.
Quentin - La scène où Georges découvre son nouveau visage est saisissante. La ressemblance avec Michael Jackson était-elle voulue ?
DUPIEUX - Plus ou moins. Depuis la naissance du projet, je pensais beaucoup à lui puisqu’il incarne complètement la folie du lifting. Lorsque j’ai demandé à l’équipe maquillage de transformer Ramzy en Michael, ils en ont fait un grand brûlé transsexuel. Comme c’était trop dérangeant, nous avons décidé d’oublier Jackson un moment. C’est après plusieurs essais que nous sommes tombés sur un résultat satisfaisant, sans voir immédiatement la ressemblance avec Michael, période «Thriller».
Quentin - Oui, on pense également à «Thriller» quand Georges marche dans la brume avec son blouson CHIVERS déchiré. D’où vient ce nom CHIVERS ?
DUPIEUX - C’est simplement une référence à un film de David Cronenberg, SHIVERS. J’aime beaucoup ses premiers films, ils sont plein d’énergie et d’idées maladroites. Un peu comme STEAK.
Quentin - D’autres références ?
DUPIEUX - Bertrand Blier, Luis Buñuel, Blake Edwards, John Landis... Kubrick bien sûr... mais pour d’autres raisons.
Quentin - C’est très classique tout ça ! Un ami qui a vu ton film pense que c’est un croisement entre ORANGE MECANIQUE et BRICE DE NICE. Qu’en penses-tu ?
DUPIEUX - C’est plutôt flatteur. Un chef-d’oeuvre scandaleux croisé avec une débilité profonde. J’aimerais que tout le monde le perçoive comme ça ! Mais en même temps, j’aimerais assez que STEAK soit juste STEAK. Un film unique qui n’évoque rien d’autre que lui.
Quentin - Tiens, d’ailleurs, pourquoi STEAK ?
DUPIEUX - J’en ai marre de répondre à ça. Je voulais que l’histoire s’inscrive dans un contexte universel, pour rendre le propos du film plus large. Il ne s’agit pas d’une bande de mecs à Limoges, ni d’une bande de mecs à Las Vegas. C’est une bande de mecs partout. Je ne pouvais donc pas appeler ce film LES CHIVERS À SAINT-TROPEZ.
Quentin - Je ne vois toujours pas le rapport avec STEAK.
DUPIEUX - Le mot «steak» est partout sur la planète. Il évoque évidemment la viande, mais au-delà de ça, il n’évoque plus rien. Le mot est usé. On peut lui donner le sens qu’on souhaite. Ici ça veut dire «titre de film».
Quentin - Je trouve ça tiré par les cheveux, mais passons. Quel âge as-tu ?
DUPIEUX - Je viens d’avoir 33 ans. Mais je pense que les gens s’en foutent.
Quentin - Décris-toi en quelques lignes...
DUPIEUX - Sauvage, généreux, intelligent, écoeurant.
Quentin - Le mot de la fin ?
DUPIEUX - Bottine !
Steak - Ramzy Bedia et Eric Judor
(BANDE ANNONCE VO 2006)


 

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AMERICAN VERTIGO (BANDE ANNONCE VOST 2007) de Michko NETCHAK

Publié le par ERIC-C

AMERICAN VERTIGO

Documentaire de Michko NETCHAK

Texte : Bernard-Henri LEVY

Narration : Jean-Pierre KALFON

American Vertigo

L'HISTOIRE : Les reportages que Bernard-Henri Lévy a écrits au fil des 9 mois au cours desquels il a parcouru l'Amérique, des rochers de Rushmore aux miradors qui veillent sur la frontière mexicaine, du salon de James Ellroy aux barbelés de Guantanamo, ont été publiés aux Etats-Unis puis en France. Sur ses talons, durant tout ce voyage, un unique témoin : la caméra du réalisateur Michko Netchak. Et à l'arrivée, un documentaire subjectif : American Vertigo, le film, véritable journal de bord d'American Vertigo, le livre.

American Vertigo

NOTE D’INTENTION DU RÉALISATEUR

Michko Netchak

Qu’ "American Vertigo"; soit à la fois un livre et un film n’est pas un hasard. Leur genèse est si imbriquée, que l’achèvement du film ne pouvait dépendre que de celui du livre.

Cependant, avant même d’être un livre, ce qui allait devenir American Vertigo était un projet éditorial du mensuel américain "Atlantic Monthly". Tous les 50 ans, cette vénérable revue de Boston invite un philosophe à traverser les Etats- Unis et traduire son expérience dans un texte ultérieurement publié dans la revue. Leur choix s’est porté cette fois sur Bernard-Henri Lévy. Outre ses mérites personnels, il correspondait au profil recherché : européen mais pas anti-américain, bon connaisseur du pays mais capable d’un regard critique, ni journaliste ni philosophe illisible. La notoriété de son ouvrage sur Daniel Pearl aura fait le reste. Son voyage a ainsi été facilité par la rédaction, les rendez-vous, les déplacements et l’hébergement gérés par leurs soins. Une fois les problèmes de logistique réglés, le regard de l’auteur pouvait s’exercer librement.

En revanche, si le livre a pour départ l’initiative d’"Atlantic Monthly", le film vient d’une intuition de Bernard-Henri Lévy lui-même.

De tout temps concerné par le cinéma, il a soupçonné qu’un film documentaire pourrait être tenté, parallèlement à son propre périple à travers cet immense pays. Pour ce faire, il m’a impliqué dans l’aventure. Les premiers résultats, dès le début du voyage, l’ont convaincu de l’intérêt de ce projet cinématographique parallèle et ma caméra l’a ainsi accompagné, à distance raisonnable cependant pour que le matériau filmique illustre son cheminement sans redondance. Pendant que le texte de Bernard-Henri Lévy sortait dans Atlantic Monthly (publié en 6 épisodes en 2005) et se construisait sous la forme d’un livre, le matériau filmique attendait pour prendre sa forme propre. American Vertigo (le film) reprend en effet l’organisation en chapitre du livre et en intègre des citations en voix off. Mais peut-être plus significativement encore, il restitue sa forme de diary, sorte de journal écrit au gré des rencontres et des impressions de voyage. Il était donc nécessaire que le projet littéraire soit achevé pour que commence le travail sur le film.

Pour ma part, je connaissais bien moins les Etats-Unis que Bernard-Henri Lévy, mais je n’étais pas plus anti-américain que lui.

Fasciné par le pays mais pas excessivement, pas assez en tout cas pour ne pas garder l’oeil ouvert et lucide sur ce que je voyais. Techniquement aussi, j’avais des atouts : ma capacité à conjuguer le tournage (en équipe légère, non intrusive, sans pourtant sacrifier la qualité de l’image à l’urgence des événements), mais aussi le montage ultérieur, de manière à donner au film la cohérence d’un regard d’auteur.

Outre les rushes bien sûr, j’ai beaucoup rapporté de cette aventure.

D’abord le souvenir d’un Bernard-Henri Lévy différent de celui que la plupart des gens croit connaître. Aussi à l’aise dans un quatre étoiles que dans une  gargote à l’hygiène plus que douteuse. En chemise blanche mais sans peur de la salir. Mais je garde aussi le souvenir d’une présence très forte face à des personnalités de tous horizons, spécialement dans les milieux intellectuels. Qu’il rencontre Norman Mailer (dont il est l’ami) ou un auteur hyper conservateur dont il ne partage aucune des théories, il sait toujours allier politesse et provocation, concilier les bonnes relations avec le mordant nécessaire pour faire accoucher son interlocuteur de ce qu’il pense vraiment.

Ensuite, plus abstraitement, le sentiment d’une sorte de balkanisation progressive des Etats-Unis

. Les communautés m’ont paru de moins en moins perméables les unes aux autres. Les riches entre eux, les pauvres entre eux, chaque communauté de plus en plus repliée sur elle-même. Ce sentiment me marque d’autant plus que l’image des Etats-Unis comme laboratoire du monde me semble toujours d’actualité. Bientôt, nous pourrons (peut-être le pouvons-nous déjà) constater en Europe cette imperméabilité croissante des communautés entre elles. En revanche, les Américains font des expériences, certaines riches d’espoir, d’autres plus discutables, et c’est ce qui rend ma vision de ce pays positive malgré tout. Le laboratoire est en activité constante, dans tous les coins du pays, on innove, on expérimente, et jamais notre regard ne peut se figer dans une vision univoque. Ainsi, si certains maux américains peuvent nous alarmer, leurs expériences peuvent non seulement nous aider à les comprendre, mais aussi nous enrichir et nous aider à préparer l’avenir.

