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Le mas des alouettes de Paolo Taviani et Vittorio Taviani avec Paz Vega, Moritz Bleibtreu, Alessandro Preziosi

Publié le

LE MAS DES ALOUETTES (2007)

(La masseria delle allodole)

de Paolo et Vittorio TAVIANI (PADRE PADRONE, LA NUIT DE SAN LORENZO, GOOD MORNING BABILONIA)

avec Paz VEGA - André DUSSOLLIER - Tchecky KARYO - Angela MOLINA - Moritz BLEIBTREU

L'HISTOIRE :

La famille arménienne Avakian est riche et nombreuse. Les deux frères Aram et Assadour ont décidé de se revoir. L'un, médecin, émigré à Venise, a bien réussi et est marié avec une comtesse italienne, et l'autre possède des terres près d'une petite ville d'Anatolie qui abrite une importante communauté arménienne et où il est respecté même par les autorités turques.
Tandis qu'à Venise on organise le long voyage en Anatolie, Aram, sa femme Armineh, sa tante Hasmig et sa soeur Nunik se préparent à les accueillir.
On fait restaurer le Mas des alouettes, l'antique demeure qui les a vus naître. Dans la période qui précède ces retrouvailles, émergent des sentiments, des projets ambitieux... et même une histoire d'amour, dangereuse et impossible, entre Nunik, arménienne, et un jeune officier turc.
Personne ne semble s'apercevoir de la tempête de la "Grande guerre" qui se prépare...

 

 

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NAISSANCE DES PIEUVRES (BANDE ANNONCE 2007)

Publié le par ERIC-C

NAISSANCE DES PIEUVRES
de Céline SCIAMMA
avec Pauline ACQUART - Louise BLACHERE - Adèle HAENEL - Warren JACQUIN - Serge BRINCAT - Jérémie STEIB
Le premier film de Céline Sciamma NAISSANCE DES PIEUVRES présenté au Festival de Cannes cette année dans la section "Un Certain Regard"
Ce film, salué par la critique, a remporté le prix Jeunesse au Festival de Cabourg.
Naissance des pieuvres

L'HISTOIRE : L'été quand on a 15 ans. Rien à faire si ce n'est regarder le plafond. Elles sont trois : Marie, Anne, Floriane. Dans le secret des vestiaires leurs destins se croisent et le désir surgit. Si les premières fois sont inoubliables c'est parce qu'elles n'ont pas de lois.

Naissance des pieuvres - Louise Blachère et Pauline Acquart
Entretien avec Céline Sciamma
 
Pouvez-vous raconter votre parcours pour en arriver à Naissance des Pieuvres, votre premier long-métrage ? Une des particularités de votre trajet, c’est de ne pas avoir fait de court-métrage…
J’ai fait La fémis en section scénario. La fin de mes études a été validée par l’écriture d’un long-métrage. Lors de mon jury de diplôme, Xavier Beauvois était présent… Il m’a dit qu’il fallait absolument que je tourne moi-même ce film. Il semblait que dans l’écriture, il y avait une signature qui pouvait accréditer l’idée que je devais le réaliser. L’idée a fait son chemin et il m’est finalement apparu évident que je n’avais pas envie de le céder à quelqu’un d’autre. J’avais le choix entre plusieurs producteurs et ma rencontre avec Les Productions Balthazar a été finalement déterminante. Ils pensaient que l’étape du court-métrage risquait juste de mettre du temps entre le film et moi. Ils m’ont offert ce luxe de ne pas me faire passer par ce galop d’essai, ce qui a permis de me lancer dans Naissance des Pieuvres avec la fraîcheur nécessaire. Tout a été très vite. Un an après ma sortie de La fémis, j’étais en préparation du film.
 
 
 
 
Naissance des pieuvres - Pauline Acquart 
D’où vient l’idée du film ? Tout à la fois l’univers de la natation synchronisée et celui de ces trois personnages féminins…
Concernant la natation synchronisée, il y a une anecdote de départ qui est autobiographique. À l’adolescence, j’ai assisté par hasard à un gala de natation synchronisée qui m’avait fait une très forte impression, mais je n’arrivais pas vraiment à discerner pourquoi. J’étais persuadée que j’avais raté ma vie et que j’aurais dû faire ça. Au bout de quelques jours, je me suis aperçue que j’avais été impressionnée par des filles qui, au même âge que moi, étaient déjà dans la concrétisation et dans la prouesse. Et moi je n’étais, au mieux, qu’une promesse. Je trouvais que c’était une situation assez exemplaire de ce qu’on peut ressentir à l’adolescence, c’est-à-dire une sorte de malentendu avec ses désirs. Il y a des choses souterraines qui agissent sur les événements du quotidien. Je trouvais cette situation à la fois complètement anecdotique et en même temps, très forte pour illustrer cet âge-là. Par ailleurs, je crois qu’il est préférable de parler ce qu’on connait. À mon âge, on peut parler de ce qu’on a vécu il y a dix ans. On l’a digéré et, en même temps, on l’a encore dans le ventre. D’autre part, le cinéma c’est souvent le lieu où l’on parle des femmes mais c’est aussi le lieu du fantasme. Ce sont souvent les hommes qui en parlent et j’avais envie de donner un point de vue féminin sur ces trois filles. Et du coup, de prendre le contrepied de ce qui se fait en général, c’est-à-dire la nostalgie, l’émerveillement des premières fois. Au contraire, j’avais envie d’être au présent, dans la cruauté de cet âge-là, de travailler sur des sensations plus que sur la restitution d’états d’âme. C’est la raison pour laquelle je suis partie sur un film à trois têtes. Trois personnages, c’est-à-dire trois problématiques pour me démarquer de mon propre itinéraire, pour m’éparpiller un peu plus et, au final, pour rassembler plus de trajets. Il s’agissait aussi de faire une radiographie de la naissance de la féminité avec des problématiques plutôt archétypales au départ. Ça m’amusait de jouer avec les codes du film adolescent, c’est-à-dire la question de la beauté, celle de l’incertitude et de la chrysalide, et celle du physique disgracieux. Ce sont trois personnages qui pourraient être dans American Pie. L’idée était donc d’installer le spectateur dans cette convention, de le mettre dans des chaussons afin qu’il ait l’impression d’être en terrain connu pour explorer plus loin ces situations de départ et de lui faire faire un trajet. Pour moi, le film raconte le dur métier de fille. Il s’agit donc d’un point de vue féminin de l’intérieur.
 
 
Naissance des pieuvres - Louise Blachère (de dos)
Justement, le film frappe notamment par l’absence des adultes. Comment ce parti pris fort s’est-il imposé à vous ?
C’est venu très rapidement. J’ai commencé à écrire des scènes avec les parents. Ça m’a semblé très vite des figures imposées. J’avais une impression de déjà vu. Les parents incarnaient une sorte de loi qui limitait le film dans son genre. Précisément, je crois que l’adolescence est un monde sans loi. Ses impératifs intimes sont liés à une communauté qui, certes, se positionne par rapport aux adultes mais toujours dans une forme de rébellion assez stéréotypée. Il me semblait que cette dimension n’apporterait rien au film. Surtout, il s’agissait de traiter l’adolescence d’une manière épidermique, comme à l’intérieur d’une bulle. Ce qui me semble juste en termes de sensations. Les parents sont des ennemis trop faciles et trop désignés. Enfermer les personnages dans un typage trop sociologique risquait d’appauvrir la singularité du propos. Notamment par rapport à l’homosexualité. Dans le cinéma français, ce sujet est au tout début de son traitement, surtout pour les filles. Je ne voulais surtout pas faire un film sur le trajet classique d’affirmation et de coming out qui implique forcément la loi et les parents. Je voulais laisser ces personnages livrés à eux-mêmes pour vivre cette épreuve du feu. En termes d’identification, je voulais que le spectateur n’ait le choix qu’entre ces trois filles. Que pour des parents, il n’y ait pas ce renfort de s’identifier à une figure paternelle ou maternelle. Cette radicalité vient aussi du désir d’emmener le spectateur là où il n’a pas forcément envie d’aller spontanément. C’est un pari. Tout comme l’absence des garçons. Il n’y a pas de point de vue masculin, ni de vision des hommes dans ce film. Naissance des Pieuvres n’endosse aucun discours sur les garçons. Ils en sont la face B, pour un autre film. Ils ne sont pas là, ils ne parlent pas. Ça tient aussi au point de vue de ces adolescentes pour lesquelles les hommes sont des forces brutes qu’on ne maîtrise pas, avec lesquelles on ne dialogue pas.
Est-ce que vous pensez qu’il y a une spécificité du regard féminin dans Naissance des Pieuvres ?
Le regard féminin m’intéresse surtout dans la fabrication. Mais dans le résultat, ce n’est pas forcément un film que j’ai envie de défendre sous cette bannière-là, ni d’ailleurs sous la bannière du film gay. Mais ce sont des questions que je me suis largement posées. Je crois que ce sont des questions de travail et pas des drapeaux.
 
Naissance des pieuvres - Adèle Henel, Louise Blachère et Pauline Acquart
Comment avez-vous travaillé concrètement sur ce mélange d’ancrage naturaliste et de stylisation ?
Il y a une volonté d’intemporalité qui s’est manifestée à tous les niveaux, sur les décors ou les costumes notamment. Par exemple, il n’y a pas de téléphones portables. Ce sont des détails qui créent cette forme d’intemporalité que je cherchais. Concernant les vêtements, je crois que les filles sont habillées d’une manière contemporaine mais qu’elles auraient pu être habillées comme ça il y a dix ans, surtout avec le revival actuel des années 90. Je voulais que la bande sonore participe aussi de cette sensation d’intemporalité. C’est la raison pour laquelle les morceaux qu’écoutent les adolescents sont des morceaux écrits spécialement pour le film. Le travail autour de l’image a aussi beaucoup structuré le mélange de naturalisme et de stylisation. Au cadre, nous avons privilégié une caméra fixe qui manifeste très peu sa présence, un traitement frontal, des séquences peu découpées. À la lumière, des partis pris engagés avec un travail autour de la couleur : les monochromes (rouge pour la boîte de nuit et bleu pour la soirée finale), la lumière verte dans la fête du début, les teintes froides de la piscine… Cette volonté de stylisation s’applique également au choix des lieux. Il y a eu peu d’intervention sur les extérieurs mais plutôt un choix assez méticuleux. Je connais bien les lieux où j’ai tourné. Il s’agit d’un type de ville qui a poussé dans les années 60. Des villes sans histoire. Ce sont des lieux qui ne charrient aucune fiction, qui sont assez vierges et que personne n’a vraiment filmé. Rohmer a filmé Cergy-Pontoise ainsi que Verneuil dans I comme Icare. Et Verneuil l’a filmé comme si c’était l’Amérique. Pour moi, cette banlieue raconte la middle-class. Elle est très française, très représentative même si elle ne représente pas officiellement un sujet engagé. C’est un lieu qu’on pouvait investir et qui raconte quelque chose d’aujourd’hui. Visuellement, c’est une ville-champignon qui a grandi au gré des projets d’architectes, qui propose des assemblages de lieux assez improbables et des ambiances qui poussent à la stylisation. Cela donne un patchwork de lieux assez étrange. Par exemple, ces colonnes conçues par Ricardo Bofill où a d’ailleurs tourné Rohmer. On ne sait pas où on est, c’est Bienvenue à Gattaca. Les petits lotissements en brique rouge évoquent plutôt certaines banlieues américaines ou l’Europe du Nord. Tous ces lieux sont réellement concentrés sur 20 kms carrés. Il s’agissait de trouver un équilibre entre la vraie personnalité d’un lieu et la mise en scène qu’on pouvait créer autour. 
 
