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FRANCOIS TRUFFAUT (FILMOGRAPHIE)

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Collection Christophe L.  FRANCOIS TRUFFAUT (1932-1984)

1957 - LES MISTONS

1959 - LES QUATRE CENTS COUPS

1960 -  TIREZ SUR LE PIANISTE

1961 - L'AMOUR A VINGT ANS (coréalisation)

1961 - JULES ET JIM

1962 - TIRE-AU-FLANC 1962

1964 - LA PEAU DOUCE

1966 - FARENHEIT 451

1967 - LA MARIEE ETAIT EN NOIR

1968 - BAISERS VOLES

1969 - LA SIRENE DU MISSISSIPPI

1970 - DOMICILE CONJUGAL

1970 - L'ENFANT SAUVAGE

1971 - LES DEUX ANGLAISES ET LE CONTINENT

1972 - UNE BELLE FILLE COMME MOI

1973 - LA NUIT AMERICAINE

1975 - L'ARGENT DE POCHE

1975 - L'HISTOIRE D'ADELE H

1977 - L'HOMME QUI AIMAIT LES FEMMES

1978 - L'AMOUR EN FUITE

1978 - LA CHAMBRE VERTE

1980 - LE DERNIER METRO

1981 - LA FEMME D'A COTE

1983 - VIVEMENT DIMANCHE

MK2 DiffusionBeta Film GmbHSwashbuckler FilmsJean-Pierre Léaud, Jacqueline Bisset et François Truffaut. Swashbuckler FilmsFrançois Truffaut et Jean-Pierre Mocky. Mocky Delicious ProductsIsabelle Adjani. Collection Christophe L.Heinz Bennent et Gérard Depardieu. GaumontJeanne Moreau, Oskar Werner et Henri Serre. Sédif ProductionsJean-François Stévenin, François Truffaut et Nathalie Baye. Swashbuckler FilmsJean-Pierre Léaud et François Truffaut. Swashbuckler FilmsJean-Pierre Léaud et Dani. Swashbuckler FilmsJean-Claude Brialy. Collection Christophe L.



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ROGER VADIM (FILMOGRAPHIE)

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Corbis Sygma ROGER VADIM (1928-2000)

1956 - ET DIEU CREA LA FEMME

1957 - SAIT-ON JAMAIS ?

1958 - LES BIJOUTIERS DU CLAIR DE LUNE

1959 - LES LIAISONS DANGEREUSES 1960

1960 - ET MOURIRDE PLAISIR

1961 - LA BRIDE AU COU

1961 - LES SEPT PECHES CAPITAUX

1962 - LE REPOS DU GUERRIER

1963 - LE VICE ET LA VERTU

1963 - CHATEAU EN SUEDE

1964 - LA RONDE

1966 - LA CUREE

1967 - LES HISTOIRES EXTRAORDINAIRES (coréalisation)

1968 - BARBARALLA

1971 - HELLE

1971 - SI TU CROIS FILLETTE...

1972 - DON JUAN 73

1974 - LA JEUNE FILLE ASSASSINEE

1976 - UNE FEMME FIDELE

1980 - NIGHT GAMES

1981 - THE HOT TOUCH

1982 - SURPRISE PARTY

1983 - COMEBACK

1987 - AND GOD CREATED WOMAN



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LUCHINO VISCONTI (FILMOGRAPHIE)

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Corbis Sygma LUCHINO VISCONTI (1906-1976)

1942 - LES AMANTS DIABOLIQUES

1945 - JOURS DE GLOIRE (GIORNI DI GLORIA)

1948 - LA TERRE TREMBLE (LA TERRA TREMA)

1951 - BELLISSIMA

1953 - NOUS LES FEMMES (SIAMO DONNE) (en coréalisation)

1954 - SENSO

1957 - LES NUITS BLANCHES (LE NOTTI BIANCHE)

1960 - ROCCO ET SES FRERES (ROCCO E I SUOI FRATELLI)

1962 - BOCCACE 70 (BOCCACIO 70) (en coréalisation)

1962 - LE GUEPARD (IL GATTOPARDO)

1965 - SANDRA (VAGHE STELLE DELL'ORSA)

1966 - LES SORCIERES (LA SORCIERE BRULEE VIVE)

1967 - L'ETRANGER (LO STRANIERO)

1968 - LES DAMNES (THE DAMNED)

1971 - MORT A VENISE (MORTE  A VENEZIA)

1972 - LUDWIG - LE CREPUSCULE (LUDWIG)

1975 - VIOLENCE ET PASSION (GRUPPO DI FAMIGLIA IN UN  INTERNO)

1976 - L'INNOCENT (L'INNOCENTE)

Claudia Cardinale. Les Films ArianeHelmut Berger et Silvana Mangano. Helmut Berger. Helmut Berger.



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JEAN VIGO (FILMOGRAPHIE)

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JEAN VIGO (1905-1934)

Jean Vigo est le fils de l'anarchiste Eugène Bonaventure de Vigo, dit Miguel Almereyda (anagramme de : y a la merde !), directeur des journaux La Guerre sociale et Le Bonnet rouge . Ce militant anarchiste et pacifiste rejoint le camp de la guerre et du patriotisme.

Jean Vigo est l'arrière petit-fils de Bonaventure Vigo maire de Latour-de-Carol et 1er viguier d'Andorre.

En 1917, son père se reconvertit au pacifisme après avoir mesuré les horreurs de la guerre et est arrêté et incarcéré à la prison de Fresnes. Il est retrouvé mort, étranglé avec son lacet de chaussure dans des circonstances douteuses. La vindicte de l'extrême droite est virulente et menaçante, la famille se cache.

Jean Vigo est rejeté de lycée en lycée, tenu à l'écart par ses camarades.

Il est connu pour deux films qui influeront sur le futur développement du cinéma français et mondial : Zéro de conduite (1933) et L'Atalante (1934).

Il réalisa aussi auparavant À propos de Nice (1929), un film muet examinant les inégalités sociales du Nice des années 1920 et le film Taris, roi de l'eau (1931), une élégante étude du nageur Jean Taris.

Ses films sont décrits par certains comme anti-patriotiques, et sont censurés par le gouvernement français, l'Atalante est remonté par ses producteurs et ressorti sous le titre Le Chaland qui passe, tandis que Zéro de conduite ne sera autorisé qu'en 1946.

Parmi les premiers spectateurs se trouve François Truffaut qui dit lui devoir son regard.

Jean Vigo meurt à Paris de septicémie. Il est enterré au Cimetière de Bagneux à Paris.

En 1951, est créé en son honneur le Prix Jean Vigo, qui distingue souvent de jeunes réalisateurs. En 2007, le Festival Punto de Vista, en Espagne, distinguera le meilleur directeur de sa competition internationale avec le premier Prix Jean Vigo espagnol.

(1929-1930) A PROPOS DE NICE

(1931) TARIS, ROI DE L'EAU

(1932-1933) ZERO DE CONDUITE

(1933-1934) L'ATALANTE



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RESCUE DAWN (BANDE ANNONCE VO 2006) de Werner HERZOG avec Christian Bale, Steve Zahn

Publié le par ERIC-C

RESCUE DAWN

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Film de guerre américain de Werner HERZOG (ENNEMIS INTIMES, COBRA VERDE, FITZCARRALDO, WOYZECK, NOSFERATU, LA BALLADE DE BRUNO, AGUIRRE LA COLERE DE DIEU)

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avec Christian BALE - Steve ZAHN - Jeremy DAVIES

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Musique de Klaus BADELT

.RESCUE-DAWN.jpg

Christian Bale. Werner Herzog Filmproduktion

L'HISTOIRE : L'histoire vraie d'un pilote de l'armée américaine, germano-américain, capturé au Laos durant la Guerre du Vietnam et qui organise une fuite.

Werner Herzog Filmproduktion

Christian Bale. Werner Herzog Filmproduktion

Werner Herzog Filmproduktion

Steve Zahn et Christian Bale. Werner Herzog Filmproduktion

Werner Herzog Filmproduktion

 

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(BANDE ANNONCE VO 2006)

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PLANETE TERREUR de Robert RODRIGUEZ avec Rose McGowan, Freddy Rodriguez, Josh Brolin (Planet Terror)

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PLANETE TERREUR (Planet Terror) (2007)

de Robert RODRIGUEZ

avec Rose McGowan, Freddy Rodriguez, Josh Brolin

Planète terreur - un film Grindhouse

L'HISTOIRE :

Planet Terror, le second segment du dyptique déjanté Grindhouse réalisé par Robert Rodriguez : une petite ville de l'ouest est ravagée par des zombies appelés "sickos". Une femme avec un fusil à la place de la jambe et son petit copain karatéka vont essayer de les repousser...

 

Planète terreur - un film Grindhouse - Freddy Rodriguez, Rose McGowan et Marley Shelton

Planète terreur - un film Grindhouse - Rose McGowan

Planète terreur - un film Grindhouse - Quentin Tarantino, Rose McGowan et Marley Shelton

Planète terreur - un film Grindhouse - Rose McGowan

Planète terreur - un film Grindhouse - Rose McGowan et Marley Shelton

Planète terreur - un film Grindhouse - Freddy Rodriguez, Marley Shelton, Naveen Andrews et Rose McGowan

 

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ELVIS PRESLEY - CLIP PERIODE MILITAIRE

Publié le par ERIC-C

ELVIS PRESLEY - CLIP PERIODE MILITAIRE
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Le fils de l'épicier avec Nicolas CAZALE, Clotilde HESME, Daniel DUVAL, Jeanne GOUPIL

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LE FILS DE L'EPICIER (2007)

de Eric GUIRADO (QUAND TU DESCENDRAS DU CIEL)

avec Nicolas CAZALE - Clotilde HESME - Daniel DUVAL - Jeanne GOUPIL - Stéphan GUERIN-TILLIE - Paul CRAUCHET

Le Fils de l'épicier

L'HISTOIRE : 

Quand Antoine propose à Claire, sa meilleure et seule amie, de lui prêter de l'argent, il est loin d'imaginer où le mènera sa promesse. Car de l'argent, Antoine n'en a pas.
A trente ans, il traîne une existence jalonnée de petits boulots et de grosses galères. Pour tenir sa parole, il n'a d'autre choix que d'accepter de remplacer son père, épicier ambulant, parti en maison de convalescence après un infarctus.

Le Fils de l'épicier - Nicolas Cazalé

Le Fils de l'épicier - Clotilde Hesme et Nicolas Cazalé

Le Fils de l'épicier

Le Fils de l'épicier - Paul Crauchet

 

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CARAMEL de Nadine LABAKI avec Nadine LABAKI - Yasmine AL MASRI - Aziza SEMAAN

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CARAMEL (2007)

de Nadine LABAKI

avec Nadine LABAKI - Yasmine AL MASRI - Aziza SEMAAN - Joanna  MOUKARZEL - Gisele AOUAD

Caramel

L'HISTOIRE : 

A Beyrouth, cinq femmes se croisent régulièrement dans un institut de beauté, microcosme coloré où plusieurs générations se rencontrent, se parlent et se confient.
Layale est la maîtresse d'un homme marié. Elle espère encore qu'il va quitter sa femme.
Nisrine est musulmane et va bientôt se marier. Mais elle n'est plus vierge et s'inquiète de la réaction de son fiancé.
Rima est tourmentée par son attirance pour les femmes, en particulier cette cliente qui revient souvent se faire coiffer.
Jamale est obsédée par son âge et son physique.
Rose a sacrifié sa vie pour s'occuper de sa soeur âgée.
Au salon, les hommes, le sexe et la maternité sont au coeur de leurs conversations intimes et libérées.

Caramel

 

NOTE DE LA PRODUCTION

En octobre 2003, je suis allée présenter RESPIRO de Emanuele Crialese, que j’'avais coproduit, au festival de Beyrouth. En sortant de la projection, on m'’a présenté Nadine Labaki, connue au Liban pour ses pubs et ses clips de chanteuses arabes. Nous nous sommes parlées à peine dix minutes, mais dans ce laps de temps très court, Nadine a su exprimer avec une sincérité déconcertante combien le cinéma était toute sa vie. Je lui ai proposé de rester en contact et, si elle le souhaitait, de lui servir de coach. Un mois après, quand je lui ai écrit pour lui demander où elle en était, elle m'’a répondu qu’'elle travaillait sur une idée, et quelques jours plus tard, les premières pages de CARAMEL arrivaient... J'’ai alors proposé à Nadine de se présenter à la Résidence du Festival de Cannes, un lieu qui permet à de jeunes réalisateurs d’écrire leur scénario à Paris dans les meilleures conditions. Nadine a été retenue parmi plus de cent postulants !

