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LA FORET DE MOGARI (BANDE ANNONCE 2007) (Mogari no Mori)

Publié le par ERIC-C

LA FORET DE MOGARI (Mogari no Mori)

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GRAND PRIX DU JURY DU FESTIVAL DE CANNES 2007

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de Noami KAWASE

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avec Shigeki UDA - Machiko ONO - Makiko WATANABE

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La Forêt de Mogari

L'HISTOIRE :  Shigeki vit dans une petite maison de retraite sous le regard bienveillant d'une aide-soignante, Machiko. Sans le savoir, tous deux partagent un lourd secret : la perte d'un être cher.
A la suite d'un accident de voiture, Shigeki et Machiko se retrouvent seuls et désemparés. Lorsque le vieil homme s'enfonce dans la forêt voisine, Machiko n'a d'autre choix que de le suivre. C'est là, au coeur de cette nature protectrice, qu'ils vont à nouveau se sentir vivants.

La Forêt de Mogari - Machiko Ono et Shigeki Uda

 

La Forêt de Mogari - Machiko Ono

La Forêt de Mogari - Machiko Ono et Shigeki Uda

La Forêt de Mogari - Machiko Ono

La Forêt de Mogari - Shigeki Uda

La Forêt de Mogari - Machiko Ono

La Forêt de Mogari - Machiko Ono

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(BANDE ANNONCE 2007)



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L'HEURE ZERO (BANDE ANNONCE 2007) avec Melvil POUPAUD, Laura SMET

Publié le par ERIC-C

L'HEURE ZERO

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 de Pascal THOMAS (MON PETIT DOIGT M'A DIT - LE GRAND APPARTEMENT - MECREDI, FOLLE JOURNEE)

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avec Danielle DARRIEUX - Alexandra MARTINES - Chiara MASTROIANNI - François MOREL - Melvil POUPAUD - Laura SMET - Clément THOMAS - Hervé PIERRE - Jacques SEYRES

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d'après l'oeuvre de Agatha CHRISTIE

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Film tourné en Bretagne, en partie à DINAN et surtout DINARD et ses environs

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L'Heure zéro

L'HISTOIRE : Quelle drôle d'idée a eue Guillaume Neuville de rassembler pour des vacances de fin d'été à la Pointe aux Mouettes, chez sa tante la riche Camilla Tressilian, son ex-épouse Aude et la nouvelle tenante du titre, l'explosive Caroline, sous prétexte d'en faire des amies...
C'est de l'inconscience pour ne pas dire plus car il n'a quand même pas la naïveté de croire qu'elles vont tomber dans les bras l'une de l'autre.
Si ces deux femmes que tout oppose ne se sont pas encore écharpées, c'est qu'elles se retiennent. Pour l'instant. Les vertus calmantes de l'air marin et de la côte Bretonne, sans doute.... Mais les choses n'en resteront pas là.
Deux Madame Neuville sous le même toit, c'est une de trop. D'autant que l'Heure Zéro arrive : celle où tout converge pour que le crime parfait soit exécuté dans ses moindres détails...
Réticente à l'idée de recevoir sous son toit les deux épouses Neuville, Mme Tressilian finit par s'y résoudre. Elle sait qu'on ne peut rien contre l'évolution des moeurs.
Cette étrange réunion de famille tourne à la tragédie, lorsque l'on trouve un beau matin Mme Tressilian assassinée dans son lit, le crâne fracassé...

L'Heure zéro

 

L'Heure zéro

L'Heure zéro - Melvil Poupaud et Laura Smet

L'Heure zéro - Danielle Darrieux

L'Heure zéro - Alessandra Martines, Chiara Mastroianni et Melvil Poupaud

L'Heure zéro

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(BANDE ANNONCE 2007)



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CHRYSALIS (BANDE ANNONCE 2007) avec Albert Dupontel, Marie Guillard

Publié le par ERIC-C

CHRYSALIS

de Julien LECLERCQ

avec Albert DUPONTEL - Marie GUILLARD - Marthe KELLER - Estelle LEFEBURE - Francis RENAUD - Claude PERRON - Patrick BAUCHAU - Mélanie THIERRY

 

L'HISTOIRE :

Parce qu'il s'agit de l'assassin de sa femme, David Hoffmann, lieutenant à la police européenne, accepte de reprendre du service pour traquer un dangereux trafiquant soupçonné d'une série de meurtres. Une enquête qui le mènera vers une clinique à la pointe de la technologie, dirigée d'une main de fer par le professeur Brügen.
Quand la vérité se loge au coeur du souvenir, la mémoire se révèle un bien précieux, objet de toutes les convoitises. Pourtant, certains souvenirs ne s'effacent jamais...

Gaumont Columbia Tristar Films

Albert Dupontel. Gaumont Columbia Tristar Films

Albert Dupontel. Gaumont Columbia Tristar Films

Mélanie Thierry et Marthe Keller. Gaumont Columbia Tristar Films

Mélanie Thierry et Estelle Lefebure. Gaumont Columbia Tristar Films

(BANDE ANNONCE 2007)

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LES PORTES DU TEMPS avec Ian McSHANE - Christopher ECCLESTON - Alexander LUDWIG

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LES PORTES DU TEMPS (THE DARK IS RISING) (2007)

de David L. CUNNINGHAM (CHUNGKAI, LE CAMP DES SURVIVANTS)

avec Ian McSHANE - Christopher ECCLESTON - Alexander LUDWIG

Les Portes du temps

L'HISTOIRE :

Un jeune garçon de 11 ans se découvre un destin hors du commun : il est chargé d'affronter les forces maléfiques qui menacent notre monde.

Les Portes du temps - Affiche teaser américaine

 

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LE PREMIER CRI (BANDE ANNONCE 2006) de Gilles de MAISTRE

Publié le par ERIC-C

LE PREMIER CRI

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Documentaire de Gilles de MAISTRE (KILLER KID - FEROCE)

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Le Premier cri 

L'HISTOIRE : C'est l'éblouissante histoire vraie du tout premier cri de la vie, celui que l'on pousse quand on naît et qui scelle notre venue au monde.
La naissance sur grand écran à l'échelle de la planète. Contraste des terres, contraste des peuples, contraste des cultures pour le plus beau et le plus insolite des voyages. Dans un intervalle de 24 h sur la Terre, le destin de plusieurs personnages se croise dans un moment unique et universel : la mise au monde d'un enfant.
Avec ses personnages réels, ce film retrace l'instant magique des premiers balbutiements de la vie et explore les univers de la naissance, aussi variés que nous sommes différents.
Prévu sur les 5 continents, des dernières zones encore sauvages aux lieux les plus urbanisés, le tournage commence mi-mars et durera 1 an.

Le Premier cri

 

(BANDE ANNONCE 2006)



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LE ROYAUME (BANDE ANNONCE VO 2007) avec Jamie FOXX, Jennifer GARNER, Chris COOPER (THE KINGDOM)

Publié le par ERIC-C

THE KINGDOM (LE ROYAUME)

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Film de guerre américain de Peter BERG (VERY BAD THING, BIENVENUE DANS LA JUNGLE)

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avec Jamie FOXX - Jennifer GARNER - Chris COOPER

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Affiche américaine. Universal Pictures

L'HISTOIRE : Une enquête est menée pour traquer des terroristes, suite à un attentat contre des civils américains au Moyen-Orient.

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(BANDE ANNONCE VO NON ST 2007)



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DISASTER THE MOVIE (BANDE ANNONCE VO 2008) avec Kimberly Kardashian, Vanessa Minnillo

Publié le par ERIC-C

DISASTER THE MOVIE

 

Comédie américaine de Jason Friedberg et Aaron Seltzer

 

avec Kimberly Kardashian, Vanessa Minnillo, Ike Barinholtz, Roland Kickinger

 

DISASTER-THE-MOVIE.jpg

 

L'HISTOIRE : Au cours d'une soirée, un groupe d'adolescents se trouve assailli par plusieurs catastrophes naturelles et évènements surprenants...

 

DISASTER-THE-MOVIE-affiche-2.jpg

 

(BANDE ANNONCE VO 2008)

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Sheryl Crow - Here Comes the Sun (BOF CLIP : BEE MOVIE - 2007)

Publié le par ERIC-C

BEE MOVIE - DROLE D'ABEILLE
de Simon J. SMITH et Steve HICKNER (LE PRINCE D'EGYPTE)
avec Renee ZELLWEGER - Uman THURMAN - Jerry SEINFELD - Kathy BATES - Robert DUVALL - Alan ARKIN - William H. MACY - Eric IDLE - Larry KING - Oprah WINFREY - Matthew BRODERICK
Bee movie - drôle d'abeille

L'HISTOIRE : En discutant avec sa nouvelle amie fleuriste, une abeille nommée Barry apprend que, depuis toujours, les humains s'emparent de leur miel. Révolté, Barry décide d'engager un procès...