American Vertigo 

(BANDE ANNONCE 2007)


 

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HEROS (BANDE ANNONCE 2006) avec Michael YOUN - Elodie BOUCHEZ - Patrick CHESNAIS

Publié le par ERIC-C

HEROS

de Bruno MERLE

avec Michael YOUN - Elodie BOUCHEZ - Patrick CHESNAIS - Jackie BERROYER- Raphaël BENAYOUN - Roland CHAPPE

Héros

 

L'HISTOIRE : Pierre Forêt est drôle et c'est son drame. C'est aussi son métier ; il est chauffeur de salle à la télé. Pierre Forêt est drôle mais il aurait préféré être beau. Ou alors comédien. Ou chanteur. Question de crédibilité.
Pierre Foret n'en peut plus. Ça fait six nuits qu'il ne dort plus. Il a enlevé Clovis Costa, le chanteur, l'idole, et le séquestre dans l'appartement de son enfance. Aucune issue.

Michaël Youn. Jaïr Sfez

RENCONTRE AVEC BRUNO MERLE (RÉALISATEUR ET SCÉNARISTE)

COMMENT EST NÉ LE PROJET ? Difficile de situer la naissance du projet. Je fonctionne toujours de la même manière, laissant les histoires se construirent dans ma tête, presque malgré moi, sans rien poser sur le papier, s’alimentant naturellement de conversations avec ma coscénariste Emmanuelle Destremau. Un jour, le projet nous a semblé suffisamment mûr et nous nous sommes mis devant l’ordinateur. Cette première phase d’écriture est assez jouissive, dans l’imagination brute, dégagée des contraintes de faisabilité. Très vite, on a rencontré Les Films du Requin, qui se sont tout de suite enthousiasmés. C’était il y a quatre ans et leur enthousiasme n’a pas faibli. Ensuite, il y a eu la deuxième phase de réécriture, beaucoup plus technique et laborieuse, mais qui avec le recul, n’a que très peu abîmé ce qui pour nous était l’essentiel. HEROS, c’est l’histoire d’un homme qui voudrait qu’on pleure plutôt qu’on rie. Qui voudrait émouvoir, les autres, les filles, une fille en particulier, parce qu’au bout du compte tout se fait au nom d’une fille. C’est aussi avant tout, une prise d’otage, un homme qui enlève une star, l’idole d’un pays, de son enfance, une figure paternelle. C’est un face-à-face. J’ai auparavant écrit d’autres histoires. Des histoires souvent sombres (mais rarement désespérées) et je me suis donc très tôt confronté au système de financement des films qui, on le sait, a tendance à craindre la noirceur. Pour moi, c’est un des sujets de HEROS, un individu qui clame son droit à la tristesse, et en cela ma démarche rejoint celle de mon personnage. C’est important aussi de filmer la douleur, de proposer au spectateur une représentation de sa propre souffrance, surtout dans une époque qui voue un culte exclusif au divertissement.

COMMENT AVEZ-VOUS CONSTRUIT VOTRE HISTOIRE ? Le principe du huis-clos est venu très vite, comme un défi. Mais je suis nourri de cinéma, et je ne voulais pas que ce huis-clos tombe dans le travers habituel et se transforme en pièce de théâtre filmée. Je voulais travailler la mise en scène, la narration, pour que ce soit un pur objet de cinéma. Cette espèce de déstructuration du récit qui fait le récit en luimême, est venue de cette envie de cinéma. L’histoire est une sorte d’arborescence. Je fonctionne comme cela : j’ouvre plein de choses et puis je les referme peu à peu ensuite, jusqu’à la dernière, sans forcément répondre à toutes les questions. J’aime construire mes histoires sur la frustration du spectateur qui se résout peu à peu. Les rebondissements, les retournements de situation, sont aussi nés de cela. Du désir de satisfaire le spectateur dans un plaisir de cinéma basique. Je n’avais pas du tout envie d’un film abstrait, intellectualisant. On est dans le ressenti, le vécu.

AVEZ-VOUS DES POINTS COMMUNS AVEC PIERRE ? Michaël Youn prétend que j’ai beaucoup de points communs avec lui. Il se trouve que lui aussi en a beaucoup ! Comme Pierre, je suis un musicien frustré, je ne fais du cinéma que pour mettre des images sur des musiques.Sinon, mon principal point commun avec lui est une naïveté primaire, presque infantile, que j’assume totalement. HEROS, son personnage, et moi-même, fonctionnons seulement au premier degré, sans cynisme. Je crois que je suis parfois aussi grandiloquent que lui, que j’ai cette vision romantique, énorme, très « Cyrano de Bergeracquienne » des choses.

LE FILM EST TRÈS HUMANISTE PAR SON PROPOS, ET SUR LA FORME IL PREND UN ASPECT ASSEZ EXPÉRIMENTAL PAR MOMENTS, ENTRE MAÎTRISE FORMELLE ET VARIATIONS DE STYLES… La génération des réalisateurs d’aujourd’hui a une grande chance : il existe déjà un long passé de cinéma derrière nous, d’autres formes d’images sont apparues avec la télé et les nouvelles technologies plus récemment. On peut se nourrir aujourd’hui sans dogmatisme de styles très différents. Ma base est très classique, Hitchcock avant tout, la maîtrise, le classicisme, au service du spectateur mais depuis il y a eu beaucoup d’autres choses qui m’ont aussi intéressé. REQUIEM FOR A DREAM de Darren Aronofsky pousse cela à un niveau maximum. C’est extrêmement expérimental, mais les séquences les plus fortes, les plus émouvantes, sont en réalité très simplement filmées. Si la mise en scène compte beaucoup pour moi, je place les personnages au-dessus de tout. J’avais envie que la priorité soit toujours à leur l’émotion, à leur intimité. La mise en scène est en retrait dans ces moments là, et elle est plus en avant quand on est dans l’action. J’avais aussi envie de placer les gens dans une situation de réalisme absolu, mais de leur donner parfois un recul par rapport à tout ce qu’ils voient. En impliquant le spectateur par la forme, je l’invite de manière insidieuse à faire la connaissance d’un homme. C’est un type qui a un côté grenade dégoupillée au début et dont l’humanité se dévoile petit à petit. Ce n’est qu’un héros banal des temps modernes.

COMMENT AVEZ-VOUS CHOISI VOS COMÉDIENS ? J’ai d’abord écrit le film, et ensuite seulement réfléchi aux comédiens. Mais Michaël Youn est le premier que j’ai envisagé. Il y avait une espèce de proximité évidente entre lui et le personnage. Peut-être d’ailleurs que Michaël a trouvé une résonance en lui. Il a un vrai talent comique reconnu; en même temps, il y a chez lui une faille qui saute aux yeux, une espèce d’hypersensibilité. Pour moi, il n’est pas du tout dans le contre-emploi, j’insiste là-dessus. Le personnage est un mec drôle, immature, sensible, c’était assez naturel de s’adresser à Michaël. Il est devenu l’incarnation de ce que j’avais imaginé, au-delà de tout ce que j’avais pu espérer et m’a offert en plus un vrai plaisir de travail. Le métier de comédien est difficile, ils sont souvent à part, en retrait dans leur loge, à maintenir leur concentration malgré le fracas du plateau. Michaël, c’était tout le contraire, il était le premier arrivé, il saluait tout le monde, il était avec nous, il venait même quand il ne tournait pas. Il était membre de l’équipe à part entière. C’est un travailleur forcené, il s’investit dans ce qu’il fait, même quand c’est ce qu’il appelle « de la gaudriole ». 

ETIEZ-VOUS CONSCIENT D’APPUYER AUTANT LE PERSONNAGE SUR LES ALLERS-RETOURS AVEC SA PERSONNALITÉ À LUI ? La première scène sert à régler ça, justement : c’est le pont entre ce qu’on connaît de lui et là où je souhaite amener les gens. C’est ma manière de dire « vous venez voir Michaël Youn, je vous en donne cinq minutes, après c’est réglé on passe à autre chose ». Cette scène était écrite avant que Michaël donne son accord, elle aurait existé même si ça n’avait pas été lui qui avait joué Pierre, mais cela tombe remarquablement bien. De toute façon, je voulais faire ce film avec quelqu’un qui ait un talent comique évidemment, mais aussi une dimension physique, corporelle, animale.