 
Naissance des pieuvres - Louise Blachère
Il y a tout de même un lieu qui structure le film, c’est la piscine, qui est comme une micro-société qui fonctionne avec ses propres règles.
La piscine est un lieu hautement cinématographique. Beaucoup de films français ont leur scène de piscine. C’est généralement le moment où l’héroïne réfléchit. Elle fait deux ou trois brasses et elle revisite sa vie. Sur l’adolescence à la piscine, il y a un grand film, c’est Deep End de Jerzy Skolimowski. La piscine c’est un lieu qui suinte. C’est un espace qui apporte sa part de stéréotypes mais qu’on peut investir de façon très différente. Il y a des films où c’est le lieu du confinement, d’autres au contraire, où c’est le lieu de la liberté. Même dans le traitement sonore, on peut jouer sur l’étouffement ou au contraire, travailler sur un espace plus ouvert. Pour moi, c’est le lieu de la naissance du désir, du dévoilement, de la moiteur. C’est sur ce terrain du désir que Deep End m’a profondément marquée. C’est effectivement aussi l’idée d’un monde qui a ses règles, avec des dimensions visuelles et sonores qui font rêver les metteurs en scène. Avec la natation synchronisée, c’est encore davantage un monde réglé avec des castes. J’ai pratiqué beaucoup d’immersions documentaires dans ce milieu qui est complètement méconnu et assez fascinant. C’est un sport qui est exclusivement féminin et, par conséquent, qui produit un discours sur la féminité. La particularité de ce sport c’est qu’il est très difficile, très athlétique… Les filles s’entrainent vingt heures par semaine. Elles doivent avoir des qualités physiques exceptionnelles. Tout ça pour pas grand chose puisqu’il n’y a pas de carrière possible derrière. Et c’est un sport où l’on produit énormément d’efforts tout en devant les gommer. Les filles doivent donner l’impression que c’est facile et elles doivent absolument sourire. C’est ça qui m’intéressait. Les nageuses de natation synchronisée sont des petits soldats maquillés comme des poupées. Il y a des impératifs de séduction, de combat… En termes de mise en scène, c’était aussi un challenge parce qu’il y a un passé de connivence entre la natation synchronisée et le cinéma avec les ballets nautiques d’Esther Williams. Souvent, quand j’évoquais le film avant de l’avoir tourné, les gens avaient ce genre de souvenirs horrifiés ou nostalgiques. Il y avait des écueils à éviter : le kitsch, la chorégraphie… Pour moi, l’enjeu était de filmer la natation synchronisée comme un sport, c’est-à-dire montrer l’effort, la discipline, le côté militaire… C’est un peu l’armée des filles. 
Les autres écueils à éviter étaient sans doute le mépris ou la parodie…
 Bien sûr. J’ai de l’admiration pour cet effort qu’on met à produire quelque chose d’absolument vain. Il y a quelque chose d’absurde là-dedans qui est très touchant. J’ai beaucoup de tendresse pour cet univers. J’ai vu des dizaines de compétition. Il y a toujours une fille qui s’évanouit, une autre qui vomit sur le bord de la piscine. Mais ça ne se produit jamais avant que la fille ait salué ou qu’elle ait obtenu sa note. Juste après, elle peut s’effondrer. C’est sublime, c’est-à-dire à la fois beau et terrifiant. C’était un enjeu important de trouver la distance juste par rapport à cet univers et son folklore envahissant.
Pauline Acquart. Haut et CourtLouise Blachère et Pauline Acquart. Haut et CourtAdèle Henel, Louise Blachère et Pauline Acquart. Haut et CourtLouise Blachère (de dos). Haut et Court
Quel est le rôle du dialogue dans Naissance des Pieuvres ? C’est un film qui fonctionne sur la rétention et, en même temps, qui s’organise autour de la prise de parole adolescente…
J’y ai beaucoup réfléchi. Traditionnellement, les films sur l’adolescence sont des films de tchatche. Le côté intemporel de Naissance des Pieuvres passe aussi par la possiblité d’éviter de se focaliser sur la langue d’un moment que je n’ai d’ailleurs pas la prétention de maîtriser. Pour moi, être au plus juste c’était d’abord faire parler ces filles comme tout le monde. Par ailleurs, je ne trouve pas forcément juste de placer les adolescents du côté de la logorrhée. C’est plutôt le moment de la rétention. Il s’agissait de travailler sur une parole décisive. J’ai essayé de penser Naissance des Pieuvres comme un film d’action. Dire qu’on est amoureux, c’est manger une poubelle. J’ai trouvé intéressant de travailler en souterrain. Il n’y a aucune parole gratuite. À chaque fois qu’un personnage dit quelque chose, ça engage une action. Tout est allé dans le sens d’un film d’action.
Parlons des trois personnages du film. Commençons par Anne, la fille plus corpulente…
Ce n’est pas le personnage principal mais c’est la seule qui a un trajet de solitude. Elle est en interaction avec le personnage masculin mais au fond, elle est vraiment seule. C’est un personnage qui a été difficile à gérer tout au long du processus parce qu’il avait ce ton à lui et qu’il était très séduisant. Il a fallu qu’il trouve sa place au montage. C’est un personnage qui peut susciter des malentendus, surtout au début du film, et qui participe beaucoup d’une situation archétypale : c’est la bonne copine, la bonne grosse… Une fois qu’il a trouvé sa place, ce personnage est partie prenante de la radicalité du film. Au final, c’est Anne la plus courageuse, celle qui affronte et celle qui va recevoir le moins d’amour, le plus de cruauté. Ce retournement de situation ou d’image est payant. Anne est le pivot, dans ses disparitions comme dans ses réapparitions. La violence de son trajet lui donne une certaine grandeur. Elle rêve à voix haute. C’est la plus enfantine. Elle est dans une démarche de foi, avec des rituels improbables comme enterrer son soutien-gorge, prier… Logiquement, en bonne croyante, elle sera une martyre.
Floriane fonctionne à l’inverse sur la beauté, l’apparence de la facilité, la séduction…
C’est l’objet de désir. En réalité, dès le scénario, j’avais vraiment envie de parler du drame vécu par les belles filles. Le cinéma célèbre en général la beauté des filles et j’avais envie d’y participer, mais il semble qu’il y a là un vrai sujet et que le cinéma est l’instrument idéal pour en parler. On crée du désir autour d’un personnage et, par ailleurs, on parle du problème que le désir pose. Ça crée une ambiguïté intéressante. Il y a une horreur dans le fait d’être trop belle. C’est à partir du moment où cette problématique a émergé que j’ai considéré que Naissance des Pieuvres était un film à trois têtes ou à trois coeurs. Il n’était pas question d’adjuvant et d’opposant. Il était question de trois personnages et de trois véritables trajets. Ça m’a vraiment fasciné de participer à ce désir-là, de le créer, de rendre crédible qu’on puisse tomber amoureux de Floriane et, en même temps de traiter la souffrance générée par ce désir même.
Reste Marie qu’on peut considérer comme le personnage principal du film et qui est surtout un regard… C’est la plus jeune. J’avais envie de corps un peu disparates, entre enfance et adolesence, et surtout, de ne pas tomber dans le fantasme des sous-vêtements de coton. Marie c’est un mélange de grâce et de gaucherie. Elle est le personnage principal mais, paradoxalement, c’est elle qui est le plus du côté de l’observation. Même si elle a un objectif qu’elle cherche à atteindre, elle est avant tout une lentille qui observe. C’est un personnage qui est dans l’auscultation mais que nous allons ausculter nous aussi. À travers elle, je voulais parler de ce moment où naît un désir qui s’impose. Elle vit la naissance de ce désir en temps réel, comme quelque chose d’imprévisible, et le spectateur doit le vivre en même temps qu’elle. Nous sommes avec elle dans la séduction, la compréhension, la souffrance… Je voulais incarner ce mouvement qui se déploie sur quelques jours, ce moment où la conscience naît… C’est la naissance du sentiment amoureux vu sous un angle très physique. Je voulais être à l’opposé du sujet de société. Pour moi, l’homosexualité ce n’est pas un sujet, c’est un trajet. Globalement, le film s’arrête là où la plupart des films qui traitent cette problématique commencent. Naissance des Pieuvres raconte avant tout comment on tombe amoureux. Ce prisme de l’homosexualité permet de raconter une nouvelle fois la naissance de l’amour d’une manière différente. Et offre cette chance de pouvoir filmer des choses qui n’ont jamais été filmées auparavant comme la séquence de dépucelage entre les deux filles. Mais à travers ces trois personnages, le film dit que tous les désirs sont invivables, tous les désirs sont inassouvis et l’homosexualité peut être contextuelle. Le film ne fait pas de Marie un personnage martyr…
À propos de cette séquence du dépucelage, il y a à la fois quelque chose à montrer et à cacher. Comment vous-êtes vous emparée de cette séquence ?Je ne me suis pas vraiment posée de grands problèmes d’éthique pour cette séquence. Dès l’écriture, je savais comment je voulais la représenter. Je ne voulais pas jouer de l’ambiguïté de la sensualité à ce moment-là. Je voulais que ce soit un moment cru, clinique. Les deux personnages ne veulent absolument pas la même chose. D’un côté, il y a de l’amour et de l’autre, il y a un service. Il fallait trouver la bonne distance. Pour tourner la séquence, je ne me suis posé que des questions de distance. Il s’agissait de trouver les deux cadres qui évitent le voyeurisme. Je me suis posé des questions simples, notamment comment rentrer dans cette scène et comment en sortir. J’ai pensé également aux draps. Et j’ai beaucoup travaillé avec les comédiennes. J’ai cru au plan-séquence, à la prise quasi-unique.
Il n’y a pas de sang sur les draps…
J’ai pensé ce à quoi on allait s’attendre. J’avais écrit qu’il y avait du sang sur la main de Marie. J’ai essayé d’être dans l’économie et j’ai restreint le plus possible. J’ai davantage misé sur les visages que sur le reste. Il faut que les spectateurs croient à une séquence pareille. Je suis beaucoup allée sur les blogs et les forums sur Internet. Il y a des adolescentes qui demandent comment se débarrasser de leur virginité, qui ne veulent pas l’imposer à leur petit ami… Et également des gens qui donnent des réponses très précises… Il fallait faire confiance au geste, au malaise, à la croyance qu’elles avaient, elles…
Parlons des comédiennes et du casting qui sont des éléments fondamentaux du film…
Nous sommes partis sur un casting sauvage. Je voulais des comédiennes qui avaient l’âge du rôle. Pauline Acquart, qui joue Marie, la directrice de casting l’a trouvée au Jardin du Luxembourg, par hasard. Louise Blachère qui joue Anne a répondu à une petite annonce que nous avions placé dans le journal Studio. Adèle Haenel qui joue Floriane, a déjà une expérience au cinéma dans Les Diables de Christophe Ruggia. Je cherchais avant tout des physiques. Dans les films américains, les gens ont des gueules et je trouve ça bien… Je voulais jouer avec ces archétypes, donc, il fallait y aller à fond. Après, il a fallu travailler. On a répété un long mois avant le tournage… Ce n’était d’ailleurs pas des répétitions au sens strict… On a plutôt travaillé à la périphérie des personnages avec un coach, également sur la concentration des adolescentes. Et surtout, il fallait bien se comprendre à propos de ce qu’on voulait raconter, qu’il n’y ait pas de malentendus. Ce qui m’a surprise et touchée, c’est la capacité de ces trois jeunes filles à donner ce qu’elles sont mais aussi à offrir ce qu’elles ne sont absolument pas. Elles sont allées beaucoup plus loin que ce que j’avais imaginé… Les filles voulaient faire le film parce que ça parlait d’elles, ça leur semblait juste, elles étaient investies d’une responsabilité, d’une cause. C’était assez saisissant. Il est assez logique de vouloir faire du cinéma quand on a quinze ans, mais finalement on se rend compte que c’est pour de bonnes raisons.
Qu’avez-vous dit à ces jeunes comédiennes pour les mettre en condition ?Pour moi, la direction d’acteur c’est avant tout une question de confiance et de relation. Ce n’est pas une affaire technique, il n’y a pas de recettes, encore moins avec des adolescentes. Je voulais les rapprocher de leur personnage car elles en étaient très différentes. Il a fallu les familiariser avec ce qu’elles allaient être. Il fallait toujours recontextualiser. Et aussi travailler sur le corps, sur une démarche qui ne soit pas forcément la leur. J’ai aussi beaucoup travaillé sur la possibilité de responsabiliser ces trois jeunes filles, sur leur capacité à s’engager. Mais aussi sur la sensation, la fatigue, la musique… Bien sûr, il y a des choses qu’on peut prendre à ces comédiennes, mais pas tant que ça. Je ne crois pas beaucoup à la naïveté des comédiens qui seraient, soit possédés par un rôle malgré eux, soit manipulés par un démiurge. Je crois beaucoup à l’engagement de manière globale, ce qui n’empêche pas de donner des directions très précises. Surtout, j’ai vécu avec ces jeunes filles pendant plusieurs mois et il s’est développé entre nous une relation de dévotion mutuelle pour le film.
Parlons maintenant de la musique qui relève d’un style qu’on pourrait qualifier d’électro-aquatique.
Le compositeur de la musique est Para One. Nous nous sommes rencontrés à La fémis où il était aussi élève. Il est donc à la fois cinéaste et musicien. La grande chance c’est d’avoir pu collaborer ensemble de manière très étroite. Dès l’origine, je savais que ce serait lui qui ferait la musique. Il a commencé à la composer très tôt. Par conséquent, on a pu vraiment communiquer et le montage image a pu en être influencé. Le choix de la musique électro tient à son caractère puissamment cinématographique, parce qu’elle permet de créer un objet cohérent dans toute sa matière sonore. Ça aide vraiment à avoir une pensée globale du son du film, ça laisse beaucoup de liberté, ça permet de tenter beaucoup de choses. C’est une musique très narrative. Et en plus, elle se démocratise beaucoup. Elle est à la fois expérimentale et grand public. Le premier morceau du film est le plus strictement électro et le dernier est plus symphonique, plus cinéma, avec ce mélange de cordes et de synthés. Et ça raconte aussi l’évolution du film. Je n’ai jamais pensé la musique comme un commentaire. Il n’y a pas de système pour savoir où elle va intervenir.
Comment aborde-t-on le tournage d’un long-métrage sans avoir jamais dirigé un plateau ?Pensez-vous que c’est un atout ou un handicap ?
J’avais une connaissance du tournage assez rudimentaire. Mais tout de même, à La fémis, on a tous ce micro-apprentissage des métiers des uns et des autres. De plus, j’ai collaboré avec un réalisateur, Jean-Baptiste de Laubier (alias Para One), que j’avais rencontré dans le cadre de l’école et dont j’étais l’assistante-réalisateur, la scripte, la scénariste. J’avais donc un aperçu de ce qu’était la fabrication d’un film, même si je n’avais jamais été aux commandes. Cette virginité relative, je la considère comme un atout. Mes angoisses se sont avérées solubles dans l’action. Surtout, j’ai abordé chaque problème au moment où il se présentait et j’ai appris en permanence. Paradoxalement, cela m’a permis d’affirmer beaucoup de choses. J’étais dans l’action et c’était vraiment un privilège. Par ailleurs, je ne suis pas une cinéphile endurcie. La fiction m’intéresse de manière plus globale. Je suis aussi passionnée de télévision que de cinéma, de bande dessinée ou de littérature. Pour moi, le cinéma n’était pas un rêve d’enfant mais un rêve d’adulte. Je n’étais pas aux prises avec des fantasmes de tournage… Mes velléités de mise en scène étaient liées à l’objet. Ça m’a beaucoup aidé à être avant tout pragmatique.
Entretien réalisé par
Thierry Jousse
 
