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COWBOY (BANDE ANNONCE 2005) avec Benoît Poelvoorde, Gilbert Melki

Publié le par ERIC-C

COWBOY

de Benoît MARIAGE (LES CONVOYEURS ATTENDENT - L'AUTRE)

avec Benoît POELVOORDE - Gilbert MELKI - Julie DEPARDIEU - François DAMIENS

L'HISTOIRE : 

Daniel Piron, ancien militant de gauche devenu journaliste d'une émission TV de "sécurité routière" a, croit-il, une idée de génie pour un film qui passera dans une émission du genre de "Strip-tease". Il a pour ambition que ce film le revalorise à ses yeux, à ceux de sa femme et à ceux de la société. Bref, il pense qu'il sera ainsi reconnu aux yeux du monde entier et qu'enfin il sera heureux. Mais, hélas pour lui, le tournage du film en question ne se passe absolument pas comme prévu. Il tourne à la catastrophe comico-tragique. C'est un naufrage total. Mais paradoxalement cet échec l'amène à la plus belle des rencontres celle qu'il va faire avec lui-même !

Cow boy - Benoît Poelvoorde

Cow boy - Gilbert Melki

Cow boy - Julie Depardieu et Benoît Poelvoorde

Cow boy - Benoît Poelvoorde

(BANDE ANNONCE 2005)

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LA FABRIQUE DES SENTIMENTS (BANDE ANNONCE 2007) avec Elsa Zylberstein, Jacques Bonnaffé

Publié le par ERIC-C

LA FABRIQUE DES SENTIMENTS

de Jean-Marc MOUTOUT (Tout doit disparaître, Violence des échanges en milieu tempéré)

avec Elsa ZYLBERSTEIN - Jacques BONNAFFE - Bruno PUTZULU - Octave NOVEL - Jean SEGANI - Josiane STOLERU - Nathaly COUALY - Eric BOUGNON - Marie-Pierre CHAIX - Annick CHRISTIANS - Anne-Katherine NORMANT - Marceline LORIDAN-IVENS - Hiam ABBASS

La Fabrique des sentiments

L'HISTOIRE : Eloïse, 36 ans, est clerc de notaire et vit à Paris. Jeune femme belle et brillante, elle est cependant toujours célibataire. Pour briser sa solitude, elle décide de s'inscrire à des speed-dating. Après tout, ne s'agit-il pas là aussi d'être efficace et rapide ? 7 hommes, 7 femmes, 7 minutes pour séduire. Puis le gong retentit...
Par ailleurs, Eloïse s'inquiète pour sa santé quand son corps la désavoue. Elle a le sentiment que le bonheur lui échappe. Elle qui se pensait heureuse se remet en question. Une perte de confiance pour une prise de conscience ?
L'angoisse supplante peu à peu sa maîtrise. Dans ses rêves et dans la réalité, Eloïse lâche enfin une part de ce qui la travaille profondément : la quête de l'amour bien sûr, mais aussi le besoin d'afficher aux yeux du monde une vie de couple. Elle devra faire face à ses désirs et ses contradictions...

La Fabrique des sentiments - Elsa Zylberstein

Elsa ZYLBERSTEIN

2007 - La fabrique des sentiments de Jean-Marc Moutout • Il y a longtemps que je t’aime de Philippe Claudel • Mademoiselle Christine de Raoul Ruiz • 2005 - Mort d’un silence (documentaire) de William Karel • J'invente rien de Michel Leclerc • Le concile de pierre de Guillaume Nicloux • 2004 - La cloche a sonné de Bruno Herbulot et Adeline Lecallier • La petite Jérusalem de Karin Albou • 2003 - Demain on déménage de Chantal Akerman • Modigliani de Mick Davis • Qui perd gagne ! de Laurent Bénégui • Pourquoi (pas) Le Brésil ? de Laetitia Masson • 2002 - Une souris verte... de Mathias Ledoux Monsieur N de Antoine de Caunes • Ce jour-là de Raoul Ruiz • 2001 - Féroce de Gilles de Maistre • 2000 - Combat d’amour en songe de Raoul Ruiz • Un ange de Miguel Courtois • Les fantômes de Louba de Martine Dugowson •1999 - Le temps retrouvé de Raoul Ruiz • Not afraid, not afraid de Annette Carducci • 1998 - Je veux tout de Guila Braoudé • 1997 - L'homme est une femme… de Jean-Jacques Zilbermann • Lautrec de Roger Planchon • 1995 - Portrait chinois de Martine Dugowson • Un samedi sur terre de Diane Bertrand • Tenue correcte exigée de Philippe Lioret • XXL de Ariel Zeitoun Metroland de Philip Sadille • 1994 - Farinelli de Gérard Corbiau • Jefferson à Paris de James Ivory • 1993 - Mina Tannenbaum de Martine Dugowson • 1992 - De force avec d’autres de Simon Reggiani • Beau fixe de Christian Vincent Comment font les gens de Pascale Bailly • 1991 - La place d’un autre de René Féret • Amoureuse de Jacques Doillon • 1990 - Van Gogh de Maurice Pialat.