COMME DANS L’HISTOIRE,VOTRE FILM MARQUE UNE RENCONTRE, CELLE DE MICHAËL YOUN ET DE PATRICK CHESNAIS… Patrick Chesnais est un acteur que j’admire depuis toujours. C’est un comédien qui s’inscrit dans une tradition des grands acteurs français, mais il a un ton bien à lui qu’il cultive de film en film. A priori, il n’y avait pas de lien entre Patrick et son personnage, c’était un peu un pari. Je trouve que c’est le comédien français le plus juste dans son ton. On peut lui demander de jouer n’importe quoi, il sera toujours dedans. J’avais vraiment très envie de tourner avec lui. Il apporte une dimension très forte à son personnage. Les confrontations ne seraient pas aussi puissantes s’il n’avait pas été en face de Michaël. D’ailleurs le public ne s’y trompe pas. C’est un comédien extrêmement populaire. Je n’ai jamais rencontré quelqu’un qui ne l’aime pas. Il réunit tous les publics. Le rapport de Michaël à Patrick était très intéressant sur le plateau, il y avait une étonnante proximité avec le rapport des deux personnages. Beaucoup de respect, et de curiosité ; j’avais d’ailleurs fait en sorte qu’ils ne se voient pas avant le tournage, pour que la rencontre se fasse sur la pellicule.

 

ET LES AUTRES COMÉDIENS ? Elodie Bouchez est une comédienne qui ose l’émotion, et j’avais envie de cela. Sur le tournage, il s’est passé quelque chose d’incroyable. Je dois avouer que ma façon de tourner est très précise, je répète beaucoup avant pour être très technique au moment du tournage, et du coup je ressens rarement la magie au moment où je filme. Quand on a tourné avec Elodie, le procédé de mise en scène était très différent du reste du film. On était dans une autre configuration de tournage, avec une équipe réduite, en Espagne, au soleil et nous devions aller vite. La mise en scène se voulait très épurée et tout reposait sur Elodie. Elle a joué sa scène et j’ai vu tous les gens complètement embarqués par une émotion immédiate, brute, comme je l’étais moi-même. C’était très fort, intense. En plus, elle nous l’a fait dix fois de suite, et différemment ! J’ai été très impressionné par son travail. Jackie Berroyer a dû tourner trois jours alors que nous étions déjà une famille, enfermés ensemble. Il a apporté du jour au lendemain une autre énergie sur le plateau. Il a tout donné. Physiquement, c’était impressionnant, il était en nage, il s’est totalement investi. Pendant la prise, les gens se retenaient de rire pour exploser après. C’était le moment le plus ludique du tournage.

VOUS DITES QUE VOUS PRÉPAREZ BEAUCOUP, LAISSEZ-VOUS UNE PLACE POUR L’IMPROVISATION ? Pratiquement pas. J’ai un découpage très précis, qui indique les emplacements caméra, les mouvements, après on revoit tout dans le décor avec le chef opérateur et le premier assistant . La seule place que je laisse à l’improvisation, c’est pour que le comédien soit à l’aise dans ce qu’il joue. Si au tournage, je vois que ça ne fonctionne pas, si l’acteur ne le sent pas, je m’adapte. La chance, avec Michaël, c’est qu’il a une vraie vision de la mise en scène, on s’est très bien compris. Je fais le plus possible de répétitions. Avec Michaël, on en a fait énormément, il était en demande de ça. Je voulais en avoir beaucoup avant pour ne pas avoir à me préoccuper de ça pendant le tournage, pour se connaître déjà, avoir un langage commun, une perception commune du personnage. Quant à Patrick, j’ai bien senti que ce n’est pas sa façon de travailler, et j’ai décidé de lui faire confiance.

 

LE FILM SE DÉROULE QUASIMENT DANS UN DÉCOR UNIQUE… Nous avons tourné dans un ancien bâtiment abandonné de l’Ecole Normale dans le parc de Saint-Cloud. Nous y avons créé un appartement complet. Pour les couleurs, je suis très cinéma asiatique. Le chef opérateur, Georges Diane, a beaucoup éclairé au néon, ce qui accentue le côté oppression, et les lumières tombent en douche sur les visages. Mais j’avais aussi envie que petit à petit, le film devienne baroque, je voyais des couleurs plus vives sur certaines choses, à certains moments. Le film change de tonalité au fur et à mesure qu’il progresse.

LA MUSIQUE TIENT UNE PLACE IMPORTANTE DANS VOTRE FILM…

Elle est essentielle. Il y a d’abord la chanson de Clovis Costa, “C’est mon corps”. Il fallait composer un tube, ce qui était difficile ,à appréhender. S’il y avait une méthode pour écrire un tube… Au résultat, je suis très content ; ça n’est pas de la grande musique - et ça ne voulait pas en être - mais ça tourne, et ça reste dans la tête. Cette chanson est écrite comme un cover français de la chanson du flash back : “Vampire”, que l’on doit à une artiste qui s’appelle Ruppert Pupkin. J’aime beaucoup la séquence du flash-back, qui est bien plus charnelle que le reste du film et qui repose en grande partie sur sa musique. Dès le début, j’ai voulu que la musique soit le coeur du film. J’ai énormément impliqué les gens qui l’ont écrite. Clément Tery a fait le score, la musique symphonique, l’adagio, ainsi que la musique électronique très âpre du début. Il est allé puiser dans une palette très large et cette collaboration dont je suis très heureux a été une phase fascinante et primordiale pour moi dans la fabricatio de mon film.

AVEC LE RECUL, TROUVEZ-VOUS QUE TOUT CE QUE VOUS AVIEZ IMAGINÉ SUR LE PAPIER FONCTIONNE BIEN À L’ÉCRAN ?

Je suis le plus mauvais spectateur de HEROS et je suis bien incapable de le juger.Beaucoup de risques ont été pris sur ce film : jouer sur la narration, faire ponctuellement sortir le spectateur de l’histoire, frôler l’expérimental, étirer les plans séquences. Et en même temps j’avais l’intuition que plus on prendrait de risques, moins ce serait dangereux en réalité ; comme si la multiplication des risques les annulait ; comme si c’était cela qui fondait la cohérence du projet. Ma plus grande leçon a été sur le rythme et je salue au passage le dantesque travail de la monteuse Elise Fievet. Mais de façon presque immature, je n’avais peur de rien, j’avais l’impression qu’on pouvait tout tenter, j’avais une confiance totale dans les gens qui m’entouraient. Tout ça n’était qu’un grand jeu, même si nous y avons mis beaucoup de nous-même. Toujours ce côté inconscient, naïf. Et libre, j’espère… En tout cas j’ai fait le film que je voulais, ce qui n’a été possible que grâce à la confiance de la production. Au-delà de tous les aspects formels du film, de sa folie, de sa rageparfois, HEROS se veut avant tout, simplement, l’histoire d’un homme. Et j’espère que les spectateurs parviendront à capter, avec la même naïveté que celle qui a été la nôtre, ce tout petit bout d’humanité.

Héros - Michaël Youn

Héros - Elodie Bouchez

Héros - Patrick Chesnais

Héros - Michaël Youn et Patrick Chesnais

Héros - Jackie Berroyer

(BANDE ANNONCE 2006)

 

 

 

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GYPSY CARAVAN (BANDE ANNONCE VOST 2006) (When the Road Bends: Tales of a Gypsy Caravan)

Publié le par ERIC-C

GYPSY CARAVAN (When the Road Bends: Tales of a Gypsy Caravan)

Documentaire de Jasmine DELLAL

Pretty Pictures

L'HISTOIRE : Embarquez dans la Gypsy Caravan pour un voyage à travers la musique, la vie et l'héritage de cinq groupes tziganes, issus du monde entier, lors d'une tournée triomphale de six semaines aux Etats-Unis. Les styles musicaux vont du flamenco au violon gitan, de la folk indienne au jazz, représentant ainsi le meilleur de la musique et la diversité du peuple gitan.
Le film retrace le portrait de ces musiciens, sur scène et à la ville, dans leurs familles et sur la route. Un voyage riche et initiatique, au sens propre et figuré à travers la culture gitane.

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LES ORIGINES DU FILM :

Lorsque la réalisatrice Jasmine Dellal assiste à la première tournée de Gypsy Caravan, elle décrit ce moment comme une des expériences les plus étonnantes de sa vie. A ce moment-là, elle est loin de se douter que la tournée reviendra et que cette fois, elle aura ses caméras prêtes à tourner.

Après avoir vu ces groupes époustouflants, la musique et l’atmosphère ne la quittent pas, mais elle veut en savoir davantage. En 2001, Dellal parle de l’idée de suivre ces musiciens à un directeur de la photo légendaire : Albert Maysles (« Gimme Shelter », « Edie & Mrs Beale », « Le Vendeur de bibles »). Celui-ci est connu pour son habileté à filmer la musique live et le cinéma vérité intimiste. Sa réaction enthousiaste donne le départ d’un voyage de 5 ans qui donnera ce documentaire envoûtant : GYPSY CARAVAN.