 
(BANDE ANNONCE)


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DESTRICTED (BANDE ANNONCE VO 2006) de Larry CLARK, Gapsar NOE,... (INTERDIT - 18 ANS)

Publié le par ERIC-C

DESTRICTED (INTERDIT AUX MOINS DE 18 ANS)
Tadrart Films
L'HISTOIRE : Sept court métrages au travers desquels des réalisateurs et des artistes, parmi les plus visionnaires et provocateurs de leur génération, font se rencontrer l'art et le sexe :
Larry CLARK : IMPALED
(KIDS, ANOTHER DAY IN PARADISE, BULLY, KEN PARK, WASSUP ROCKERS, TEENAGE CAVEMAN)
Gapsar NOE : WE FUCK ALONE
(SEUL CONTRE TOUS, IRREVERSIBLE, CARNE, 8, PULPE AMERE, TINTARELLA DI LUNA)
Matthew BARNEY : HOIST
Marco BRAMBILLA : SYNC
(DEMOLITION MAN, EXCESS BAGGAGE)
Richard PRICE : HOUSE CALL
Marina ABRAMOVIC : BALKAN EROTIC EPIC
Sam Taylor WOOD : DEATH VALLEY
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(BANDE ANNONCE VO 2006)


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NOS RETROUVAILLES (BANDE ANNONCE 2006) avec Jacques GAMBLIN - Nicolas GIRAUD

Publié le par ERIC-C

NOS RETROUVAILLES
de David OETHOFFEN
avec Jacques GAMBLIN - Nicolas GIRAUD - Gérald LAROCHE - Jacques SPIESSER - Marie DENARNAUD
Nos retrouvailles

L'HISTOIRE : Marco, vingt ans, voit son père, Gabriel, revenir dans sa vie après être resté longtemps sans nouvelles. Ce retour a beau éveiller chez lui de la rancoeur, c'est malgré tout une bouffée d'air dans son quotidien étriqué. Gabriel, c'est le monde de la nuit, c'est la fête, c'est de la vie. Gabriel propose à son fils de monter un bar de nuit avec lui. Marco suit. Ils vont rattraper le temps perdu. Reste à trouver l'argent.

Nos retrouvailles - Jacques Gamblin
ENTRETIEN AVEC David OETHOFFEN
Comment est né le projet de Nos retrouvailles ?
La première impulsion, c’était les personnages ... Un père immature, un peu frimeur, totalement à la dérive, et de l’autre côté, son jeune fils, introverti, endurci, lucide, mais totalement en demande. Le récit s’est ensuite construit autour d’eux, de leur relation, en la laissant toujours au premier plan. Et c’est devenu une histoire volontairement simple, linéaire, sans coups de théâtre, focalisé sur les sentiments, sur les affects.
Marco et son père, Gabriel, décrivent des parcours presque opposés...
Oui, au départ, Marco est totalement sous la coupe de ce père qu’il voit comme flamboyant. Mais rapidement son père se révèle faible, fragile, abîmé par la vie. Touchant aussi. Sincère et intéressé à la fois. Il aime son fils, et il en a besoin. Marco comprend et voit tout ça... Et plus il prend conscience de la faiblesse de son père, plus il veut l’aider, le sauver... Plus il devient fort. Ce qui les réunit, c’est qu’ils sont aussi perdus l’un que l’autre. Ce sont des personnages qui ont désespérément envie de vivre, désespérément envie d’aimer, d’être aimés. Envie d’exister. Mais Gabriel est un rêveur coupé de la réalité qui n’arrive pas à s’ancrer dans le réel. Tandis que Marco n’a d’autre choix que d’être pragmatique, comme beaucoup de jeunes de sa génération, peut-être parce qu’il est sans illusions sur son avenir.
Il y a une dimension sociale dans le film.
Oui. Disons que le film a une dimension sociale, comme l’ont tous les films qui choisissent de regarder la société par là où elle va mal, qu’il s’agisse des documentaires de Raymond Depardon jusqu’au film noir américain. Un film, c’est un regard. Et pour peu qu’il s’intéresse au monde qui l’entoure, c’est politique. Montrer une banlieue désenchantée, une banlieue sans révolte, ni colère, ce n’est pas arbitraire.
Il ressort aussi du film un profond sentiment de solitude.
Le film parle de gens seuls, isolés. Il n’y a pas d’esprit de groupe, il n’y a pas de sentiment d’appartenance à une classe, à un lieu, à une entreprise. Ceux qui travaillent ont des boulots précaires. Ceux qui tombent dans la délinquance ne font pas partie du «milieu» : ce sont des électrons libres, seuls dans leurs projets. Pour autant, bien que seuls, ce ne sont pas des pions. J’ai essayé de m’attacher à l’humanité de chacun des personnages, y compris aux rôles secondaires, comme celui du veilleur de nuit, joué par Jacques Spiesser, ou celui de Krosiki, interprété par Gérald Laroche.
Il y a une approche singulière de la violence dans le film, quand elle survient...
L’errance de Marco et Gabriel débouche effectivement sur une situation très brutale... La violence y est peu glorieuse, lâche, sordide. J’ai voulu la filmer comme ce qu’elle est vraiment, ne pas l’esquiver, en cherchant la distance juste. Pour moi, cette distance, c’est le regard de Marco. On en voit ni plus, ni moins, que ce que peut supporter son regard. Un regard qui découvre les conséquences d’une situation dont il est complice, un regard qui ne peut pas nier cette violence mais qui ne s’y complaît pas.
On a peu de repère de temps et d’espace ...
J’ai voulu ça... Il y a effectivement toujours une certaine incertitude sur le lieu, sur l’heure, tout comme il y en a sur le passé des personnages... ça insuffle un certain inconfort pour le spectateur, une inquiétude... Les personnages sont sans cesse en mouvement dans la ville. Les décors sont principalement des lieux impersonnels, qui se ressemblent tous, bars, cafés, périphériques. Filmés en évitant les plans d’ensemble. On ne sait jamais très bien où on est. Ce que je voulais, c’est qu’on soit perdus avec eux dans la ville.   
 
En vous approchant au plus près des visages, vous filmez les moindres détails du grain de la peau ...
C’est parfois impitoyable pour les visages, surtout avec des lumières rasantes et réalistes, on voit les cernes, les rides, les imperfections, mais on voit aussi et surtout les moindres tremblements de la peau. C’est je pense au service du jeu, de l’expressivité. Ça permet aussi de filmer la fatigue, le stress. Et je remercie Jacques Gamblin et Nicolas Giraud, d’avoir accepté sans aucune réserve, d’être parfois «abîmés» par la caméra.
 
Le montage, très serré, accentue également le sentiment d’urgence et de stress.
 
Je dirais qu’il est haché ... On entre et on sort brutalement des scènes, ça crée je pense ce sentiment d’urgence. On reste aux aguets. On peut passer d’une scène de boîte de nuit, techno à tue-tête, où la caméra serre un visage de très près, à un plan très large d’une cour en plein jour extrêmement silencieuse. Il n’y a pas de volonté de fluidité des enchaînements. Ça crée un certain déséquilibre, un certain chaos dans un récit que j’ai voulu, comme je le disais, simple.
Il y a beaucoup de scènes de nuit. Cela a-t-il été une difficulté pour le filmage ?
 
J’ai travaillé avec le chef-opérateur Lubomir Bakchev qui a également éclairé L’Esquive d’Abdellatif Kechiche (et avec qui j’avais déjà travaillé sur mes courts). Le film se déroulant effectivement quasi exclusivement de nuit, nous avons fait des tests en faible lumière avec une caméra HD, ce qui s’est révélé extrêmement intéressant à l’image. Cela nous a permis de profiter des éclairages urbains, complétés pour les nombreuses scènes de voiture ou les pénombres, par des dispositifs extrêmement légers. Mais au-delà de la technique, cela a surtout été une chance pour le jeu. On a pu multiplier les prises, essayer, chercher, rectifier. D’une façon plus générale, j’aime le travail de Lubomir Bakchev parce qu’il s’efforce toujours de donner le moins de contraintes possibles aux comédiens. Ils n’ont pas ou peu de marques ou d’indications uniquement liées à la lumière.
Comment avez-vous choisi les comédiens ?J’avais déjà dirigé Nicolas Giraud dans mon court métrage Sous le bleu, où il campait un mécano. C’est un jeune comédien très doué qui n’a pas suivi de cours de théâtre. Il est monté à Paris pour tenter sa chance après avoir travaillé à la dure. Et je peux dire, sans avoir peur de me tromper, qu’il a eu raison. Quant à Jacques Gamblin, je l’avais admiré dans un spectacle tiré d’un de ses romans, Entre courir et voler il n’y a qu’un pas, papa, autour de la relation père-fils. En assistant à ce spectacle très habité, je me suis dit qu’il serait parfait dans le registre que j’imaginais pour Nos retrouvailles. Je voulais quelqu’un de séduisant pour jouer Gabriel, qui ait un capital de sympathie auprès du spectateur. Jacques était le choix idéal.
Nos retrouvailles - Jacques Gamblin, Gérald Laroche et Nicolas Giraud
ENTRETIEN AVEC JACQUES GAMBLIN
Qu’est ce qui vous a intéressé chez votre personnage, Gabriel ?
J’ai été attiré par sa complexité. Sa lâcheté et sa faiblesse n’en font pas à priori un personnage franchement sympathique, mais il devient peu à peu attachant à vouloir rattraper tout ce temps perdu par sa faute et à assumer enfin son devoir de père. Il a une morale qui se déplace, il fait mine d’être sûr de lui, il a du coeur mais pas les mots, il a les actes mais pas les bons. C’est un type instable, un affabulateur sans doute qui, à force de se mentir, fabrique de la vérité. Il est cassé, faiseur mais sincère, contradictoire.
J’avais l’impression d’avoir déjà croisé ce personnage dans la vie, qui se cherche une personnalité par imitation, qui vit en dehors de ses moyens. Et puis à l’écriture, ce personnage me faisait vraiment marrer par cette façon d’être à côté de lui même. J’ai toujours besoin de ça pour interpréter un rôle, qu’il me fasse au moins sourire. Qu’au fond de moi j’ai un peu envie de me foutre de lui. Une façon de le mettre à distance pour mieux;lui rentrer dedans;.
Ses rapports avec son fils sont heurtés et parfois violents...
Normal, ils se sont perdus de vue. Marco a été obligé de grandir plus vite que prévu. Dans ces cas-là, la notion de temps gagné ou perdu est perturbée. Il y a de la méfiance dans l’air. Du silence. Des demandes d’explication non formulées. De la violence rentrée, du regret, de la culpabilité de part et d’autre. Du flou, de la merde quoi ! Le père et le fils se comportent parfois comme deux potes puis à d’autres moments on ne sait plus qui est le père de qui.
Comment êtes-vous entré dans la peau du personnage ?
Je ne sais jamais très bien comment je m’approprie un personnage. Je le vois de loin, je le rêve, je l’imagine en mouvement, je le vois bouger dans ma tête, puis dans les jambes, mais en fait c’est souvent l’inverse, il s’accroche à moi et puis un jour la costumière m’a apporté une veste en cuir et c’était SA veste, c’était sûr. Et puis c’était les bonnes chaussures pour lui donner un peu de déglingue, un peu de cette nonchalance et une petite chaînette autour du cou, et puis tout ça c’était trois fois rien et c’était beaucoup et c’était juste... enfin je crois !... Il se la joue un peu viril, un peu frime avec son 4x4 d’occasion. Rien ne lui ressemble vraiment. C’est un type banal qui voudrait ne pas l’être, qui fait tout pour ne pas l’être et qui l’est d’autant plus. C’est raté quoi !... il y avait un comportement à construire. A un moment je me suis dit : je vais le jouer en pensant que tout ce qu’il dit est faux.
Gabriel entraîne son fils dans un casse en cherchant à lui montrer ce qu’il sait faire de mieux ?
Gabriel, n’est pas un casseur, mais il vit dans le monde de la nuit, avec des gens pas très nets et ça le "pose" de montrer ça à son fils. Ca lui donne de l’importance. C’est du strass de looser. Mais c’est vrai que lorsqu’il laisse son complice rudoyer son fils Marco, ça prend les allures d’un rite de passage. Comme s’il initiait son fils à sa vie d’homme... mais trop tard !
David Oelhoffen ne porte aucun regard moralisateur sur les personnages.
Ca m’avait plu déjà dans le script. Il ne juge pas les personnages : le film les accompagne à un moment de leur vie, comme à une croisée des chemins, puis les laisse repartir chacun de leur côté. Quant à Gabriel, je ne suis pas sûr que l’épreuve qu’il traverse tout au long du film le fasse grandir. Il est paumé au début, il est paumé à la fin, mais il a rencontré son fils même si la façon est " un peu " particulière...
Comment David Oelhoffen dirige t-il ses acteurs ?
Nous avons beaucoup discuté de mon personnage avant le tournage. Sur le plateau, David ne parle pas énormément, mais il ne vous lâche pas tant qu’il n’a pas obtenu ce qu’il veut ! J’avais parfois envie de donner un peu de légèreté au personnage que je trouvais très noir, mais David n’y tenait pas. Il a sa propre conception des personnages, ses propres références, et il sait exactement dans quelle direction il souhaite nous emmener.
Qu’avez-vous pensé du jeune Nicolas Giraud qui interprète Marco ?
Il a vraiment réussi à incarner un personnage qui aurait pu être très linéaire tout au long du film, ce qui était loin d’être évident. Marco est le fil conducteur de l’histoire : c’est lui qui emmène le spectateur au coeur du récit et son regard est celui de la caméra ou plutôt du réalisateur. C’est un rôle très difficile, qui exige une grande humilité.
Ce type de rôle c’est gratifiant à l’arrivée mais sur le parcourt les doutes sont nombreux. Etre là. Simplement être là, c’est quand même ce qu’il y a de plus difficile à faire non ?...
Nos retrouvailles - Jacques Gamblin
Nos retrouvailles - Jacques Gamblin
Nos retrouvailles - Gérald Laroche
Nos retrouvailles - David Oelhoffen (réalisateur)
 