En octobre 2004, elle a intégré la Résidence et elle m’a rendu son scénario six mois plus tard. Touchée par la grâce de cette histoire, je me suis sentie confirmée dans ma décision de produire le film.

En vue de trouver des partenaires libanais, je suis partie en août à Beyrouth où, après le printemps 2005 et le départ des Syriens, régnaient une effervescence artistique et un vent de liberté inouïs.

Je n’'ai pas rencontré de coproducteur mais j'’ai trouvé un distributeur enthousiaste, Sadek Sabbah, et des promesses de financements locaux. Très vite, j’ai décidé de créer ma propre société de production, Les Films de Beyrouth, et à partir de là je me suis rendue au Liban chaque mois. Avec une première assistante et un directeur de production français nous avons mis en place la structure de production du film. Il était important que toute la partie artistique (images, décors, costumes, musiques) reste libanaise.

Dès que le financement du tournage a été bouclé, j’'ai pensé qu'’il fallait foncer sans attendre la suite. Il a débuté le 20 mai 2006 et s'’est terminé le 2 juillet 2006. Nous avons fait une fête de fin de tournage mémorable, pleine de gaîté et d’'amis, le soir du match de Coupe du Monde France-Brésil. Une semaine plus tard, Beyrouth était bombardée !

Comme la post-production était prévue à Paris, il a fallu, dans cette période de conflit, rapatrier les rushes et Nadine, ce qui ne fut pas simple.

Aujourd'’hui, le film est sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs du Festival de Cannes où il sera projeté le 20 mai, un an jour pour jour après le premier jour de tournage ! La première projection à Beyrouth se fera devant l’'équipe du film. Pour nous tous, CARAMEL a été, de bout en bout, une aventure incroyable. Le lien qu'’il a tissé entre nous, dépasse largement celui d’'un film classique, tant l’'Histoire est venue se mêler à nos histoires et à l’'histoire du film.

Quant à moi, CARAMEL est ma fierté. Celle d’'avoir contribué à associer au nom de Beyrouth des images de vie et de lumière.

Anne-Dominique Toussaint

Caramel

BIOGRAPHIE DE NADINE LABAKI

Née en 1974 au Liban, elle passe son baccalauréat à Beyrouth en 1993. Diplômée en études audiovisuelles à l’'université Saint-Joseph de Beyrouth (IESAV), elle réalise son film d’école, 11 RUE PASTEUR, en 1997, qui obtient Le Prix du Meilleur Court-Métrage à la Biennale du Cinéma Arabe de l’IMA (Paris) en 1998.

Elle tourne ensuite des publicités et de nombreux clips musicaux pour de célèbres chanteuses du Moyen-Orient et pour lesquels elle obtient des prix en 2002 et 2003.

En 2004, elle participe à la Résidence du Festival de Cannes pour l’'écriture de CARAMEL, son premier long métrage.

Caramel

ENTRETIEN AVEC NADINE LABAKI

Pour un premier long métrage, cela ne devait pas être simple de réaliser et de jouer en même temps ?

Je reconnais que j’'ai beaucoup hésité. L'’idée de jouer me tentait, mais je craignais de faire du tort au film. Finalement, j’'ai pris le risque car cela m’a permis de diriger les scènes de l'’intérieur. Les actrices n'’étant pas des professionnelles, je pouvais impulser le rythme en étant au plus près d’'elles. D'’autant plus que, voulant que chacune garde sa manière de parler, je ne leur donnais pas de dialogues à mémoriser.

C’est un choix délibéré ou un hasard d’avoir des actrices non professionnelles ?

Je voulais des femmes qui, dans la vraie vie, ressemblent à leur personnage. J’'avais une idée très précise de leur physique, de leur personnalité, des mots qu’'elles devaient employer et je ne voulais pas de rôles de composition. Il a fallu chercher dans les rues, les magasins, chez des amis... Cela a pris du temps, mais elles collent toutes à la réalité des rôles.

Qui est Nisrine ?

Une musulmane de 28 ans, amie de Layale, qui travaille dans le salon de coiffure. Elle prépare son mariage avec un garçon musulman qui ne sait pas qu’'elle n’'est plus vierge. C'’est un très grand problème pour elle. Doit-elle le lui dire ou se faire recoudre, comme beaucoup de filles libanaises dans cette situation ? Yasmine Al Masri qui interprète ce rôle n’est pas actrice. Elle est née au Liban d’une mère égyptienne et d’'un père palestinien. C’'est une grande amie que j’'ai rencontrée à Paris où elle suit des études aux Beaux-Arts et de la danse orientale. Tout son travail, son combat même, est autour du corps de la femme. Nisrine ne pouvait être qu’'elle.

Et Rima ?

C'est une jeune fille de 24 ans, un peu garçon manqué, qui travaille comme shampouineuse au salon. Silencieuse et introvertie, elle n'’est pas voluptueuse et coquette comme les autres. Rima se cherche. Peu à peu, on découvre qu’'elle a un penchant pour les femmes. Mais, le sait-elle vraiment ? Joanna Moukarzel s’'occupe de gestion dans une grande entreprise d’électroménager. J’'ai été très vite convaincue et séduite par son côté spontané et vivant.

Et Jamale, la cliente ?

Jamale est l'’amie de toutes les filles du salon. On ne connaît pas vraiment son âge, ni sa confession. Elle a tellement peur de vieillir qu’'elle cache avec des subterfuges qu’'elle est ménopausée. Elle ne vit que dans l’'apparence. Beaucoup de femmes dans mon pays sont dans cette situation car la séduction est très importante dans l’'existence de la femme libanaise. Jamale veut devenir comédienne car, après avoir consacré sa vie à ses enfants, elle veut briller et exister, surtout qu'’on comprend que son mari l’a plaquée pour une fille plus jeune qu’'elle. Dans la vie, Gisèle Aouad est secrétaire de direction. Elle a une personnalité généreuse et extravertie qui correspond bien au rôle.

Et Rose, la couturière ?

Rose est une Chrétienne de 65 ans qui habite à côté du salon et qui connaît bien toutes les filles. Elle n’'a jamais été mariée car elle s'’est dévouée à sa soeur un peu folle. Quand elle rencontre un homme, Charles, elle laisse passer l’'amour, par sacrifice sans doute, mais aussi par autocensure. Au Liban, quand on est veuve, divorcée ou «vieille fille» on n'’a plus le droit d'’être amoureuse passé un certain âge. Sinon, on est tourné en dérision, on devient ridicule et l’'on fait honte à son entourage. Dans cette société fermée, la culpabilité vient d’'un attachement très fort à la famille et à la religion quelle qu'’elle soit. Sihame Haddad, qui incarne Rose, est femme au foyer. J’'ai tout de suite beaucoup aimé sa personnalité, très touchante malgré sa retenue.

Et Lili qui joue le rôle de la grande soeur de Rose ?

Lili est un cadeau du ciel ! Pour écrire ce personnage, je me suis inspirée d’'une femme dont on m'’a raconté l’'histoire. Quand elle était jeune fille, elle est tombée amoureuse d’'un officier français qui, lorsqu'’il est parti, lui a écrit des lettres tous les jours qui ont été confisquées par sa famille. Quand elle l’a découvert, c’'était trop tard. Depuis elle cherche ces lettres partout... Lili est une vieille fille un peu folle qui ramasse tout ce qui, de près ou de loin, ressemble à un papier. Aziza Semaan doit avoir dans les 85 ans. J’'étais désespérée de ne pas la trouver quand Je l’'ai aperçue dans la rue un Vendredi Saint. Tout de suite, je me suis dit que c’'était la Lili dont je rêvais. C’'est une Chrétienne qui ne parle qu’'arabe et dans la vie, elle est à la fois très sage et très rigolote.

Et puis, il y a cette femme, belle et mystérieuse, qui ne fait que passer et dont on ne sait rien.

Même pas son nom ! C'’est l’'exemple même de la femme parfaite. Cheveux, silhouette, vêtements... elle est tout ce qu'’un homme souhaite. Comme dans les pubs américaines des années 60, cette mère de famille au foyer incarne le stéréotype de l'’idéal féminin. Mais on comprend qu'’elle vit une énorme frustration, comme beaucoup de Libanaises qui s’'oublient pour coller à ce que l’on souhaite d’'elles. Entre cette femme et Rima naît une véritable attraction. Siham Fatmeh Safa est une musulmane chiite mariée à 13 ans qui vit seule aujourd’'hui. Elle dégage ce mystère dont j'’avais besoin pour le personnage.

Ces personnages sont-ils représentatifs des femmes libanaises aujourd’hui ?

Assez, oui. Mais je n'’ai pas voulu faire un travail sociologique et je n’'ai pas résumé, loin de là, la société libanaise. J'’ai fait ce film parce que je me pose beaucoup de questions sur les femmes libanaises. Obsédées par leur apparence, elles cherchent leur identité entre l’'image de la femme occidentale et celle de la femme orientale... La libanaise a toujours l'’impression de voler ses instants de bonheur. Elle doit sans cesse ruser pour vivre comme elle veut. Et quand elle y arrive, elle se sent coupable. On se leurre en pensant qu'‘elle est libre. Même moi, qui suis émancipée et qui fait le métier que je veux comme je le veux, je me sens conditionnée au plus profond de mon être par les traditions, l'’éducation et la religion. Les petites filles libanaises grandissent avec le mot arabe «aayib» qui, accompagné par un geste du doigt un peu menaçant, veut dire : «C'’est honteux...». C'’est honteux ceci ou cela. On a sans cesse peur de faire quelque chose qu'’il ne faut pas faire. Avec cette idée de sacrifice pour contenter ses parents, ses enfants, son mari, sa famille. À toutes les étapes de la vie on nous présente un exemple à suivre, qui, bien sûr, ne correspond pas à ce qu’'on a envie d’être. La femme libanaise, musulmane ou chrétienne, vit une contradiction entre ce qu’'elle est, ce qu’elle a envie d’être et ce qu'’on lui permet d’être.

Dans le film Jamale est obsédée par la chirurgie esthétique.

Est-ce le reflet d’un état d’esprit dans le pays ?

Comme partout ailleurs, je pense. Mais comme nous sommes un pays très extraverti c'’est une véritable explosion à Beyrouth. On commence très jeune. Nez, bouche, liposuccion, sourcils, lifting, seins... tout y passe. Je ne suis pas contre tant que cela fait du bien. Je le deviens face aux excès, car la femme libanaise s’'est créé sa propre échelle de beauté qui ne ressemble à aucune autre dans le monde : sourcils très haut, nez minuscule, lèvres charnues, pommettes saillantes etc. On veut ressembler à la femme occidentale, mais avec nos propres critères qui ne sont pas des plus discrets.

Se faire recoudre l’hymen avant le mariage est aussi une pratique courante ?

Chez les musulmans comme chez les chrétiens, la virginité reste une valeur. C'’est là encore très représentatif de la société libanaise. Toujours privilégier l'’apparence avec cette peur de ne pas correspondre au modèle. Cela se fait en cachette mais dans des cliniques qui ont pignon sur rue. Les hommes ne sont pas très clairs sur cette question. Du coup, on ne sait jamais ce qu'’ils pensent vraiment. Même s'’ils prétendent avoir les idées larges, devant la réalité, comment vont-ils réagir ? Entre la modernité et la tradition, les hommes sont souvent aussi perdus que les femmes. Mais, là encore, il ne faut pas faire de généralités.

L'’homosexualité est-elle encore un tabou aujourd’hui ?

Oui, certainement. Dans le film, Rima ne vit pas son homosexualité. Cela se limite à des sensations pendant les shampoings qu’'elle fait à la belle inconnue. Et d’'ailleurs, ses amies s’en aperçoivent, mais elles n’'en parlent pas.

Quand Layale cherche un hôtel pour passer un moment avec son amant, on lui demande de prouver qu’elle est mariée. C’est aussi une réalité ?

Pas dans les hôtels touristiques. Mais dans les autres oui. Ou alors, on vous regarde avec un regard suspicieux. Légalement, on n’a pas le droit d’'aller à l’hôtel si on n’'est pas marié. La société libanaise est encore très puritaine.

Et les hommes, tous des machos ?

Pas du tout. Dans le film, ils sont tous sympathiques, le flic, le fiancé, le vieux monsieur... Le seul salaud, c'’est l’'amant dont on ne voit jamais le visage. C'’est volontaire car le modèle du mari qui a une maîtresse existe dans tous les pays du monde. Les autres hommes sont, en fait, comme j’'aimerais qu'’ils soient. Le policier romantique surprend par sa sensibilité. Charles, l'’homme âgé qui tombe amoureux de Rose est élégant, touchant et son regard sur Rose est plein de tendresse. En réalité, l'’homme libanais connaît lui aussi une crise d’identité.