Jasmine a tissé des liens privilégiés avec la communauté Rom en travaillant sur son film précédent : AMERICAN GYPSY. S’appuyant sur cette expérience et sur les gens qu’elle a rencontrés, Jasmine décide de faire un film qui sera bien plus qu’un concert filmé ou un road movie, mais aussi une enquête enrichissante sur la vie des musiciens et des danseurs dans un univers très éloigné de la scène internationale.

Le but général du film est d’opérer à trois niveaux : de fabuleuses images de concert tournées avec plusieurs caméras pour célébrer les prestations musicales ; des scènes intimistes avec les musiciens loin des projecteurs tournées avec une caméra DV chez eux, en Espagne, en Macédoine, en Roumanie et en Inde ; et des images des artistes en coulisses alors qu’ils apprennent à se connaître et se lient d’amitié sur la route.

 

Pretty PicturesPretty Pictures

LA TOURNEE :

Cinq groupes éclectiques et fascinants composent la tournée Gypsy Caravan : deux groupes venus de Roumanie, Taraf de Haïdouks et Fanfare Ciocarlia ; la troupe espagnole de flamenco d’Antonio El Pipa ; la chanteuse macédonienne Esma Redzepova ; et Maharaja, un groupe venu d’Inde. Leurs styles musicaux divers mais aussi captivants les uns que les autres vont du flamenco à la fanfare, du violon roumain au folklore indien, du raga au jazz.

Tandis que les musiciens apprennent à se connaître, partagent leurs instruments, comparent leurs histoires familiales et leurs coutumes, la tournée enthousiasme le public sur son passage, grâce à des numéros de danse, ainsi que des chansons pleines de tristesse et de regret.

Dans les coulisses de la tournée, Dellal découvre la vie des musiciens, elle vit et voyage avec eux pendant six semaines. La confiance qui s’affirme au fil de la tournée n’apparaît pas seulement dans l’intimité des images, mais aussi dans la volonté des artistes de partager leur vie personnelle extraordinaire.

Les conditions de tournée mettent incroyablement les choses à niveau puisque l’équipe du film et les musiciens ont le même emploi du temps rigoureux, avec des concerts qui finissent tard dans la soirée et des réveils à l’aube. Les musiciens en arrivent même à parler de la caméra de Dellal comme de son instrument. Il y a des disputes occasionnelles à force de voyager avec autant de proximité, mais l’humour permanent du manager de la tournée et de Maharaja – dont les membres ont constamment le sourire – permet d’apaiser les tensions existantes.

Mais tout au long de la tournée, Dellal est consciente du fait que pour communiquer véritablement cette expérience et comprendre la musique – que ce soit une ballade envoûtante ou un numéro enlevé – le public doit comprendre la vie et l’histoire des musiciens.

Les contrastes fascinants entre les vies privées et professionnelles des musiciens que le film explore permet de découvrir ce qu’il y a en commun dans la langue, l’histoire, les traditions, les rêves, et bien sûr, la musique.

Pretty PicturesJohnny Depp. Pretty Pictures

LE VOYAGE :

 

De New York à Miami, d’Austin à San Francisco, GYPSY CARAVAN voyage avec ces talentueux musiciens tziganes, mais la caméra ne se cantonne pas aux Etats-Unis. Elle s’aventure dans des régions magnifiques et souvent pauvres, dont la Roumanie, la Macédoine, l’Espagne, et l’Inde. Même si les artistes étaient enthousiastes à l’idée que leurs concerts soient filmés, ils ont hésité, au départ, à dévoiler leur vie privée. Mais ils n’ont pas tardé à se rapprocher de Dellal et de sa façon de filmer. Il en résulte donc de superbes portraits détaillés. Entre deux représentations sur scène de ces enthousiastes et énergiques musiciens figurent des incursions dans leurs villages d’origine, où nous les voyons se préparer pour ces concerts, travailler pour nourrir leur famille ou tout simplement se replonger dans la grisaille du quotidien. Nous y voyons non seulement la souffrance, la pauvreté et le racisme, mais aussi le bonheur partagé en famille, la volonté d’améliorer l’existence de leurs enfants et l’étincelle magique qui se produit lorsque ces artistes jouent pour leurs amis et leurs familles plutôt que sur scène. Chaque portrait est une nouvelle en soi, mais au moment du final du film, on s’aperçoit qu’on aurait pu lire tout un roman, chaque chapitre préparant le suivant pour créer une narration haletante et plus puissante que la somme de toutes ses parties. Trouver des équipes locales sans préjugés à l’égard des populations tziganes n’a pas été simple. Mais une fois l’équipe en place, la caméra a su saisir une vision originale de l’existence de ces artistes. C’est en Inde que commence GYPSY CARAVAN. C’est le berceau des Roms et c’est là que nous rencontrons Harish, un danseur qui passe des heures à se maquiller, à mettre des jupons et des bijoux pour chaque spectacle. Ce bel homme de 30 ans est le chef officieux de son groupe parce qu’il parle anglais et sait trouver un restaurant indien près de n’importe quelle salle de concert en Amérique ou en Europe. Lorsque ses jupons pailletés tournoient sur le sol, la plupart des spectateurs le voient comme une femme superbe et Harish apprécie de toute évidence ce rôle féminin. Pourtant, dans la minuscule cuisine familiale à Jaiselmer, Harish explique, sans s’apitoyer sur son sort le moins du monde, qu’il n’a commencé à danser que pour faire vivre sa famille après avoir perdu ses parents très tôt. Très loin de là, en Macédoine, nous rendons visite à la diva reconnue dans toute la communauté Rom comme « la reine des Tziganes » en matière de musique. Esma Redzepova est une petite femme bien en chair de 50 ans dont le sourire désarme par sa beauté unique. Fière de son héritage rom, Esma a contribué à faire tomber bien des barrières face aux siens. A l’âge de 13 ans, elle était déjà célèbre en Yougoslavie et son mariage avec un homme qui n’était pas Rom a fait scandale avant d’être accepté par les deux communautés. Elle a les larmes aux yeux en parlant de son regretté mari, Stevo. Ensemble, ils ont adopté 47 enfants et les ont formés pour qu’ils suivent leurs traces musicales. Aujourd’hui, cette pionnière est une héroïne culturelle et politique, nommée trois fois pour le prix Nobel, aimée et respectée pour sa défense inlassable des droits des Roms. Nicolae Neacsu de Taraf de Haïdouks s’est produit devant de vastes publics internationaux et pour les caméras de Hollywood. Ses doigts noueux arpentent une corde de violon volontairement cassée, créant un son qui donne des frissons et attire une foule en délire. Nous le rencontrons chez lui, avec sa famille. Ayant très peu de travail comme musicien en Roumanie, Neacsu, âgé de 78 ans, est la principale source de revenus de sa famille. Mais quelques semaines plus tard, nous retournons dans ce village pour filmer son enterrement. C’est une procession spectaculaire de centaines de musiciens. Sa petite-fille, une de ses meilleures élèves, se joint aux nombreuses générations de musiciens qui rendent un dernier hommage à leur patriarche. Nous rencontrons également un autre membre de Taraf de Haïdouks, Caliu, dont la vitesse et le talent en matière de violon, sans oublier son charme, ont envoûté le public de New York à Tokyo. La magie de la gloire s’évanouit lorsque Caliu rentre chez lui en Roumanie et découvre que son fils doit épouser une fille de 13 ans afin de préserver l’honneur des deux familles. Son amour pour sa famille ne tarde pas à prendre le pas sur ses autres préoccupations. Il en résulte une fête joyeuse et tapageuse. La Roumanie est aussi la patrie de la Fanfare Ciocarlia. Dans un village de montagne où les oies caquettent en traversant l’unique voie ferrée, ce groupe de cuivres joue une musique rapide et énergique qui puise ses influences dans le monde entier. C’est là, à Zece Prajini, que nous rencontrons Ioan, le doyen du groupe, dont la demeure modeste - bien que luxueuse pour son village - lui suffit en matière de confort, malgré le contraste frappant avec les hôtels de la tournée américaine. Ioan parle de leur première tournée à l’étranger après la fin de l’ère communiste. Le groupe a été extrêmement surpris, ils s’attendaient à être mal reçus en tant que Tziganes et ils se sont retrouvés acclamés après avoir captivé le public par leur musique. Ils continuent d’ailleurs à le faire. Dans le groupe de flamenco, nous nous concentrons sur le chorégraphe et danseur Antonio El Pipa et sa tante Juana, dont la voix rauque chante du flamenco depuis qu’elle a 5 ans et dont les 7 enfants chantent et dansent, tout commeses parents et ses grands-parents. La voix cassée et naturelle de Juana contraste avec le style travaillé et mesuré d’Antonio. Nous rendons visite à Juana dans son appartement, où la vedette est une mère dévouée qui gronde son fils pour ses habitudes alimentaires et sa conduite à l’école. Nous apprenons comment la religion l’a aidée alors que la toxicomanie a failli détruire son mari et un autre fils. Ce sont des siècles de douleur que Juana évoque par sa voix profonde, pleine de « duende », c’est-à-dire d’émotion, et qui la poussent à se produire. Au bout de ce voyage, nous voyons que les Roms, après des années de pauvreté et de persécution depuis que leurs ancêtres ont quitté l’Inde du Nord, forment maintenant une diaspora célébrée sur le plan culturel et appréciée, particulièrement dans le monde de la musique, comme le prouve le film d’une façon envoûtante.