Bee movie - drôle d'abeille
Bee movie - drôle d'abeille
Bee movie - drôle d'abeille
Bee movie - drôle d'abeille
Bee movie - drôle d'abeille
Bee movie - drôle d'abeille
 
Sheryl Crow - Here Comes the Sun (BOF CLIP : BEE MOVIE - 2007)
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STARDUST, LE MYSTERE DE L'ETOILE (BANDE ANNONCE VF 2007) avec Claire DANES - Michelle PFEIFFER - Robert DE NIRO

Publié le par ERIC-C

STARDUST LE MYSTERE DE L'ETOILE

de Matthew VAUGHN (LAYER CAKE)

avec Claire DANES - Michelle PFEIFFER - Robert DE NIRO - Peter O'TOOLE - Charlie COX - Sienna MILLER - Ricky GERVAIS

Le Mystère de l'étoile - Affiche américaine

L'HISTOIRE : Dans un petit village, la population est divisée entre humains et détenteurs de pouvoirs magiques. Les deux groupes sont séparés par un mur mais une fois tous les 9 ans, une fête leur permet de se rencontrer.
Tristan, jeune garçon mortel, y tombe amoureux d'une jolie demoiselle habitant de l'autre côté du mur et lui promet de retrouver une étoile perdue pour qu'ils puissent être réunis. Commence alors une fantastique épopée à travers le royaume.

Le Mystère de l'étoile - Affiche américaine

Le Mystère de l'étoile

Le Mystère de l'étoile

Le Mystère de l'étoile - Sienna Miller et Charlie Cox

Le Mystère de l'étoile - Robert De Niro, Claire Danes et Charlie Cox

Le Mystère de l'étoile - Robert De Niro et Charlie Cox

Le Mystère de l'étoile - Claire Danes

 

(BANDE ANNONCE)

 

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Entretien avec Mélanie LAURENT pour LA CHAMBRE DES MORTS (2007)

Publié le par ERIC-C

LA CHAMBRE DES MORTS

de Alfred LOT

LES ACTEURS
Lucie : Mélanie LAURENT
Moreno : Eric CARAVACA
Sylvain : Gilles LELLOUCHE
Vigo : Jonathan ZACCAÏ
Annabelle : Céline SALLETTE
Alex : Laurence CÔTE
Valet : Nathalie RICHARD
Raviez : Stéphane JOBERT
Colin : Antoine OPPENHEIM
Stan : Alexandre CARRIERE
Mère Lucie : Fanny COTTENÇON
Léon : Jean-François STEVENIN
Van Boost : Jean-Pierre GOS


FICHE TECHNIQUE
Producteur Délégué Charles GASSOT
Réalisateur Alfred LOT
Producteur Exécutif Jacques HINSTIN
Directeur de la Photographie Jérôme ALMERAS
Chef Décorateur Jean-Pierre FOUILLET
Chef Opérateur du Son Laurent ZEILIG
Créateur de Costumes Olivier BERIOT
Chef Monteuse Maryline MONTHIEUX
Chef Monteur Son Francis WARGNIER
Mixeur Dominique GABORIEAU
Musique Nathaniel MECHALY
Casting Brigitte MOIDON
1er Assistant Réalisateur Stéphane MORENO-CARPIO
Scripte Marie LECONTE
Régisseur Général Gaël DELEDICQ
1er Assistant Opérateur Catherine GEORGES
Photographe de Plateau Stéphanie BRAUNSCHWEIG
Chef Maquilleuse Valérie CALLENS
Chef Coiffeuse Isabelle ANFRAY
Maquillage SFX et mannequins Jean-Christophe SPADACCINI , Denis GASTOU
1er Assistant Décorateur Jean-Luc ROSELIER
1er Assistant Décorateur (Paris) Christophe FATON
Ensemblier Stéphane CRESSEND
Chef Electricien Laurent HERITIER
Chef Machiniste Pierre GARNIER
Making of Emmanuel BRETON

La Chambre des morts

 
L'HISTOIRE :

En pleine nuit, au milieu d'un champ d'éoliennes, deux informaticiens au chômage renversent un homme surgi de nulle part. A ses côtés, un sac rempli de billets : deux millions d'euros, là, à portée de main et aucun témoin. Que faire ? Appeler la police ou profiter de l'occasion ?
Le lendemain, dans un entrepôt à quelques mètres des lieux de l'accident, la police retrouve le corps de Mélodie, une fillette aveugle. Et si l'argent était destiné à payer sa rançon ? L'assassin a-t-il vu les chauffards ?
Le soir même, une autre enfant est kidnappée. Diabétique cette fois. Ses heures sont comptées. A l'hôtel de police de Dunkerque, le compte à rebours est lancé. Aux côtés du lieutenant Moreno, un collègue très prévenant, Lucie, une jeune brigadier de 26 ans, participe à sa première enquête.
Et curieusement, au sein du groupe crime, on a vite le sentiment que Lucie n'est pas là par hasard...

 

Entretien avec Mélanie LAURENT
Lucie


Quelles ont été vos réactions à la lecture du scénario ?
À la première lecture, j'ai été frappée par le naturalisme de toute la partie policière, les débriefs dans le commissariat, la manière d'enquêter, le rapport de mon personnage de jeune brigadier avec ses collègues plus ou moins sympas, etc. J'avais envie de participer à ce film où l'on retrouve l'ambiance réaliste du milieu policier, et en même temps, celle d'un vrai thriller. On a du mal à comparer LA CHAMBRE DES MORTS à un autre film, ou à le classer dans un genre. Ça faisait longtemps que je n'avais pas lu un scénario qui me donnait à ce point-là l'envie de participer à un film. En plus, Charles Gassot assurait la production et il y avait une belle rumeur autour de ce projet. Donc l'aventure était excitante.

Vous êtes amatrice de thrillers, de romans noirs ?
Pas du tout. Alfred Lot m'avait donné des bouquins de serial-killers, mais après en avoir lu trois pages, j'étais terrorisée, je faisais des cauchemars ! Donc je n'ai pas du tout fait de préparation en me faisant violence, en me forçant à voir ce genre de films. Je n'ai même pas vu LE SILENCE DES AGNEAUX ! Et je n'ai pas lu La Chambre des morts. Ce qui m'intéresse c'est le film que le metteur en scène veut faire.

Parlez-nous de Lucie, votre personnage.
Les enfants traumatisés ont des vies un peu extraordinaires. Lucie a une certaine maturité, on a lui a volé son enfance donc elle s'est construite, de manière naturelle, un bouclier pour se protéger. Il va lui falloir de la patience, et beaucoup d'amour pour essayer de se libérer un peu de ses obsessions intimes. C'est à cause d'elles qu'elle ne lâche pas quand elle est sur cette enquête. Une jeune femme qui ne dort pas pendant quatre jours, ça justifie des moments de fatigue et de larmes, pour une comédienne c'est passionnant... D'ailleurs, ça m'intéresse de plus en plus de ne pas jouer « jolie ». C'est-à-dire, avoir à peine un quart d'heure de maquillage, ne pas cacher ses cernes, ne pas avoir de coiffure apprêtée, et porter les mêmes fringues pendant deux mois. Pour moi, c'est beaucoup plus fort. Quand on joue « jolie », on ne sait pas comment se tenir entre les prises, on pense toujours aux raccords. Là, pendant tout le tournage, on est débarrassé de la dimension physique du rôle, il ne reste que l'émotion pure. En fait, il n'y a plus que le jeu, c'est très agréable.

Lucie est une jeune femme en manque d'amour... « Elle n'a pas fréquenté un homme depuis un an » dit sa mère.
À cause de son passé, elle ne fait pas vraiment confiance aux hommes. Et puis elle le dit, elle ne sait pas faire deux choses en même temps. On la sent touchée par Stéphane Moreno, le flic interprété par Eric Caravaca, elle a envie qu'il se passe quelque chose entre eux mais, à la fois, s'il ne s'était pas dévoilé, j'ai l'impression qu'elle l'aurait laissé partir. Elle n'est pas une héroïne romantique ou une femme fatale, elle n'est pas dans la séduction. Lucie est vraiment obsédée par cette enquête qui la renvoie à son enfance. Elle est totalement dans un rapport de protection, au-delà de ce que son métier l'exige. Elle va tout faire pour éviter qu'il y ait une autre jeune victime. Dans la séquence où elle découvre la petite fille aveugle, elle est submergée par une émotion, une douleur intime qui la perturbe bien au-delà du fait d'être confrontée à sa première scène de crime. Je m'étais renseignée, quand un flic découvre sa première scène de crime, il a envie de vomir, de pleurer, c'est toujours très traumatisant.

On a l'impression, dans son histoire d'amour naissant, que Stéphane la fait renaître et redevenir une femme désirante.
Oui, j'aime bien ce qui se passe entre eux, et la façon dont Alfred Lot met en scène cette histoire. On ne montre pas grand-chose, il n'y a pas de scène d'amour, aucun geste tendre, tout se passe dans des regards, ou à demi-mot. À la fin du film, il n'y a pas d'images cliché où ça se prend dans les bras et ça va s'aimer très fort. Tout n'est pas résolu, elle a confiance en Stéphane, mais il va falloir du temps. Là, c'est très réaliste.