 

 

La Fabrique des sentiments - Elsa Zylberstein et Bruno Putzulu

Bruno PUTZULU

 2007 - La fabrique des sentiments de Jean-Marc Moutout • Et si... de Serge Lalou • 2006 - Dans les cordes de Magaly Richard-Serrano • 2004 - Les gens honnêtes vivent en France de Bob Decout • Bel horizon de Inès Rabadan • 2003 - Tout pour l’oseille de Bertrand Van Enffenterre • Dans le rouge du couchant de Edgardo Cozarinsky • Père et fils de Michel Boujenah • Lilly’s story de Robert Manthoulis • Monsieur N de Antoines de Caunes • Holy Lola de Bertrand Tavernier • 2002 Irêne de Yvan Calberac • 2001 - Lulu de Jean-Henri Roger • 2000 - Entre nous de Serge Lalou • 1999 - Virilité et autres sentiments modernes de Ronan Girre • 1999 - Eloge de l’amour de Jean-Luc Godard • De l’amour de Jean-François Richet • 1998 - Le sourire du clown de Eric Besnard • Les passagers de Jean-Claude Guiguet • Pourquoi pas moi ? de Stéphane Giusti • Les gens qui s’aiment de Jean-Charles Tacchella • 1997 - Petits désordres amoureux de Olivier Peray • Une minute de silence de Florent Emilio Siri • 1995 - Un héros très discret de Jacques Audiard • Les aveux de l’innocent de Jean-Pierre Améris • 1994 - Emmène-moi de Michel Spinosa • L'appât de Bertrand Tavernier • Jefferson à Paris de James Ivory • 1993 - Marie-Louise ou la permission de Manuel Flêche.

 

Jacques BONNAFFE

2007 - La fabrique des sentiments de Jean-Marc Moutout • 2006 - Le deuxième souffle de Alain Corneau • Capitain Achab de Philippe Ramos • 2005 - La tourneuse de page de Denis Dercourt • Les amitiés maléfiques de Emmanuel Bourdieu • 2004 - Itinéraires de Christophe Otzenberger • Un fil à la patte de Michel Deville • Crustacés et coquillages de Olivier Ducastel et Jacques Martineau • 2001 - Après la pluie de Masa Sawada • Les diables de Christophe Ruggia • 2000 - Va savoir ! de Jacques Rivette • 1998 - Vénus beauté (institut) de Tonie Marshall • 1997 - Jeanne et le garçon formidable de Olivier Ducastel et Jacques Martineau • 1996 - C’est pour la bonne cause de Jacques Fansten • 1994 - Les frères Gravet de René Féret • 1993 - Couples et amants de John Lvoff • 1992 - Faut-il aimer Mathilde ? de Edwin Baily • 1990 - La fracture du myocarde de Jacques Fansten • 1988 - Baptême de René Féret • 1986 - Les montagnes de la lune de Paolo Rocha • 1985 - La tentation d’Isabelle de Jacques Doillon • 1984 - Le meilleur de la vie de Renaud Victor • Blanche et Marie de Jacques Renard • Escalier C de Jean-Charles Tacchela • Elle a passé tant d’heures sous les sunlights de Philippe Garrel • 1983 - Prénom Carmen de Jean-Luc Godard • Paris vu par - Vingt ans après de Philippe Venault • 1979 - Anthracite de Edouard Niermans.

 

(BANDE ANNONCE 2007)



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LES LIENS DU SANG (BANDE ANNONCE 2008) avec Guillaume Canet, François Cluzet

Publié le par ERIC-C

LES LIENS DU SANG
de Jacques MAILLOT
avec François CLUZET - Guillaume CANET - Clotilde HESME - Luc THUILLIER - Marie DENARNAUD - Hélène FOUBERT - Eric BONICATTO
Les Liens du sang

L'HISTOIRE : Lyon, à la fin des années 70.
François, inspecteur de police, apprend la sortie de prison de son frère, Gabriel, qui vient de tirer dix ans pour meurtre. Entre le flic et son aîné, les retrouvailles ne sont pas évidentes, mais chacun a la volonté de tirer un trait sur le passé. Gabriel essaie de se ranger et François se met en quatre pour l'aider.
Mais la réalité et les vieux démons finissent par les rattraper. Pour les deux frères, séparés par leurs choix, mais unis par le sang, le chemin parcouru semble étrangement aboutir à la même impasse.