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LA MUSIQUE :

LA TROUPE DE FLAMENCO D’ANTONIO EL PIPA, originaire d’Andalousie, en Espagne, est un des groupes de flamenco lesplus traditionnels qui se produisent à l’heure actuelle. Né à Jerez, Antonio vient d’une dynastie d’artistes gitans, parmi lesquels sa grand-mère, la légendaire Tia Juana la del Pipa (aujourd’hui décédée) et sa tante Juana la del Pipa, qui danse dans cette troupe et chante d’une voix rauque aussi brute que des siècles de douleur. Leur spectacle «Passion tzigane » a valu à Antonio et sa tante Juana d’excellentes critiques aux Etats-Unis et en Europe. Ils continuent à se produire dans le monde entier et devant les spectateurs les plus exigeants qui soient en matière de flamenco : en Espagne  

 

ESMA REDZEPOVA vient de Macédoine et se produit depuis plus de 40 ans. Elle est reconnue dans le monde entier comme « la reine des Tziganes » sur le plan musical. Sa voix pleine de passion met facilement le public en larmes et le fait danser dans les allées. Esma est accompagnée acoustiquement par un accordéon, une clarinette, une trompette, un tarabuka et une contrebasse. Cette diva à l’apparence séduisante a été nommée pour le prix Nobel de la paix pour son travail politique sur les Roms. Avec son mari, aujourd’hui décédé, elle a adopté 47 enfants et les a formés pour qu’ils puissent vivre de la musique. Sa cave est devenue le foyer d’une chaîne de télé rom émettant 24 h sur 24 et présentant les chansons à succès roms comme les anniversaires de la communauté, pour les 5 000 Roms originaires du Kosovo et réfugiés en Macédoine.

 TARAF DE HAIDOUKS est un groupe pittoresque de musiciens roumains dont le répertoire inclut de la musique de mariage roumaine, des ballades au violon, des accompagnements jazz, classiques et rock. Ils se sont produits avec Yehudi Menuhin et le Kronos Quartet, ils ont joué un rôle important dans le célèbre film de Tony Gatlif « Lacho Drom » et sont apparus aux côtés de Johnny Depp dans le film de Sally Potter « The Man Who Cried ». Sur scène, 12 musiciens interprètent allègrement des créations musicales qui séduisent bon nombre d’amateurs de musique, au-delà des fans de « world music » et de « fusion ». Bien que leur célébrité récente leur paraisse étrange, leur musique reste fidèle à elle-même et conserve un côté à part, un charme indéfinissable. Chaque concert et chaque album sont plus réussis que les précédents, et la presse les encense de plus en plus. Le doyen des violonistes a 79 ans, d’autres musiciens ont 60 ans ou 20 ans, ils jouent des cymbales, de l’accordéon, de la flûte et ne manquent pas de souffle. Lorsque Taraf retourne dans son village natal, l’économie reprend parce que les modestes revenus tirés des concerts leur permettent de mettre leurs enfants à l’école, d’acheter quelques produits locaux, ce qui suffit à faire vivre le village jusqu’au salaire de la prochaine tournée. Clejani est un village rom de musiciens qui autrefois étaient en demande constante de mariages, mais la tradition faiblissante s’est éteinte. Le but est maintenant de faire des tournées internationales. Taraf de Haïdouks (littéralement « bande de brigands ») est probablement le groupe de musique tzigane le plus connu à l’heure actuelle.

MAHARAJA est un groupe où se mêlent les principales castes musiciennes du désert du Rajasthan, dans le nord-ouest de l’Inde. Maharaja s’est produit lors de centaines de concerts dans le monde entier devant un public envoûté par une musique indienne hybride et pleine d’énergie, des acrobaties et de la danse. Fondé en 1995 (le nom de départ était « Musafir »), ce groupe rassemble des musiciens, des poètes et des shamans qui ne joueraient pas ensemble au Rajasthan, mais qui créent ici une fusion fascinante de folklore indien du nord, de musique classique, arabe, de transe soufique. Ce mariage des styles donne naissance à une esthétique éclectique. Lors de la première tournée Gypsy Caravan, ils ont découvert la richesse du flamenco et ont depuis lancé un projet parallèle -Maharaja Flamenca- qui se produit lors de cette tournée avec Antonio El Pipa

La FANFARE CIOCARLIA est un groupe constitué de 11 musiciens, jouant de cuivres et d’instruments à vent, originaires du village de Zece Prajini, près de la frontière roumano-moldave. Leur musique est un mélange d’influences roumaines, tziganes et turques, avec quelques éléments de klezmer. Les 3 CD du groupe ont remporté un succès énorme. Ils se sont produits dans des festivals du monde entier et ont participé à des bandes originales de film pour des artistes tels que Goran Bregovic et Emir Kusturica. « Nous sommes parmi les derniers et les plus rapides de tous ! » dit le chef du groupe, Ioan Ivancea. La Fanfare Ciocarlia mérite vraiment le titre de plus rapide et peut-être de plus folle de toutes les fanfares roms.

 

(BANDE ANNONCE VOST 2006)


 

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FRAGILE(S) (BANDE ANNONCE 2006) avec Jean-Pierre Darroussin, François Berléand

Publié le par ERIC-C

FRAGILE(S)

Comédie dramatique française de Martin VALENTE

avec Jean-Pierre DARROUSSIN - François BERLEAND - Caroline CELLIER - Jacques GAMBLIN - Marie GILLAIN

Bac Films

 

L'HISTOIRE : Il y a des jours où le destin entrecroise les vies, où les solitudes s'animent sous l'effet du hasard, où un événement bouleverse le cours de plusieurs vies. Six personnages, vont se croiser, se réunir, s'abandonner, se retrouver alors que rien ne les prédisposait à se rencontrer. Un lien existe pourtant entre eux. Et le destin va se charger de le leur rappeler :
Sara qui vient de perdre son emploi, est entraînée par sa copine Isa en week-end au Portugal.
Paul dont le dernier film est un échec retentissant, se rend, contre son gré, à un festival à Lisbonne.
Yves, pharmacien, a fait le vide autour de lui. Mais ce matin un chien en a décidé autrement...
Musicienne, Nina profite d'une tournée pour enfin aller voir son fils de 7 ans qu'elle n'a pas vu depuis des mois...
Voilà des semaines que Vince, inspecteur de police, vient chaque jour à l'hôpital, jouer de la guitare... Et toujours aussi mal.
Hélène ne supporte pas l'idée d'être grand-mère, encore moins lorsqu'on lui demande de garder Ross, son petit-fils...

François Berléand et Sara Martins. Bac FilmsMarie Gillain. Bac FilmsCaroline Cellier et Jacques Gamblin. Bac FilmsJacques Gamblin et Caroline Cellier. Bac FilmsMarie Gillain. Bac FilmsMarie Gillain et Jean-Pierre Darroussin. Bac Films

ENTRETIEN

(Martin Valente)

D’'où vous est venue l'idée d’écrire FRAGILE(S) ?

FRAGILE(S) est né d’un flottement, celui que j’ai ressenti après la sortie de mon premier film LES AMATEURS. J’'avais tellement attendu ce moment qu’immédiatement après j’'ai été un peu déphasé. Je pense que tout le monde a dû éprouver au moins une fois dans sa vie cette sensation-là, ces instants où l’on se sent seul au coeur du monde. J’'ai donc décidé d’en faire le sujet de mon deuxième film.

De quelle manière ?

J’'avais envie de filmer plusieurs personnages aux caractères, sexes et âges évidemment différents, mais qui avaient tous un point commun : celui d’être dans cet état de fragilité psychologique, un état qui peut être plus ou moins grave. Celui de gens qui ne peuvent plus faire face à ce que la société nous demande aujourd’hui, c’est-à-dire avoir toujours à tout prouver en permanence au monde entier, à sa famille ou à soi-même, montrer que l’on est capable d’être à la hauteur. Or la vie ne peut pas se résumer à ça.