On est surpris par sa capacité d'analyse, c'est elle qui fait avancer l'enquête.
Oui parce que c'est comme si elle était à la place du tueur tout le temps. Elle est inconsciemment en résonance émotionnelle avec le tueur.


On sait peu de choses sur le passé de Lucie. Comment donner une telle présence à un personnage si secret ?
J'y ai pensé pendant six mois. Je lis et relis le scénario et après je m'en débarrasse, et j'en rêve. Tout un travail se fait inconsciemment. Dans la journée, tout d'un coup, si je me balade ou si je vais à un rendez-vous, j'imagine Lucie dans cette ambiance-là. Je la vois marcher d'une manière assez sombre avec toutes sortes d'idées dans la tête. Ou bien au cours d'un dîner, je me dis, comment réagirait-elle ? Je suppose qu'elle serait effacée, un peu perdue. Je crois qu'elle a sans doute pris beaucoup de cachets pour dormir et pour arrêter de faire des cauchemars. Je ne pense pas qu'elle ait consulté un psy. Non, elle a gardé à l'intérieur d'elle-même son traumatisme comme un secret dont elle puise une force. De même qu'elle a caché l'objet qui la relie à son enfance dans son armoire secrète. J'imagine qu'après avoir couché ses enfants, c'est une sorte de rituel pour elle de pleurer en mettant une bougie devant son petit autel. Elle vient s'y ressourcer, elle y trouve l'énergie pour mener à bien sa quête, elle a une vie à sauver. Quand Alfred m'a appris que je faisais le film, je me suis dit que pour ce genre de rôle, je devrais travailler pendant des mois avec un coach. Finalement, je ne l'ai pas fait. J'ai plus besoin d'adrénaline, le moment où je découvre la scène le matin et je dois improviser, je fonce. Quand les rôles sont bien écrits et qu'une partie de nous-même correspond au personnage, le travail est déjà fait.

Vous n'étiez pas éprouvée par la noirceur de certaines scènes ?
J'avais envie de donner au personnage un peu de maladresse à certains endroits. Souvent dans les polars, les flics ne tremblent pas, ils tirent sans aucun problème, comme s'il n'y avait rien d'humain en eux, cela me semble irréaliste, je n'y crois pas. Pour avoir fait quelques séances de tir, c'est extrêmement violent. Et Lucie n'est pas sensée avoir l'habitude de pointer son flingue sur un homme. J'avais besoin aussi de mes petits moments de légèreté ou de sourire dans certaines scènes. On a pensé avec Alfred qu'il fallait privilégier de jolis instants de tendresse lorsque Lucie s'occupe de ses jumelles. Dans les cas des traumatismes de l'enfance, on reproduit le schéma que l'on a vécu, ou bien on va carrément dans le sens inverse. Donc je trouvais important qu'elle soit une vraie bonne maman, une mère aimante, même si elle est débordée, même si elle est torturée. Alfred m'a laissé improviser avec les enfants.
Après ces moments quotidiens d'amour maternel très réalistes, c'est plus facile de créer l'inquiétude. On ne va pas jouer le mystère ! Juste en effaçant un sourire par exemple, ça questionne, ça donne un secret au personnage. De toutes façons, j'ai besoin de rire énormément entre les prises. J'ai une capacité à sortir très vite de mes personnages. Je crois que je n'ai jamais autant ri que sur ce film !

Vous abordez des registres très différents. Quel plaisir particulier éprouvez-vous à tourner dans un thriller ?
En tout cas, déjà c'était très agréable d'être sur le plateau tout le temps. Je quittais ma loge le matin pour n'y retourner que le soir. Alfred Lot impulsait une énergie assez géniale. Finalement, le plus fatigant et le plus difficile dans ce métier, c'est l'attente. Sur ce tournage, il n'y en avait pas. On était dans une espèce de jeu non-stop. On finissait une séquence où on courait dans les dunes, aussitôt après je faisais réchauffer les biberons ! J'avais le sentiment qu'on faisait un court métrage à l'arrachée, sans autorisation ! Ce rythme crée de précieux liens humains avec l'équipe technique, tout le monde se donne à fond. Et finalement, ça correspond à ce que vit Lucie, elle ne s'arrête jamais.

Quelle a été la scène la plus jubilatoire, ou la plus terrible à interpréter ?
Les scènes de flingue sont très amusantes, on a l'impression d'être Nikita ! La séquence sous la douche n'était pas forcément la plus sympa, on est au plus profond de l'intimité... Mais je savais que la scène se terminait dans la légèreté et la drôlerie avec l'arrivée d'Eric et sa gêne quand il pose sa main par mégarde sur ma petite culotte ! Seul le chef-op était présent dans la salle de bain, caché sous un énorme K-way un peu ridicule, et je n'étais pas complètement nue. Il y a rarement des scènes aussi intimes dans les films de genre qui soient traitées avec autant de pudeur et de respect. Et elle n'est pas gratuite, elle fait basculer leur relation.

Comment Alfred Lot vous a-t-il dirigée, et quelles sont ses qualités ?
Alfred est très pudique, il ne déborde jamais dans l'hystérie, ni dans un enthousiasme excessif à en rajouter dans les faux compliments ! J'ai pris beaucoup de plaisir à travailler avec lui. Je comprends qu'il soit obsédé par ses cadres, il est déjà en train de monter son film pendant qu'il tourne. Rassuré sur l'image, il peut se permettre d'être généreux avec ses acteurs. D'une manière très douce et avec beaucoup de respect, il nous donne des espaces de liberté en sachant qu'elle va nous amener au meilleur de notre capacité. Avec Eric Caravaca, on avait de grands fous rires entre les prises pour se défouler, et Alfred avait l'intelligence de nous laisser ces moments-là. Je suis très sensible à la direction d'acteurs et à la technique car j'espère passer à la réalisation.

Vous avez une belle complicité de jeu avec Eric Caravaca.
Alfred avait organisé un déjeuner pour notre première rencontre. À la fin, je me suis dit que deux mois et demi dans le Nord à travailler ensemble avec Eric, ça allait être sinistre ! Dès le premier jour de tournage, j'ai découvert un acteur extraordinaire qui donne autant dans le champ que dans le contre-champ, et un merveilleux complice pour mes moments de rigolade. Avec Eric, on avait la même envie de faire rire toute l'équipe, et l'ambiance était formidable sur ce film. J'ai aussi pris beaucoup de plaisir à jouer avec Céline Sallette et Nathalie Richard.

Quel souvenir gardez-vous de ce tournage ?
Le plaisir d'être dans une énergie permanente, et le bonheur absolu de retrouver l'équipe lorsque le réveil sonne à 5h du matin ! Ça devrait être comme ça sur chaque tournage puisque ce métier fait rêver le monde !

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LE DEUXIEME SOUFFLE avec Daniel AUTEUIL, Monica BELLUCCHI, Michel BLANC, Jacques DUTRONC

Publié le

LE DEUXIEME SOUFFLE (2007)

de Alain CORNEAU (LE COUSIN - LE CHOIX DES ARMES - TOUS LES MATINS DU MONDE - LA MENACE - POLICE PYTHON 357 - SERIE NOIRE - FORT SAGANNE - STUPEUR ET TREMBLEMENTS - LE NOUVEAU MONDE...)

avec Daniel AUTEUIL, Monica BELLUCCHI, Michel BLANC, Jacques DUTRONC, Eric CANTONA,Gilbert MELKI, Daniel DUVAL, Nicolas DUVAUCHELLE, Philippe NAHON, Jacques BONNAFFE, Jean-Paul BONNAIRE

ARP Sélection

L'HISTOIRE : 

1958. Gu, célèbre et dangereux gangster condamné à vie, s'évade de prison. Traqué par la police, il veut s'enfuir à l'étranger avec Manouche, la femme qu'il aime. Ayant besoin d'argent, il accepte de participer à un dernier hold-up.
Grâce à lui, le coup est une réussite. Mais, victime d'une machination montée par la police, Gu passe pour un donneur et un traître aux yeux de ses complices. Pour laver son honneur, Gu prendra tous les risques...

Le Deuxième souffle

INTERVIEW
 Alain CORNEAU : Adaptation / Dialogues / Réalisateur

Quand avez-vous rencontré José Giovanni la première fois ?

J’'étais premier assistant. Et il faisait un casting de techniciens. Je savais qui il était, j’'avais lu ses livres car j’'étais déjà fan de polars. C'’était quelqu’'un d’'amical, avec un regard très aigu, un visage lunaire. Il savait ce qu'’il voulait. Il vous adoptait ou pas. Il était franc, et modeste sur son métier. Il voulait renouveler son équipe, trouver des plus jeunes et il m'’a donné la liberté de former une bonne partie de l’'équipe. C’'était un très bon conteur de vraies histoires, il avait gardé cet esprit taulard et nous les racontait le soir après le tournage. J'’ai rencontré sa femme, Zazie. Notre amitié est née en cours de tournage. Il a y eu quelques scènes, des scènes de nuit, ou des intérieurs voiture, où il me disait : « Je ne sais pas très bien le mettre en place, qu'’est-ce que tu penses ? ». Et c'’était un cadeau merveilleux pour moi. On n’'a pas fait d'’autres films ensemble, je suis devenu metteur en scène, mais on se voyait régulièrement, pour le plaisir.