Les Liens du sang - François Cluzet
Les Liens du sang - Marie Denarnaud et François Cluzet
Les Liens du sang - François Cluzet et Guillaume Canet
Les Liens du sang - François Cluzet et Guillaume Canet
Les Liens du sang - Marie Denarnaud
 
(BANDE ANNONCE 2008)



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ACROSS THE UNIVERSE avec Evan Rachel Wood, Jim Sturgess, Joe Anderson

Publié le

ACROSS THE UNIVERSE (2007)

de Julie TAYMOR

avec EVAN RACHEL WOOD - James URBANIAK - Joe ANDERSON - Jim STURGESS - Dana FUCHS - Martin LUTHER - Salma HAYEK - BONO

MUSIQUE :  ELIOT GOLDENTHAL

Across the Universe

L'HISTOIRE : 

Une histoire d'amour qui se déroule au milieu des années 60 et des manifestations anti-guerre, de la lutte pour la liberté d'expression et les droits civiques, l'exploration des esprits et le rock'n roll. Le film nous fait voyager des Universités du Massachussetts et de l'Ohio, aux émeutes de Détroit et aux champs de batailles du Vietnam, en passant par les docks de Liverpool.

Across the universe

Across the Universe

 

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RESERVATION ROAD (BANDE ANNONCE VO 2007) avec Joaquin PHOENIX, Mark RUFFALO, Jennifer CONNELLY, Mira SORVINO

Publié le par ERIC-C

RESERVATION ROAD

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de Terry GEORGE (HOTEL RWANDA)

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avec Joaquin PHOENIX - Mark RUFFALO - Jennifer CONNELLY - Mira SORVINO

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Musique :  Mark ISHAM 

Reservation Road

L"HISTOIRE : Un petit garçon de dix ans meurt écrasé dans un accident de voiture. Le père de la jeune victime n'a alors plus qu'une seule idée en tête, retrouver le conducteur qui a pris la fuite. Celui-ci est rongé par le remords, mais il ne parvient pas à se livrer à la police, craignant d'être séparé de son fils.

Reservation Road - Mark Ruffalo et Joaquin Phoenix

Reservation Road

Reservation Road

Reservation Road

Reservation Road

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(BANDE ANNONCE VO NON ST 2007)

 



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30 jours de nuit (30 Days of Night) (BANDE ANNONCE VF 2007) avec Josh Hartnett, Melissa George

Publié le par ERIC-C

30 JOURS DE NUITS (30 DAYS OF NIGHT)

Film d'épouvante américain de David SLADE

avec Josh HARTNETT - Melissa GEORGE - Danny HOUSTON

30 jours de nuit

L'HISTOIRE : Alaska, de nos jours. Au coeur de l'hiver, les habitants de la paisible ville de Barrow s'apprêtent à passer, comme tous les ans, un mois sans soleil. A la suite d'une série d'évènements étranges, Eben et Stella, les deux shérifs locaux, vont découvrir l'invraisemblable vérité. Un gang de vampires a investi la ville pour l'éradiquer de tous ses habitants. Eben et Stella vont organiser la riposte, mais peut on tuer ce qui est déjà mort ?

30 jours de nuit - Megan Franich

30 jours de nuit - Danny Huston

30 jours de nuit - Danny Huston

30 jours de nuit - Danny Huston

30 jours de nuit - Josh Hartnett

30 jours de nuit - Andrew Stehlin

30 jours de nuit - Affiche américaine

 

(BANDE ANNONCE VF 2007)



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ONCE (BANDE ANNONCE VOST 2006) avec Glen Hansard, Markéta Irglová

Publié le par ERIC-C

ONCE

de John CARNEY

avec Glen HANSARD - Marketa IRGLOVA - Alaistair FOLEY

Once

L'HISTOIRE : Dans les rues de Dublin, deux âmes seules se rencontrent autour de leur passion, la musique... Il sort d'une rupture douloureuse. Elle est mariée à un homme qu'elle n'aime plus. Dans un monde idéal, ils seraient fait l'un pour l'autre. Ensemble, ils vont accomplir leur rêve de musique.

Once - Markéta Irglová et Glen Hansard

NOTE D'INTENTION DU REALISATEUR

Comment ONCE est né...