Pourquoi avoir choisi de suivre les destins de plusieurs personnages, et non pas celui d’un personnage principal ?

J’'aime cette richesse-là, ce côté foisonnant qui permet au spectateur de prendre et de rejeter ce qu’il veut, et qui lui permet enfin de s'’identifier au personnage de son choix.

En tant qu'’auteur, cela me permet aussi d’'aborder un même thème mais sous différents prismes, de montrer plusieurs points de vue sur un même sujet. J’avais par ailleurs envie d'’avoir des voix féminines, de faire parler des femmes, ce qui était un véritable défi pour moi, je ne savais pas si j’y arriverais.

Vous-même, vous êtes-vous identifié en particulier à un de vos personnages ?

Pas vraiment. Ce qui est troublant, c’est que, pendant l’'écriture du scénario, j’étais plus proche de certains d’entre eux alors que, sur le tournage, je me suis reconnu dans d'’autres. Donc je crois que forcément vous mettez de vous un peu partout quand vous travaillez sur ce type d’'histoires.

Était-il important de montrer différentes générations de personnages ?

Oui, cela permet d'’introduire la complexité et l’ambiguïté de la vie, comme, par exemple, celle des couples d’'âges différents, une femme qui vit une histoire avec quelqu'’un de

plus jeune. Ou l’'inverse.

Une autre chose m'’intéressait aussi, c'’était de développer cette idée que ce ne sont pas toujours les personnes auxquelles on pense qui nous aideront dans notre vie. Ce sont parfois des personnes qu’on ne soupçonnait pas forcément capables de ça qui, tout à coup, vont nous permettre de déclencher un processus pour sortir de nos problèmes. Dans mon film, par exemple, le personnage de Nina, interprété par Marie Gillain, va partir de chez Yves, interprété par Jean-Pierre Darroussin, sans savoir ce qu’elle a pu lui apporter. Et de la même manière, Yves reste persuadé qu’il a essayé d’aider Nina, mais que cela a été un échec total, ce qui n’est pas tout à fait le cas. J’aime cette idée, que, ce que l’on retire des gens, c’est parfois à leur insu, sans qu’ils le sachent. C’est bien que tout ne soit pas conscient. Exactement comme dans la vie où les choses ne sont jamais totalement claires ni tranchées.

Il y a aussi un travail sur la coïncidence...

J’'aime bien le principe des coïncidences. Tout dépend toujours de la manière dont on regarde la vie. La vie est plutôt rigolote, elle est même étonnante. On a beau prévoir ou planifier notre existence, il nous arrive toujours quelque chose d’autre qui interfère dans notre vie, quelque chose qui peut être parfois de l’ordre de la coïncidence ou de l’absurde.

Très précisément, et au-delà de tout ce qui est coïncidence, j’'avais envie qu’il y ait dans chacune des histoires un fait, un élément tangible et révélateur de l’'identité et de la problématique du moment de chaque personnage. Dans la première histoire, par exemple, c’est un sac-poubelle dont Paul, François Berléand, ne parvient pas à se débarrasser. À un moment donné, il dit même que c’est l'’histoire de sa vie. Tous les ennuis qu’il a pu accumuler en lui et qui lui pèsent à ce moment-là sont symbolisés par ce sac-poubelle. Dans la deuxième histoire, c’'est un chien jaune qui se prend d’affection pour un des héros. Et ce qui est intéressant avec un chien, c’'est que ça ne demande rien. Si un chien a décidé de vous aimer, il vous aime. Or, il se trouve que le personnage refuse cela, c'’est un être qui a décidé de vivre a minima, de se préserver de tout, y compris de la moindre émotion. L’'irruption de ce chien dans sa vie, de cet animal qui a besoin de lui, qui lui exprime toute sa gratitude, vient le perturber. Dans la troisième histoire, l’élément révélateur est un bébé. Lui non plus n’a rien demandé, il est là dans les bras de sa grand-mère qui a déjà tellement eu de mal à être mère... Tous ces éléments servent de révélateurs et deviennent salvateurs pour mes personnages, et parfois sans qu’ils en soient conscients.

Enfin, je voulais établir dans chacune de mes trois histoires une sorte de parallélisme de la maladresse. C’est pour cette raison que tous mes personnages se cassent physiquement la gueule à un moment donné. Quand on se sent tout à coup en désaccord, en disharmonie

avec le monde, on le sent très fortement, et souvent cela s’accompagne physiquement.

La musique est aussi un personnage à part entière. Comment avez-vous travaillé cet aspect du film ?

Je travaille la musique dès l’'écriture du scénario. Je collecte d'’abord de nombreux morceaux musicaux que j'’aime, qui vont m'’inspirer, et que je vais écouter en boucle. Après je fais un tri. Enfin, au montage, je ne conserve que les musiques qui ont totalement « collé » aux scènes. Ce ne sont pas des musiques qui accompagnent l’action, mais qui se fondent dans l’action. C'’est pour cette raison que je préfère travailler en amont, dès l’'écriture, avec des musiques. Mais cela ne veut pas dire que je n’'utilise que des morceaux existants. Il y a aussi des musiques originales signées Denis Mériaux qui a composé pendant que j’'écrivais d’'après des idées que je lui transmettais, sans lire pour autant ce que j'’écrivais. Cette base musicale très importante a été par la suite enrichie par quelques morceaux supplémentaires après le tournage et même jusqu’au montage image.

Qu'elle a été la difficulté principale que vous avez rencontrée lors de la réalisation de FRAGILE(S) ?

De différencier les trois histoires principales. Comment distinguer les histoires entre elles ? Est-ce que ça doit passer par le cadre ? Par la lumière ? Mais, finalement, naturellement et heureusement, je me suis très vite rendu compte que mes trois histoires étaient tellement différentes qu’elles imposaient une lumière particulière de par la nature même de leurs contextes. Ma première histoire se déroule au Portugal, où tout était lumineux, car en extérieur, avec une foule nombreuse. La deuxième histoire, c’'était un huis clos dans un appartement, la nuit, avec deux personnages qui ont du mal à sortir ce qu’ils ont en eux, donc il fallait une lumière beaucoup plus tamisée, plus contrastée, un « ombre et lumière ». La troisième histoire, qui se passe la plupart du temps dans un hôpital, nécessitait une lumière plus blanche mais extrêmement naturelle.

Qu’est-ce que ce film vous a appris ?

Qu’il était très agréable de tourner à l’étranger. On est dans une bulle, pris par son film, entouré de gens qui parlent une autre langue. On se laisse porter. J'’ai tourné dans un pays que je connaissais quand même puisqu’une partie de ma famille est d’origine portugaise. Cela évoquait donc des souvenirs personnels, j’étais fier de ça. Cela allait totalement dans le sens de l’histoire impressionniste qu’est pour moi FRAGILE(S).

À quel genre appartient FRAGILE(S) ?

C'’est une comédie dramatique. Surtout pas un drame. Je pense que mon film est d’'ailleurs fondamentalement optimiste. J’'aimerais que les gens sortent des salles en disant : « c’est vrai, on a tous nos problèmes, mais faisons avec, et essayons de nous en sortir au mieux ».

LES PERSONNAGES (Vus par leur réalisateur)

PAUL (FRANCOIS BERLEAND) J’'avais envie de voir François Berléand faire le mort dans une piscine. Quand on l’'observe bien, François a le regard étonné de Paul, cette impression de ne jamais se trouver à l’'endroit où il faut. Cette impression que même un bouchon de baignoire peut lui résister. Depuis mon premier film, je voulais voir François dans un rôle de doux mélancolique un peu perdu. François se coule dans le personnage de Paul tout en retenue. Il donne à son personnage des allures de gamin perdu à Lisbonne. J’'aime également la manière douce dont il drague Sara, sans trop y croire... Mais tout de même, qui sait....

HELENE (CAROLINE CELLIER) Caroline Cellier a su apporter à Hélène cette démarche incertaine, hésitante et maladroite. Hélène, plantée sur ses talons à semelle compensée, manque de se casser la figure à tout moment. Elle se cache derrière sa frange de cheveux comme pour disparaître aux yeux des autres. Hélène est dans le ressentiment, centrée sur elle-même. Car Hélène ne supporte pas sa condition nouvelle de grand-mère. La seule personne à qui elle se confie reste le seul qui ne peut pas lui répondre : Ross, son petit-fils de 10 mois...