L'’humour est très présent dans ce film.

C’est une qualité libanaise ou une des vôtres ?

L'’autodérision est très présente chez nous. C’'est une manière de surmonter tout ce que nous avons vécu. Les Libanaises sont des survivantes. Comme toutes les femmes arabes, elles sont passionnées et dotées d'’un fort tempérament. Mais elles refusent de dramatiser et de se laisser emporter par la tristesse. Leur manière de se défendre, c'’est de tout tourner en dérision. Lorsqu’'on a connu la guerre, comme nous, on relativise beaucoup de choses.

Quand en 1990, la guerre s’est arrêtée, vous aviez 17 ans.

CARAMEL est le premier film libanais qui n’en parle pas. Pourquoi ?

Quand j’'ai fait ce film, j’'avais envie d'’écrire l’'histoire à venir et de ne plus regarder en arrière. Je fais partie d’'une génération qui veut raconter autre chose, des histoires d’'amour par exemple, plus en rapport avec les sentiments que nous connaissons et les expériences que nous vivons qu’'avec la guerre. On a tellement vu, analysé, revu, décortiqué les événements passés que j’'éprouvais le besoin de ne pas en parler. Malheureusement, huit jours après la fin du tournage, on nous faisait revivre des événements dramatiques.

Après la guerre de l’été dernier, pourriez-vous écrire le même scénario, aujourd'’hui ?

Quand cette guerre a éclaté, je venais à peine de finir le tournage. J’'ai connu alors un sentiment de culpabilité très fort : «À quoi rime ce film coloré, qui parle de femmes, d’'amour et d’'amitié ?». Pour moi, le cinéma devrait remplir une mission et aider à changer les choses. Mais qu’'est-ce que mon film allait apporter ou changer ? J'’ai même été tentée de tout abandonner. Finalement, je me suis dit que CARAMEL est, une fois encore, une manière de survivre à la guerre, de la dépasser, de la gagner et de se venger. C’'est ma révolte à moi et mon engagement. Alors oui, si je devais écrire aujourd'’hui ce film, je ferais le même.

Pensez-vous que les relations entre les différentes communautés pourraient s'’arranger grâce aux femmes ?

Je crois que oui. Les femmes possèdent plus de passerelles entre elles que les hommes : les enfants, la préservation de la vie, la complicité, les histoires d’'amour... musulmanes ou chrétiennes, on ne peut pas nous enlever ça, même sous les bombes. Je crois à l'’universalité de ces sentiments.

Pourquoi avoir tourné en libanais ?

C'’est la langue de mon pays ! Je ne peux pas imaginer un film libanais, qui parle du Liban et qui est joué par des Libanais autrement que dans cette langue qui est la mienne !

C'’est un hasard ou un choix d'’écrire ce scénario avec deux hommes ?

C'’était essentiel. Comme je ne voulais pas un film purement féministe, j’'avais vraiment besoin du regard des hommes.

Quel genre de lumière avez-vous demandé au chef opérateur ?

Yves Sehnaoui est un jeune libanais très talentueux. Je lui ai demandé une lumière sensuelle, chaleureuse, colorée, douce et caressante sur la peau et couleur... caramel.

Et pour les décors ?

On s’'est inspiré avec Cynthia Zahar d'’un très beau salon à Beyrouth. Mais, je voulais, en plus, qu’'à 'l'’intérieur, on sente un lieu qui a vécu. Pour la maison et l’'atelier de Rose, je souhaitais aussi susciter cette impression que des époques avaient défilé. Et Cynthia a su, avec talent, inscrire ce sentiment du temps qui passe.

Et les costumes ?

C’'est ma soeur, Caroline, qui les a imaginés. Elle a donné au film un univers tout à fait particulier grâce à ses mélanges de styles et d'’époques et à son sens aigu de l’'observation. Sa précision dans le choix des matières et des couleurs a très bien réussi à nous convaincre du réalisme des personnages...

La musique est très présente dans le film. Comment avez-vous procédé ?

Khaled Mouzanar le compositeur me connaît très bien... C’'est mon futur mari ! Auteur compositeur, il sort son premier album de chansons françaises chez Naïve. Sa musique m’a toujours évoqué des images. Il a un univers tout à fait particulier, mais sait très bien se mettre au service d'’un scénario et d’'une histoire. Il a vécu avec moi toute l'’aventure du film et je n’'avais pas besoin de parler pour qu'’il comprenne ce que je voulais. Je lui ai fait écouter des chansons qui me font voyager et rêver et il a réussi ce mélange difficile entre la musique orientale et occidentale qui fonctionne formidablement bien dans CARAMEL. Grâce à lui, la musique est un véritable personnage.

Finalement, CARAMEL est-il un film politique ?

Ce n'’était pas dans mon intention quand je l’'ai écrit. Mais maintenant, à cause des événements, je dirais que oui. Au Liban, tout est devenu un acte politique, la politique se faufile jusque dans l’'intimité de nos vies! J'’ai cru y échapper, mais la réalité de la guerre m’'a rattrapée. Aujourd’'hui, avec les tensions qui règnent au Liban, CARAMEL porte malgré lui un message : en dépit de l'’opposition entre les différentes religions, réactivées par cette guerre, la cohabitation et la coexistence sont naturelles. Du moins, c’'est comme cela qu'’il faudrait vivre.

Comment résumeriez-vous votre film ?

En une phrase, je dirais : «C'’est l’'histoire de cinq femmes libanaises, cinq amies d'’âges différents, qui travaillent et se croisent dans un institut de beauté à Beyrouth». Si je développe un peu, j’'ajouterais : «Dans cet univers typiquement féminin, ces femmes - qui souffrent de l’'hypocrisie d’'un système traditionnel oriental face au modernisme occidental - s'’entraident dans les problèmes qu'’elles rencontrent avec les hommes, l’'amour, le mariage, le sexe...». Aujourd'’hui, dans cette partie du monde, le Liban apparaît comme un exemple d'’ouverture, de libération et d'’émancipation. Mais ce n'est pas toujours vrai. Derrière cette façade, nous subissons encore beaucoup de contraintes, la crainte permanente du regard des autres et la hantise de leur jugement. Dans ce contexte, la femme libanaise est minée par les remords et la culpabilité. Dans ce salon de coiffure et d’esthétique, mes héroïnes se sentent en confiance. C'’est un lieu où, même si l’'on est regardé dans ce qu'’on a de plus intime, on n'’est jamais jugé. La femme qui nous épile nous voit toute nue, au sens propre comme au sens figuré, car c'’est un moment où l’'on ne triche pas. Peu à peu, on lui raconte notre vie, nos peurs, nos projets, nos histoires d’'amour etc.

Pourquoi ce titre CARAMEL ?

C’'est la pâte épilatoire faite à la manière orientale : un mélange de sucre, de citron et d’'eau que l’'on fait bouillir jusqu'’à ce qu'’il devienne du caramel. On étale ce mélange sur du marbre pour qu'’il refroidisse un peu. Et l’'on en fait une pâte qui sert à épiler. Mais CARAMEL, c’'est aussi l’'idée du sucré-salé, de l’'aigre-doux, du sucre délicieux qui peut brûler et faire mal.

 

Parlez-nous des personnages.

Layale d'’abord, le rôle que vous interprétez.

C’'est la propriétaire du salon. Une jeune femme de 30 ans, chrétienne, qui vit encore chez ses parents comme pratiquement toutes les filles qui ne sont pas mariées au Liban. On voit à travers ses bijoux, son amour de la Sainte Vierge, son vocabulaire qu’'elle est très attachée à sa religion. Layale est amoureuse d’'un homme marié dont elle est la maîtresse. C’'est l’'exemple même de la contradiction. D’'un côté, sa famille qu’'elle ne veut pas décevoir, sa religion, un cocon protecteur et de l’'autre, cet homme dont elle est complètement dépendante et qui représente l’'interdit total, la transgression.

 

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RINTINTIN (BANDE ANNONCE VF 2007)

Publié le par ERIC-C

RINTINTIN
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de Danny LERNER (RAGING SHARKS) 
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avec Michal YANNAI - Ben CROSS - William HOPE
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Rintintin
L'HISTOIRE : Lorsque, pendant la Première Guerre mondiale, un soldat de l'armée américaine, Lee Duncan, découvre un chiot dans les décombres d'un bâtiment bombardé, il ignore que le jeune berger allemand deviendra, à travers d'innombrables aventures, l'un des chiens les plus célèbres du monde. Pourtant, tout commence mal : le jeune chien, baptisé Rintintin, ne fait pas l'unanimité sur le campement militaire, et le capitaine Sandman ordonne à Duncan de le dresser ou de s'en débarrasser.
Quelques semaines plus tard, Rintintin a appris à porter secours aux soldats. Peu à peu accepté, il deviendra vite nécessaire et certains, dans la fureur des combats, lui devront même la vie. Mais tout cela n'est que le début de son incroyable destin...
Rintintin
RINTINTIN est aussi une série américaine (164 épisodes, 5 saisons) de 22 minutes, créée en 1954. diffusée sur la première chaîne française en janvier 1960.
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(BANDE ANNONCE VF 2007)



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JINDABYNE, AUSTRALIE (BANDE ANNONCE VOST 2006) avec Laura LINNEY - Gabriel BYRNE - Deborrra LEE FURNESS

Publié le par ERIC-C

JINDABYNE, AUSTRALIE

Film dramatique australien de Ray LAWRENCE (LANTANA)

avec Laura LINNEY - Gabriel BYRNE - Deborrra LEE FURNESS - John HOWARD - Leah PURCELL - Alice GARNER - Eva LAZZARO

L'HISTOIRE : D'origine irlandaise, Stewart Kane vit en Australie, dans la petite ville de Jindabyne.
Parti avec ses trois amis pour une randonnée de pêche dans les montagnes, il découvre le cadavre d'une jeune femme dans la rivière. Les quatre hommes décident pourtant de ne pas rentrer tout de suite ; ils continuent tranquillement à pêcher et ne signalent leur macabre découverte que quelques jours plus tard.
A leur retour, ils sont confrontés à la colère et à l'incompréhension de toute la communauté.
Ce sera l'occasion de révéler les secrets enfouis par des années de vie commune et d'exacerber les sentiments de haine et d'amour qui agitent plus que jamais les habitants de Jindabyne.

 

GABRIEL BYRNE (STEWART)

D’'origine irlandaise, Gabriel Byrne a travaillé avec quelques-uns des plus grands réalisateurs du cinéma mondial, dont les frères Coen, Wim Wenders, Jim Jarmusch, Ken Loach, John Boorman, David Cronenberg, Michael Mann et Bryan Singer. Se partageant entre des productions indépendantes et des blockbusters hollywoodiens, il a interprété 35 longs métrages, en a produit trois et a écrit deux scénarios. Cité aux Tony pour sa prestation dans ‘‘Une lune pour les déshérités’’ d’Eugene O’Neill en 2000, il a fait son grand retour à Broadway en 2005, en se produisant dans ‘‘A touch of the Poet’’, d’Eugene O’Neill également. On le retrouvera bientôt dans WAH-WAH de Richard E. Grant, aux côtés d’Emily Watson, et PLAYED de Sean Stanek.

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ENTRETIEN AVEC GABRIEL BYRNE

Comment pourriez-vous définir JINDABYNE, AUSTRALIE ?

Il s'’agit de l'’histoire de quatre pêcheurs qui tombent sur le cadavre d’une femme dans une rivière et décident –non par cruauté ou indifférence –de laisser le cadavre sur place, sans le signaler à la police avant de rentrer de leur expédition. Comme dans la plupart des situations où nous nous trouvons dans la vie réelle, le film parle de notre incapacité à évaluer les conséquences de nos actes – avant que celles-ci ne nous rattrapent de manière inattendue...

Le film parle vraiment de ça – de la manière dont cet incident va tourmenter ces hommes et perturber la vie de leurs proches.

Parlez-nous de votre personnage.

Issu d’un milieu modeste Stewart est un homme ordinaire, propriétaire d’un garage. Il était autrefois pilote de rallye et a renoncé à cette vie-là pour s’'installer dans ce village. Ce n'’est pas un type simple, mais il mène une vie plutôt banale et prévisible jusqu’aux événements évoqués. L'’impact de cet incident l'’oblige à se remettre en question, moralement, affectivement et socialement. Comme n'’importe quel couple marié depuis longtemps, Stewart et Claire ont connu des moments difficiles. Ils s'’aiment, mais l'’incident les force à se remettre en question, non pas seulement en tant qu’'individus, mais aussi en tant que couple.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de tourner ce film ?