L'idée de ce projet m'est venue en 2005, pendant un concert de The Frames à ublin. En tant que cinéaste possédant une expérience de musicien, j'ai toujours oulu faire un film qui, sans être une comédie musicale traditionnelle (comme elles des années 1940), se servirait de chansons pour raconter une histoire 'amour très simple et moderne. 'ai imaginé (puis rapidement abandonné) plusieurs approches qui s'avéraient rop ambitieuses. Je voulais un cadre et une histoire simples où pourraient se lover es chansons de manière à ce que le public y entre sans effort. Je me suis= nalement décidé pour l'histoire d'un musicien de rues à Dublin, quelqu'un qui ne ossède rien et n'a donc rien à perdre. 'ai développé une histoire d'amour simple, avant de demander à Glen Hansard chanteur de The Frames) d'écrire plusieurs chansons qui s'accordaient avec le récit. Les mois suivants, Glen et moi avons échangé des idées - une intrigue par-ci, une chanson par-là. En se nourrissant du travail de l'autre, nous avons composé dix chansons originales et écrit 60 pages de scénario. Je voulais réaliser un film original, presque comme un album en images, mais à partir d'une histoire d'amour moderne et réaliste. Aujourd'hui, une chanson de trois minutes vaut dix pages de dialogues car les personnages communiquent davantage à travers la musique qu'en parlant ou en étant impliqués dans des situations traditionnelles. Le scénario ne se divise bien entendu pas en trois parties : la structure est légèrement plus détournée que dans des films standards et les chansons constituent la clé de l'ensemble.

John Carney (Scénariste/Réalisateur)