YVES (JEAN-PIERRE DARROUSSIN) Yves se fait adopter par un grand chien jaune dont il n’'arrive pas à se débarrasser. Le personnage d'’Yves a un côté minéral, tout glisse sur lui. Il ne veut plus ressentir d’'émotion, il cherche à se mettre en dehors de la vie. Il y a une similitude de rythme entre Jean-Pierre Darroussin et le chien jaune. La même lenteur, les épaules baissées pour Jean-Pierre, l’'échine courbée pour le chien jaune, les mêmes pas. Je ne sais plus très bien qui cherche à ressembler à l’'autre... Jean-Pierre a tout de suite su trouver la bonne économie de gestes du personnage pour donner cette impression qu’'Yves se fond dans le décor... 

VINCE (JACQUES GAMBILN) Vince s’'est lancé dans l’'apprentissage de la guitare pour partager quelque chose avec sa femme bloquée sur son lit d’'hôpital mais il n'’arrive plus à sortir une note, Vince en est maintenant tout à fait incapable. Tout le monde lui demande des nouvelles de sa femme comme si lui-même n’'existait pas. Ce qui a le don de l’'exaspérer. Jacques Gamblin a fait de Vince un personnage qui se contient sans arrêt. Au bord de l’'implosion. Jacques est à part. Il a en lui une petite musique douce, une diction, une poésie qui transforment les phrases les plus banales pour leur donner une consistance inattendue qui alimente toujours le sens du récit. 

NINA (MARIE GILLAIN) Le problème de Nina est celui de l’addiction. Nina se drogue, n’'a plus la garde de son fils, vient de perdre son boulot mais c’'est elle qui secourt Yves. Parce qu’'elle fait partie de cette catégorie de gens qui, même dans la détresse, ont davantage besoin d’'aider que d’'être aidés. Pour montrer qu’'ils en sont capables, donc qu'’ils existent. Marie Gillain respire la vie, elle a une vitalité incroyable et c’est ce qui m’a convaincu de lui proposer le rôle de Nina. Marie a un sens rare de la rupture dans le jeu, elle fait passer ses personnages d’'une émotion à une autre en un battement de paupières. C’est ce que je recherchais pour Nina, toujours sur le fil du rasoir. Toujours entre deux états. Toujours dans le déni.

(Musique)

"YOU KNOW HOW I FEEL"

Interprété par Ginger Ale

(A. David Guillou/S. Bertrand)

© 2006 Crazy Car Driver

"OUT OF THE BLUE"

Interprété par Ginger Ale

(A. David Guillou/S. Bertrand)

© 2005 Emi Music Publishing France

2006 Crazy Car Driver

avec l’autorisation de Emi Music Publishing France

avec l’aimable autorisation de Universal Music Projets Spéciaux

"THIS IS JUST A MODERN ROCK SONG"

Interprété par Belle and Sebastian

(Geddes/Colburn/Murdoch/Martin/Gabriel/Campbell/Jackson)

1998 Jeepster

© Sony/ATV Music Publishing

"THE DRESS"

Interprété par Ginger Ale

(A. David Guillou/S. Bertrand)

© 2006 Crazy Car Driver

"THESE ARMS"

Interprété par Matt Costa

© 2002 Matt Costa / Thrista

2005 Venerable Media, under licence from Brushfire Records Inc.

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(BANDE ANNONCE 2006)


 

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ANOTHER GAY MOVIE (BANDE ANNONCE VOST 2008)

Publié le par ERIC-C

ANOTHER GAY MOVIE

Comédie américaine de Todd STEPHENS

avec Michael CARBONARO - Graham NORTON - Jonathan CHASE - Mitch MORRIS

Another Gay Movie

L'HISTOIRE :Andy Wilson a tout du jeune gay américain type. Il a 17 ans, mais il est encore vierge. Et comme tout le monde il compte bien remédier à ce problème. Totalement décomplexé, et chaud comme la braise, ce jeune et naïf lycéen est pris dans ce curieux vortex entre l'enfance et l'âge adulte. Au grand désarroi de sa mère, Mme Wilson - qui se demande pourquoi ses carottes et concombres disparaissent - Andy passe son temps libre à se préparer au grand moment quand, enfin, il fera le grand saut.
Andy n'est pas seul. Il est flanqué de ses trois meilleurs amis, tous plein de testostérone : Jarod qui est un fana de blagues de potaches, Griff qui lui est le romantique musclé et Nico qui est l'expert en cinéma gay. Ils ont tous une chose en commun, ils sont tous parfaitement vierges.
Muffler, leur "virile" copine lesbienne, une vraie Casanova, s'amuse à titiller les garçons. C'est un véritable aimant à pom-pom girls qui accumule les sauteries. La goutte d'eau qui fait déborder le vase vient lors de la fête de fin d'année de Muffler, qui se transforme en partie de jambes en l'air... sauf pour eux. Cette nuit là, ils se promettent de se faire dépuceler d'ici à la fin de l'été.

Another Gay Movie - Michael Carbonaro, John Epperson et Scott Thompson

Another Gay Movie - Michael Carbonaro

Another Gay Movie - Jonah Blechman et Richard Hatch

Another Gay Movie - Jonah Blechman, Jonathan Chase, Michael Carbonaro et Mitch Morris

Another Gay Movie

 

(BANDE ANNONCE VOST 2008)


 

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LA COLLINE A DES YEUX 2 (B.A.)

Publié le

LA COLLINE A DES YEUX 2 (2007)

de Martin WEISZ

avec Daniella ALONSO, Michael McMILLIAN, Jessica STROUP

Interdit aux moins de 16 ans même accompagnés

L'HISTOIRE :

Des recrues de la National Guard s'entraînent dans le désert du Nouveau Mexique. Le lieu, qui servit jadis à l'armée américaine comme zone d'expérimentation nucléaire, est peuplé de mutants...

LA COLLINE A DES YEUX AU CINEMA :

 

LA COLLINE A DES YEUX (1977)

de Wes CRAVEN avec Robert HOUSTON, Martin SPEER et Susan LANIER

L'HISTOIRE : En partance pour la Californie, une famille se retrouve accidentellement au beau milieu d'une zone d'essais de l'aviation américaine. Contraints de quitter leur véhicule, ils se retrouvent pourchassés par une bande de dégénérés.

 LA COLLINE A DES YEUX 2 (1984)

de Wes CRAVEN avec Michael BERRYMAN, Tamara STAFFORD et John BLOOM 

L'HISTOIRE : Un groupe de bikers entreprend un voyage pour participer à une course qui se déroule non loin du désert où s'est déroulé un grave accident quelques années auparavant. Ils décident de prendre un bus, mais celui-ci tombe en panne au beau milieu du désert...

 

LA COLLINE A DES YEUX (2006)

de Alexandre AJA avec Aaron STANFORD et Ted LEVINE

L'HISTOIRE : Pour fêter leur anniversaire de mariage, Big Bob Carter, un ancien policier de Cleveland, et sa femme Ethel ont demandé à leur famille de partir avec eux en Californie. Big Bob est sûr que faire la route tous ensemble les aidera à resserrer des liens familiaux un peu distendus.
Même si tout le monde vient, personne n'est vraiment ravi d'être là. Lynn, la fille aînée, s'inquiète du confort de son bébé. Son mari, Doug, redoute de passer trop de temps près de son beau-père. La jeune Brenda regrette de ne pas être allée faire la fête à Cancun avec ses amis. Et Bobby ne s'intéresse qu'aux deux chiens de la famille.
Une route désertique va conduire les Carter vers le pire des cauchemars...

 

 

 

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LONDON TO BRIGHTON (BANDE ANNONCE 2006) avec Lorraine STANLEY - Georgia GROOME

Publié le par ERIC-C

LONDON TO BRIGHTON

Thriller britannique de Paul Andrew WILLIAMS

avec Lorraine STANLEY - Georgia GROOME - Johnny HARRIS - Nathan CONSTANCE - Sam SPRUELLLONDON-TO-BRIGHTON.jpg

MK2 Diffusion

L'HISTOIRE : Londres, 3h07 du matin, Joanne et Kelly se réfugient en sanglots dans les toilettes délabrées d'une gare : elles viennent de tuer Duncan Allen, un riche et pervers boss de la pègre qui avait payé pour passer la nuit avec la toute jeune Joanne. Derek, le proxénète de Kelly, menacé de mort par le fils de Duncan, doit à tout prix retrouver les deux filles pour sauver sa peau. La seule issue pour Joanne et Kelly semble être celle de monter dans un train en direction de Brighton...