J’'ai fait la connaissance de Ray Lawrence à New York : il m'’a dit qu’il envisageait le film comme une histoire de fantômes, car l’'incident ne tourmente pas seulement ceux qui en ont été témoins, mais aussi tout leur entourage. Ça m’a semblé intriguant. J'’avais vu LANTANA, et je s'avais qu’il ferait un film intéressant. C'’est un film qui fait réfléchir sur sa propre existence.

Je me souviens des propos de Ray : «je crois que tu devrais tourner ce film. Ce serait vraiment bien que tu viennes en Australie et que tu le fasses. Ce serait certes une expérience professionnelle, mais aussi une expérience spirituelle importante pour toi.» Ses propos ne m’ont pas lâché. Personne ne m’avait jamais parlé en ces termes pour que je fasse un film.

Comment vous êtes-vous adapté à la méthode de Ray Lawrence qui tourne tout en une seule prise ?

C'’est le film le moins conventionnel que j'’ai tourné, et il s'’agissait d’oublier tout ce sur quoi on peut en général se reposer. Tout le dispositif consistait d'’ailleurs à «se lâcher.» C’'est assez effrayant pour la plupart des comédiens car tout ce qui aide les acteurs – le maquillage, les éclairages et la certitude qu’on peut tourner 8 ou 10 prises n’'a plus cours. Chaque comédien est différent. Certains sont bons à la première prise, tandis que d’'autres ne donnent le meilleur d'’eux-mêmes qu’'à la cinquième, sixième ou dixième prise – mais il n’'en était pas question ici.

Du coup, ça donne une liberté incroyable et, en fin de compte, une énorme responsabilité. On peut toujours demander à refaire une prise...

Ray ne donne pas beaucoup de consignes. Il ne dit même pas «Action !» Je n’avais jamais travaillé avec un réalisateur qui ne dit pas «Action», et il commente en général la scène une fois qu’elle est en boîte. Alors, évidemment, ça fout les jetons. Ray vous dira qu’il ne réalise pas le film, et qu’il essaie juste de maîtriser les événements, mais je pense que tout, absolument tout, naît de sa propre vision des choses. Ray ne pense pas et ne tourne pas comme les autres metteurs en scène avec qui j’ai travaillé, et son regard n’appartient qu’à lui.

Que pensez-vous que les gens retiendront de ce film ?

Chacun parviendra à une conclusion différente. Le film soulève toutes sortes de questions éthiques et, dans le cas de Stewart, des interrogations autour de son mariage et de la définition d’un comportement responsable.

Le film parle aussi de sujets importants comme la culpabilité, le remords, l’importance de la communauté, le rituel, le mariage, la sexualité, l’amour, l'’amitié entre hommes et entre femmes... Les réactions des spectateurs seront complexes. D’'un côté, certaines personnes condamneront le comportement de ces hommes. De l’'autre, certains les comprendront.

J’'espère que les gens pourront se reconnaître dans ces personnages confrontés à un terrible dilemme.

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LAURA LINNEY (CLAIRE)

Diplômée de la prestigieuse Juilliard School, Laura Linney a fait ses débuts au théâtre. Après un premier rôle au cinéma dans LORENZO de George Miller en 1992, elle se fait connaître grâce à la mini-série ‘‘Les chroniques de San Francisco’’ (1993), d’'après Armistead Maupin. En 1996, elle partage l'’affiche avec Richard Gere dans PEUR PRIMALE : sa prestation est remarquée par Clint Eastwood qui lui offre un rôle dans LES PLEINS POUVOIRS en 1997. Sa carrière franchit un pas supplémentaire avec TRUMAN SHOW (1998) de Peter Weir et TU PEUX COMPTER SUR MOI (2000) qui lui vaut des citations à la Screen Actors Guild, au Golden Globe et à l’Oscar de la Meilleure Actrice, ainsi que le New York Film Critics Circle de la Meilleure Actrice.

En 2003, elle retrouve Clint Eastwood pour MYSTIC RIVER et interprète LOVE ACTUALLY. Elle est de nouveau citée au Golden Globe et à l’'Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle en 2005 pour DR KINSEY. La même année, elle inscrit son nom au générique de P.S., L'’EXORCISME D’EMILY ROSE et LES BERKMAN SE SÉPARENT. Elle a décroché de nombreuses distinctions au cours de sa carrière, dont deux Emmy pour le téléfilm ‘‘Wild Iris’’ et la série ‘‘Frasier’’.

Comédienne de théâtre accomplie, elle monte régulièrement sur scène et a été citée deux fois aux Tony Awards pour ‘‘Les Sorcières de Salem’’ d’'Arthur Miller et ‘‘Sight Unseen’’. On la retrouvera bientôt dans DRIVING LESSONS, MAN OF THE YEAR de Barry Levinson et BREACH.

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ENTRETIEN AVEC LAURA LINNEY

Quand avez-vous découvert le scénario de JINDABYNE, AUSTRALIE ?

Je l’'ai lu il y a deux ou trois ans. Anthony LaPaglia m’'a téléphonée pour me dire qu’'un réalisateur génial me l’'avait envoyé et que je devrais faire le film. J’'ai écouté Anthony. Le scénario est arrivé, je l’'ai lu et je l’'ai adoré. La nouvelle de Raymond Carver dont il est inspiré est très belle et le scénario est tout aussi formidable. Quand le matériau de départ est magnifique, que l’'adaptation est enthousiasmante et les lieux de tournage inoubliables, c’'est difficile de refuser ...

Comment pourriez-vous définir votre personnage ?

Claire est une Américaine qui a épousé un irlandais et qui vit à Jindabyne avec son mari et leur jeune fils. Elle est tourmentée par les choix qu’'elle a faits et qui engagent le reste de son existence. Comme dans la plupart des couples, elle se pose beaucoup de questions sur son mariage. Son couple bat de l'’aile, même s'’ils s'’aiment encore beaucoup et qu’'ils essaient de se comprendre.

Comment s’est passée votre collaboration avec Ray Lawrence ?

Il fait énormément confiance à ses comédiens et ses collaborateurs. Ray est vraiment resté fidèle à la nouvelle et n’'a pas cherché à se l'’approprier à tout prix.

Certes, il l’'a racontée à sa manière et le film lui est propre - mais il s'ait déléguer en fonction des compétences de chacun tout en étant un merveilleux chef d’orchestre. Le film entier n'’est tourné qu’en une seule prise : j'’avais déjà travaillé comme ça, mais pas sur l'’intégralité du film. Il n’'utilise que des lumières naturelles, et il y a donc très peu de matériel sur le plateau, et tout va très vite. Par chance, j'’avais déjà travaillé comme ça, avec Clint Eastwood par exemple, et je connaissais donc un peu cette méthode. On apprend qu’il faut savoir se détendre, se laisser happer par l’'histoire et ne pas se poser trop de questions. Si on commence à se dire «il ne fait qu’'une prise et il ne faut donc surtout pas la rater,» le résultat ne sera pas bon. Du coup, il faut rester calme, être attentif à ce qu’'on fait, et ne pas essayer de prévoir ce qui va se passer quand la caméra commencera à tourner.

Comment vous êtes-vous préparée à une telle approche ?

Je crois qu’il faut d’'abord essayer de travailler de son côté, puis s’'abandonner à l’'histoire, comme le fait Ray. Je sais qu'’il a pesé la moindre décision avant de la prendre, et qu’il est resté fidèle à la nouvelle et au scénario. Il sait ensuite s'’effacer et laisser les choses se mettre en place. Chacun a sa méthode, et je travaille très différemment sur chaque film. Pour celui-ci, j’'ai lu, relu et relu encore le scénario. Je l'’ai lu tous les jours. Je me souviens qu'’il y avait aux Etats-Unis une école de danse à laquelle on pouvait commander une sorte de kit d’apprentissage dans les années 50 : c'’était comme des semelles qu'’on posait par terre et qui vous aidaient à faire vos premiers pas de danse. C’'est un peu la même chose lorsque vous avez un formidable scénario entre les mains d’un formidable réalisateur.

 

Qu’est-ce que les hommes et les femmes du film ont en commun ?

Chaque personnage du film lutte pour obtenir quelque chose hors de sa portée. Ils luttent pour donner un peu de sens à leur vie, pour trouver leur place ou leur identité. Les choses sont en train de changer pour chacun d’entre eux.

 

Comment s’est passé le tournage en Australie, et notamment dans la région de Jindabyne ?

Je ne connaissais pas ces paysages si vastes et je n'’avais jamais vu un ciel qui me fasse autant penser à un dôme. Il y a bien le Montana ou le Wyoming aux Etats-Unis, mais rien de comparable à Jindabyne. Quand on est dans un pays aussi peu habité, on a vraiment le sentiment que la nature possède une force hallucinante et on ressent pleinement la beauté du paysage. Ça vous touche au quotidien, avec des aspects positifs et négatifs. C'’est à la fois troublant et très beau. C'’est extraordinaire de regarder tout autour de soi et de ne voir personne sur des centaines de kilomètres à la ronde. C'’est très déconcertant car on a le sentiment d’être traversé par des énergies contraires. La beauté sauvage de ce lieu est parfois effrayante...

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(BANDE ANNONCE VOST 2006)

JINDABYNE, AUSTRALIE (BANDE ANNONCE VOST 2006) avec Laura LINNEY - Gabriel BYRNE - Deborrra LEE FURNESS

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EVAN TOUT PUISSANT (Evan Almighty) avec Steve CARELL - Morgan FREEMAN - Lauren GRAHAM

Publié le

EVAN TOUT PUISSANT (Evan Almighty) (2007)

de Tom SHADYAC (BRUCE TOUT PUISSANT - APPARITIONS - ACE VENTURA, DETECTIVES CHIENS ET CHATS - LE PROFESSEUR FOLDINGUE - MENTEUR MENTEUR - DOCTEUR PATCH)

avec Steve CARELL - Morgan FREEMAN - Lauren GRAHAM - John GOODMAN

Affiche teaser américaine. Universal Pictures

L'HISTOIRE : 

Approché par Dieu en personne, le présentateur télé Evan Baxter se lance dans la construction d'une arche, en vue d'un déluge imminent...

Steve Carell. Paramount Pictures France

Steve Carell et Morgan Freeman. Paramount Pictures France

Steve Carell. Paramount Pictures France

Steve Carell. Paramount Pictures France

Steve Carell. Paramount Pictures France

Steve Carell. Paramount Pictures France

 

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CARTOUCHES GAULOISES (BANDE ANNONCE 2006) de Medhi CHAREF

Publié le par ERIC-C

CARTOUCHES GAULOISES
 
de Medhi CHAREF
 
avec Mohammed FAOUZI - Thomas MILLET - Tolga CAYIR - Julien MATE - Mohammed MED JAHRI
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Cartouches gauloises
L'HISTOIRE : Le dernier printemps de la Guerre d'Algérie. Le printemps d'avant l'été de l'Indépendance.
Ali/Mehdi Charef, 11 ans, et son meilleur copain Nico regardent leurs mondes changer... et font semblant de croire que Nico ne partira jamais. Jamais ?
Cartouches gauloises
Salem BRAHIMI (producteur associé)
Cartouches Gauloises, c’est une histoire d’histoires…
Histoire de Mehdi…
Histoire de l’Algérie… de la France…
Histoire de tous ceux qui ont fait cet Eté 62 de fête et de défaite…
Et, pour la petite histoire, celle chargée, magnifique, qui lie Michèle à Mehdi…
Le cinéma algérien s’est saisi de l’Histoire, souvent avec talent, pour raconter, dénoncer, commémorer. Vive l’Histoire !
Le cinéma français s’est tenu loin de l’histoire franco-algérienne. Pas d’histoires !
Mais à force d’Histoire et de ne pas vouloir d’histoires… tout ça ne nous permet pas d’écrire une nouvelle histoire… Après l’apartheid et les déchirures, ne peut-on conter une histoire de rencontre et d’humanité ?
Et surtout, une histoire atypique, en touches… Des touches fragiles comme la mémoire, puissantes comme les traumatismes, douloureuses comme les séparations, heureuses comme un enfant… Et fortes comme l’a été pour tous, cet Eté 62…
A l’arrivée, l’histoire de Mehdi est vraie… Pas véridique. Pas factuelle. Vraie.
Cette vérité-là je suis heureux qu’elle ait été impressionnée sur de la pellicule en Algérie et en France, par des Algériens et des Français… ensemble…
Ensemble pour raconter l’histoire de tous ceux qui ont fait l’Histoire heurtée qui nous lie. Mais surtout l’histoire magnifique de Ali et Nico...
Cartouches gauloises
Cartouches gauloises
Cartouches gauloises
 
(BANDE ANNONCE 2006)
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CAPTIVITY de Roland JOFFE avec Elisha CUTHBERT - Daniel GILLIES - Pruitt TAYLOR VINCE

Publié le

CAPTIVITY (2007)

de Roland JOFFE (MISSION, LA CITE DE LA JOIE, LA DECHIRURE, LES AMANTS DU NOUVEAU MONDE, VATEL...)

avec Elisha CUTHBERT - Daniel GILLIES - Pruitt TAYLOR VINCE - Maggie DAMON - Michael HARNEY

Musique de Marco BELTRAMI 

INTERDIT AUX - 16 ANS

Captivity

 

L'HISTOIRE : 

Jennifer Tree est la nouvelle top que s'arrachent les photographes et couturiers new-yorkais.
La fille qui fait rêver le grand public... pour le meilleur et pour le pire.
Un soir, Jennifer est suivie dans la rue par un homme, qui parvient à la droguer. Elle se réveille dans une cellule préparée à son attention et remplie d'objets personnels volés dans son appartement. Son ravisseur l'oblige à regarder des vidéos de femmes torturées dans cette cellule, avant de la soumettre elle-même jour après jour à d'horribles sévices.
Durant son calvaire, Jennifer découvre qu'elle n'est pas seule. Un jeune homme, Gary, est également retenu en captivité dans la pièce voisine. Elle entre en contact avec lui, dans l'espoir de trouver une issue à son cauchemar.