Once - Glen Hansard

Notes de production

ONCE est un conte sur deux âmes soeurs qui se croisent au coeur de l’animation des rues dublinoises. L’un est un musicien de rues qui n’ose chanter ses propres compositions, l’autre une jeune mère qui tente de s’en sortir, dans cette ville inconnue. Alors que leurs vies s’entremêlent, ils découvrent leurs talents respectifs et se motivent pour réaliser leurs rêves. ONCE est leur histoire, celle d’une rencontre et de la complicité qui les rassemble autour de la musique. Écrit et réalisé par John Carney, ONCE est un hommage aux comédies musicales du passé, et prend racines dans l’univers des jeunes dublinois en difficulté qu’il a connu alors qu’il était lui-même jeune musicien.  Au début des années 1990, avant de commencer sa carrière cinématographique, John Carney jouait de la basse dans le groupe dublinois The Frames. Il sait ainsi apprécier le pouvoir d’une chanson, connaît sa capacité à transmettre avec plus d’efficacité qu’une série de dialogues. De fait, le projet est né en 2005, pendant un concert de The Frames. " En tant que réalisateur au passé de musicien, je voulais créer quelque chose qui ne s’appuierait pas sur un scénario conventionnel, mais qui serait plus organique, avec beaucoup de chansons. C’était ça le point de départ ", explique-t-il. Alors qu’il développait le concept de ONCE, il cherchait "quelque chose qui pourrait s’exprimer en dix pages de scénario. J’ai toujours pensé qu’un morceau de musique de deux minutes peut s’avérer tout aussi puissant qu’une conversation d’une journée avec, par exemple, une jeune femme. Vous pouvez toujours parler, parler et encore parler...". John Carney ne voulait pas pour autant que ONCE soit une comédie musicale classique où toutes les scènes se termineraient par les personnages principaux se mettant à chanter. Il se souvient qu’il travaillait tous les matins à étoffer ses personnages : " Pendant des mois, tous les matins, alors que je prenais mon petit déjeuner, ma cigarette et mon café, que je jouais des morceaux, je réfléchissais à comment faire un petit film avec toutes ces chansons. J’ai finalement pensé à l’histoire d’un musicien de rues parce que je tenais à ce que les personnages restent dans un univers musical. Je ne voulais pas seulement qu’ils chantent, je voulais qu’ils soient à la fois musiciens et chanteurs. Il semblait donc plus naturel qu’ils puissent parfois se dire : ‘Regarde, je viens d’écrire cette chanson. Je voudrais que tu l’écoutes. Il était ainsi plus naturel qu’ils chantent. J’ai donc trouvé cette idée d’un musicien de rues et d’une pianiste immigrée. " La musique du film n’aurait pas bien été intégrée si elle n’avait pas été liée à l’identité de ces personnages. L’histoire se déroule à Dublin, la ville où John Carney est né. Glen Hansard, le chanteur de The Frames, joue un guitariste qui compose et Marketa Irglova, une pianiste immigrée. Bien qu’il ait été aussi membre de The Frames et que Glen Hansard ait contribué à l’écriture des chansons dès le début, John Carney n’avait pas initialement pensé à lui ou à Marketa Irglova pour jouer les personnages principaux."Pour le personnage principal, je pensais à un acteur irlandais qui sache aussi chanter. Mais il ne pouvait pas. Pendant que j’enregistrais Glen, que nous discutions des chansons et du scénario, qu’il écrivait des morceaux selon les séquences que je lui donnais et que j’écrivais des scènes en accord avec ses chansons, j’ai peu à peu réalisé qu’il serait parfait pour ce rôle. Parce qu’il mettrait en valeur ces chansons beaucoup mieux que n’importe quel acteur : c’étaient les siennes."  Glen Hansard avait déjà une expérience d’acteur puisqu’il avait joué le rôle d’Outspan dans THE COMMITMENTS, d’Alan Parker en 1991. John Carney considère néanmoins que c’est surtout comme chanteur qu’il apporte le plus à son personnage : " Glen a une petite expérience d’acteur, mais c’est surtout un gars naturellement très charismatique. Il est décontracté et ne se crispe jamais. Ce qui est génial avec Glen, c’est justement qu’il n’est pas acteur, ce qui fait qu’il s’en fiche, d’une certaine façon. Parfois, quand on travaille avec des comédiens professionnels, on réalise qu’on les aide seulement à se mettre en valeur. Il est rare qu’un acteur professionnel se préoccupe de ce qui se passe derrière la caméra comme un amateur le ferait, ce qui est d’ailleurs compréhensible. J’aime travailler avec des gens qui ne soient pas acteurs car ils vous donnent tout ce qu’ils ont. Parce qu’ils ne feront probablement plus d’autres films, ils y mettent tout leur cœur, s’y investissent totalement". Pour Marketa Irglova, qui n’avait que 17 ans lors du tournage, jouer la comédie lui était totalement étranger, même si elle était au fait du projet et qu’il l’enthousiasmait. Elle se souvient : " Glen m’avait parlé de l’idée du film parce qu’on lui avait demandé d’en écrire la musique. J’avais vu des films de John et je trouvais qu’ils étaient supers. L’histoire du film me semblait vraiment bien et puis, un