(BANDE ANNONCE 2006)
 

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LA VERITE OU PRESQUE (BANDE ANNONCE 2006) avec André DUSSOLLIER - Karin VIARD - François CLUZET

Publié le par ERIC-C

LA VERITE OU PRESQUE
de Sam KARMANN (OMNIBUS - KENNEDY ET MOI - A LA PETITE SEMAINE)
d'après le roman de Stephen McCAULEY "TRUE ENOUGH"
Scénario de Sam KERMANN et Jérôme BEAUJOUR
Musique originale de Pierre ADENOT - Chansons écrites par Catherine WIMPHEN - Interprétées par Catherine OLSON
avec André DUSSOLLIER - Karin VIARD - François CLUZET - Sam KARMANN - Brigitte CATILLON - Julie DELARME - Liliane ROVERE
La Vérité ou presque - François Cluzet, Karin Viard, Julie Delarme et André Dussollier

L'HISTOIRE : L'histoire de deux êtres très éloignés l'un de l'autre que les hasards de la vie et du travail vont rapprocher. L'une est une femme mariée, productrice d'une émission télé, en proie à des doutes professionnels et sentimentaux. L'autre est un auteur homosexuel de biographies d'artistes plus ou moins oubliés, peinant sur un nouvel ouvrage.

La Vérité ou presque - Karin Viard et François Cluzet
La Vérité ou presque - François Cluzet et Karin Viard
La Vérité ou presque - André Dussollier et Karin Viard
 
(BANDE ANNONCE 2006)


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AFTER THE WEDDING de Susanne Bier avec Mads Mikkelsen, Sidse Babett Knudsen, Rolf Lassgård

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AFTER THE WEDDING (2006)

(EFTER BRYLLUPPET)

de Susanne BIER (OPEN HEARTS)

avec Mads MIKKELSEN - Sidse BABETT KNUDSEN - Rolf LASSGARD

 

Mads Mikkelsen. Equation

L'HISTOIRE : 

Jacob Petersen a voué sa vie à la construction d'un orphelinat en Inde. Mais l'établissement est menacé de fermeture. Un donateur, Jorgen, lui demande alors de rentrer au Danemark pour effectuer la transaction financière.
Arrivé sur place, Jorgen l'invite au mariage de sa fille qui a lieu le lendemain. Lors de la cérémonie, Jacob comprend que sa présence n'est pas sans raison...

Sidse Babett Knudsen. EquationSidse Babett Knudsen. EquationSidse Babett Knudsen et Mads Mikkelsen. EquationMads Mikkelsen. EquationEquation

 

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ACTUELLEMENT : LES HOMMES (BANDE ANNONCE VOST) 11 06 2008

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LES AJOUTS DES 30 DERNIERS JOURS SUR MON BLOG, CLIQUEZ (ICI) , CALENDRIER DES SORTIES 2008/2009 (ICI)

LES HOMMES

Documentaire de Ariane Michel

Les Hommes

L'HISTOIRE : Aux confins d'une mer gelée, un bateau s'approche de la terre. Des silhouettes humaines en sortent, elles paraissent étranges. La glace, les pierres et les bêtes du Groënland assistent depuis leur monde immuable au passage de scientifiques venus un été pour les étudier.

Les Hommes

(BANDE ANNONCE VOST) AU CINEMA A PARTIR DU 11 JUIN 2008



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7h58 ce samedi-là (BANDE ANNONCE VF 2007) avec Philip Seymour Hoffman, Ethan Hawke (Before the Devil Knows You Are Dead)

Publié le par ERIC-C

7H58 CE SAMEDI-LA

(BEFORE THE DEVIL KNOWS YOU'RE DEAD)

de Sidney LUMET (POINT LIMITE - SERPICO - NETWORK- DOUZE HOMMES EN COLERE - JUGEZ-MOI COUPABLE - L'HOMME A LA PEAU DE SERPENT - LA COLLINE DES HOMMES PERDUS - UN APRES-MIDI DE CHIEN - LE CRIME DE L'ORIENT EXPRESS - EQUUS....)

avec Ethan HAWKE - Marisa TOMEI - Albert FINNEY - Philip SEYMOUR-HOFFMAN

DISTRIBUTEUR DU FILM EN FRANCE : UGC.Ph

7h58 ce samedi-là

L'HISTOIRE : Ce samedi matin-là, dans la banlieue de New York, tout semble normal dans la vie des Hanson. Alors que Charles, le père, passe un test de conduite, sa femme Nanette ouvre ma bijouterie familiale. Leur fils aîné, Andy, s'inquiète pour le contrôle fiscal qui débute lundi. Et comme d'habitude, Hank, son frère cadet, se noie dans ses problèmes d'argent.
Mais à 7h58, ce samedi-là, tout va basculer dans la vie des Hanson.

7h58 ce samedi-là

7h58 ce samedi-là

7h58 ce samedi-là

7h58 ce samedi-là

7h58 ce samedi-là

(BANDE ANNONCE VF 2007)



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DETROMPEZ-VOUS (2006) avec Mathilde SEIGNER - François CLUZET - Roschdy ZEM - Alice TAGLIONI - Florence FORESTI

Publié le par ERIC-C

DETROMPEZ-VOUS
de Bruno DEGA
avec Mathilde SEIGNER - François CLUZET - Roschdy ZEM - Alice TAGLIONI - Florence FORESTI - Philippe LEFEBVRE
 
Détrompez-vous - Alice Taglioni et François Cluzet

L'HISTOIRE : 

Thomas et Carole, Lionel et Lisa : deux couples officiels, un troisième qui nourrit en secret une relation passionnée... quant au quatrième couple, formé par défaut, que va-t-il faire ? Se venger ? Non, détrompez vous... Ils sont bien plus malins et amoureux que cela...

Détrompez-vous - François Cluzet, Mathilde Seigner, Roschdy Zem et Alice Taglioni
Détrompez-vous - François Cluzet et Mathilde Seigner
Détrompez-vous - Roschdy Zem et Alice Taglioni

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LES FANTOMES DE GOYA (BANDE ANNONCE VOST 2005) avec Natalie Portman, Javier Bardem (GOYA'S GHOSTS)

Publié le par ERIC-C

LES FANTOMES DE GOYA (GOYA'S GHOSTS)
de Milos FORMAN (AMADEUS, HAIR, LARRY FLINT, RAGTIME, VALMONT, MAN ON THE MOON, VOL AU DESSUS D'UN NID DE COUCOU)
Scénario de Milos FORMAN et Jean-Claude CARRIERE
avec Natalie PORTMAN - Javier BARDEM - Randy QUAID - Michael LONSDALE - Stellan SKARSGARD
 
 Les Fantômes de Goya

L'HISTOIRE :

A la fin du XVIIIe siècle, alors que le royaume d'Espagne subit les derniers sursauts de l'Inquisition et que les guerres napoléoniennes bouleversent l'Europe, le frère Lorenzo, impitoyable inquisiteur, s'en prend à Inès, la muse du peintre Francisco Goya. Abusivement accusée d'hérésie, Inès se retrouve emprisonnée. Pour Goya, c'est le début d'une période qui changera sa vie et son oeuvre à jamais...

Les Fantômes de Goya - Natalie Portman
 
NOTES DE PRODUCTION
Espagne,1792. À travers les yeux du grand peintre espagnol Francisco Goya, nous suivons le destin de plusieurs personnes alors que s’écrit l’une des plus spectaculaires pages de l’Histoire, des dernières années de l’Inquisition espagnole à l’invasion de l’Espagne par les troupes napoléoniennes, jusqu’à l’ultime défaite des Français et la restauration de la monarchie espagnole par l’armée de Wellington.
 