Captivity

NOTE D'INTENTION DU REALISATEUR

J'avais depuis longtemps envie de réaliser un thriller. Le propre du thriller est de soumettre ses personnages à des tensions extrêmes, dévoilant du même coup leur vraie nature. C'est une alchimie que je trouve fascinante.

CAPTIVITY est à la fois un thriller et une histoire d'amour hors normes qui parle de la peur d'aimer, de la découverte de l'amour en un temps, un lieu et des circonstances inattendus. L'histoire m'a plu par son originalité et les challenges qu'elle me lançait. Sous-tendu par un érotisme latent, le film communique un sentiment croissant de danger physique et psychologique. J'ai trouvé passionnant de développer cette dimension avec mes acteurs et mon chef opérateur, en observant ce qu'ils y apportaient par leur travail. L'intrigue se déroule essentiellement dans deux décors : une maison et une cellule. Ce confinement sert d'autant mieux le film que les personnages évoluent de façon surprenante. Captifs avec eux, nous partageons plus intensément leurs épreuves, leurs peurs et leur douleur. Etre kidnappé est une expérience traumatisante, mais devenir la proie d'un psychopathe obsessionnel supérieurement intelligent est réellement terrifiant. Surtout lorsque celui-ci a étudié sa victime et sait sur quels ressorts jouer pour la terroriser, la paniquer et, finalement, la soumettre.

Captivity

UN THRILLER ET UNE HISTOIRE D'AMOUR...

Le destin de JENNIFER TREE, la captive, se joue entre ombre et lumière. Jennifer a une peur panique de l'obscurité, que met à profit son ravisseur. Il éclaire sa cellule lorsqu'il veut la "récompenser", et la plonge dans les ténèbres lorsqu'il lui prend l'envie de la châtier. La lumière devient intolérable à Jennifer car elle met à nu ses terreurs. Les ténèbres lui offrent paradoxalement un refuge - un refuge temporaire où vont grandir des peurs encore plus redoutables. Ce balancement engendre une dynamique visuelle richement évocatrice, sensuelle et menaçante, qui vous "embarque" avec Jennifer et vous fait pleinement vivre ses expériences.Du fond de ses propres ténèbres, ce geôlier et tueur raffiné a choisi pour exprimer ses tourments le magnifique poème de T. S. ELIOT "The Wasteland", dont il sème des extraits comme autant d'indices matériels et de reflets de sa vision tragique de l'univers. Ce beau poème sur la condition humaine est aussi en résonance avec le sous-texte de CAPTIVITY.

Captivity

NOTES DE PRODUCTION

CAPTIVITY est la première coproduction russo-américaine de la société RAMCO, fondée en 2002 par LEONID MINKOVSKI et SERGE KONOV. Le projet débuta en septembre 2004, lorsque MARK DAMON (IL ETAIT UNE FOIS EN AMERIQUE, LE BATEAU, MONSTER) adressa aux deux producteurs russes le scénario de LARRY COHEN (CELLULAR, PHONE GAMES). "Il n'y avait pas eu de vraie coproduction russo-américaine jusqu'ici", souligne Damon. "L'infrastructure des Studios Mosfilm s'y prêtait, et j'ai été heureux d'ouvrir la voie avec ce film." Conscients que CAPTIVITY pouvait être bien plus qu'un thriller, Damon et ses associés choisirent de faire appel à ROLAND JOFFE (LA DECHIRURE, MISSION). "Nous avions avec lui la garantie de produire un film de genre hors normes", explique Konov. Et Minkovski d'ajouter : "Grâce à Joffé, le script prit une toute autre dimension, sortant du cadre du film d'horreur pour aboutir à un fascinant thriller psychologique." L'option Joffé s'avéra d'emblée payante. Faisant sien un script palpitant, Joffé lui conféra le niveau d'intensité dramatique et les touches personnelles qui sous-tendent ses meilleurs films. "C'est un réalisateur exceptionnellement créatif. Habité par une vision très précise, il galvanise toute son équipe et en exige le maximum", note Minkovski. "Autant dire qu'il n'est pas toujours facile, mais qu'on peut difficilement contester ses choix au vu du résultat final." L'histoire originale contenait tout le suspense et les temps forts qu'on attend d'un virtuose du thriller en huis clos comme LARRY COHEN, mais le film étoffe et enrichit la situation de base pour aborder les mécanismes de la peur (peur de la claustration, de la séparation, angoisse des ténèbres), la thématique de la domination, etc. Directeur d'acteurs attentif, de formation théâtrale, Joffé aida sa jeune vedette, ELISHA CUTHBERT ("24"), en rédigeant à son intention un "journal intime de Jennifer" et en dotant son personnage d'un riche background. "Elisha était un choix idéal", remarque en outre Damon. "Elle n'est pas seulement belle et douée, mais a aussi de nombreux fans qui s'identifient fortement à elle et ses rôles." L'actrice tira pleinement profit de ce patient travail : "Quantité de petites scènes de ce film ont pris sur le plateau une tournure inattendue et sont devenues réellement émouvantes grâce à Roland et à la complicité qui s'est nouée entre DANIEL GILLIES et moi." Gillies, qui tient le rôle de Gary, compagnon de détention de Jennifer, observe pour sa part : "Prenant pour tremplin une situation hyperdramatique, le film acquiert une vraie dimension psychologique et se mue en une étonnante histoire d'amour."S'ajoutant au huis clos, une savante utilisation de la lumière renforce la tension : "Jennifer a une peur panique de l'obscurité. Son ravisseur le sait et en joue", explique Joffé. "Pour l'amadouer, il laisse de la lumière dans sa cellule, mais l'éteint chaque fois qu'il lui prend l'envie de la châtier. Il l'enferme ainsi dans un cycle infernal : la lumière révèle les terreurs de la captive, l'obscurité devient son refuge, mais un refuge temporaire où naissent et prospèrent d'autres peurs, encore plus intenses", explique Joffé. Nous sommes fréquemment à l'origine de nos peurs et inhibitions, souligne Joffé : "Être captif, ce n'est pas nécessairement être enfermé entre quatre murs ; on peut aussi se laisser piéger par son propre cerveau, et se retrouver captif de soi-même. C'est cette double et tragique captivité que vit Jennifer. Le directeur de la photographie DANIEL PEARL appliqua un soin particulier aux éclairages, en jouant sur l'alternance lumière/obscurité, en renforçant l'impact émotionnel du film tout en maintenant une image d'une constante qualité. Le chef décorateur ADDIS GADZHIEV créa un espace propre à faciliter le travail des comédiens et qui donnait aux personnages un surcroît de présence et de relief. Procédant par échange d'e-mails, Joffé définit avec lui l’ambiance spécifique qu'exigeait le film. "Addis, sans s'être jamais rendu aux Etats-Unis, a capté à merveille le feeling d'une maison de la classe moyenne new-yorkaise", note Damon. À son retour à Moscou pour un mois de préproduction, Joffé découvrit les deux décors principaux, occupant chacun quelque 150 m2 des plateaux Mosfilm : celui de la cellule et du "poste d'observation" du ravisseur d'une part, celui de la maison, inspiré de photos et documents iconographiques recueillis sur Internet, d'autre part. Un espace austère, quasi stérile, remarquablement fidèle à l'architecture locale, et reflétant à lui seul les frustrations et les peurs des personnages.

Captivity

Captivity

 

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TIME (SHI GAN) (BANDE ANNONCE VOST 2006)

Publié le par ERIC-C

TIME (SHI GAN)
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de Kim KI-DUK (PRINTEMPS, ETE, AUTOMNE, HIVER... ET PRINTEMPS -  SAMARIA - LOCATAIRES...)
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avec Junh-Woo HA - Ji-Yeon PARK - Hyeon-A SEONG
Time
L'HISTOIRE : Après deux ans de vie commune avec Ji-woo, See-hee s'inquiète de l'avenir de leur couple, de l'usure que le temps pourrait apporter à leur amour. Jalouse, elle ne supporte plus que son compagnon regarde d'autres femmes ou leur adresse ne fût-ce que quelques mots innocents. Mais, entre deux crises de colère et de larmes, See-hee se désole surtout de n'avoir que le même visage et le même corps à offrir, nuit après nuit, à celui qu'elle aime avec passion...
Un jour, après une dispute particulièrement âpre, See-hee disparaît, laissant Ji-woo désemparé. A l'insu de tous, elle se rend dans une clinique et demande à ce qu'on lui refasse entièrement le visage. Durant cinq mois, nul ne la verra autrement que masquée ; au sixième, See-hee renaîtra, méconnaissable...
Time
NOTE D'INTENTION
 
Le désir de renouvellement est instinctif chez nous.
Mais notre destin est d'endurer le passage du Temps.
L'amour consiste à se renouveler par-delà les routines du quotidien.
Mais la vie nous apprend que rien n'est éternel.
Un homme et une femme s'aiment passionnément depuis de longues années.
Le Temps n'a pas eu de prise sur leur amour, mais il a émoussé leurs désirs
et ralenti les battements de leurs coeurs.
Alors, je leur pose une question.
Une question insensée…
 
 
 
 
 
Time
NOTE SUR LE FILM
Après la sortie, en 2005, de L'ARC,
KIM Ki-duk s'accorda une "année sabbatique" avant de réaliser TIME.
Chez un cinéaste aussi rapide, prolifique et régulier,
cette pause est un premier motif de curiosité.
Ce treizième film de KIM Ki-duk explore les fondements de l'amour
et de la nature humaine. Une femme, assaillie de doutes et d'angoisses,
s'interroge sur les sentiments de son compagnon : son amour durera-t-il toujours ?
Ne se lassera-t-il pas un jour de moi ? Le film évoque avec une rare délicatesse
notre rapport au Temps et son retentissement sur les liens amoureux.
Pour illustrer notre combat universel contre le Temps,
KIM ki-duk prête à son héroïne des méthodes extrêmes :
changer de look, changer de corps pour mieux préserver l'amour de l'homme
qu'elle adore. Une façon nouvelle et radicale d'aborder le thème
des relations humaines qui le fascine depuis longtemps.TIME se distingue aussi des précédents films de KIM ki-duk
par l'importance inhabituelle des dialogues et le nombre
et la diversité des personnages secondaires.
SUNG Hyun-ah (LA FEMME EST L'AVENIR DE L'HOMME) tient le rôle de See-hee,
et HA Jung-woo (THE UNFORGIVEN) celui de son compagnon.
Le film a été coproduit, comme LOCATAIRES et L'ARC,
par la société japonaise HAPPINET PICTURES.
Time
KIM Ki-duk
scénariste réalisateur producteur
KIM Ki-Duk est une des figures les plus marquantes et les plus singulières du cinéma coréen. Venu à l'écriture et à la réalisation par le biais de la peinture, cet autodidacte d'origine modeste a focalisé l'essentiel de son cinéma sur le thème de la coupure, peuplant ses films de personnages marginalisés, (BAD GUY) ou menant en huis clos une existence quasi onirique (LOCATAIRES), d'exilés volontaires largués en pleine nature (L'ILE, L'ARC, PRINTEMPS, ÉTÉ, AUTOMNE, HIVER), prisonniers de leurs propres pulsions, captifs d'une violence aveugle et omniprésente (THE COAST GUARD) et, généralement, inaptes, à toute forme de dialogue. Favoris des festivals internationaux, KIM a été consacré par la critique et le public étrangers bien plus que par ses concitoyens, longtemps rebelles aux fulgurances de son art. Il continue d'occuper une place à part, tournant chaque année à un rythme régulier un ou deux films, porteurs d'images surprenantes et inoubliables, oscillant entre élégie primale, ode aux éléments, violences et mutilations, innocence et crudité. Né en 1960 à Bonghwa, dans la province de Gyeongsang, KIM Ki-Duk s'établit avec ses parents à Séoul à l'âge de 9 ans et y arrête ses études à 17 ans pour travailler en usine. Après avoir servi cinq ans dans les Marines, il est tenté par la prêtrise, mais change à nouveau de cap en 1990, lorsqu'il rassemble toutes ses économies pour se rendre à Paris.
Il y vivra pendant deux ans comme peintre de rue et y découvrira le cinéma. De retour en Corée, KIM écrit divers scénarios qu'il présente dans des concours régionaux. C'est ainsi qu'il est primé en 1993 pour "A Painter and a Criminal Condemned to Death", et obtient successivement la 3ème place et la première au concours de scénarios du Korean du Film Council pour "Double Exposure" (1994) et "Jaywalking" (1995). En 1996 il signe son premier long métrage : CROCODILE, présenté comme la plupart des suivants au Festival de Pusan.
Time
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(BANDE ANNONCE VOST 2006)