Et « Le deuxième souffle » est rapidement devenu un sujet de conversation ?

Pas tout de suite, on a abordé le sujet quelques années plus tard. On a d'’abord souvent parlé du film de Melville, qui me fascinait. Lui refusait d’'admettre que c'’était un grand film, à cause de tous les soucis qu'’il avait eu avec Melville. Il reprochait au film de manquer d'’oxygène, d’être dénué de sentiments, de ne pas faire passer l’amitié qu’il y avait entre les gens. C’est vrai que, quand on connait José et qu'’on voit « Le trou » de Becker, ou « Classe tous risques » de Sautet, on sent que ces films sont bien plus proches de José.

Après avoir réalisé « Police Python » et « La menace » je cherchais des idées autour d’histoires fortes, comme celle du

« Deuxième souffle ». Je n’'envisageais pas du tout de le refaire, car pour moi c'’était un univers d'’avant, avec des postures morales qui étaient devenues académiques. A cette époque, on n’'avait plus envie de filmer des truands à Pigalle. On voulait aller en banlieue. On voulait parler de ce tsunami social et littéraire, politique et esthétique qu'’a apporté la drogue. Le milieu était totalement désorganisé. Les gangsters n'’avaient plus de morale. Avec « Le choix des armes », j’'ai eu l’idée d’un trait d’'union entre ces deux générations. Montand, incarnait un gangster à l’ancienne, et Depardieu la nouvelle génération. Au départ, le film s'’appelait « Abel le Caïd et Mickey le dingue ».

Que pensait Giovanni de ces « nouveaux polars » ?

José étant de la génération d’'avant, il se posait et nous posait, beaucoup de questions. Où sont les grands sentiments tragiques ? Comment sublimer tous ces personnages ? Grandir ces personnages, cela a fait son chemin dans ma tête. Je suis allé à la découverte des gens qui avaient réalisé ce cinéma là. Comme Grangier par exemple. Certains de ses films étaient très bons ! Il en pleurait qu’'on puisse aimer ses films. Ça nous parlait beaucoup. Ce qui nous plaisait là dedans, c'’était le retour à un réalisme apparent des années 50 et 60, son attachement à tous les métiers, et la figure de Gabin qui se promenait au milieu de tout ça. Il avait une approche modeste et vivace des codes. On a réellement, sérieusement, commencé à parler de refaire le « Deuxième souffle » dans les années 70-75 avec José, qui était plutôt partant. On en parlait deux fois par an, chaque fois qu’'on se voyait. Un jour j'’ai dit : « Allez, cette fois, je vais essayer ». J’'ai gambergé, de façon incohérente. Fallait-il actualiser l’'intrigue ? J'’ai essayé : cela partait en quenouilles… Mais si je faisais un film d’'époque, je courrais le risque qu'’il soit décoratif. Fallait-il le délocaliser ? J’'ai rencontré des producteurs américains, mais j’ai vite compris que cette histoire était enracinée dans notre culture.


Et puis vous avez arrêté de faire des polars…

Il y a eu une véritable déshérence du genre qui est arrivée progressivement. La télévision nous a submergés de feuilletons policiers avec des personnages « audimatés » donc dénués de doutes, plaqués dans des histoires sans radiographie sociale, sans tragédie, sans éthique ni morale. L’'arrivée de la gauche au pouvoir n'’a rien arrangé. Car du coup on perdait la charge politique qui nous motivait. Et les écrivains se sont mis à écrire des romans militants à clef politique, au détriment de la construction de l’'histoire et des personnages et avec un humour au huitième degré, inadaptable. Le film noir a cessé d’être un genre collectif. Un cinéma de genre a besoin de beaucoup de films pour évoluer. En France, d’'un seul coup, on a cessé d’en faire. Dans les années 70, on a raconté des polars du côté des flics, donc avec des personnages plongés dans une vision très quotidienne, naturaliste, documentaire, sans marginalité glorieuse …


C’'est à cette époque que vous réalisez « Le cousin »…

Oui, parce que j’'avais rencontré un ex-flic, Michel Alexandre, qui a co-écrit le scénario avec moi, qui m’'avait raconté la vraie vie des flics et leurs rapports avec leurs balances, qui étaient des « cousins », c'’est à dire des membres de la famille, qu'’on chouchoutait. Le flic devenait parfois truand, et le dealer parfois agissait comme un flic. Cela m’'a paru intéressant à mettre en scène. Mais ce film a choqué José. « C'’est un film amoral, vous êtes devenus fous ! Qu’'est-ce que c'’est que ça, un polar où les gens n'’ont pas de destin. Ce ne sont pas des héros, mais des raclures ! » . Ayant réalisé « Série noire » bien avant, je ne pouvais pas être tout à fait d’'accord avec lui, mais ses arguments touchaient quelque chose de profond en moi.

« Le deuxième souffle », au fil des années, se précisait dans ma tête. Il manquait la mise à feu, le déclic : ce fut la rencontre avec des producteurs qui avaient le même rêve que moi sans que je le sache, qui connaissaient José et en avaient parlé avec lui …Il y a eu ce dîner où Laurent et Michèle me disaient qu'’il serait grand temps que je revienne au polar, et je leur expliquais tout ce que je viens de vous dire : la déshérence du genre, le manque de postures morales, de figures mythiques. Et je conclue en disant : « A part refaire « le deuxième souffle », je ne vois pas… Là-dessus, Laurent me tend la main : « Tope là ! Cela fait vingt ans que j’en rêve… ». Le lendemain matin, je m'’y suis plongé.


En relisant le livre ?

Bien entendu. Parce que, le temps de s’en parler, durant toute une soirée, toutes les conversations que j’'avais eues avec José sur le sujet me sont revenues : garder l’histoire dans son époque, choisir Auteuil pour jouer Gu, raconter enfin l'’histoire d'’amour entre Gu et Manouche qui avait été escamotée dans le Melville, ainsi que la faille de Blot, donc, le retour au livre s'’imposait pour se déployer autrement. Et en le relisant, il y a plus de deux ans maintenant, j’'ai redécouvert l’'extrême richesse des personnages et de sa construction. Il faut dire que ce livre est bluffant. On ouvre sur une évasion, un mec meurt, on arrive chez Manouche, un tireur meurt et la mort de ce tireur va déterminer tout le reste : la mécanique tragique est déjà en marche.

Ensuite, José était obsédé par les balances. Et c'’est le personnage de Gu, un homme d’une rigueur morale absolue, qui se fait piéger et va finir par donner un nom et des infos. Giovanni a mis le poison chez le plus pur de tous ses personnages. C'’est difficile de dépasser ça. Il place Gu dans une situation inhumaine, qui va l’'emmener vers l’'explosion finale. Et nous, on est avec lui, on s'’identifie à lui. Gu est-il bon ou méchant ? La question ne se pose pas, puisqu'’on est ailleurs, dans le tragique. Il faut des personnages très grands pour arriver à ce niveau là.

Pourquoi d’'après vous Gu renonce-t-il à tuer Jo Ricci avant de quitter Paris ?


Ah, le fameux « Fonce, j’'y vais pas », que Gu dit à Alban... A la fois, je comprends ce qui se passe dans sa tête et je ne le comprends toujours pas. Il a senti les flics, comme me l’'affirme Zazie Giovanni, ou il a eu peur ? Je ne sais pas, donc j’'ai mis les deux dans la bouche de Blot : l’instinct, ou la trouille. C'’est symbolique de ce Gu, dont on ne sait jamais s'’il va s’en sortir ou pas, y aller ou pas, s'’il a trouvé son deuxième souffle ou pas. L'’évasion de la prison et le train sont construits de la sorte : il va y arriver ou pas ? Devant chez Jo, il flanche. Mais après le casse, il redevient le Gu d'’avant…


Et pourquoi se sert-il toujours du même colt ?

C’'est un élément que José pose dans le roman, mais il ne l’'explique pas. Est-ce qu’'à l’époque du livre l’'analyse balistique existait déjà à ce niveau là ? José dit que Gu est un homme perdu et il en reste là. Moi, je prends le parti de dire que c’'est intentionnel. L'’homme perdu assume.


José Giovanni voulait que Daniel Auteuil joue Gu…

On avait parlé d'’Auteuil avec José. Melville à un moment donné avait voulu inverser la distribution et que Paul Meurisse joue Gu, ce qui avait rendu José fou… Lino Ventura et José étaient des amis très proches, mais José a toujours pensé que Lino était trop puissant pour incarner ce héros à bout de souffle. Et il me disait que Daniel Auteuil était plus proche de l’'homme qu’il d'écrit dans le livre : « On me l’a montré, j'’ai été déçu : on aurait dit un employé de banque. ». Daniel Auteuil a le gabarit nécessaire au rôle. Avec l’'âge et l’'expérience, il est devenu plus mystérieux. Il a gagné en force, en charisme, mais il a gardé un regard très enfantin….