soir, Glen m’a appelé pour me demander si je voulais jouer dans le film. Je croyais qu’il plaisantait ! Mais il était sérieux. Il m’a dit que John pensait m’inclure dans l’équipe du film, qu’il voulait que je passe une audition. Je trouvais ça complètement fou parce je n’avais jamais joué. " Elle ajoute : " Comme je suis très jeune, je suis prête à tout. Je n’ai pas trop pris cela au sérieux. Je pensais : ‘Ouais, ils te disent que tu pourrais jouer dans un film et après, ils ne te prennent pas, ils choisissent quelqu’un d’autre’. Je n’ai donc pas trop compté dessus mais l’idée m’excitait beaucoup. J’étais en autre très motivée parce que la musique de Glen y serait présente et que j’adore celle-ci. J’ai donc passé l’audition, joué quelques morceaux de piano, lu quelques passages du scénario et le tout était joué." John Carney se sentait très à l’aise avec les personnes qui travaillaient sur le film. Outre Glen et Marketa, l’équipe était composée de copains compétents en qui il croyait totalement. " Ce n’était que des gens que je connaissais et en qui j’avais confiance ", explique-t-il. " Ils ont parfaitement compris qu’il ne s’agissait pas d’un film conventionnel. Ainsi, pendant le tournage, je m’exclamais sans cesse : ‘Super !’ C’était comme quand nous avions seize ans, avec un caméscope, des amis et quelques chansons. Je pense que les gens qui ont vu le film ont beaucoup apprécié cet esprit là, parce qu’ils ont vu que personne n’essayait de leur vendre quoique ce soit. C’est grâce à cette ambiance". La réalisation d’un film peut souvent se révéler un exercice intimidant, ce qui n’a pas du tout été le cas pour John Carney avec ONCE. Tout d’abord, il était en territoire connu. " Je connais Samson Films depuis des années ", explique-t-il. " Quand j’ai eu l’idée du film, j’ai donc pensé à plusieurs manières de le mener à bien. Quand j’ai décidé que le personnage principal ne serait pas joué par un acteur célèbre, ou même un acteur professionnel, je suis allée voir Samson et je leur ai dit que j’avais cette idée de film, ce type de scénario et ces chansons déjà écrites : ‘est-ce que vous êtes de l’aventure ?’ Et ils ont décidé d’être de l’aventure". "Nous nous entendions très bien avec la productrice Martina Niland et le producteur exécutif David Collins. Nous avions des relations très décontractées parce que le film nécessitait peu d’argent, que tout le monde y mettait du sien pour que ça marche en peu de temps. David Collins est à une étape de sa vie où il n’a pas besoin de justifier sa place de producteur. Il veut juste faire ce qu’il a envie de faire. Ce film lui plaisait et je pense que s’il a voulu travailler avec moi à nouveau (nous avions fait un film il y a quelques années et c’était un des producteurs exécutifs de "Bachelors walk"), c’est parce que nous avions de bons rapports. Je voulais travailler avec des producteurs à qui je ne devais pas tout expliquer." Martina Niland confirme : "Avec ce film, nous sommes revenus aux fondements de la réalisation, la manière de faire qui m’a toujours le plus attirée et qui explique certainement mon enthousiasme pour ONCE dès les premières discussions avec John sur ce projet. Nous avons fait fi de la bureaucratie autant que possible, tout le monde se concentrant à 100% sur ce qui apparaîtrait à l’écran. Je pense que cela se ressent quand on voit le film." La toile de fond se compose essentiellement des rues de Dublin, de magasins et des logements presque insalubres des personnages principaux. En fait, aucun d’entre eux n’a son propre appartement, le Gars ayant emménagé chez son père après la mort de sa mère alors que la Fille vit avec sa mère (qui ne parle pas anglais) et son enfant en bas âge. Leurs mondes respectifs vont peu à peu se mélanger, grâce à leur amour commun pour la musique. "Glen et Marketa s’entendaient à merveille, ce qui nous a beaucoup aidé", raconte John Carney. Marketa Irglova a été impressionnante et, comme le précise Glen Hansard : "Elle n’a eu aucune difficulté. Elle s’est tout de suite glissée dans le rôle et l’a joué parfaitement". ONCE a été tourné très rapidement, en à peine deux semaines. "C’était très rapide", se souvient Glen Hansard qui explique qu’il n’abandonnerait jamais sa vie de musicien pour une carrière au cinéma. "Avec THE COMMITMENTS, j’avais déjà eu ce type d’expérience consistant à se lever tôt et à travailler toute la journée, mais je ne me souviens pas avoir été si fatigué !", ajoute-t-il. "Nous nous réveillions à six heures tous les matins, travaillions toute la journée. Cela vous prend toute votre énergie. C’est beaucoup plus facile de jouer dans un groupe : vous vous réveillez à midi, vous allez à l’aéroport pour prendre un avion, vous vous rendez dans un autre pays, vous testez le son entre cinq et six, les portes s’ouvrent à huit heures et vous faites votre concert à neuf. C’est très tranquille. On ne travaille que le soir. Pendant le tournage, nous étions épuisés. On rentrait chez nous complètement vidés. C’était très intense." Marketa Irglova, qui