 

 



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LA FIANCEE ERRANTE (BANDE ANNONCE VOST 2006) (UNA NOVIA ERRANTE)

Publié le par ERIC-C

LA FIANCEE ERRANTE (UNA NOVIA ERRANTE)
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de Ana KATZ
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avec Ana KATZ - Carlos PORTALUPPI - Daniel HENDLER - Catherine BIQUARD - Nicolas TACCONI - Erica RIVAS
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La Fiancée errante
L'HISTOIRE : C'était sa proposition à elle : baiser, dormir, marcher sur la plage, louer des chevaux et manger dans des restaurants chics. Avant tout, le but était de passer quelques jours tranquilles, sans dispute, dans une jolie station balnéaire, hors saison. Inès était si excitée qu'elle ne se doutait pas un seul instant que Miguel ne serait peut-être pas du rendez-vous...
La Fiancée errante - Ana Katz
La Fiancée errante - Ana Katz
La Fiancée errante - Ana Katz
La Fiancée errante
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(BANDE ANNONCE VOST 2006)



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INTOLERANCE (2000) de Phil MULLOY

Publié le par ERIC-C

INTOLERANCE

Film d'animation britannique/allemand de Phil MULLOY

Intolerance

L'HISTOIRE : 
Une bobine de film est retrouvée, montrant la vie d'extra-terrestres : les Zogs. Ceux-ci sont en de nombreux points semblables aux humains, si ce n'est que la tête et les organes sexuels sont "au mauvais endroit". L'assistance qui découvre le film est outrée par l'existence d'êtres aussi scandaleux et demande l'extermination des habitants de la planète Zog. Seul Dwight Hokum sait que les Zogs ont déjà envahi la Terre. Lui seul peut sauver la planète...
Deux mille ans plus tard, la flotte de vaisseaux spatiaux qui a quitté la Terre parcourt toujours l'univers à la recherche de la planète Zog. L'équipage est partagé entre ceux qui croient à l'existence des Zogs et ceux qui la rejettent. Dans cette lutte acharnée entre les deux camps, Adam et Eva Hokum sont résolus à trouver le bonheur ensemble. La planète Zog sera-t-elle un paradis pour eux ?

Intolerance

Intolerance

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LA FILLE COUPEE EN DEUX (BANDE ANNONCE 2 - 2007) avec Ludivine Sagnier, François Berléand, Benoît Magimel

Publié le par ERIC-C

LA FILLE COUPEE EN DEUX

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Film dramatique français de Claude CHABROL (QUE LA BETE MEURE - LE BOUCHER - LES FANTOMES DU CHAPELIER - INSPECTEUR LAVARDIN - LA DEMOISELLE D'HONNEUR - L'IVRESSE DU POUVOIR...)

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avec Ludivine Sagnier, François Berléand, Benoît Magimel, Mathilda May, Caroline Sihol, Etienne Chicot, Marie Bunel, Valeria Cavalli, Thomas Chabrol, Didier Bénureau, Raphaël Neal, Edouard Baer, Hubert Saint-Macary

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Musique de Matthieu Chabrol

 

La Fille coupée en deux - Benoît Magimel et Ludivine Sagnier

L'HISTOIRE : Une jeune femme qui veut réussir dans la vie et dont le rayonnement séduit ceux qui l'entourent, s'éprend d'un écrivain prestigieux et pervers, et épouse un jeune milliardaire déséquilibré.

La Fille coupée en deux - François Berléand et Ludivine Sagnier

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(BANDE ANNONCE 2 - 2007)



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Les 4 Fantastiques et le surfer d'argent avec Ioan GRUFFUDD, Jessica ALBA, Michael CHIKLIS, Chris EVANS

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LES 4 FANTASTIQUES ET LE SURFEUR D'ARGENT (2007)

(4 : Rise of the Silver Surfer)

de Tim STORY (BARBERSHOP, NEW YORK TAXI, LES 4 FANTASTIQUES)

avec Ioan GRUFFUDD, Jessica ALBA, Michael CHIKLIS, Chris EVANS

Twentieth Century Fox France

SYNOPSIS :

Alors que le mariage de Mr Fantastic et de la Femme Invisible s'annonce comme l'événement de l'année, un mystérieux Surfer d'Argent surgit de l'espace et provoque d'étranges phénomènes sur la Terre.
Rapidement, les 4 Fantastiques vont découvrir le dessein secret de cet être aux pouvoirs surprenants et la menace qu'il fait peser sur notre planète, mais ils vont aussi voir ressurgir leur ennemi juré...
Face au danger, amis et ennemis vont devoir unir leurs forces comme jamais...

 

Twentieth Century Fox France

Michael Chiklis. Twentieth Century Fox France

Ioan Gruffudd. Twentieth Century Fox France

Jessica Alba. Twentieth Century Fox France

Chris Evans. Twentieth Century Fox France

Affiche teaser américaine. Twentieth Century Fox France

Ioan Gruffudd, Jessica Alba et Chris Evans. Twentieth Century Fox France

 

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En cloque, mode d'emploi avec Seth Rogen, Katherine Heigl, Leslie Mann - Harold Ramis (Knocked Up)

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EN CLOQUE MODE D'EMPLOI (Knocked Up) (2007)

de Judd Apatow (40 ANS, TOUJOURS PUCEAU)

avec Seth Rogen, Katherine Heigl, Leslie Mann - Harold Ramis

Affiche américaine. Paramount Pictures

L'HISTOIRE : 

Ben Stone et Alison Scott ont eu un flirt d'un soir. Huit semaines plus tard, Alison annonce à Ben qu'elle attend un enfant de lui...

Katherine Heigl et Seth Rogen. Paramount Pictures France

Katherine Heigl et Seth Rogen. Paramount Pictures France

Seth Rogen et Katherine Heigl. Paramount Pictures France

 

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MARC ALLEGRET (FILMOGRAPHIE)

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Marc ALLEGRET (1900-1973)

1927 - LE VOYAGE AU CONGO

1930 - LE BLANC ET LE NOIR (Coréalisation avec Robert FLOREY)

1930 - LES AMOURS DE MINUIT (coréalisation avec Augusto GENINA)

1930 - J'AI QUELQUE CHOSE A VOUS DIRE 

1930 - LA MEILLEURE BOBONNE

1931 - MAM'ZELLE NITOUCHE

1931 - ATTAQUE NOCTURE

1932 - LA PETITE CHOCOLATIERE

1932 - FANNY

1934 - LAC AUX DAMES

1934 - L'HOTEL DU LIBRE-ECHANGE

1934 - SANS FAMILLE

1934 - ZOUZOU

1935 - LES BEAUX JOURS

1936 - SOUS LES YEUX D'OCCIDENT

1936 - LES AMANTS TERRIBLES

1936 - AVENTURE A PARIS

1937 - GRIBOUILLE

1937 - LA DAME DE MALACCA

1937 - ORAGE

1938 - ENTREE DES ARTISTES

1940 - PARADE EN SEPT NUITS

1941 - L'ARLESIENNE

1942 - FELICIE NANTEUIL

1942 - LA BELLE AVENTURE

1943 - LES PETITES DU QUAI AUX FLEURS

1944 - LUNEGARDE

1946 - PETRUS

1948 - BLANCHE FURY

1949 - MARIA CHAPDELAINE

1951 - AVEC ANDRE GIDE

1951 - BLACKMAOLED

1952 - LA DEMOISELLE ET SON REVENANT

1953 - JULIETTA

1955 - L'AMANT DE LADY CHATTERLEY

1955 - L'AMANTE DI PARIDE

1955 - ETERNA FEMINA

1955 - FUTURES VEDETTES

1956 - EN EFFEUILLANT LA MARGUERITE

1957 - L'AMOUR EST UN JEU

1957 - SOIS BELLE ET TAIS-TOI

1958 - UN DROLE DE DIMANCHE

1959 - LES AFFREUX

1961 - LES DEMONS DE MINUIT (coréalisation avec Charles GERARD)

1962 - L'ABOMINABLE HOMME DES DOUANES

1962 - LES PARISIENNES (Coréalisation avec BOISROND, BARMA, POITRENAUD)

1969 - LE BAL DU COMTE D'ORGEL



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SMOKIN' ACES - MISE A PRIX avec BEN AFFLECK - ANDY GARCIA - ALICIA KEYS - RAY LIOTTA

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BEN AFFLECK - ANDY GARCIA - ALICIA KEYS - RAY LIOTTA - JEREMY PIVEN - RYAN REYNOLDS

 

MISE A PRIX - SMOKIN'’ACES

 

UN FILM DE JOE CARNAHAN (NARC)

DURÉE : 1H50

 

L'HISTOIRE : 

Stanley Locke, directeur adjoint du FBI, envoie ses meilleurs agents, Richard Messner et Donald Carruthers, à Lake Tahoe. Ils ont pour mission de retrouver Buddy "Aces" Israel, un magicien louche de Las Vegas, et de le protéger de Primo Sparazza, un gros bonnet de la Mafia dont on dit qu'’il a fait assassiner plus de 130 personnes. Buddy a en effet promis de donner à la justice des preuves contre Sparazza afin de sauver sa propre peau, et la Mafia offre un million de dollars pour le faire disparaître. Peu importe qui fait le boulot, du moment qu'’il est abattu rapidement. Attirés par l’'argent, mercenaires, assassins et tueurs à gages de tous horizons débarquent à Lake Tahoe. Les mafieux proches de Sparazza ont engagé deux des tueuses les plus réputées du ghetto, Georgia Sykes et Sharice Watters. Un trio de néo-nazis psychopathes, les frères Tremor, ont eux aussi flairé le filon. Darwin, Jeeves et Lester n’ont aucune conscience, et utilisent leurs petites cervelles pour tuer tous ceux qui se mettront sur leur chemin. D'’autres tueurs, dont un spécialiste de la torture, Pasquale Acosta, et le maître du déguisement Lazlo Soot, vont eux aussi venir à Lake Tahoe, chacun avec ses propres méthodes tordues... Pour compliquer encore les choses, Jack Dupree, un prêteur de caution de bas étage, a accepté une avance de 50 000 dollars de l’avocat Rupert "Rip" Reed pour retrouver Buddy. Dupree recrute un ex-policier sans illusions, "Pistol" Pete Deeks, et son ancien partenaire, Hollis Elmore, pour l'’aider. Qui va mettre la main sur Buddy en premier ? Heureusement, Buddy n’est pas complètement seul. De son côté, il a Sir Ivy, son inébranlable bras droit, et Hugo Croop, un garde du corps pas très malin. Mais alors que les deux hommes essaient de protéger leur patron, les agents Messner et Carruthers commencent peu à peu à cerner la vérité sur le rôle réel de Buddy dans le démantèlement du gang mafi eux. Et rien de ce qui entoure Buddy n'’est ce qu'’il paraît...