Les Fantômes de Goya - Javier Bardem
 
A LA CROISEE DES DESTINEES
Milos Forman a eu pour la première fois l’idée de faire un film sur le grand peintre espagnol Francisco Goya et sur l’Inquisition il y a plus de cinquante ans, alors qu’il était encore étudiant en Tchécoslovaquie communiste. Il se souvient : «Tout a débuté pendant mes études de cinéma, lorsque j’ai lu un livre sur l’Inquisition espagnole et sur le cas d’une personne injustement accusée d’un crime. J’ai trouvé que cela ferait un scénario formidable. Je voyais plus d’un parallèle entre la société communiste qui était la nôtre et l’Inquisition espagnole, mais je savais bien entendu qu’il serait impossible de faire ce genre de film en Tchécoslovaquie, justement en raison de ces points communs. J’ai donc oublié cette histoire... du moins à l’époque.» Mais les bonnes idées ne meurent pas. Trente ans plus tard, celle-ci a refait surface, à Madrid, où Milos Forman et le producteur Saul Zaentz se trouvaient pour la promotion d’AMADEUS - leur seconde collaboration oscarisée, près de dix ans après VOL AU-DESSUS D’UN NID DE COUCOU.
Saul Zaentz raconte : «Milos et moi nous trouvions de l’autre côté de la rue face au musée du Prado, et il m’a confié qu’il n’avait jamais vu l’une des plus célèbres peintures de Jérôme Bosch, «le Jardin des délices», qui y est exposée. Le Prado renferme bien des trésors, dont la plus grande collection d’oeuvres de Goya, et nous en avons profité pour aller les voir. Nous les avions vues dans des livres, mais jamais encore en vrai. Ces peintures sont extraordinaires. L’une d’elles nous a particulièrement frappés. Elle représente un chien. Quand on en voit une reproduction sur le papier, on s’imagine que le tableau est sans doute grand comme un écran de cinéma, tant il est détaillé à l’extrême. En fait, il ne mesure peut-être qu’un mètre et demi maximum, mais on est subjugué. Le chien est extraordinairement touchant, vivant, et c’est une image qui ne vous quitte plus.»
Milos Forman a lui aussi été fasciné par le travail de Goya. «J’ai été bouleversé par ses peintures, et je n’ai dès lors pas cessé de penser à l’homme qui les avait peintes. Je suis convaincu que Goya a été le premier peintre moderne. Et j’avais très envie de lui consacrer un film.»
Durant cette visite au Prado, Milos Forman a parlé à Saul Zaentz de ce qu’il avait lu à propos de l’Inquisition et de la fausse accusation, et il a évoqué l’idée de faire un film qui parlerait à la fois de l’Inquisition et de Goya. Zaentz a été séduit. Il se souvient : «L’idée me plaisait, mais j’ai tout de suite dit à Milos qu’il serait nécessaire de trouver une histoire solide, en laquelle nous aurions tous deux confiance et qui nous passionnerait, pour que l’on puisse aller de l’avant.»
Milos Forman et Saul Zaentz ont commencé à développer une histoire, et Forman a souhaité confier l’écriture du scénario à Jean-Claude Carrière, célèbre scénariste avec qui lui et Zaentz avaient déjà travaillé avec succès. Forman confie : «Jean-Claude est un peu mon frère spirituel». Les deux hommes se sont rencontrés en 1966 lors d’un festival de cinéma à Sorrento, en Italie. À l’époque, Forman avait déjà réalisé plusieurs films dont L’AS DE PIQUE et LES AMOURS D’UNE BLONDE, et Carrière avait été le collaborateur du grand réalisateur espagnol Luis Buñuel sur le scénario du JOURNAL D’UNE FEMME DE CHAMBRE et celui de Louis Malle sur VIVA MARIA. Milos Forman et Jean-Claude Carrière sont restés amis après que Forman a quitté la Tchécoslovaquie, et ils sont restés en contact pendant les années suivantes, travaillant même ensemble sur TAKING OFF et VALMONT.
Jean-Claude Carrière se souvient : «J’étais intrigué par l’idée, ou plutôt l’ébauche d’idée de Milos. C’était plus un désir qu’une idée, l’envie de faire un film non pas réellement sur Goya, mais sur l’Espagne à l’époque de Goya. Le peintre prenait naturellement sa place dans l’histoire parce que c’était à cette époque qu’il vivait - une époque pour le moins turbulente.»
Le scénariste poursuit : «La fin du XVIIIe siècle et le début du XIXe est probablement l’une des époques les plus importantes de l’histoire européenne en raison de la Révolution française et de l’avènement de Napoléon. La France était le centre de l’Europe, et il est intéressant de se pencher sur les conséquences de ce qui s’y déroulait, sur la manière dont cela a affecté l’Espagne, et particulièrement après l’invasion du pays par Napoléon.
«À la fin du XVIIIe, l’Espagne était probablement, malgré une certaine modernité, la nation la plus en retard de toute l’Europe de l’Ouest. C’était un pays catholique, conservateur, dirigé par une monarchie dont le roi appartenait à la même famille que le roi de France. Le travail des grands philosophes du XVIIIe, les Lumières n’avaient pratiquement aucune influence en Espagne. L’Inquisition était toujours active, capable d’infliger de terribles dommages à la population. Milos était fasciné par cette période historique et par l’Inquisition.»
Milos Forman explique : «Ce qui m’attirait surtout dans cette période particulière, c’est qu’avec tous ses paradoxes et ses changements, elle reflétait une évolution que j’avais moi-même vécue dans mon pays : une société démocratique, puis une société nazie, puis les communistes, puis à nouveau la démocratie, et encore les communistes, puis encore la démocratie. Les changements qu’avait connus la Tchécoslovaquie au XXe siècle étaient très similaires à la situation de l’Espagne au début du XIXe. Le roi Charles représente la vieille garde, et soudain Napoléon envahit le pays et apporte le progrès, les idéaux et les valeurs de la Révolution française. Mais était-ce vraiment cela ? Cela me rappelait la manière dont les Soviétiques ont apporté «la liberté» à la Tchécoslovaquie. Au lieu d’une vraie libération, Napoléon installe son frère sur le trône d’Espagne, jusqu’à ce que les Britanniques, conduits par Wellington, envahissent le pays à leur tour, chassent les Français et restaurent la monarchie répressive espagnole. Une période vraiment très intéressante...»
Jean-Claude Carrière et Milos Forman étaient convaincus que Goya était le personnage idéal à travers lequel raconter l’Histoire de ce temps. Il était né bien avant la Révolution française et mort bien après.
Milos Forman remarque : «Je ne pense pas que Goya se soit consciemment impliqué dans la politique. C’était seulement un observateur hors du commun, un peu comme un journaliste. Il commentait, enregistrait ce dont il était témoin. Comme il le dit dans le film, «il peignait ce qu’il voyait».»
Jean-Claude Carrière commente : «Goya a peint les rois et les reines d’Espagne, leurs enfants, des familles entières, et il était admis au palais royal, où il peignait aussi les gens de la Cour. Mais en même temps, il connaissait la vie des gens simples. Il marchait dans les rues, il fréquentait les tavernes et il dessinait des esquisses, des gravures, dont beaucoup, comme «Les Caprices et les Désastres de la guerre», sont devenues célèbres. Il a même réalisé un portrait de l’un des Inquisiteurs, et aussi du frère de Napoléon monté sur le trône. Et il dessinait et peignait aussi des citoyens ordinaires, des soldats. Il connaissait et comprenait le coeur de chacun d’entre eux.»
Forman, Zaentz et Carrière pensaient que ni une simple biographie de Goya, ni une description didactique de l’Inquisition ne correspondait à ce qu’ils avaient envie de faire. Ils voulaient une approche neuve, et ont continué à peaufiner le projet, se plongeant dans les racines de l’histoire de l’Espagne, lisant tout ce qu’ils pouvaient trouver sur Goya et l’Inquisition.
Milos Forman et Jean-Claude Carrière, qui parlent espagnol et connaissent bien le pays, ont même passé plusieurs semaines à parcourir la campagne espagnole. Ils ont ensuite fait un deuxième voyage avec Saul Zaentz, pour approfondir leur connaissance et leur compréhension de ce pays et de sa culture.
 
Les Fantômes de Goya
 
DANS LA TOURMENTE DE L'HISTOIRE
En 2003, près de vingt ans après que Forman et Zaentz avaient discuté pour la première fois de leur idée au Prado, ils ont commencé à travailler sur le projet pour de bon. Milos Forman et Jean-Claude Carrière se sont retirés dans la maison du réalisateur dans le Connecticut afin de trouver la solitude et la rigueur nécessaires à l’écriture. Travaillant dix heures par jour, ils ont écrit une première version du scénario.
«Nous pensions intéressant de placer ce personnage face à un autre homme qui serait une de ses connaissances, mais diamétralement opposé à lui en termes de tempérament et de philosophie, un homme intelligent qui se consacrerait à changer les choses et s’impliquerait énormément dans les mouvements politiques de son temps. Cet homme, le frère Lorenzo, est devenu le personnage principal du film. Il est prêtre sous l’Inquisition, Inquisiteur lui-même, et change ensuite complètement de point de vue et devient un agent des Français.
Au début, le frère Lorenzo est un fanatique oeuvrant pour l’Inquisition. Il est convaincu que le déclin de l’Espagne est dû au fait que l’Inquisition a perdu sa poigne. Il veut lui redonner toute sa puissance, sa force originale et son influence, ce qui est impossible. Seize ans plus tard, il est devenu un autre homme. Il a quitté son ordre et fui en France, pour revenir ensuite comme ministre dans le gouvernement de Bonaparte, adhérent convaincu des principes de la Révolution française. Bien sûr, au fond, c’est évidemment le même homme et il ne peut échapper à son passé. Il pense qu’il doit aider à améliorer le monde. Mais les résultats sont désastreux.»
Le troisième personnage principal de l’histoire est une femme, Inès Bilbatua. Au début de l’histoire, elle est la muse adolescente de Goya, puis elle est confrontée au frère Lorenzo lorsque l’Inquisition l’accuse d’hérésie.
Jean-Claude Carrière explique : «Inès est une jeune Espagnole issue d’une famille très en vue. Son père est un riche marchand, et les Bilbatua sont de bons chrétiens. Mais un soir, alors qu’elle est avec ses frères et ses amis dans une taverne, parce qu’elle refuse le plat de porc qu’on lui sert, elle est remarquée par les Familiares, qui espionnent pour le compte de l’Eglise, et suspectée de dissimuler des pratiques juives... C’est ce qui déclenche tous les événements du film : cette jeune femme innocente est appelée à comparaître devant l’Inquisition et questionnée. C’est le début de l’enfer...»
 
Les Fantômes de Goya - Javier Bardem
 
(BANDE ANNONCE VOST 2005)

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INVASION (BANDE ANNONCE VF 2007) avec Nicole Kidman, Daniel Craig

Publié le par ERIC-C

INVASION
REMAKE DU FILM ";L'INVASION DES PROFANATEURS DE SEPULTURES"
de Oliver HIRSCHBIEGEL (L'EXPERIENCE - LA CHUTE)
avec Nicole KIDMAN - Daniel CRAIG - Jeremy NORTHAM
Invasion - Affiche française

L'HISTOIRE : Une immense explosion embrase le ciel, de Dallas à Washington, répandant sur des milliers de kilomètres carrés les restes de la navette spatiale Patriot. Les autorités prennent rapidement la situation en main, mais d'étranges rumeurs ne tardent pas à circuler : on aurait trouvé, collée aux fragments de l'engin, une matière inconnue, hautement toxique, capable de résister à des températures extrêmes. Et les premiers à entrer en contact avec elle n'auraient plus d'humain que l'apparence…
Mais pas question de déclencher la panique pour autant.
Quelque temps après le crash, Carol assiste à une vague de phénomènes aberrants. Une de ses patientes se plaint, par exemple, qu'on lui a "changé" son mari. Simple délire? Mais pourquoi tant de gens à travers le pays en sont-ils affectés ? Et pourquoi les rues des villes sont-elles devenues si paisibles, comme si personne n'osait plus s'énerver ? Plus inquiétant : Oliver, le jeune fils de Carol, ramène le jour d'Halloween un sucre d'orge enduit d'une matière inconnue… et vivante!
Carol alerte son ami et collègue Ben Driscoll avant de confier Oliver à son ex-mari, Tucker, haut responsable du Centre de Contrôle des Maladies venu enquêter sur les conséquences sanitaires du crash.
L'épidémie se répand à toute allure à travers le pays, et Carol découvre que les autorités, loin de la juguler, la favorisent en inoculant à des milliers de gens une spore d'origine inconnue qui altère leur ADN durant le sommeil, ne leur laissant que leur enveloppe charnelle, vide d'émotions et de sentiments. Autour d'elle, Carol voit émerger un ordre nouveau, aussi hiérarchisé qu'une ruche, et surgir des milliers de "body snatchers" n'aspirant qu'à infecter le genre humain et à s'en assurer le contrôle.
Luttant désespérément contre le sommeil, Carol se lance à la recherche d'Oliver, ultime espoir de stopper l'invasion grâce à son système immunitaire. Entourée de "snatchers", elle devra feindre un calme parfait, refouler toutes ses émotions.
Et ne jamais fermer l'œil…

Invasion - Affiche teaser américaine
NOTES DE PRODUCTION
"Imaginer un monde en paix avec lui-même, un monde où aucune crise n'engendrerait de nouvelles atrocités, un monde où les journaux ne nous parleraient plus de guerres et de violences… c'est imaginer un monde où les humains n'auraient plus rien d'humain."

Publié en 1955, le classique de Jack Finney "The Body Snatchers" s'est imposé comme un titre phare de la science-fiction. En 1956, sa première adaptation, réalisée par Don Siegel, faisait écho à l'anticommunisme galopant des États-Unis. En 1978, une seconde version, réalisée par Philip Kaufman sur la lancée de la guerre du Vietnam et du Watergate, reflétait la méfiance croissante du peuple américain à l'égard de ses dirigeants. Une troisième adaptation, tournée en 1994 par Abel Ferrara, évoquait la crise de l'institution familiale et la rébellion adolescente face au monde des adultes et à l'autorité (en l'occurrence, l'autorité militaire.)

INVASION propose une approche nouvelle et contemporaine de la notion d'invasion extraterrestre.

Joel Silver"Le film postule qu'une telle incursion pourrait parfaitement se produire sans que débarquent sur Terre des créatures d'un autre monde. Le risque de pandémie est très réel aujourd'hui, et la diffusion d'un microbe suffirait à anéantir l'espèce humaine avant qu'elle n'ait le temps de réagir.
"Supposons en outre que les gens qui sont censés protéger la population soient les premiers contaminés ; que le gouvernement, la presse, les médias, les savants chargés d'enrayer le mal nous assurent qu'il n'y a rien à craindre. Toute personne qui tenterait alors de donner l'alerte passerait pour un illuminé et devrait s'interroger sur son équilibre psychique. Avant d'entreprendre quoi que ce soit, les protagonistes d'INVASION devront d'abord légitimer leurs soupçons et apprendre à se fier à leur propre jugement."
Le scénario d'INVASION est focalisé sur le personnage de Carol Bennell, une psychiatre de Washington dont le jeune fils a été enlevé au début de l'invasion.

Nicole Kidman: "Le cœur de l'intrigue est le périple de cette femme à la recherche de son enfant. C'est l'élément qui m'a accrochée dans cette histoire : le besoin urgent et impérieux de protéger celui à qui l'on a donné la vie et qu'on aime plus que tout au monde. Ce besoin suscite en vous une énergie et des émotions incomparables. Mère de deux enfants, je connais l'amour inconditionnel qu'ils font naître en nous."

Le scénariste David Kajganich souligne un autre aspect : "Dans le livre de Finney, les extraterrestres n'aspirent qu'à survivre. Mais le désir de survie peut prendre différentes formes, et il suffit d'observer le monde actuel pour constater que le pouvoir n'aspire, lui aussi, qu'à se perpétuer en éliminant tout ce qui le menace. Rien d'étonnant donc à ce que le véhicule de cette invasion se pose à Washington, siège du pouvoir fédéral."

Joel Silver "INVASION se déroule dans notre monde et notre temps, dont il reflète la paranoïa politique, sociale et environnementale. David Kajganich a écrit un scénario original, fondé sur une approche inédite du roman. Le film est un thriller, riche en suspense, mais avec un arrière-plan très dense."

Pour donner à cette histoire toute sa dimension, Silver fit appel au réalisateur allemand Oliver Hirschbiegel, primé récemment pour LA CHUTE.
Joel Silver "Ce film m'avait impressionné par son réalisme, son ampleur, son intensité oppressante. Oliver vise toujours à un maximum d'authenticité, et c'est précisément ce dont nous avions besoin dans ce thriller : communiquer au spectateur le sentiment que tout cela se déroule bel et bien sous ses yeux, dans son monde."