Comment avez-vous choisi votre casting ?

Une fois le scénario écrit, on s'’est dit, avec mes producteurs, que pour parvenir à faire ce film, il nous faudrait des gros calibres, de pointures d'’acteurs. Alors, on a établit une liste et on s'’est dit qu'’elle ferait office de juge de paix. Si trois acteurs sur cinq disaient non, on ferait une croix sur le projet. Il fallait un accord viscéral, profond, entre les acteurs et leurs rôles. De ce point de vue, les comédiens sont de bons lecteurs. L'’époque, les codes de l’'époque et du milieu, soit ça leur parlait, soit pas du tout. Et bien ils ont tous les cinq eu un vrai désir de lire ce scénario vite et ils ont vite dit oui. On a envoyé le scénario en premier à Daniel, qui était enthousiaste et m’a fait cadeau de ces coups de fil comme on les aime, l’'acteur qui vous réveille à sept heures du matin en vous disant : « Je ne peux pas attendre pour te dire que j’adore… ». A ce moment là, presque tout le travail est fait. Quand des acteurs réagissent comme ça et ils ont tous les cinq réagis comme ça, c’'est qu'’ils ont déjà le rôle dans la main. C'’est quelque chose de viscéral. C'’est bon signe.


Sur le plateau, vous faisiez la mise en place avant d'’appeler les comédiens…

C'’est la première fois de ma carrière que j'’ai organisé les choses ainsi et j'’ignore encore pourquoi. Mais cela donnait un vrai confort aux acteurs, cela les rassurait. Leur présence ne faisait que bonifier la mise en place. Donc, on a fait peu de répétitions et peu de prises. De toute façon, dans un film de genre, on sait tout de suite que la prise est bonne. Il faut être modeste par rapport au genre, sinon on tombe dans l’'esthétisme. Et il faut aussi se souvenir que le genre passe après l’histoire, qui en l’occurrence est incroyablement solide. Et comme j’avais un casting vraiment juste, les choses étaient vite évidentes. On fait une prise pour se chauffer et la deuxième est souvent la bonne. On en fait trois ou quatre s’il y a eu un truc raté, un problème technique, un mot qu'’on n’'a pas bien compris… Clint Eastwood est à l'’école de la première prise. Moi, je dirais que cela dépend des films. Parfois la direction a besoin d’être plus incertaine. Mais, sur ce plateau, multiplier les prises, cela aurait épuisé les acteurs pour rien. De toute façon, dès la mise en place, on voyait bien quand la caméra n’'avait pas sa bonne place. C'’était un tournage intense, mais pas fatiguant. Je n’'ai pas ressenti ce creux qu'’on éprouve à la troisième semaine de tournage, je n'’étais pas fatigué les dernières semaines. On était dedans, on sentait qu'’on tenait quelque chose, on était très concentré et les acteurs carburaient tous.


Chaque cadre est intéressant, mais sans jamais être « frimeur »…

Parce que chaque cadre est au service de l’'action. J'’ai veillé à ce que les cadres soient à la fois justes et inattendus. Je n’'ai pas cherché à décorer l’'histoire, mais à la raconter le mieux possible. Ce film raconte une tragédie, il y avait donc une liturgie à trouver. J’'avais deux gardes fous. Le premier : fuir le naturalisme, sortir de la réalité, en créer une qui n'’appartienne qu’'au film. Le second : ne jamais devenir solennel, ni théâtral. C'’est un mélange excitant, qui débouche sur le lyrisme et on le sent tout de suite sur le plateau. Il fallait créer le temps et la réalité du film. On est au début des années soixante, on voulait fuir les couleurs typiques du genre, c'est-à-dire le noir et blanc ou le bleu acier froid. En préparation, je répétais à l’équipe : « Oubliez votre bon goût, fuyez les camaïeux de gris et de beige ! ».


Il y a quelques scènes d'’action que vous avez filmées au ralenti…

Je pensais, à l'’écriture, que seul la mort de Gu serait au ralenti. A la préparation, on a évolué là-dessus. J’'ai intoxiqué l’'équipe de cinéma asiatique. Il nous a appris à chorégraphier la mort et la violence. La mort de Gu, on l’'a filmé à cent vingt images/ seconde, ce qui est beaucoup. Le ralenti, c’'est quelque chose d’organique, de viscéral. Le résultat est certes esthétisant. Mais c’'est devenu un mode visuel narratif comme un autre. Vous savez le culte que je porte à Sam Peckinpah… Il a porté le montage des ralentis à un point d’'excellence. Il était incroyablement virtuose dans ces mosaïques très modernes.


Pour ce film, vous avez travaillé avec des acteurs nouveaux dans votre troupe…

Il fallait une troupe à la mesure de ce film. Personnellement, j'’avais une longue histoire de ratage avec Daniel. Mais on a bien fait d'’attendre… Daniel est tellement mobilisé, précis, concentré, c'’est un cadeau perpétuel. Avec ce film, il a franchi un cap. Il dit qu'’après Ugolin, Gu est une nouvelle étape dans sa carrière. On sent, même si chaque film est important, quand on franchit une marche.

Sur ce film, j’'ai retrouvé Michel Blanc qui, au fil des années, n’a fait que s’enrichir. Comme Daniel Auteuil, Michel est un grand acteur de comédie qui joue totalement la situation. Il fait rire parce qu'’il est désespéré. Donc, forcément c'’est un grand acteur dans la tragédie aussi. Il est très grand.

Avec Jacques Dutronc, c'’est une grande histoire d’amour. On s’'est tout de suite plu, dès notre première rencontre en Corse. On était dans le jardin. J’'ai posé le scénario devant lui et je lui ai dit : « Tu n’as pas besoin de lire, le vent tourne les pages pour toi ». Ajoutez à cela le fait qu'’il ait eu une Bentley dans sa jeunesse… Jacques est un vrai dandy. Il veut toujours avoir l'’air de rien faire, mais il bosse, il est hyper concentré, il sait son texte au cordeau et il négocie les phrases de dialogue comme un musicien, avec une finesse, une précision, une émotion… Il compose un Orloff magnifique.

Monica, cela aurait été compliqué de pas l’'avoir. C'’est elle qui a eu l'’idée d’être blonde et elle avait raison, tant sur l’'époque que sur le personnage. J’'étais ravi qu'’elle ait eu cette idée, parce que cela me montrait qu'elle était déjà dedans, dans le film et dans le rôle. Monica a la capacité très rare d’'exprimer ses sentiments en toute liberté. Elle sait faire surgir d’un coup le peu ou le trop-plein d’émotions. Elle apporte une élégance, une simplicité, elle est lumineuse et plus que belle. La blondeur la rend encore plus charnelle, pulpeuse et mythologique. La blondeur renvoie aux codes, comme la cigarette, les robes ajustées….

Comment avez-vous pensé à Cantona ?

Alban, c'’était le plus compliqué à trouver… Alban sort de son village corse. C'’est un enfant, une tombe, il est d’'une dévotion sincère et totale. Il ne faut pas le jouer en faisant des efforts pour rentrer dans sa peau. C’'est difficile d’'avoir ce côté d’'une seule pièce. Un matin, j’ai pensé à Eric et aussitôt, cela m’a paru évident. Après avoir lu le scénario, il m'’a répondu une phrase qu’'Alban aurait pu dire : « Je pense que j’'amerais défendre ce personnage ». Eric, il sort des pages du livre. Alban, c'’est lui. Eric appartient au monde de José. Ils se seraient reniflés comme étant des frères. Il est un grand comédien, il a la modestie, le doute des grands.

Gilbert Melki était réticent sur le rôle parce qu'’il trouvait qu'’il n’'avait pas beaucoup de scènes à défendre. Je l'’ai persuadé, et heureusement, car plus il est salaud, plus il est drôle. Entre Gu et Jo, il m’'est apparu au montage que Gu cristallise sa fureur sur Jo, comme s’il était le symbole de tout ce qui ne va plus sur terre. Tout ça, c’est la faute de Jo… C’est le jeu de Melki qui a imposé ça.

Nicolas Duvauchelle incarne celui en qui Gu se reconnaît. Nicolas incarne le genre de personnage autour duquel 'j’ai tourné dans mes films précédents. C'’est un type d'’aujourd'’hui, il est pour Auteuil ce qu'’était Depardieu pour Montand. « Les motards, c'’est nous et personne d’'autre ». Ils sont amis dans le mal absolu. Il y a entre eux un lien très fort qui va se retourner à la fin. Le fils voudra tuer le père. Antoine en s’'embarquant avec Jo devient l’'ennemi direct de Gu. J’'ai accentué cela par rapport au livre. Gu sait qu’'en tuant Antoine, il se tue lui-même, ce crime marque sa fin, il tue son fils et avec lui sa dernière chance.