MEURTRE ET CHAOS : L’'AVENTURE DE MISE À PRIX

 

Le scénariste et réalisateur Joe Carnahan a fait une entrée remarquée dans l’'univers du cinéma indépendant au Festival de Sundance en 2002, avec NARC, un film policier dense et brut qui n'’a laissé personne indifférent. Ce drame complexe, qui dépassait les critères du genre, lui a valu une citation à l’Independent Spirit Award. Nombreux étaient ceux qui attendaient que Joe Carnahan confirme son talent avec son nouveau projet. C'’est finalement un de ses scénarios originaux qui arrive sur les écrans. La société de production Working Title a accepté de parier sur un mélange explosif de personnages excentriques, d'’humour noir et de violence spectaculaire, avec une intrigue tortueuse, le tout sous une forme résolument atypique... Du pur Carnahan. «J’'ai toujours eu envie de faire un film comme celui-ci, confie Eric Fellner, coprésident de Working Title Films. Un film d’'action à l'’humour noir, plein de meurtres et de chaos, mais aussi riche de beaucoup, beaucoup d'’autres choses.» Liza Chasin, productrice exécutive du film et présidente de la production de Working Title Films, a largement contribué au développement du projet. Elle se souvient : «Quand j'’ai rencontré Joe Carnahan, il m'’a remis les 30 premières pages de scénario, et c'’était tout. Il m'’a dit : "Lisez ça, et dites-moi ce que vous en pensez."; 'C'’était le meilleur des teasers : ces 30 pages représentaient la mise en place de personnages remarquables dans un monde complètement fou. J’'ai lu, j'’ai rappelé Joe, je lui ai dit que c'’était génial... Il a répondu : "Eh bien, achetez, et je vous écris le reste !"» Liza Chasin a envoyé les 30 pages à Eric Fellner à Londres. Celui-ci raconte : «J'’ai adoré ! Nous avons donc engagé Carnahan pour qu'’il développe son scénario. Un an plus tard, nous recevions un fantastique scénario de 186 pages. C'’était énorme pour un script, mais c'’était dense, avec des personnages bourrés de vie, des situations folles et une histoire extraordinaire. C'’était toujours aussi génial, mais c’était un vrai roman, pas un film...» Liza Chasin ajoute : «C’était infaisable, mais c’était aussi le scénario le plus original qu'’on ait lu depuis longtemps.» Joe Carnahan a construit l’'histoire avec précision, puis l’a retravaillée afin d’obtenir une version qui, selon les mots de Fellner, "a soudain commencé à ressembler à un film". Le scénario comptait cependant encore 135 pages. Le producteur exécutif Robert Graf commente : «Le nombre de pages a toujours été élevé pour le scénario, parce que Joe a tendance à écrire comme un romancier. Il dépeint de façon très imagée des bagarres, des gens qui volent en tous sens... Parfois il le fait de façon littérale, et parfois parce qu'’il veut aider le lecteur à comprendre la nature du film.» Dans son scénario, Joe Carnahan a créé un monde hyperréaliste où abondent des drames humains et des émotions, sur fond de chaos et de destruction, dans un univers aux limites floues. Les personnages nés de son esprit comprennent aussi bien des agents du FBI sur le qui-vive qu’un magicien en fin de carrière, en passant par des mafieux à l’ancienne, des policiers à la réputation douteuse, des assassins venus de la rue, des experts en torture, des avocats miteux, et des mercenaires déjantés. Tous se rendent au casino Nomad, à Lake Tahoe, dans lequel se cache - de façon assez peu discrète - leur proie : Buddy "Aces" Israel. Tout cela était installé dès les 30 premières pages. Joe Carnahan commente : «C'’est cette gamme de personnages éclectiques et de situations insolites qui constitue la base de MISE À PRIX. L'’histoire commence trois jours avant que Buddy "Aces" Israel ne rencontre le procureur fédéral et ne dénonce tout un racket. Le FBI pense que ses révélations vont permettre de démanteler ce qui reste de la Mafia dans tout le pays. On le découvre dans les derniers moments de sa carrière de criminel, il est sur le point de suivre le programme de protection des témoins et de disparaître.» Eric Fellner commente : «Quel que soit le genre d’un fi lm, ce qui compte, c’est d’avoir de bons personnages, une narration solide et un bon scénario. L'’écriture de Joe Carnahan a cela de génial qu'’il est capable de créer par toutes petites touches un tableau très vaste. Il y a tellement de richesse et de texture dans son scénario que cela permet aux acteurs de créer pour chacun des rôles quelque chose de vraiment particulier.»

ALICIA KEYS La célèbre chanteuse Alicia Keys, lauréate de plusieurs Grammy Awards, s'’est imposée sur la scène musicale en 2001. On la retrouvera dans l’'adaptation au cinéma du best-seller THE NANNY DIARIES, réalisée par Shari Springer Berman et Robert Pulcini, avec Scarlett Johansson, Chris Evans, Laura Linney et Paul Giamatti. Elle travaille également sur son nouvel album, dont la sortie est prévue en juin 2007. Son premier album, «Songs in a Minor», est sorti en juin 2001 et s’'est classé en tête du Chart 200 de Billboard, se vendant à plus de 235 000 exemplaires en première semaine et à plus de dix millions d’'exemplaires dans le monde par la suite. Son deuxième album, «The Diary of Alicia Keys», sorti en décembre 2003, s'’est vendu à plus de 618 000 exemplaires en une semaine aux États Unis. Il est actuellement sept fois disque de platine. Son troisième album, «Alicia Keys Unplugged», a figuré en première place des charts dès sa sortie. Elle y a travaillé avec des musiciens comme Common, Mos Def, Damian Marley et Adam Levine de Maroon 5. En 2005, son livre «Tears for Water : Songbook of Poems " Lyrics by Alicia Keys» a été best-seller au New York Times. En 2004, elle est également devenue correspondante au New York Daily News, et a écrit des chroniques mensuelles de voyages sur ses expériences au cours de sa tournée.

RAY LIOTTA

Depuis vingt ans, Ray Liotta s’'est illustré aussi bien dans des rôles dramatiques que comiques. Il a récemment achevé le tournage de SLOW BURN de Wayne Beach, produit par Fisher Stevens et présenté au Festival de Toronto, EVEN MONEY de Mark Rydell, avec Danny DeVito et Kim Basinger, et de la comédie de Bruce McCulloch, COMEBACK SEASON. Né dans le New Jersey en 1955, Ray Liotta étudie le métier d'’acteur à l’'Université de Miami. Il y fait ses premiers pas sur scène dans des pièces comme «Un Tramway nommé Désir», «La Mégère Apprivoisée», «Des Souris et des Hommes» ou encore «West Side Story». Dès son premier rôle au cinéma, dans le film de Jonathan Demme DANGEREUSE SOUS TOUS RAPPORTS, en 1986, il est cité au Golden Globe et remporte le Boston Film Critics Association Award du Meilleur Second Rôle. Ce premier succès lui apporte plusieurs rôles variés dans des films comme NICKY ET GINO de Robert M. Young ou JUSQU’'AU BOUT DU RÊVE de Phil Alden Robinson. On se souvient de ses prestations dans LES AFFRANCHIS de Martin Scorsese, OBSESSION FATALE de Jonathan Kaplan, ABSOLOM 2022 de Martin Campbell. Il a depuis tourné ARTICLE 99 de William Deutch, CORRINA CORRINA de Jessie Nelson, OPERATION DUMBO DROP de Simon Wincer, MÉMOIRES SUSPECTES de John Dahl, TURBULENCES À 30 000 PIEDS de Robert Butler, LES MUPPETS DANS L’ESPACE de Tim Hill, LES AMANTS ÉTERNELS de Paul Schrader, PHOENIX de Danny Cannon. En 2001 et 2002, Ray Liotta a beaucoup tourné. Il a été l’interprète de LA RUMEUR DES ANGES de Peter O’Fallon, HANNIBAL de Ridley Scott, BLOW de Ted Demme, BEAUTÉS EMPOISONNÉES de David Mirkin. Il a joué également dans COPLAND de James Mangold, et REVOLVER de Guy Ritchie. En 2002, il a fait ses débuts dans la production avec NARC de Joe Carnahan, comme producteur exécutif. À la télévision, Ray Liotta a été nommé au SAG Award pour son portrait de Frank Sinatra dans le téléfilm «The Rat Pack».

BEN AFFLECK

Ben Affleck a partagé dernièrement l’'affiche de HOLLYWOODLAND d’Allen Coulter avec Adrien Brody et Diane Lane et a obtenu le Lion d’Or du Meilleur Acteur au Festival de Venise. On le retrouvera dans MAN ABOUT TOWN de Mike Binder. Ben Affleck entame sa carrière au cinéma au début des années 1990 dans des films comme GÉNÉRATION REBELLE, le film culte de Richard Linklater, LA DIFFÉRENCE de Robert Mandel, ou MALLRATS de Kevin Smith. En 1997, il est remarqué dans l’'adaptation par Mark Pellington du best-seller de Dan Wakefi eld GOING ALL THE WAY et tourne MÉPRISE MULTIPLE, pour lequel il retrouve Kevin Smith. En 1998, il est plébiscité pour son interprétation dans WILL HUNTING, film qui le révèle également comme un scénariste accompli : il reçoit l’Oscar du Meilleur Scénario Original, qu'’il a coécrit avec l’'acteur Matt Damon. On le retrouve ensuite dans ARMAGEDDON de Michael Bay, et dans 200 CIGARETTES de Risa Bramon Garcia. Éclectique dans ses choix, il enchaîne avec le film de John Madden SHAKESPEARE IN LOVE, et la comédie romantique UN VENT DE FOLIE de Bronwen Hugues. Il retrouve Matt Damon pour DOGMA de Kevin Smith. Il est ensuite la vedette du thriller de John Frankenheimer PIÈGE FATAL, du film de Ben Younger LES INITIÉS, de UN AMOUR INFINI de Don Roos et tourne à nouveau sous la direction de Michael Bay dans PEARL HARBOR. On le retrouve en 2002 dans LA SOMME DE TOUTES LES PEURS de Phil Alden Robinson, et DÉRAPAGES INCONTRÔLÉS de Roger Michell. Il tient ensuite le rôle-titre de DAREDEVIL de Mark Steven Johnson, et interprète AMOURS TROUBLES, écrit et réalisé par Martin Brest, avec Jennifer Lopez, PAYCHECK de John Woo, PÈRE ET FILLE, son cinquième film sous la direction de Kevin Smith, et FAMILLE À LOUER de Mike Mitchell. Plus récemment, Ben Affleck a coécrit avec Aaron Stockard, GONE, BABY, GONE, adapté du roman de Dennis Lehane. Ce film, actuellement en postproduction, est aussi sa première réalisation. Il y dirige Casey Affl eck, Morgan Freeman, Ed Harris et Michelle Monaghan.

ANDY GARCIA

Figure emblématique du cinéma, Andy Garcia est acteur, producteur, réalisateur, compositeur et musicien. Né en 1948 à Cuba, à La Havane, il s'’installe avec sa famille à Miami à l’âge de 5 ans. Il part pour Los Angeles à la fin des années 70, et tient son premier rôle en 1981 dans le pilote de «Hill Street Blues». Après des débuts remarqués au cinéma dans BLUE SKIES AGAIN de Richard Michaels, UN ÉTÉ POURRI de Philip Borsos puis HUIT MILLIONS DE FAÇONS DE MOURIR de Hal Ashby, c'’est avec LES INCORRUPTIBLES de Brian De Palma qu’il connaît en 1987 son premier grand succès : il est nommé à l’'Oscar et au Golden Globe du Meilleur Second Rôle. Il enchaîne dès lors films sur films : BLACK RAIN de Ridley Scott, puis AFFAIRES PRIVÉES de Mike Figgis. Andy Garcia s'’est depuis illustré dans des films comme DEAD AGAIN de Kenneth Branagh, JENNIFER 8 de Bruce Robinson, L'’ENJEU de Barbet Schroeder, DERNIÈRES HEURES À DENVER de Gary Fleder, FAUX FRÈRES, VRAIS JUMEAUX d’'Andrew Davis, POUR L'’AMOUR D’'UNE FEMME de Luis Mandoki, HÉROS MALGRÉ LUI de Stephen Frears, STAND AND DELIVER de Ramon Menendez ou AMERICAN ROULETTE de Maurice Hatton. L'’une de ses interprétations les plus marquantes est celle de Vincent Mancini dans LE PARRAIN III de Francis Coppola, pour laquelle il a été cité à l’Oscar et au Golden Globe du Meilleur Second Rôle. Il a aussi été salué pour DANS L'’OMBRE DE MANHATTAN de Sidney Lumet, et pour ses interprétations de deux personnages légendaires, Lucky Luciano dans LES SEIGNEURS DE HARLEM de Bill Duke et le poète espagnol Federico Garcia Lorca dans THE DISAPPEARANCE OF GARCIA LORCA de Marcos Zurinaga. Il a par la suite partagé avec Andie MacDowell l'’affiche de GARY ET LINDA de Richard Wenk, dont il est aussi le producteur. On l’a vu dans CONFIDENCE de James Foley, BLACKOUT de Philip Kaufman, OCEAN’S ELEVEN, OCEAN’S TWELVE et dernièrement OCEAN’S THIRTEEN de Steven Soderbergh. Andy Garcia a par ailleurs produit et interprété THE MAN FROM ELYSIAN FIELDS de George Hickenlooper, face à Mick Jagger, James Coburn, Julianna Margulies, Olivia Williams et Anjelica Huston, sous la bannière de sa société, CineSon Production, créée en 1991. Toujours sous la bannière CineSon, il a fait ses débuts de réalisateur en 1993 avec «Cachao... Como Su Ritmo No Hay Dos», un long métrage documentaire sur le co-créateur du mambo. En 2005, Andy Garcia a réalisé son premier long métrage de cinéma avec ADIEU CUBA aux côtés de Dustin Hoffman et Bill Murray