Hirschbiegelsouligne à son tour l'importance du réalisme dans son approche de la S. F.
"Dès que j'ai un doute, j'essaie d'imaginer comment cela se passerait dans la réalité, en évitant les effets de mise en scène qui font crier au génie."
Nicole Kidman, qui a travaillé avec des cinéastes aussi brillants que Lars von Trier, Baz Luhrmann, Jane Campion et Stanley Kubrick, fut ravie de collaborer avec Hirschbiegel : "J'aime la spontanéité de sa mise en scène, l'intérêt qu'il porte à l'acteur. Et puis Oliver aime les femmes. Il comprend leur psychologie, leurs sentiments, il est fasciné par tout ce qui fait leur richesse humaine et leur sagesse."

"Personne ne touche à mon enfant."
L'invasion constitue la toile de fond d'une histoire intimiste, focalisée sur une poignée de personnages. Leur lien : une suspicion et une angoisse croissantes à l'égard de phénomènes troublants, sans explication apparente.
Nicole Kidman interprète la psychiatre Carol Bennell (dont le nom de famille évoque le héros du roman de Finney et du film de Siegel). Carol se retrouve dans "l'œil du cyclone" lorsqu'une de ses patientes lui explique qu'elle "ne reconnaît plus son mari". (Le rôle de Wendy est tenu par Veronica Cartwright, l'une des stars de la version 78 D'INVASION OF THE BODY SNATCHERS.)

Joel Silver : "Carol ne fait pas tout de suite le lien entre les déclarations de cette femme et le crash récent d'une navette spatiale. Puisant dans l'arsenal classique de la psychiatrie, elle diagnostique un délire paranoïaque. La vérité est tellement inconcevable, tellement énorme, qu'il lui faudra encore un certain temps avant de la percevoir."

Oliver Hirschbiegel : "Tout le film est centré sur Carol. C'est à travers son regard que l'histoire se déroule. Nicole a mis énormément d'elle-même dans ce rôle, à commencer par son énergie et son attachement viscéral à l'enfant. C'était fascinant de la voir s'immerger dans ce monde et de pouvoir capter ses réactions, si naturelles, si intenses."

En se penchant sur le cas Wendy, Carol constate bientôt que le "délire" de sa patiente s'est répandu à travers le pays. S'agit-il d'une illusion collective ou d'un phénomène réel, obscurément lié au crash de la navette? Carol fait part de ses interrogations et de son inquiétude à son ami le plus proche, Ben Driscoll, interprété par Daniel Craig.
Daniel Craig : "Bien que leur relation soit platonique, Ben est follement amoureux de Carol. Il veut la protéger, l'aider à résoudre une situation familiale difficile. Il attend… et espère."

Oliver Hirschbiegel "C'est une grande chance d'avoir Daniel dans ce rôle, car il exprime sans effort toutes les facettes de son personnage : l'énergie, l'intelligence, la tendresse, qui amènent Carol à s'appuyer sur lui. Daniel possède aussi un formidable sens de l'humour. J'ai été ravi de travailler avec lui."

Craig , dont c'est le premier face-à-face avec Nicole Kidman, fut aussi impressionné par le sérieux de sa partenaire que par sa capacité à s'amuser sur le plateau : "C'est une actrice fantastique, et si profonde! J'ai eu une grande joie à jouer avec elle."
Et Kidman de retourner le compliment : "Daniel est immensément doué. On a besoin d'être entouré de gens qui vous inspirent, qui connaissent aussi bien leur métier et rendent un tournage plaisant. J'adore ces moments entre "Action" et "Coupez", où tout peut arriver, où vous plongez tête baissée dans la scène en oubliant le reste. C'est ce sentiment si fort qui ne cesse de m'attirer vers le cinéma."

"Tu resteras la même, tu garderas tes souvenirs et tes habitudes. Ne résiste pas. Laisse-toi faire!"
Le week-end du crash, Carol voit ressurgir son ex-mari, Tucker (Jeremy Northam). Dépêché à Washington par le Centre de Contrôle des Maladies (CDC) pour étudier les restes de la navette, celui-ci sera parmi les premiers contaminés. Son arrivée inopinée, sa demande pressante d'exercer ses droits de visite à l'égard de son fils, Oliver, mettent la psychiatre en alerte.

Jeremy Northam : "Leurs relations n'étant pas des plus cordiales, le spectateur aura tendance à prendre d'emblée le point de vue de Carol et à se méfier de Tucker. Que veut cet homme? Pourquoi revient-il soudain d'Atlanta après toutes ces années? Pourquoi tient-il tant à revoir son fils, si longtemps négligé? Tout cela cache manifestement de troubles intentions, et ne peut manquer d'inquiéter son ex-femme."
Le mystérieux germe ramené sur Terre par la navette se répand à une vitesse fulgurante, chaque personne contaminée étant irrésistiblement poussée à en infecter d'autres.

Oliver Hirschbiegel : "Les "body snatchers" ne vous tuent pas, ils vous transforment de l'intérieur pendant votre sommeil en recombinant votre ADN."
Le CDC lance une grande campagne de vaccination en prétendant combattre une "pandémie grippale", mais cette mesure, loin d'enrayer le mal, en favorise la propagation. Tucker jouera dans cette phase critique un rôle clé : "Il réunit plusieurs hauts responsables du gouvernement sous couvert de les informer… et contamine chacun d'eux", révèle Silver. "C'est ainsi que le nombre des "snatchés" va se croître à un rythme exponentiel."
"Cette métamorphose génétique vous donne meilleure mine, vous fait paraître plus sain", complète Hirschbiegel. "Mais elle affecte aussi votre comportement social car les "snatchers" aiment l'ordre, ne ressentent plus la moindre émotion et évoluent dans un étrange état de béatitude."

"En votre for intérieur, vous savez bien qu'en nous combattant, vous défendez une cause perdue." Du jour au lendemain, le monde perd tout ce qui faisait son charme tandis que se met en place un ordre répressif d'une grande austérité.

David Kajganich: "Les "snatchers" ont eu l'intelligence de contaminer en premier lieu les gens les plus utiles à leur entreprise : les plus hauts responsables du gouvernement, de la magistrature, du commerce. C'est la marque de leur efficacité."
Les "snatchés" se multiplient dangereusement dans l'entourage de Carol, pressant celle-ci de les rejoindre. Mais la psychiatre n'a qu'un souci : sauver d'urgence Oliver, parti en week-end avec son père, et lui éviter le pire.

Oliver est interprété par le jeune Jackson Bond, dont c'est la première apparition à l'écran. "Il est adorable", déclare Nicole Kidman. "C'est le garçon le plus gentil du monde, un petit homme avec des réactions touchantes, tour à tour adultes et enfantines. Nous avons eu beaucoup de chance en misant sur lui."
Oliver se révèle un cas singulier : infecté, il ne se métamorphose pas durant son sommeil. "Protégé par de mystérieuses défenses immunitaires, il est la clé d'une réponse scientifique à l'invasion", explique Jackson Bond. "Mais pour éviter d'être repérés, sa mère et lui vont devoir se faire passer pour des "snatchés" et éviter de manifester en public la moindre émotion."
Pendant ce temps, une équipe de savants, menée par le Dr. Galeano (Jeffrey Wright) s'acharne à trouver un remède. "Galeano a tout de suite compris la vraie nature de l'infection et ses origines", explique Craig. "Nul n'est mieux placé pour stopper cette terrifiante invasion qui gagne chaque jour du terrain."

En rédigeant son script, Kajganich n'imaginait pas tout ce que les comédiens y apporteraient. "Durant le tournage, j'ai assisté à la métamorphose d'un des principaux personnages dans un paisible pavillon de banlieue. J'ai trouvé cela bien plus brutal, bien plus dérangeant qu'une scène de violence traditionnelle, et je n'ai pas pu regarder les acteurs jusqu'au bout, tant c'était cru. Même sur un plateau de cinéma, cela avait toute l'apparence de la réalité."
Joel Silver "Je n'aurais pu espérer meilleur casting. Chacun a fait un travail fantastique à partir de ce matériau. Tous se sont appliqués sous la direction d'Oliver a créer une atmosphère inquiétante, inconfortable. À commencer par Nicole, présente dans chaque plan, qui confère à l'histoire un très solide ancrage émotionnel."

L'actrice consulta des psychiatres pour se familiariser avec certaines réactions de son personnage.
Nicole Kidman "Mon père est psychologue. Je ne suis donc pas étrangère à ce monde, mais j'ai trouvé très utiles les indications fournies par une psychiatre new-yorkaise sur nos réactions corporelles aux situations émotionnelles extrêmes."
Les deux principaux consultants du film ont été le Dr. Ana Krieger, directrice du Centre d'Étude des Troubles du Sommeil de l'Université de New York, et le Dr. Linda Chung, formatrice au Département de psychiatrie du Bellevue Hospital.

"On ne compte plus les victimes. Vous rameutez la population, vous vaccinez à tour de bras comme s'il s'agissait d'une épidémie de varicelle. Mais que leur inoculez-vous réellement?"

Appelé à créer les décors de l'INVASION, le vétéran Jack Fisk apprécia la démarche d'Oliver Hirschbiegel : "Il a filmé cette grosse production "à l'européenne", comme s'il s'agissait d'un documentaire. Son idée était de se rendre sur les extérieurs, de procéder aux aménagements nécessaires et de tourner dans la foulée, avec un minimum d'éclairage. Nous avons très vite appris à lui fournir tout ce dont il pouvait avoir besoin au gré de son inspiration."
L'un des motifs visuels dominants du film est la raréfaction des couleurs dans le monde des "snatchers" : "Ils ont moins de goût que les humains pour les couleurs", indique Fisk. "C'est un de leurs signes distinctifs."

Hirschbiegel et Fisk collaborèrent avec la chef costumière Jacqueline West pour intégrer ce motif dans l'habillement des "snatchers" : "Oliver est grandement responsable du "look snatcher", précise West. "Dès notre première rencontre, nous avons défini comme un élément majeur cette évacuation radicale des couleurs, allant de pair avec le rejet de l'individualisme, de la personnalité, bref de l'humanité. Les vêtements des "snatchés" sont monochromatiques, utilitaires, taillés dans de robustes étoffes, avec une palette limitée au gris, au brun, au bleu sombre. Le nouvel ordre est en marche… Nicole, bien sûr, préserve son individualité toute au long du film, conférant à son personnage une allure classique, intemporelle, d'une grande simplicité."

"Ne t'endors pas. Je suis à ta recherche. Envoie-moi un texto. Je t'aime. Maman."
L'équipe filma en premier lieu dans le centre-ville et le port intérieur de Baltimore avant de rejoindre Washington, où elle filmerait dans des sites aussi connus que le National Mall, l'Hôpital George Washington, la station de métro de Cleveland Park et la gare d'Union Station.
Un terrain agricole proche du Centre médical de fort Howard, fournit le site du crash, le reste de la séquence était réalisé dans l'enceinte du fort.
Durant ses six derniers jours dans la capitale fédérale, l'équipe investit la résidence de l'Ambassadeur du Chili, sur Massachusetts Avenue. Construite en 1905 par le grand architecte Nathan Wyeth, elle figure dans le film l'Ambassade Tchèque.
Jack Fisk : "Le renom de Nicole et Oliver nous a ouvert bien des portes. Les gens avaient envie de contribuer au film. Le Service des Parcs, qui organise quantité d'événements à Washington, nous a apporté une aide considérable et facilité la tâche dans moult occasions."
De retour à Baltimore pour les quatre dernières semaines, l'équipe tourna dans des décors comme l'Hôpital de Baltimore, le Centre des Congrès, les Tours de Harbor Court, l'immeuble Legg Mason, le Département de biologie moléculaire du Johns Hopkins Hospital et le QG de la Police pour un spectaculaire atterrissage d'hélicoptère de combat Faucon Noir (fourni ainsi que son pilote par l'Armée).

"C'est devenu dangereux de s'exprimer, de se distinguer des autres. Ils ont fait de notre peur leur atout maître."
Inscrit dans une thématique classique, INVASION joue aussi sur des angoisses collectives on ne peut plus actuelles.
Joel Silver: "À quels dangers mortels notre société est-elle principalement exposée aujourd'hui ? À des bombardements massifs? À de spectaculaires explosions? Ou plutôt à un simple petit microbe que nous n'aurions pas le temps de voir venir et dont nous ne pourrions anticiper les effets?"
Davis Kajganich: "Dans la mythologie des "Body Snatchers", des forces extraterrestres s'emparent de vous pendant votre sommeil et changent insidieusement votre univers. Un beau matin, vous découvrez que vous faites partie d'une minorité de gens décidés à résister à l'ordre nouveau. Ce postulat dramatique me paraît encore plus fort et bien plus angoissant si vous imaginez, face à ces ultimes résistants, une masse amorphe, politiquement neutre, qui choisit de fermer les yeux sur ces événements. Dans ces conditions, le monde que nous connaissons pourrait facilement disparaître en un clin d'œil."