C’est aussi la première fois que vous collaborez avec Bruno Coulais…

J’'avais très envie de le rencontrer, notamment à cause des « Rivières pourpres », de ses talents symphoniques, de ses polyphonies corses. On s'’est découvert un amour commun pour Howard Shore… Je savais que sur ce film il me faudrait un compositeur unique, aux commandes de tout le film. Il a compris très vite le style du film. Dès sa première maquette, tout était là : l’'univers en suspension, purement tragique, dramatique, une musique jamais synchrone avec l’image dans le sens direct du terme, qui donnerait aux images l’'oxygène nécessaire. J’'ai pu faire tout le montage avec ses maquettes. Même s'’il fait très bien des compositions légères comme «Les choristes», il a un univers tragique en lui, sans désespoir, avec toujours un sentiment d’'humanité.


Que pensez-vous du film ?

Je suis incapable d’'être spectateur d'’un film que je fais… Au montage j’'ai eu des bonnes surprises sur des intentions très formalisées de tournage, j’'ai vu en les montant qu’'elles fonctionnaient et surtout, j’'ai été admiratif de la continuité narrative des acteurs dans leur jeu. Daniel réussit des tours d'’écrou où il est de plus en plus lui-même ou de moins en moins…

Je serais très content qu’'à travers ce film on rende enfin justice au talent de José. Les thèmes qu’'on dit « Melvilliens » sont portés à cette incandescence par lui. Que ce soit « Le trou », « Classe tous risques » ou « Le deuxième souffle » réalisés par trois metteurs en scène très différents, l’'univers est homogène, il vient de ses livres.


Ce titre « le deuxième souffle » prend tout son sens quand on connait la vie de José Giovanni…

Oui, car José a eu deux vies, la taule puis la rédemption. Et cette rédemption a pu exister à cause de son passé. Ce passé est devenu sa richesse… Et la nôtre aujourd(’hui.

 

AUTRE VERSION : LE DEUXIEME SOUFFLE de JEAN-PIERRE MELVILLE (1966) avec Lino VENTURA, Paul MEURISSE - Raymond PELLEGRIN - Michel CONSTANTIN...

Le Deuxième souffle - Daniel Auteuil

 

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I'M NOT THERE (BANDE ANNONCE VO 2007) avec Richard GERE, Heath LEDGER, Cate BLANCHETT, Christian BALE

Publié le par ERIC-C

I'M NOT THERE

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de Todd HAYNES (LOIN DU PARADIS - VELVET GOLDMINE)

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avec Richard GERE - Heath LEDGER - Cate BLANCHETT - Christian BALE - Julianne MOORE - Charlotte GAINSBOURG - Marcus Carl FRANKLIN

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Musique de BOB DYLAN

I'm Not There

L'HISTOIRE : Un voyage à travers les âges de la vie de Bob Dylan. Six acteurs incarnent Dylan tel un kaléïdoscope de personnages changeants : poète, prophète, hors-la-loi, imposteur, comédien, martyr et "Born Again". Ils participent tous à l'esquisse d'un portrait de cette icône américaine définitivement insaisissable.

I'm Not There - Cate Blanchett

I'm Not There - Cate Blanchett

I'm Not There - Cate Blanchett et David Cross

I'm Not There - Cate Blanchett

I'm Not There - Charlotte Gainsbourg et Heath Ledger

I'm Not There - Heath Ledger

I'm Not There - Christian Bale

I'm Not There - Marcus Carl Franklin

I'm Not There - Richard Gere

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(BANDE ANNONCE VO NON ST 2007)



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Samuel L. Jackson - Just like a bird without a feather (BOF CLIP : BLACK SNAKE MOAN)

Publié le par ERIC-C

Samuel L. Jackson - Just like a bird without a feather (BOF CLIP : BLACK SNAKE MOAN)
Affiche américaine. Paramount ClassicsAfiche américaine. Paramount ClassicsAfiche américaine. Paramount Classics
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BEE MOVIE DROLE D'ABEILLE (BANDE ANNONCE avec STEVEN SPIELBERG et JERRY SEINFELD VOST 2007)

Publié le par ERIC-C

BEE MOVIE - DROLE D'ABEILLE
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de Simon J. SMITH et Steve HICKNER (LE PRINCE D'EGYPTE)
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avec Renée ZELLWEGER - Uman THURMAN - Jerry SEINFELD - Kathy BATES - Robert DUVALL - Alan ARKIN - William H. MACY - Eric IDLE - Larry KING - Oprah WINFREY - Matthew BRODERICK
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Bee movie - drôle d'abeille

L'HISTOIRE : En discutant avec sa nouvelle amie fleuriste, une abeille nommée Barry apprend que, depuis toujours, les humains s'emparent de leur miel. Révolté, Barry décide d'engager un procès...

Bee movie - drôle d'abeille
Bee movie - drôle d'abeille
Bee movie - drôle d'abeille
Bee movie - drôle d'abeille
Bee movie - drôle d'abeille
Bee movie - drôle d'abeille
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(BANDE ANNONCE VOST 2007)



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PARANOID PARK (BANDE ANNONCE VOST 2007) de GUS VAN SANT

Publié le par ERIC-C

PARANOID PARK

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Film dramatique franco/américain de GUS VAN SANT (ELEPHANT - LAST DAYS - GERRY - WILL HUNTING - A LA RENCONTRE DE FORRESTER - PSYCHO - DRUGSTORE COWBOY -  MY OWN PRIVATE IDAHO...)

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avec Gabe NEVINS - Dan LIU - Jake MILLER - Taylor MOMSEN - Lauren McKINNEY

Paranoid Park

L'HISTOIRE : Alex, jeune skateur, tue accidentellement un agent de sécurité tout près du skatepark le plus malfamé de Portland, le Paranoid Park. Il décide de ne rien dire.

Paranoid Park - Gabriel Nevins

Paranoid Park - Gabriel Nevins

Paranoid Park - Taylor Momsen

Paranoid Park - Gabriel Nevins

Paranoid Park - Gabriel Nevins

Paranoid Park - Gabriel Nevins et Lauren McKinney

 

(BANDE ANNONCE VOST 2007)



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ACTUELLEMENT : NOCTURNA, LA NUIT MAGIQUE (BANDE ANNONCE VF)

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NOCTURNA - LA NUIT MAGIQUE

de Victor MALDONADO et Adrian GARCIA

avec les voix de Jean-Luc REICHMANN - Hélène BIZOT - Nathalie BIENAIME - Jessie LAMBOTTE

Musique : Nicolas ERRERRA

Nocturna la nuit magique

L'HISTOIRE : Dès l'instant où Tim, assis sur le toit de l'orphelinat, a vu Adhara sa minuscule étoile toute fragile tomber du ciel, il a senti que quelque chose ne tournait pas rond.
S'il ne s'était pas penché pour voir où elle était tombée, il n'aurait pas glissé du toit et n'aurait pas été secouru par le Berger et son incroyable horde de chats.
Dans le monde de Nocturna, une ribambelle de petites créatures travaillent pour faire de la nuit un endroit magique où tout est possible.
L'arrivée inattendue de Tim et les rencontres qu'il fera tout au long de sa quête lui donneront-ils la force et le courage de surmonter sa peur du noir ?

Nocturna la nuit magique

Nocturna la nuit magique

Nocturna la nuit magique

Nocturna la nuit magique

Nocturna la nuit magique

Nocturna la nuit magique

Nocturna la nuit magique

A PARTIR DU 24 OCTOBRE 2007 AU CINEMA

BANDE ANNONCE VF CI-DESSOUS + 3 EXTRAITS 1- 2- 3



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LE REVE DE CASSANDRE (BANDE ANNONCE VF 2007) avec Colin FARRELL, Ewan McGREGOR (CASSANDRA'S DREAM)

Publié le par ERIC-C

CASSANDRA'S DREAM (LE REVE DE CASSANDRE)

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de Woody ALLEN (MATCH POINT - SCOOP)

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avec Colin FARRELL - Ewan McGREGOR - Tom WILKINSON

Cassandra's Dream - Affiche américaine

L'HISTOIRE :  Sur un coup de coeur, deux frères s'offrent un voilier qu'ils baptisent "Cassandra's Dream".
Une vraie folie car ni l'un ni l'autre n'ont réellement les moyens d'assumer ce signe extérieur de richesse.
Terry travaille dans un garage tandis que Ian dirige le restaurant de leurs parents.
Lorsque le premier est confronté à une importante dette de jeu et que le second s'éprend d'Angela, ambitieuse comédienne de théâtre, ils sont obligés de solliciter l'aide de leur oncle Howard qui a fait fortune en Californie.
En contrepartie de son solide coup de pouce financier, il leur demande de lui rendre un petit service.