rapporte la même expérience, reconnaît avoir des "sentiments mitigés" à l’égard du tournage "parce que c’était vraiment épuisant. Si, en se réveillant, on a des soucis, on doit néanmoins être prêt pour jouer et être convaincant parce qu’être acteur revient à être un bon menteur. Il faut convaincre tout le monde que l’on ressent tout ce que l’on est sensé ressentir. C‘est très dur car cela nécessite de très bien gérer ses émotions. Nous avions vraiment des journées éprouvantes. Rien à voir avec la fatigue qu’on éprouve en faisant de la musique". Elle a néanmoins trouvé l’expérience très enrichissante : "J’ai vraiment pris plaisir à faire partie d’une équipe. Nous étions très proches. John, Glen et moi étions au centre de l’activité, mais d’autres personnes assumaient leurs rôles. J’ai vraiment beaucoup aimé travailler avec tout le monde, rencontrer de nouvelles personnes puis voir le film avec ce sentiment d’accomplissement, d’avoir créé une oeuvre d’art et de sentir que nous avons fait quelque chose de vraiment bien". Les chansons constituent bien évidemment un élément essentiel de ONCE. Le fait que Glen Hansard et Marketa Irglova jouent les rôles du Gars et de la Fille ne pouvait qu’ajouter de l’émotion à leurs rôles, mais surtout aux chansons qu’ils avaient enregistrées ensemble. John Carney considère Glen Hansard comme "un bon parolier parce que ses chansons ne sont jamais à prendre au pied de la lettre. Elles traitent souvent d’images, d’idées et de certains instants. Elles sont assez vagues, d’une manière positive, comme le sont les bonnes chansons. Et elles sont aussi très ouvertes aux interprétations. C’est comme un bon poème : cela n’a pas de sens un jour et puis, soudain, cela prend tout son sens car on connaît ce sentiment ou que l’on a vécu la même chose. Avec ses chansons, il peint de petites images. Il m’est arrivé d’écrire une scène ou de créer un personnage à partir d’une chanson". Il poursuit :"Parfois, c’était le contraire. Je demandais à Glen d’écrire une chanson, pas sur mesure, mais je lui donnais les idées d’une scène et il revenait avec une chanson. Le film n’a aucune chanson composée sur mesure, pas plus qu’il n’est fait sur mesure pour s’adapter aux chansons. Ils se retrouvent entre les deux, et j’aime cette idée."  John Carney a également aimé le fait que ce projet lui permette d’associer son talent et sa passion à ceux de Glen Hansard, chacun dans son domaine. "J’ai quitté The Frames pour faire des films", se souvient-il. "Mais Glen s’est toujours beaucoup intéressé au cinéma. On parlait beaucoup de films. Il a joué dans THE COMMITMENTS au tout début du groupe mais Glen s’est aussi toujours intéressé aux oeuvres de Bergman et aux films français. C’est un vrai passionné de cinéma et de films indépendants". Bien qu’ils aient pris des chemins différents, ils sont restés amis et réfléchissaient aux possibilités de travailler ensemble. "Nos chemins se croisaient parfois et nous discutions toujours de collaborer, que ce soit dans un clip que je réaliserais pour eux, ou qu’il écrive une chanson pour moi", raconte John Carney. " J’ai utilisé ses chansons dans d’autres films, mais cela ne me suffisait jamais assez. C’était donc une belle occasion de travailler vraiment ensemble." "Glen adore le cinéma, mais n’est pas un cinéaste. Il aime tout ce qui touche au visuel et fait beaucoup de graphisme pour leurs albums. Il en va de même pour moi, dans le sens inverse. Je peux passer la moitié de la journée sur un ordinateur à écrire un scénario, puis m’arrêter et jouer du piano, uniquement pour me divertir. Je n’en fais pas professionnellement mais c’est quelque chose de très important pour moi. J’adore la musique. Je ne me suis jamais vraiment vu y faire carrière, sauf quand j’étais jeune et dans le groupe. Je trouve ça très divertissant. Pour Glen, c’est le cinéma qui est divertissant. C’était donc intéressant de réunir nos deux univers. Je pense que nous avons tous deux apprécié cette expérience. "Glen Hansard, fier d’avoir joué dans ONCE, considère ce film comme une expérience exceptionnelle. "J’adore m’en souvenir et me dire que j’y étais impliqué. Pour moi, c’est vraiment un beau film. Je peux le regarder et en être fier, pas seulement parce que nous avons réussi à bien raconter cette histoire mais également parce que les chansons sont en quelque sorte immortalisées par ce film. Ce qui est vraiment bien. " ONCE a également apporté beaucoup de satisfactions à John Carney. "C’est bien d’avoir de l’expérience. C’est plus facile d’amener les gens à avoir confiance en vous quand vous avez un peu d’expérience ", explique-t-il. "J’étais aussi à une étape particulière de ma carrière. J’étais dans le cinéma pendant un certain temps avant d’être happé par la télévision. Quand je suis revenu vers le cinéma, j’avais légèrement perdu l’habitude de cette échelle de production, et je trouvais qu’il était compliqué de pouvoir faire un film. Avec ONCE, j’avais juste décidé de revenir à mes premiers amours et de me prouver que j’en étais capable."