JOE CARNAHAN

Né à Sacramento, en Californie, Joe Carnahan est diplômé de la Sacramento State University. Après avoir débuté dans la production de films publicitaires, il réalise plusieurs courts métrages et écrit le scénario d'’un long métrage de Ronald Marchini, KARATE RAIDER, en 1995. En 1998, il écrit, réalise, produit et interprète son premier long métrage, BLOOD, GUTS, BULLETS AND OCTANE. Le film est présenté au Festival de Sundance. Il a créé l’événement avec sa deuxième réalisation, NARC, un film policier dont il est aussi scénariste, interprété par Ray Liotta, Jason Patric, Busta Rhymes et Chi McBride, et très remarqué au Festival de Sundance 2002. Le film s'’appuie sur un court métrage qu’il avait réalisé lorsqu’il était étudiant, GUNPOINT. Joe Carnahan est aussi le scénariste et le réalisateur du très novateur court métrage sur Internet THE HIRE : TICKER, avec Clive Owen, Don Cheadle et F. Murray Abraham. Il a par ailleurs écrit PRIDE AND GLORY, un film policier réalisé par Gavin O'’Connor et interprété par Colin Farrell et Edward Norton, actuellement en postproduction. Il est aussi l'’auteur d’'adaptations de KILLING PABLO de Mark Bowden et de WHITE JAZZ de James Ellroy, qui entreront en production en 2007. George Clooney produira ce dernier film et en tiendra le rôle principal. À la télévision, Joe Carnahan a réalisé et a assuré la production exécutive de «Faceless», un pilote policier pour 20th Century Fox Television. Il a également terminé un pilote pour NBC intitulé «The Double».

Alicia Keys. Mars Distribution

Peter Berg, Ben Affleck et James Henderson. Mars Distribution

Ray Liotta et Ryan Reynolds. Mars Distribution

Common et Jeremy Piven. Mars Distribution

Universal Pictures

 

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VENOM (2005) de Jim GILLESPIE

Publié le par ERIC-C

VENOM
de Jim GILLESPIE (SOUVIENS TOI DE L'ETE... DERNIER, COMPTE A REBOURS MORTEL)
avec Method MAN, James PICKENS Jr, Deborah DUKE, Agnes BRUCKNER, Jonathan JACKSON
 
L'HISTOIRE : 
Au plus profond des marécages de la Louisiane, un groupe d'adolescents tente de percer le mystère entourant la mort d'un de leurs amis. Au cours de leurs investigations, ils font la connaissance d'un dénommé Mr. Jangles, dont le comportement et les agissements se révèlent des plus énigmatiques et inquiétants. Très vite, ils vont s'apercevoir que cet homme est possédé par l'âme de 13 démons et qu'il met un acharnement diabolique à poursuivre de nouvelles victimes...
 
(BANDE ANNONCE VO 2005)

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TEL PERE TELLE FILLE (BANDE ANNONCE 2006) avec Vincent Elbaz, Daisy Broom

Publié le par ERIC-C

TEL PERE TELLE FILLE
de Olivier de PLAS
avec Vincent ELBAZ - Elodie BOUCHEZ - Léa DRUCKER - Frédérique BEL - Daisy BROOM
Tel père, telle fille
L'HISTOIRE : A 30 ans, Bruno, rock-star has been, vit toujours aux crochets de sa petite amie. Les temps sont durs... surtout quand une ex ressurgit de nulle part pour lui apprendre qu'il est le père de Nancy, 13 ans, dont il n'a jamais soupçonné l'existence. Il va alors faire la connaissance de cette jeune fille bien déterminée à vivre pleinement sa crise d'adolescence, alors que lui-même n'en est pas encore sorti. Epaulé par sa meilleure amie Sandra, c'est l'occasion pour Bruno de grandir enfin...
Tel père, telle fille - Daisy Broom, Léa Drucker et Elodie Bouchez
Du livre au film
 
Rencontre avec un producteur comblé, François Kraus
C’est en 1995 que François Kraus et Denis Pineau-Valencienne ont créé Les films du kiosque en se lançant dans la production de différents courts-métrages qui aboutiront souvent, comme c’est aujourd’hui le cas pour Olivier De Plas, sur des premiers longs. En 2001, ils produisent ainsi Une affaire qui roule de Eric Véniard et Oui, mais… de Yves Lavandier. Suivront Une vie à t’attendre de Thierry Klifa en 2004, Le rôle de sa vie de François Favrat en 2004 et, plus récemment, Pardonnez-moi de Maïwenn le Besco. Cette année, ils ont suivi le développement de plusieurs films, L’ennemi intime de Florent-Emilio Siri, Deux vies plus une de Idit Cébula et Tel père, telle fille, projet qu’ils ont initié avec passion et énergie.
Un coup de foudre
 
Tel père, telle fille, c’est, à l’origine, le coup de foudre de deux producteurs pour un livre, celui de Virginie Despentes, Teen Spirit, que François Kraus et Denis Pineau-Valencienne, ont tous les deux littéralement dévoré : " Nous avons été emballés, non seulement par l’histoire, mais également par la qualité littéraire de ce roman et nous avons eu immédiatement la ferme conviction qu’il pouvait en ressortir un film.". Le ton de Virginie Despentes les touche, leur parle, il y a une évidence: " Je suis fou de cette femme, elle est brillante et pose un regard très perspicace sur le monde dans lequel nous vivons. Elle sait d’ailleurs saisir aussi bien les problématiques des femmes que celles des hommes. Ce qui est incroyable dans Teen Spirit, c’est qu’il est écrit à la première personne par une femme réussissant parfaitement à se mettre dans la peau d’un héros masculin, ce qui est très rare et les lectrices se retrouvent forcément, parallèlement, dans ce que traversent l’une ou l’autre des femmes qui entourent le héros. ".
Une évidence qui se concrétise car, au-delà de l’émotion qui se dégage du récit, les thèmes abordés par Virginie Despentes se rapprochent effectivement d’une intéressante modernité, d’une vision très actuelle de la paternité et de la famille recomposée. Des thèmes par lesquels François Kraus et Denis Pineau-Valencienne se sentent concernés, ce qui les conforte dans leur désir de se poser très vite sur ce projet : " Il faut savoir s’extraire de ses histoires personnelles, mais, involontairement, on raccorde certaines choses à sa propre vie. Je suis, comme d’autres de mes collaborateurs, papa d’un petit garçon dont j’ai la garde alternée et je me suis retrouvé beau-père de deux autres gamins, dont, justement, une adolescente de 15 ans alors que j’en avais à peine 35. Les angoisses de Bruno, je les connais. Les trentenaires sont encore souvent de grands adolescents ayant du mal à avancer dans leur vie, à se positionner, notamment en tant que père. Quel est le meilleur comportement, être un papa copain, un papa sévère… ? Etre père, finalement, c’est avoir peur, peur pour l’avenir de son enfant, peur de mal agir… et nous faisons tous des erreurs. En refermant le roman, on a vraiment le sentiment d’avoir saisi l’errance de toute une génération, et c’était ce que nous avions envie de proposer, une photographie, peut-être moins ambitieuse, de notre génération, montrer ce que c’est aujourd’hui que d’être papa, d’être parents quand on a 35 ans. Aborder ces thématiques en les traitant avec une certaine légèreté très rock’n roll nous excitait beaucoup ".
Une osmose immédiate
 
Il fallait ensuite pouvoir concrétiser ce désir que plusieurs autres producteurs avaient eu avant eux, Teen Spirit étant déjà sorti depuis près de trois ans lorsqu’ils s’y intéressent. Le temps joue en leur faveur, puisqu’à l’époque de son lancement, Virginie Despentes, espérant pouvoir l’adapter elle-même, a refusé de céder les droits de son roman en dépit des insistantes sollicitations de certains grands noms du cinéma. Lorsque François Kraus et Denis Pineau-Valencienne la contactent, ayant abandonné cette idée, elle accepte de les écouter.
Ils décident de lui présenter immédiatement un jeune réalisateur dont le ton est proche du sien: " Nous avions l’impression que l’univers d’Olivier de Plas, son humour décalé, la façon dont il traite ses personnages correspondaient à celui de Virginie. Il a adoré le roman et nous avons enchaîné du coup sur un premier rendez-vous. Etrangement, ils ont très peu parlé ensemble, ils se sont observés et il y a eu une connexion immédiate entre eux. ".Virginie visionne alors les courts-métrages d’Olivier, donne son accord, le projet est lancé.
Un harmonieux cheminement
 
Pour seconder Olivier De Plas dans l’écriture du scénario, François Kraus et Denis Pineau-Valencienne lui présente un scénariste qu’ils apprécient, Bernard Jeanjean, parallèlement réalisateur, qui apporte son talent à l’écriture de cette histoire: " Ils s’y sont mis ensemble et, tout en restant fidèle à la dramaturgie, au ton du roman, en se glissant avec une remarquable aisance dans l’écriture de l’auteur, ils sont parvenus à personnaliser cette histoire, à en imposer une nouvelle vision assez percutante.
Si la première réaction de Virginie Despentes, lorsqu’elle lit le scénario, est celle, évidente, d’un auteur désorienté qui ne se retrouve dans cette nouvelle version de son roman, restructuré, elle réussit très vite à prendre le recul nécessaire pour l’apprécier, ce qui rassure les producteurs pour lesquels il était primordial d’avoir son entière approbation, son soutien.
Une avancée idéale du projet que vient renforcer un montage financier étonnamment facile à mettre en place. Avant même que le casting ne soit défini, les partenariats étaient signés, ce qui est assez rare : " C’est un sujet qui motivait vraiment nos interlocuteurs et nous avons pu monter ce film dans des conditions exceptionnelles. ".
Pour incarner Bruno, il fallait ensuite trouver quelqu’un de vif, à la fois touchant et drôle : " Nous avons eu la chance que Vincent Elbaz accepte de tenir ce rôle pour lequel il s’est avéré parfait. Il a un côté très sexy, très rock’n roll et en même temps une certaine forme d’immaturité.".
Les principales orientations étant fixées, la structure étant posée, François Kraus et Denis Pineau-Valencienne s’effacent, cèdent la place au réalisateur auquel il laisse une entière liberté, se contentant d’être présents : " Nous sommes ravis, en tant que producteurs, d’avoir pu réunir autour d’un désir, d’un sujet qui nous avait emballés, différents talents qui se sont épanouis dans une évidente complicité. Ensuite c’est le film d’Olivier et pas celui des producteurs, il fallait lui laisser la possibilité de s’exprimer et de s’épanouir. ".
L’épanouissement d’un jeune cinéaste
 
S’il envisage dans un premier temps d’obtenir un diplôme de Philosophie et d’Histoire de l’art, c’est une maîtrise de cinéma qu’il décroche. Son chemin croise ensuite très vite celui de François Kraus et de Denis Pineau-Valencienne, qui lui donnent en 1997 l’occasion de réaliser son premier court-métrage, Une place au soleil. Ils poursuivent cette aventure commune avec trois autres courts, 1020 hectopascals en 1998, Gaïa en 1999 et Libre échange en 2004. Tel père, telle fille est son premier long-métrage, il s’y est investi avec fougue, le récit de Virginie Despentes coïncidant parfaitement avec son propre univers.
 
 
 
 
Tel père, telle fille - Vincent Elbaz
 
 
Tel père, telle fille - Vincent Elbaz et Daisy Broom
 
 
Tel père, telle fille - Vincent Elbaz et Daisy Broom
(BANDE ANNONCE 2006)



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Borat : Leçons culturelles sur l'Amérique pour profit glorieuse nation Kazakhstan (2006) avec Sacha BARON COHEN et Pamela ANDERSON

Publié le

BORAT

de Larry CHARLES

avec Sacha BARON COHEN et Pamela ANDERSON


Sacha Baron Cohen. Twentieth Century Fox FranceSacha Baron Cohen. Twentieth Century Fox France

Sacha Baron Cohen. Gold / Miller ProductionsSacha Baron Cohen. Gold / Miller Productions

L'HISTOIRE :

Borat, reporter kazakh, est envoyé aux Etats-Unis par la télévision de son pays pour y tourner des reportages

 

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