Cassandra's Dream - Hayley Atwell, Ewan McGregor, Sally Hawkins et Colin Farrell

LES ACTEURS  

EWAN MCGREGOR  Né en 1971, Ewan McGregor a été révélé par la série télévisée de Dennis Potter “Du rouge à lèvres sur ton col”, avant de se faire connaître en Grande-Bretagne grâce à sa collaboration avec le réalisateur Danny Boyle sur PETITS MEURTRES ENTRE AMIS, TRAINSPOTTING et UNE VIE MOINS ORDINAIRE. Depuis il a joué dans de nombreux films parmi lesquels THE PILLOW BOOK de Peter Greenaway, LE BAISER DU SERPENT de Philippe Rousselot, EMMA L’ENTREMETTEUSE de Douglas McGrath, LES VIRTUOSES et LITTLE VOICE de Mark Herman, VELVET GOLDMINE de Todd Haynes ou encore VOYER de Stephan Elliott et la trilogie de George Lucas, STAR WARS. Récemment à l’affiche de MISS POTTER aux côtés de Renée Zellweger, il a également été dirigé par Ridley Scott (LA CHUTE DU FAUCON NOIR), Tim Burton (BIG FISH), tout en participant à des productions telles que MOULIN ROUGE de Baz Luhrmann (pour lequel il a obtenu un European Film Award, une citation au Golden Globe et plusieurs autres récompenses), THE ISLAND de Michael Bay, STAY de Marc Forster ou YOUNG ADAM de David Mackenzie. En 2008, on le retrouvera dans THE GREAT PRETENDER de Peter Capaldi et FRANKLYN de Gerald McMorrow.

COLIN FARRELL Né en 1976, Colin Farrell a fait ses vrais débuts au cinéma dans le film de Tim Roth, THE WAR ZONE. Il joue ensuite dans ORDINARY DECENT CRIMINAL de Thaddeus O’Sullivan, avant d’être remarqué dans TIGERLAND de Joel Schumacher, réalisateur qu’il retrouvera pour PHONE GAME et VERONICA GUERIN. Depuis, il a enchaîné les films : MINORITY REPORT de Steven Spielberg, LA RECRUE de Roger Donaldson, S.W.A.T de Clark Johnson, ALEXANDRE Oliver Stone, LE NOUVEAU MONDE de Terrence Malick, MIAMI VICE de Michael Mann, entre autres. Dans les prochains mois, on le verra dans PRIDE AND GLORY de Gavin O’Connor, IN BRUGES de Martin McDonagh, et DIRT MUSIC de Phillip Noyce. 

TOM WILKINSON Né en 1948, Tom Wilkinson a débuté au cinéma en 1976 dans SMUGA CIENIA de Andrzej Wajda. Il tourne ensuite dans de nombreuses séries télévisées avant de retrouver le cinéma dans les années 90. Depuis, on l’a notamment vu dans AU NOM DU PERE de Jim Sheridan, SMILLA de Bille August, THE FULL MONTY de Peter Cattaneo, ou bien encore SHAKESPEARE IN LOVE de John Madden. Parmi ses autres films, citons RAISON ET SENTIMENTS et CHEVAUCHEE AVEC LE DIABLE de Ang Lee, WILDE de Brian Gilbert, THE PATRIOT de Roland Emmerich, IN THE BEDROOM de Todd Field pour lequel il a été cité à l’Oscar, L’IMPORTANCE D’ETRE CONSTANT Oliver Parker, LA JEUNE FILLE A LA PERLE de Peter Webber, ETERNAL SUNSHINE OF THE SPOTLESS MIND de Michel Gondry, STAGE BEAUTY de Richard Eyre, A GOOD WOMAN de Mike Barker, BATMAN BEGINS de Christopher Nolan, L’EXORCISME D’EMILY ROSE de Scott Derrickson, SEPARATE LIES de Julian Fellowes, PICCADILLY JIM de John McKay, et MICHAEL CLAYTON de Tony Gilroy. En 2008, on le verra dans les nouveaux films de Guy Ritchie et de Bryan Singer

HAYLEY ATWELL  Née en 1982, Hayley Atwell fait ses premiers pas au cinéma dans LE REVE DE CASSANDRE après des apparitions remarquées dans des productions télévisées telles que “The Line of Beauty”, “Fear of Fanny”, “The Ruby in the Smoke” et “Mansfield Park”. Diplômée de la Guildhall School of Music and Drama, elle vient de tenir le rôle principal de HOW ABOUT YOU Anthony Byrne et de participer à l’adaptation du roman d’Evelyn Waugh, BRIDESHEAD REVISITED,  réalisée par Julian Jerrold

SALLY HAWKINS Née en 1976, Sally Hawkins a débuté au cinéma en 2002 dans POST de Philip Trail et ALL OR NOTHING de Mike Leigh qui l’a aussi dirigée dans VERA DRAKE. Depuis, elle est également apparue dans LAYER CAKE de Matthew Vaughn, et LE VOILE DES ILLUSIONS de John Curran. A la télévision, elle a joué dans “Tipping The Velvet” et “Fingersmith”, adaptations de deux romans de Sarah Waters, et incarné Mary Shelley dans “Byron”. Elle a participé à une dizaine d’autres films parmi lesquels “Promoted to Glory”, “The Young Visiters” et “Bunk Bed Boys”. Elle a également joué dans les trois épisodes de “Little Britain” et plus récemment dans une adaptation de “La guerre des mondes” de HG Wells et dans “Persuasion”, d’après Jane Austen. On la retrouvera au cinéma en 2008 dans le nouveau film de Mike Leigh

Le Rêve de Cassandre - Ewan McGregor et Hayley Atwell

LA MUSIQUE

PHILIP GLASS : Né en 1937 à Baltimore, Philip Glass a été élève de l’université de Chicago avant d’étudier à la Juilliard School de New-York puis à Aspen aux côtés de Darius Milhaud. Il gagne ensuite Paris où il étudie sous la direction de Nadia Boulanger. Il travaille ensuite avec Ravi Shankar. De retour à New York en 1967, il forme le Philip Glass Ensemble, composé de sept musiciens jouant du synthétiseur et des instruments à vent, dont les sons sont ensuite amplifiés, altérés et mixés. Au cours de ces 25 dernières années, Glass a composé plus de vingt opéras, huit symphonies, deux concertos pour piano, des concertos pour violon, piano, saxophone et timbales, des quatuors pour violon, ainsi que de nombreux solos pour piano et orgue. Il a collaboré avec Paul Simon, Linda Ronstadt, Yo-Yo Ma, et Doris Lessing, parmi tant d’autres.  À travers ses opéras, ses symphonies, ses compositions pour son propre ensemble et ses collaborations diverses et variées avec des artistes allant de Twyla Tharp à Allen Ginsberg, de Woody Allen à David Bowie, Philip Glass a eu un impact sans précédent sur le monde musical et intellectuel. Les opéras “Einstein on the Beach”, “Satyagraha”, “Akhnaten” et “The Voyage” se donnent dans les salles les plus prestigieuses du monde entier. Il a aussi écrit les musiques de pièces de théâtre et de films oscarisés tels que THE HOURS ou KUNDUN de Martin Scorsese. Philip Glass s’est fait connaître des cinéphiles en composant la musique de la trilogie documentaire de Godfrey Reggio produite par Francis Ford Coppola KOYAANISQATSI, POWAQQATSI et NAQOYQATSI. Il a depuis imprimé son style inimitable à des films aussi différents que MISHIMA de Paul Schrader, HAMBURGER HILL de John Irvin, THE THIN BLUE LINE, UNE BREVE HISTOIRE DU TEMPS et THE FOG OF WAR Errol Morris, TRUMAN SHOW de Peter Weir, FENETRE SECRETE de David Koepp, LA MOUSTACHE Emmanuel Carrère, L’AUTRE RIVE de David Gordon Green, L’ILLUSIONNISTE de Neil Burger, CHRONIQUE D’UN SCANDALE de Richard Eyre, LE GOUT DE LA VIE de Scott Hicks et LES ANIMAUX AMOUREUX de Laurent Charbonnier. 

Le Rêve de Cassandre - Colin Farrell et Ewan McGregor

Le Rêve de Cassandre - Colin Farrell

Le Rêve de Cassandre - Tom Wilkinson, Ewan McGregor er Colin Farrell

Le Rêve de Cassandre - Tom Wilkinson et Ewan McGregor

Le Rêve de Cassandre - Ewan McGregor, Colin Farrell et Woody Allen (de dos)

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(BANDE ANNONCE VF 2007)

 

 

 

 

 

 

 



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BIENVENUE CHEZ LES ROBINSON avec les voix de Tom SELLECK, Angela BASSETT

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BIENVENUE CHEZ LES ROBINSON (2007)

(MEET THE ROBINSONS)

de Steven J. ANDERSON

avec les voix US de Tom SELLECK, Angela BASSETT

Affiche américaine. Buena Vista International

L'HISTOIRE : 

Lewis a 12 ans. C'est un garçon brillant qui a inventé un tas de choses. Sa dernière invention, la plus ambitieuse, est le Scanner de Mémoire. Cette machine devrait lui permettre de retrouver ses lointains souvenirs de sa mère, et peut-être pourront-ils alors former une famille... Malheureusement, son invention est volée par l'ignoble Homme au chapeau melon.
Lewis a presque perdu espoir lorsqu'un mystérieux garçon appelé Wilbur Robinson l'entraîne dans sa machine à explorer le temps... Les voilà lancés dans le futur, où Lewis découvre l'excentrique famille de Wilbur. Dans ce monde futuriste et délirant, ils vont devoir retrouver l'Homme au chapeau melon, sauver le futur et découvrir le fantastique secret du destin de la famille Robinson.
Avec l'aide d'un mystérieux garçon venu du futur, Wilbur Robinson, le jeune Lewis va voyager dans le temps et découvrir le fantastique secret de la famille Robinson.