Et Joel Silver de conclure : "Ce n'est pas un hasard si l'invasion démarre au plus haut échelon. Après cela, il suffit de jouer sur les peurs collectives pour que la contagion se propage à travers le pays. La peur a toujours été l'alliée du pouvoir et de ceux qui veulent nous masquer la réalité.
"Paradoxe : en nous privant de nos émotions, l'invasion éradique ces motifs de discorde que sont la colère, la jalousie, la haine et les préjugés. Elle nous offre, en échange, un monde bien meilleur et bien plus serein. C'est avec de tels arguments que Tucker et d'autres essaient de convaincre Carol de les rejoindre. Et peut-être n'ont-ils pas ENTIÈREMENT tort…"
Invasion - Affiche américaine
BANDE ORIGINALE DU FILM
Album de la bande originale sur CD Varèse Sarabande
"Them Boyz In The Hood"
De Tommy Armstrong and Deyon Davis
Interprété par Drop Tha Bomb
Avec l'aimable autorisation de Cinematic Tunes Inc.

"Boogie"
De Tommy Armstrong et Deyon Davis
Interprété par Drop Tha Bomb
Avec l'aimable autorisation de Cinematic Tunes Inc.

"String Quartet No. 26 in D Major"
De Franz Joseph Hayden
Interprété par The Kodaly Quartet
Avec l'aimable autorisation de Naxos
En accord avec Source/Q

"Heavies"
De Chris Joyner de Tim Scott
Interprété par Chris Joyner

"So Through"
De Baby Jaymes et Jamie Hawkins
Interprété par Naté
Avec l'aimable autorisation de Ghetto Retro Entertainment
Invasion - Nicole Kidman
Invasion - Daniel Craig et Nicole Kidman
Invasion - Nicole Kidman
 
(BANDE ANNONCE VF 2007)

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L'histoire de Richard O. avec Mathieu Amalric, Rhizlaine El Cohen, Stéphane Terpereau

Publié le

L'HISTOIRE DE RICHARD O. (2007)

de Damien ODOUL (LE SOUFFLE - ERRANCE)

avec Mathieu AMALRIC - Ludmila RUOSO - Stéphane TERPERAUD

Musique : BUCK 65

(INTERDIT AUX MOINS DE 16 ANS)

L'Histoire de Richard O.

L'HISTOIRE : 

En proie à son désir pour les femmes, Richard O. explore les arcanes sinueux de l'érotisme, à travers Paris au mois d'août et ses habitantes estivales.
13 rencontres, 13 femmes, 13 expériences...

L'Histoire de Richard O. - Mathieu Amalric

NOTE D'INTENTION

Ce film a trois couleurs. Le sujet central est bien entendu le sexe, mais il s’immisce au burlesque et au poétique.

Il y a des scènes de sexe qui ne racontent que le sexe, et des scènes de sexe qui sont racontées de manière poétique et/ou burlesque. À partir de ces trois mots, tout se construit, tout s'’entrecroise, et dessine le motif de l'’ensemble. Il faut qu'’il y ait toujours au moins une couleur dans chaque scène. Il s'’agit d'’être avant tout dans la subversion, non dans la provocation. Le sexe peut se décliner de façon charnelle, sexuelle, amoureuse, ou bien sous forme d’évocation. Mais il faut toujours veiller à garder cet éventail complet. C'’est cela, me semble-t-il, interroger le désir.

Richard, le personnage principal, nous invite à «un rituel» qui me semble primordial, et que je me dois d'’offrir aux spectateurs. Cette proposition est à l’'encontre de ce que la société nous impose aujourd’'hui. Car elle ne dit jamais que le sexe peut être aussi burlesque et poétique. Au fond, cela est mon affirmation. Je veux faire ce film pour trouver des réponses aux questions que je me pose moi-même. Ce qui m'intéresse à l'’intérieur de ces précipités de vie, c'’est ce regard exacerbé que je cherche à porter sur du vivant, en mouvement. Ne pas se contenter simplement d’'un des trois points de vue, mais les mélanger, les subdiviser, ce qui semble être le reflet d'’une génération.

Damien Odoul (été 2006)

L'Histoire de Richard O. - Mathieu Amalric (au fond)

BIOGRAPHIE DE BUCK 65

Richard Terfry, mieux connu sous le nom de Buck 65, est un artiste hip hop canadien né en 1972 au Mont Uniacke en Nouvelle-Écosse, une communauté rurale dans les environs d’'Halifax.

Malgré sa récente prise de distance avec la scène hip hop et sa revendication d'’un son plus blues, country, rock, folk et généralement d'’avant-garde, sa musique conserve une dominante hip hop.

Terfry revendique des influences allant de MC Shan à David Lynch, en passant par Vincent Gallo, Gitche Manitou, JVC FORCE et Kool Keith.

Fasciné par le hip hop, Richard a appris en autodidacte le rap, le métier de DJ et de producteur. Il a ainsi animé pendant plusieurs années l’'émission de hip hop «The Bassment» sur CKDU sous le pseudo DJ Critical, en même temps qu'’il sortait ses premiers albums.

Après une courte pause, Terfry revient sous le nom de Buck 65, enregistrant Vertex et le titre The Centaur, qui lui a offert un premier succès. Il reçoit alors plusieurs propositions de l'’industrie du divertissement canadien : des bandes originales, des publicités, et même un titre pour Sesame Street.

L'’album Man Overboard a été le véritable tournant de sa carrière, marquant sa rencontre avec le collectif Anticon, les portes drapeaux de l’'avant-garde hip hop. Il travaille avec le DJ Mr Dibbs, qui le fait entrer dans le collectif 1200 Hobos, connu pour sa maîtrise du Technics 1200. Il signe alors des albums sous les labels Warner Music Canada et V2 Music USA.

Son dernier album, Secret House against the World, est souvent utilisé dans la série canadienne Trailer Park Boys.

L'Histoire de Richard O.

L'Histoire de Richard O.

L'Histoire de Richard O.

L'Histoire de Richard O.

 

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NOCTURNA LA NUIT MAGIQUE avec les voix de Jean-Luc REICHMANN, Hélène BIZOT, Nathalie BIENAIME

Publié le

NOCTURNA - LA NUIT MAGIQUE (2007)

de Victor MALDONADO et Adrian GARCIA

avec les voix de Jean-Luc REICHMANN - Hélène BIZOT - Nathalie BIENAIME - Jessie LAMBOTTE

Musique : Nicolas ERRERRA

 

L'HISTOIRE : 

Dès l'instant où Tim, assis sur le toit de l'orphelinat, a vu Adhara sa minuscule étoile toute fragile tomber du ciel, il a senti que quelque chose ne tournait pas rond.
S'il ne s'était pas penché pour voir où elle était tombée, il n'aurait pas glissé du toit et n'aurait pas été secouru par le Berger et son incroyable horde de chats.
Dans le monde de Nocturna, une ribambelle de petites créatures travaillent pour faire de la nuit un endroit magique où tout est possible.
L'arrivée inattendue de Tim et les rencontres qu'il fera tout au long de sa quête lui donneront-ils la force et le courage de surmonter sa peur du noir ?

 

Nocturna la nuit magique

Nocturna la nuit magique

Nocturna la nuit magique

Nocturna la nuit magique

Nocturna la nuit magique

Nocturna la nuit magique

Nocturna la nuit magique

 

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Charlie, les filles lui disent merci avec Dane Cook, Jessica Alba, Dan Fogler

Publié le

CHARLIE, LES FILLES LUI DISENT MERCI (2007)

(Good Luck Chuck)

de Mark HELFRICH

avec Jessica ALBA - Dane COOK - Dan FOGLER - Michelle HARRISON

Charlie, les filles lui disent merci - Affiche américaine 

L'HISTOIRE :

Quand Charlie avait 10 ans, il a refusé d'embrasser une fille un peu étrange, alors celle-ci lui a jeté un sort. Charlie a maintenant 35 ans, il a réussi sa vie professionnelle, mais ne trouve pas de compagne. Pire, il se rend compte que chacune des femmes avec qui il a eu une aventure a épousé l'homme qu'elle a connu juste après lui ! Sa réputation de "porte-bonheur" fait vite le tour de la ville, et toutes les femmes qui veulent se marier se jettent dans ses bras dans l'espoir qu'après une nuit avec lui, elles trouveront l'homme de leur vie.
S'il a toutes les femmes qu'il veut, Charlie n'a pas encore rencontré l'amour, le vrai, et il est plus seul que jamais... Jusqu'à ce qu'il fasse la connaissance de la très jolie Cam. Cette spécialiste des pingouins ne le laisse pas de glace... Mais pour pouvoir vivre une véritable histoire d'amour, il faut qu'il découvre au plus vite comment rompre la malédiction, avant que la fille de ses rêves n'épouse l'homme qu'elle connaîtra après lui...

Charlie, les filles lui disent merci - Affiche américaine

Charlie, les filles lui disent merci - Affiche teaser américaine

Charlie, les filles lui disent merci - Affiche teaser américaine

Charlie, les filles lui disent merci - Affiche teaser américaine

Charlie, les filles lui disent merci - Dane Cook

Charlie, les filles lui disent merci - Jessica Alba et Dane Cook

 

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BEE MOVIE DROLE D'ABEILLE (BANDE ANNONCE VF 2007) avec les voix de Renée ZELLWEGER - Uman THURMAN - Jerry SEINFELD

Publié le par ERIC-C

BEE MOVIE - DROLE D'ABEILLE

de Simon J. SMITH et Steve HICKNER (LE PRINCE D'EGYPTE)

avec Renée ZELLWEGER - Uman THURMAN - Jerry SEINFELD - Kathy BATES - Robert DUVALL - Alan ARKIN - William H. MACY - Eric IDLE - Larry KING - Oprah WINFREY - Matthew BRODERICK

Bee movie - drôle d'abeille

 

L'HISTOIRE : En discutant avec sa nouvelle amie fleuriste, une abeille nommée Barry apprend que, depuis toujours, les humains s'emparent de leur miel. Révolté, Barry décide d'engager un procès...

Bee movie - drôle d'abeille

Bee movie - drôle d'abeille

Bee movie - drôle d'abeille

Bee movie - drôle d'abeille

Bee movie - drôle d'abeille

Bee movie - drôle d'abeille

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(BANDE ANNONCE VF 2007)

 

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GONE BABY GONE (BANDE ANNONCE VOST 2007) avec Amy Ryan, Casey Affleck

Publié le par ERIC-C

GONE BABY GONE
de Ben AFFLECK
avec Casey AFFLECK - Morgan FREEMAN - Michelle MONAGHAN - Ed HARRIS
Musique : Harry GREGSON-WILLIAMS
Gone baby gone

L'HISTOIRE : Deux détectives privés enquêtent sur l'enlèvement d'une petite fille dans un quartier où se côtoient policiers aigris, ex-prisonniers et familles brisées...

Gone baby gone - Morgan Freeman et Ben Affleck
Gone baby gone - Morgan Freeman, Casey Affleck et Michelle Monaghan
Gone baby gone - Casey Affleck, Ed Harris et Michelle Monaghan
Gone baby gone - Ed Harris
Gone baby gone - Casey Affleck
 
(BANDE ANNONCE VOST 2007)



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La Guerre selon Charlie Wilson (BANDE ANNONCE VF 2007) avec Julia Roberts, Tom Hanks (Charlie Wilson's War)

Publié le par ERIC-C

LA GUERRE SELON CHARLIE WILSON (CHARLIE WILSON'S WAR)

de Mike NICHOLS (LE LAUREAT - CE PLAISIR QU'ON DIT CHARNEL - LA BRULURE - A PROPOS D'HENRY - WOLF...)

avec TOM HANKS - JULIA ROBERTS - PHILIP SEYMOUR HOFFMAN - Amy ADAMS

La Guerre selon Charlie Wilson - Affiche américaine

L'HISTOIRE : Le destin hors norme d'un membre du Congrès texan qui se faisait appeler Good Time Charlie en raison de son penchant pour l'alcool et les femmes. Découvert à Las Vegas en compagnie de deux strip-teaseuses cocaïnomanes, ce dernier vit sa carrière politique malmenée au début des années 80 et se racheta une conduite en contribuant de manière indirecte à la débâcle de l'Armée rouge en Afghanistan.

La Guerre selon Charlie Wilson

La Guerre selon Charlie Wilson - Tom Hanks et Julia Roberts

La Guerre selon Charlie Wilson

 

(BANDE ANNONCE VF 2007)



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XXY avec Ricardo Darín, Valeria Bertuccelli, Germán Palacios

Publié le

XXY (2007)

de Lucia PUENZO

avec Valeria BERTUCCELLI - Ricardo DARIN - Ines EFRON

XXY

L'HISTOIRE : 

Alex, une adolescente de 15 ans, a un secret : elle est hermaphrodite. Peu après sa naissance, ses parents décident de quitter Buenos Aires pour s'installer sur la côte uruguayenne, dans une maison de bois perdue dans les dunes. XXY commence avec l'arrivée d'un couple d'amis venus de Buenos Aires, accompagnés d'Alvaro, leur fils de 16 ans. Le père, un spécialiste en chirurgie esthétique, a accepté l'invitation en raison de l'intérêt médical qu'il porte à Alex. Une attirance inéluctable naît entre les deux enfants qui va les obliger à affronter leurs peurs... Des rumeurs se répandent dans la ville. On commence à dévisager Alex comme si elle était un monstre. La fascination qu'elle exerce risque désormais de devenir dangereuse.