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(BANDE ANNONCE 2006)



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Elvis Presley - Jailhouse Rock (BOF CLIP : LE ROCK DU BAGNE)

Publié le par ERIC-C

Elvis Presley - Jailhouse Rock (BOF CLIP : LE ROCK DU BAGNE)
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SPIDERMAN 1 - AFFICHE (Twin Towers)

Publié le par ERIC-C

SPIDERMAN 1 - Affiche(Twin Towers)

VOICI L'AFFICHE PREVENTIVE QUI ETAIT PREVUE POUR LA PROMOTION DE SPIDERMAN 1 EN 2001, LA SUITE ON CONNAIT

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Seal - Fly like an Eagle (BOF CLIP : Space Jam)

Publié le par ERIC-C

Seal - Fly like an Eagle (BOF CLIP : Space Jam)

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R. Kelly - Bad Man (BOF CLIP : SHAFT - 2000)

Publié le par ERIC-C

R. Kelly - Bad Man (BOF CLIP : SHAFT - 2000)
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Inner Circle - Bad Boys (BOF CLIP : Bad Boys)

Publié le par ERIC-C

Inner Circle - Bad Boys (BOF CLIP : Bad Boys)
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Une jeunesse comme aucune autre avec Smadar SAYAR, Naama SCHENDAR

Publié le

UNE JEUNESSE COMME AUCUNE AUTRE (2005)

Drame Israelien de Dalia HAGER zt Vidi BILU

avec Smadar SAYAR, Naama SCHENDAR


L'HISTOIRE : 

Smadar et Mirit, toutes deux âgées de 18 ans, accomplissent leur service militaire. Dans ce cadre, elles ont pour obligation de patrouiller dans les rues de Jérusalem pour des opérations de contrôle d'indentité. Elles doivent interpeler tous les passants palestiniens, vérifier leurs papiers et noter par écrit d'une manière précise et détaillée tous renseignements susceptibles d'intéresser leur hiérarchie.
Dans cet exercice, les deux jeunes femmes sont confrontées, parfois malgré elle, aux réalités de leurs propres vies : leurs déboires amoureux, les déchirements entre amis, l'évolution du rapport entre elles, tantôt agressif, tantôt passif, où tous les détails de leur vie, rêves ou désillusions, s'immiscent dans leur quotidien.
Un jour, la réalité politique de Jérusalem surgit dans leur vie.

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LA FLUTE ENCHANTEE de Kenneth Branagh avec Joseph Kaiser, Amy Carson, Ben Davis

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LA FLUTE ENCHANTEE (2006)

(THE MAGIC FLUTE )

de Kenneth BRANAGH

avec Joseph KAISER, Amy CARSON, Ben DAVIS

 

Joseph Kaiser (au centre). Les Films du Losange

L'HISTOIRE : 

A la veille de la Première Guerre mondiale, Tamino, en quête d'amour, de paix et de lumière, s'engage dans un dangereux périple. En compagnie de ses hommes paralysés par l'angoisse, il attend l'ordre de partir au combat.
Au cours du chaos qui s'ensuit, Tamino se retrouve projeté dans un univers crépusculaire, entre rêve et cauchemar, où trois infirmières militaires lui sauvent la vie... Lorsque Papageno, gardien des canaris utilisés pour détecter la présence de gaz dans les tranchées, apparaît en prétendant avoir sauvé Tamino, les Soeurs décident de les envoyer sur une mission périlleuse.
Ils doivent retrouver la trace de Pamina, la ravissante fille de la Reine de la Nuit, enlevée par le redoutable seigneur Sarastro.
Deux jeunes gens qui s'aiment parviendront-ils à influer sur le sort des nations et la vie de millions d'êtres humains ?

Kenneth Branagh. Les Films du LosangeAmy Carson. Les Films du LosangeJoseph Kaiser. Les Films du LosangeAmy Carson. Les Films du Losange

 

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MON COLONEL avec Olivier Gourmet, Robinson Stévenin, Cécile de France

Publié le

MON COLONEL (2006)

de Laurent HERBIET

avec Robinson STEVENIN, Cécile de FRANCE, Olivier GOURMET, Charles AZNAVOUR, Bruno SOLO, Eric CARAVACA, Guillaume GALLIENNE, Bruno LOCHET...

L'HISTOIRE : 

1995, Paris. Le colonel en retraite Raoul Duplan est trouvé chez lui, une balle dans la tête. Une lettre anonyme est envoyée aux enquêteurs : "Le colonel est mort à Saint-Arnaud".
1957, Saint-Arnaud, est de l'Algérie : un jeune officier juriste, Guy Rossi, prend ses fonctions auprès du colonel Duplan. La machine des pouvoirs spéciaux et de la torture institutionnalisée se met tranquillement en route. Elle fera du jeune juriste un bourreau. Et elle rattrapera Duplan quarante ans plus tard.

 

 

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HORS DE PRIX (BANDE ANNONCE 2006) avec Audrey Tautou, Gad Elmaleh

Publié le par ERIC-C

HORS DE PRIX
de Pierre SALVATORI (LES APPRENTIS, APRES VOUS, COMME ELLE RESPIRE)
avec Audrey TAUTOU, Gad ELMALEH, Jacques SPIESSER,
Marie-Christine ADAM

L'HISTOIRE : Jean, serveur timide d'un grand hôtel, passe pour un milliardaire aux yeux d'Irène, une aventurière intéressée.
Quand elle découvre qui il est réellement, elle le fuit aussitôt. Mais Jean, amoureux, se lance à sa poursuite et la retrouve sur la Côte d'Azur.
Rapidement ruiné, il finit par adopter le mode de vie de celle qu'il aime et s'installe comme homme de compagnie dans un magnifique palace.
Ce nouveau statut le rapproche d'Irène qui accepte enfin sa présence. Elle lui donne alors des conseils et sans s'en rendre compte, s'attache de plus en plus à lui...

Audrey Tautou. TFM DistributionMarie-Christine Adam, Audrey Tautou et Gad Elmaleh. TFM DistributionGad Elmaleh et Audrey Tautou. TFM Distribution
Gad Elmaleh et Audrey Tautou. TFM DistributionGad Elmaleh et Audrey Tautou. TFM DistributionGad Elmaleh. TFM DistributionAudrey Tautou et Gad Elmaleh. TFM DistributionGad Elmaleh et Audrey Tautou. TFM DistributionGad Elmaleh. TFM Distribution
(BANDE ANNONCE 2006)



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DEJA VU de TONY SCOTT (BANDE ANNONCE VF 2006) avec Denzel WASHINGTON, Jim CAVIEZEL, Val KILMER

Publié le par ERIC-C

DEJA VU

de Tony SCOTT (SPY GAME, DOMINO, MAN ON FIRE)

avec Denzel WASHINGTON, Jim CAVIEZEL, Val KILMER

L'HISTOIRE : Tout le monde a déjà ressenti une sensation de "déjà vu" - ce flash si particulier qui vous donne l'impression d'avoir déjà vécu une situation. Mais qu'en serait-il si ces sentiments étaient des avertissements du passé ou des indices sur votre avenir ?
Alors qu'il enquête sur l'explosion d'une bombe sur un ferry de la Nouvelle Orléans, l'agent Doug Carlin est recruté par une toute nouvelle cellule du FBI ayant accès à un appareil gouvernemental top secret capable d'ouvrir une "fenêtre sur le temps", fenêtre permettant d'observer des évènements dans le passé s'étant déroulés quatre jours, six heures et quelques minutes auparavant.
Durant son investigation, Doug va découvrir que ce que la plupart des gens pensent n'être qu'un effet de leur mémoire est en fait un don bien plus précieux, une force qui le mènera vers une course contre la montre pour sauver des centaines d'innocents.
 

SYNOPSIS : Everyone has experienced the unsettling mystery of déjà vu ? that flash of memory when you meet someone new you feel you've known all your life or recognize a place even though you've never been there before. But what if the feelings were actually warnings sent from the past or clues to the future? In the captivating new action-thriller from producer Jerry Bruckheimer and director Tony Scott, written by Terry Rossio & Bill Marsilii, it is déjà vu that unexpectedly guides ATF agent Doug Carlin (Denzel Washington) through an investigation into a shattering crime. Called in to recover evidence after a bomb sets off a cataclysmic explosion on a New Orleans Ferry, Carlin is about to discover that what most people believe is only in their heads is actually something far more powerful ? and will lead him on a mind-bending race to save hundreds of innocent people.

(VOIR LA BANDE ANNONCE)

 

DEJA VU de TONY SCOTT (BANDE ANNONCE VF 2006) avec Denzel WASHINGTON, Jim CAVIEZEL, Val KILMER

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