Buena Vista InternationalBuena Vista InternationalBuena Vista International

 

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AVANT QUE J'OUBLIE (BANDE ANNONCE 2007) de et avec Jacques NOLOT

Publié le par ERIC-C

AVANT QUE J'OUBLIE

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de Jacques NOLOT (LA CHATTE A DEUX TETES - MANEGE - L'ARRIERE-PAYS)

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avec Jacques NOLOT - Jean-Pol DUBOIS - Marc RIOUFOL - Bastien D'ASNIERES - Gaetano WEYSEN-VOLLI

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Avant que j'oublie

L'HISTOIRE : Pierre, 58 ans, se confronte à l'évolution du temps... de la maladie... de la mort...
Etranger au monde moderne, il s'enfermera chez lui... face à l'écriture... au manque d'inspiration... à la mort soudaine d'un ami cher.
Il ira au bout de son parcours.

Avant que j'oublie - Jacques Nolot et Bastien d'Asnières

Avant que j'oublie - Bastien d'Asnières

Avant que j'oublie - Jacques Nolot

Avant que j'oublie - Jacques Nolot

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(BANDE ANNONCE 2007)



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CABALE A KABOUL (BANDE ANNONCE VF 2007)

Publié le par ERIC-C

CABALE A KABOUL

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Documentaire de Dan ALEXE

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avec Zabulon SIMANTOV - Isaac LEVY

Cabale à Kaboul

L'HISTOIRE : L'histoire d'Isaac et Zabulon, les deux derniers juifs d'Afghanistan. Ils vivent à Kaboul, dans l'enceinte de la vieille synagogue, désertée et pillée. Au milieu, un petit jardin, quelques arbres. Les deux derniers juifs d'Afghanistan sont toniques, mais âgés. Ils ont survécu aux Russes et aux Talibans. Les autres, tous les autres, sont morts ou ont émigré en Israël, aux Etats-Unis. Eux sont restés.
Isaac et Zabulon sont très différents. Isaac est un guérisseur, un rabbin miraculeux, un maître des sciences occultes. A sa porte se pressent femmes et hommes venus souvent de très loin et même du Pakistan pour entendre sa parole, ses prières et recevoir ses amulettes. Il porte une longue barbe blanche et est rongé par la solitude, depuis que sa famille l'a quitté et sans doute rejeté. Zabulon est toujours rasé de frais, il respecte scrupuleusement le shabbat et les fêtes, lit les prières à la petite table du repas et fabrique, selon les prescriptions juives, du vin qu'il revend à ses voisins. Isaac et Zabulon ont lié leurs destins. Ils vivent en vase clos. Ils n'ont que de très rares visites et surnagent dans un environnement indifférent ou hostile. Ils vivent un exil infini...

Cabale à Kaboul - Zabulon Simantov

Cabale à Kaboul

Cabale à Kaboul - Isaac Lévy

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(BANDE ANNONCE VF 2007)



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FOR YOUR CONSIDERATION (BANDE ANNONCE VOST 2007) avec Eugene LEVY, Parker POSEY

Publié le par ERIC-C

FOR YOUR CONSIDERATION

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de Christopher GUEST (BETES DE SCENE)

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avec Eugene LEVY - Parker POSEY - Harry SHEARER - Carrie AIZLEY - Don LAKE

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For Your Consideration

 

L'HISTOIRE : Tout commence à Hollywood, sur le plateau du film indépendant "Home for Purim", un drame intime et historique relatant la réunion mouvementée d'une famille juive lors de Purim, jour de fête préféré de la matriarche mourante. Le réalisateur Jay Berman, qui n'a pour le moment tourné que des pilotes de séries et dont aucun n'a jamais été retenu par une chaîne, fait ses débuts derrière la caméra. Sa mission : diriger un casting et une équipe durant une production tumultueuse au budget très limité.
Quand des rumeurs, générées sur Internet, commencent à circuler concernant trois des acteurs principaux de "Home for Purim" - la lumineuse mais fanée Marilyn Hack, l'acteur et ancien homme-sandwich Victor Allan Miller, et l'ingénue Callie Webb-, un sentiment d'excitation commence à gagner l'équipe. Et si leurs performances dans ce film étaient la clé pour la prestigieuse cérémonie des Oscars ?

For Your Consideration

For Your Consideration

For Your Consideration

For Your Consideration

For Your Consideration

For Your Consideration

For Your Consideration

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(BANDE ANNONCE VOST 2007)



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FOR YOUR CONSIDERATION (BANDE ANNONCE VO 2007) avec Eugene LEVY, Parker POSEY

Publié le par ERIC-C

FOR YOUR CONSIDERATION

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de Christopher GUEST (BETES DE SCENE)

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avec Eugene LEVY - Parker POSEY - Harry SHEARER - Carrie AIZLEY - Don LAKE

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For Your Consideration

L'HISTOIRE : Tout commence à Hollywood, sur le plateau du film indépendant "Home for Purim", un drame intime et historique relatant la réunion mouvementée d'une famille juive lors de Purim, jour de fête préféré de la matriarche mourante. Le réalisateur Jay Berman, qui n'a pour le moment tourné que des pilotes de séries et dont aucun n'a jamais été retenu par une chaîne, fait ses débuts derrière la caméra. Sa mission : diriger un casting et une équipe durant une production tumultueuse au budget très limité.
Quand des rumeurs, générées sur Internet, commencent à circuler concernant trois des acteurs principaux de "Home for Purim" - la lumineuse mais fanée Marilyn Hack, l'acteur et ancien homme-sandwich Victor Allan Miller, et l'ingénue Callie Webb-, un sentiment d'excitation commence à gagner l'équipe. Et si leurs performances dans ce film étaient la clé pour la prestigieuse cérémonie des Oscars ?

For Your Consideration

For Your Consideration

For Your Consideration

For Your Consideration

For Your Consideration

For Your Consideration

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(BANDE ANNONCE VO NON ST 2007)



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INVASION avec Nicole KIDMAN - Daniel CRAIG - Jeremy NORTHAM

Publié le

INVASION (The Invasion) (2007)

REMAKE DU FILM "L'INVASION DES PROFANATEURS DE SEPULTURES"

de Oliver HIRSCHBIEGEL (L'EXPERIENCE - LA CHUTE)

avec Nicole KIDMAN - Daniel CRAIG - Jeremy NORTHAM

Invasion - Affiche française

L'HISTOIRE : 

Une curieuse épidémie se propage autour du monde. Carol, une psychiatre, découvre qu'il s'agit en réalité d'une invasion d'origine extraterrestre. Dès que les humains dorment, ceux qu'on appelle les "Body Snatchers" prennent leur place, conservent leur apparence tout en les privant de tous sentiments. Lorsque son fils est contaminé, Carol met tout en oeuvre pour trouver un remède...

Invasion - Affiche teaser américaine

Invasion - Affiche américaine

Invasion - Nicole Kidman

Invasion - Daniel Craig et Nicole Kidman

Invasion - Nicole Kidman

 

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JANE (BANDE ANNONCE VF et VOST 2007) avec Anne HATHAWAY - James CROMWELL - Maggie SMITH

Publié le par ERIC-C

JANE (BECOMING JANE)

de Julian JARROLD

avec Anne HATHAWAY - James CROMWELL - Maggie SMITH - Julie WALTER

 

L'HISTOIRE : Un portrait de la célèbre écrivain britannique Jane Austen, au travers de son histoire d'amour vécue, à l'aube de ses vingt ans, avec Tom Lefroy...

Jane - James McAvoy et Anne Hathaway

Jane - Anne Hathaway

Jane - Anne Hathaway (au centre)

Jane - Maggie Smith

(BANDE ANNONCE VF et VOST 2007)

 

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JANE (BECOMING JANE) (BANDE ANNONCE VO 2007)

Publié le par ERIC-C

JANE (BECOMING JANE)

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de Julian JARROLD

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avec Anne HATHAWAY - James CROMWELL - Maggie SMITH - Julie WALTER

Jane - Affiche américaine

L'HISTOIRE : Biographie de la célèbre écrivain britannique Jane Austen.

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(BANDE ANNONCE VO NON ST 2007)



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