XXY

XXY

XXY

XXY

 

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DEATH SENTENCE avec Kevin Bacon, John Goodman, Kelly Preston

Publié le

DEATH SENTENCE (2007)

de James WAM (SAW)

avec Kevin BACON - Aisha TYLER - Kelly PRESTON - John GOODMAN -

Death Sentence

 

L'HISTOIRE : 

Entre sa carrière réussie et sa vie de famille épanouie, l'existence de Nick Hume est plutôt confortable. Pourtant, un soir, alors qu'il fait le plein d'essence avec son fils aîné, Brendan, la route de Nick va croiser celle d'un gang. Son fils n'y survivra pas.
Bien qu'arrêté, le coupable, Joe Darly, est vite libéré. Pour Nick, il n'est pas question qu'il puisse s'en tirer ainsi. Ravagé par la douleur et assoiffé de vengeance, il décide de prendre les choses en main et de punir lui-même l'assassin de son fils. Après avoir abattu Joe, Nick tente de revenir à son ancienne vie auprès de sa femme, Helen, et de son fils survivant, Lucas.
Nick croit que tout est fini, mais il a du sang sur les mains, et le grand frère de Joe, Billy, le chef du gang, est sur ses traces. Jusqu'où iront les deux hommes au nom de leur famille ?

Death Sentence

Death Sentence - Kevin Bacon

Death Sentence

Death Sentence - Kevin Bacon

Death Sentence

Death Sentence - John Goodman et Kevin Bacon

 

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Je suis une légende (BANDE ANNONCE VF 2007) avec Will SMITH (I Am Legend)

Publié le par ERIC-C

JE SUIS UNE LEGENDE (I AM LEGEND)

de Francis LAWRENCE (CONSTANTINE)

avec Will SMITH - Salli RICHARDSON-WHITFIELD - Alice BRAGA

Je suis une légende 

L'HISTOIRE : Robert Neville était un savant de haut niveau et de réputation mondiale, mais il en aurait fallu plus pour stopper les ravages de cet incurable et terrifiant virus d'origine humaine. Mystérieusement immunisé contre le mal, Neville est aujourd'hui le dernier homme à hanter les ruines de New York. Peut-être le dernier homme sur Terre... Depuis trois ans, il diffuse chaque jour des messages radio dans le fol espoir de trouver d'autres survivants. Nul n'a encore répondu.
Mais Neville n'est pas seul. Des mutants, victimes de cette peste moderne - on les appelle les "Infectés" - rôdent dans les ténèbres... observent ses moindres gestes, guettent sa première erreur. Devenu l'ultime espoir de l'humanité, Neville se consacre tout entier à sa mission : venir à bout du virus, en annuler les terribles effets en se servant de son propre sang.
Ses innombrables ennemis lui en laisseront-ils le temps ? Le compte à rebours touche à sa fin...

Je suis une légende

Je suis une légende - Will Smith

Je suis une légende - Will Smith

Je suis une légende - Will Smith

Je suis une légende - Will Smith

Je suis une légende - Will Smith

Je suis une légende - Will Smith

Je suis une légende - Affiche française

 

 

(BANDE ANNONCE  VF 2007)



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LE ROYAUME (BANDE ANNONCE VOST 2007) avec Jamie Foxx, Jennifer Garner (The Kingdom)

Publié le par ERIC-C

THE KINGDOM (LE ROYAUME)

de Peter BERG (VERY BAD THING, BIENVENUE DANS LA JUNGLE)

avec Jamie FOXX - Jennifer GARNER - Chris COOPER

Affiche américaine. Universal Pictures

L'HISTOIRE : Une enquête est menée pour traquer des terroristes, suite à un attentat contre des civils américains au Moyen-Orient.

Le Royaume - Jamie Foxx

Le Royaume - Jennifer Garner

Le Royaume - Jennifer Garner et Jamie Foxx

Le Royaume - Jennifer Garner

Le Royaume

Le Royaume - Jason Bateman, Jamie Foxx, Jennifer Garner, Ali Suliman et Ashraf Barhom

Le Royaume - Affiche américaine

Le Royaume - Affiche américaine

 

 

(BANDE ANNONCE VOST 2007)



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RESIDENT EVIL 3 EXTINCTION (BANDE ANNONCE VF 2007) avec Milla Jovovich, Oded Fehr

Publié le par ERIC-C

RESIDENT EVIL 3 : EXTINCTION
de Russell MULCAHY (RAZORBACK, RESURRECTION, HIGHLANDER 1)
avec Milla JOVOVICH - Mike EPPS - Ali LARTER

L'HISTOIRE : Avec une poignée de survivants, dont Carlos Olivera et L.J., Alice se terre dans le désert du Nevada. Ils rencontrent bientôt K-Mart et Nurse Betty. Les résistants unissent leurs forces pour lutter contre la firme Umbrella Corporation, à l'origine du virus transformant les vivants en zombies.

 
AUTRES "RESIDENT EVIL" AU CINEMA
2002 - RESIDENT EVIL (de Paul ANDERSON)
 
 
L'HISTOIRE : Dans un immense laboratoire souterrain, ont lieu des recherches ultras secrètes, supervisées par des centaines de scientifiques. Lorsque l'alarme retentit, tout le monde croit à une simple simulation d'évacuation. Mais bientôt, l'horreur les rattrape. Un virus hautement mortel se propage à un rythme effréné dans les couloirs : en quelques minutes, il met fin à toute vie humaine.
Au même moment, Alice se réveille dans un somptueux manoir. Ignorant comment elle a pu atterrir là, elle fait la rencontre de Matt, un policier. Avant même qu'ils n'aient pu trouver une explication logique à ces phénomènes étranges, un groupe d'intervention militaire, les S.T.A.R.S, débarque de nulle part et les oblige à les suivre. Ces derniers ont reçu l'ordre d'infiltrer le laboratoire et de neutraliser la Red Queen, le super-ordinateur devenu fou que l'on tient pour responsable du désastre.
2004 - RESIDENT EVIL - APOCALYPSE (de Alexandre WITT)

L'HISTOIRE : Alice a survécu à l'effroyable cauchemar qui a dévasté le complexe scientifique ultrasecret d'Umbrella Corporation, mais elle n'est pas la seule à en être ressortie...
Un virus mortel s'est abattu sur la ville de Raccoon et rien ne semble pouvoir lui échapper. Avec un groupe de survivants, Alice, dont le métabolisme a mystérieusement été modifié, doit affronter le pire. Certes, elle a gagné de nouveaux pouvoirs, elle est plus puissante, ses sens sont surmultipliés et sa dextérité est hallucinante, mais ça ne sera pas forcément suffisant... Elle est rejointe dans son combat par Jill Valentine, un ancien membre des forces spéciales d'Umbrella.
Ensemble, elles vont tenter de résoudre les énigmes et faire face à une force maléfique, un ennemi absolu lancé sur leurs traces. Son nom ? Némésis. Son but ? Eliminer toute vie. Cette fois, s'échapper ne suffira pas. Il va falloir affronter...

(BANDE ANNONCE VF 2007)



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HAIRSPRAY avec John Travolta, Queen Latifah, Nikki Blonsky, Michelle Pfeiffer, Christopher Walken, Brittany Snow

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HAIRSPRAY (2007)

de Adam SHANKMAN (BABY SITTOR - LE TEMPS D'UN AUTOMNE)

avec John TRAVOLTA - Christopher WALKEN - Queen LATIFAH - Amanda BYNE - Nicole BLONSKY - Zac EFRON

Affichea teaser américaine. New Line Cinema

L'HISTOIRE : 

Hairspray est une adaptation de la comédie musicale du même nom à Broadway lancée en 2002, elle-même adaptée du film Hairspray de John Waters sorti en 1988.

REMAKE DU FILM "HAIRSPRAY" de JOHN WATERS (1988) avec Sonny BONO - DIVINE - Ruth BROWN

 

 

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I'M NOT THERE avec Christian Bale, Cate Blanchett, Heath Ledger, Richard Gere, Kris Kristofferson, Julianne Moore, Charlotte Gainsbourg

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I'M NOT THERE (2007)

de Todd HAYNES (LOIN DU PARADIS - VELVET GOLDMINE)

avec Richard GERE - Heath LEDGER - Cate BLANCHETT - Christian BALE - Julianne MOORE - Charlotte GAINSBOURG - Marcus Carl FRANKLIN

Musique : BOB DYLAN

I'm Not There

L'HISTOIRE : 

Un voyage à travers les âges de la vie de Bob Dylan. Six acteurs incarnent Dylan tel un kaléïdoscope de personnages changeants : poète, prophète, hors-la-loi, imposteur, comédien, martyr et "Born Again". Ils participent tous à l'esquisse d'un portrait de cette icône américaine définitivement insaisissable.

I'm Not There - Cate Blanchett

I'm Not There - Cate Blanchett

I'm Not There - Cate Blanchett et David Cross

I'm Not There - Cate Blanchett

I'm Not There - Charlotte Gainsbourg et Heath Ledger

I'm Not There - Heath Ledger

I'm Not There - Christian Bale

I'm Not There - Marcus Carl Franklin

I'm Not There - Richard Gere

 

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ASTERIX AUX JEUX OLYMPIQUES avec Gérard DEPARDIEU, Clovis CORNILLAC, Benoît POELVOORDE, Alain DELON

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ASTERIX AUX JEUX OLYMPIQUES (2008)

de Frédéric FORESTIER et Thomas LANGMANN

d'après l'oeuvre "ASTERIX AUX JEUX OLYMPIQUES" de René GOSCINNY et Albert UDERZO

Scénario et dialogues de Thomas LANGMANN, Olivier DAZAT, Alexandre CHARLOT et Franck MAGNIER

avec Gérard DEPARDIEU, Clovis CORNILLAC, Benoît POELVOORDE, Alain DELON, Claudia CARDINALE, Jamel DEBBOUZE, José GARCIA, Franck DUBOSC, Vanessa HESSLER, Stéphane ROUSSEAU, Jean-Pierre CASSEL, Santiago SEGURA, Michaël HERBIG, Dany BOON, SIM, Tony PARKER, David BECKHAM, Zinedine ZIDANE, Amélie MAURESMO, Michael SCHUMACHER, Jean TODT, Adriana KAREMBEU...

Asterix aux Jeux Olympiques

L'HISTOIRE : 

Astérix et Obélix devront remporter les Jeux Olympiques, permettre au jeune Gaulois Alafolix d'épouser la Princesse Irina et lutter contre le terrible Brutus, prêt à tous les stratagèmes, pour lui aussi gagner les Jeux Olympiques et se débarrasser de son père : Jules César.

Asterix aux Jeux Olympiques - Clovis Cornillac et Jérôme Le Banner

Asterix aux Jeux Olympiques - Clovis Cornillac

EN DVD A PARTIR DU 22 AOUT 2008

 

LES AUTRES AVENTURES D'ASTERIX ET D'OBELIX AU CINEMA

  1998 - ASTERIX ET OBELIX CONTRE CESAR (Claude ZIDI) avec Christian CLAVIER, Gérard DEPARDIEU, Roberto BEGNINI, Michel GALABRU, Claude PIEPLU, Daniel PREVOST, Pierre PALMADE, SIM, Latitia CASTA, Arielle DOMBASLE, Michel MULLER, MarianneSAGEBRETCH, Jean-Pierre CASTALDI, Jean-Roger MILO, Jean-Jacques DEVAUX, Andréa FERREOL - L'HISTOIRE : Les aventures des héros d'un célèbre village gaulois qui luttent contre les Romains et leur empereur Jules César.

 2002 - ASTERIX ET OBELIX : MISSION CLEOPATRE (Alain CHABAT) avec Christian CLAVIER, Gérard DEPARDIEU, Jamel DEBBOUZE, Monica BELLUCCI, Alain CHABAT, Claude RICH, Gérard DARMON, Edouard BAER, DIEUDONNE, Isabelle NANTY, Jean BENGUIGUI, Marina FOIS, Edouard MONTOUTE, Bernard FARCY, Noémie LENOIR, Mouss DIOUF, Emma DE CAUNES, Joël CANTONA, Pierre TCHERNIA, Claude BERRI, Zenedine SOUALEM, Chantal LAUBY, Jean-Paul ROUVE, Maurice BARTHELEMY, Pierre-François MARTIN-LAVAL, Mathieu KASSOVITZ, Jean-Pierre BACRI - L'HISTOIRE : Cléopâtre, la reine d'Egypte, décide, pour défier l'Empereur romain Jules César, de construire en trois mois un palais somptueux en plein désert. Si elle y parvient, celui-ci devra concéder publiquement que le peuple égyptien est le plus grand de tous les peuples. Pour ce faire, Cléopâtre fait appel à Numérobis, un architecte d'avant-garde plein d'énergie. S'il réussit, elle le couvrira d'or. S'il échoue, elle le jettera aux crocodiles.
Celui-ci, conscient du défi à relever, cherche de l'aide auprès de son vieil ami Panoramix. Le druide fait le voyage en Egypte avec Astérix et Obélix. De son côté, Amonbofis, l'architecte officiel de Cléopâtre, jaloux que la reine ait choisi Numérobis pour construire le palais, va tout mettre en oeuvre pour faire échouer son concurrent.

 

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