Once - Markéta Irglová et Glen Hansard

Once - Glen Hansard et Markéta Irglová

Once - Glen Hansard et Markéta Irglová

Once - Glen Hansard et Markéta Irglová

Once - Markéta Irglová, Glen Hansard et John Carney

Once - Le réalisateur John Carney

 

(BANDE ANNONCE VOST 2006)



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LE DRAGON DES MERS EN DVD (BANDE ANNONCE VF + 3 EXTRAITS) 20 08 2008

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LE DRAGON DES MERS (2007)

(THE WATER HORSE LEGEND OF THE DEEP)

de Jay RUSSELL (PIEGE DE FEU -  MON CHIEN SKIP)

avec Ben CHAPLIN - Geraldine BROPHY - Alex ETEL - Craig HALL

Le Dragon des mers - la dernière légende

L'HISTOIRE : 

Deux enfants vivant en Ecosse, découvrent, lors d'une promenade sur la plage, un oeuf à l'aspect très étrange. Incertains de son origine, ils décident de le ramener chez l'un d'entre eux. Cependant, lorsque celui ci éclos au cours de la nuit, ils se retrouvent à leur grande surprise les heureux propriétaires d'une créature mythique ayant l'aspect d'un cheval et d'un serpent d'eau. D'une nature très douce mais possédant un appétit d'ogre, ils décident d'appeler ce nouveau compagnon Crusoe.
Les tentatives pour garder Crusoë comme petit animal de compagnie vont être contrariées par le fait que ce dernier grandit d'une manière spectaculaire. Incapable de le cacher plus longtemps, ils décident de le ramener dans son milieu naturel, le mettant, sans le savoir, dans une situation très dangereuse, car les habitants vont le percevoir comme une menace.

Le Dragon des mers - Alex Etel

Le Dragon des mers - Alex Etel et Ben Chaplin

 

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VOLEURS DE CHEVAUX avec Adrien Jolivet, Grégoire Colin, Grégoire Leprince-Ringuet

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VOLEURS DE CHEVAUX (2007)

de Micha WALD

avec Adrien JOLIVET, Grégoire COLIN, Grégoire LEPRINCE-RINGUET, François-René DUPONT

Voleurs de chevaux

L'HISTOIRE : 

1856, quelque part à l'Est. Jakub est un jeune homme récemment chassé de sa troupe de Cosaques pour s'être fait dérober son cheval. Au cours de cette attaque, Jakub a aussi perdu son frère, tué par un des voleurs de chevaux.
Elias et Roman sont deux jeunes frères qui volent des chevaux, dont celui de Jakub... Ce dernier est déterminé, il veut retrouver sa monture et venger la mort de son frère...

Voleurs de chevaux - Adrien Jolivet et Grégoire Leprince-Ringuet

Voleurs de chevaux - Grégoire Colin et François-René Dupont

Voleurs de chevaux - Igor Skreblin (de dos) et Adrien Jolivet

Voleurs de chevaux - François-René Dupont

Voleurs de chevaux - Grégoire Colin

 

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BIG CITY, LE WESTERN OU LES ENFANTS FONT LA LOI de Djamel BENSALAH avec Eddy MITCHELL, Atmen KELIF, Lorant DEUTSCH

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BIG CITY (2007)

LE WESTERN OU LES ENFANTS FONT LA LOI

de Djamel BENSALAH (IL ETAIT UNE FOIS DANS L'OUED - LE RAID - LE CIEL, LES OISEAUX ET... TA MERE)

avec Vincent VALLADON, Paolina BIGUINE, Jérémy DENISTY, Samy SEGHIR, Alexis MAAH, Samen TELESPHORE TEUNOU, Théo SANTIS, Manon TOURNIER, Grégoire SOUVERAIN, Thomas SOUVERAIN, Eddy MITCHELL, Atmen KELIF, Lorant DEUTSCH, Julien COURBEY, Michèle GARCIA

d'après l'oeuvre de Banjo O'SULLIVAN

Scénario de Djamel BENSALAH et Gilles LAURENT

 Big City

L'HISTOIRE :

Dans les années 1880, aux confins de l'Ouest américain, la petite ville de Big City attend l'arrivée d'une caravane de nouveaux immigrants. Hélas, la caravane est attaquée en chemin par les Indiens, et tous les adultes de Big-City partent pour la défendre. Au matin, les enfants de Big City se réveillent orphelins, avec pour seule compagnie adulte un vieil alcoolique et le débile du village.
A partir de ce jour, le débile devient shérif, le vieil alcoolique juge de paix, et Big City se dote d'un maire enfant, d'un barman enfant, d'une entraîneuse enfant, d'un épicier enfant, d'un menuisier/croque mort enfant... chaque enfant reprenant la place occupée par ses parents. Mais les enfants indiens ne vont pas tarder à montrer le bout de leur nez... Big embrouilles à Big City !

Big City - Vincent Valladon

Big City - Vincent Valladon et Jérémy Denisty

Big City - Vincent Valladon

Big City

Big City

Big City

Big City

Big City - Eddy Mitchell

 

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LES DEUX MONDES EN DVD (BANDE ANNONCE 2007) avec Benoît Poelvoorde, Florence Loiret-Caille

Publié le par ERIC-C

LES DEUX MONDES

de Daniel COHEN (TRISTAN - UN HOMME, UN VRAI)

avec Benoit POELVOORDE - Natacha LINDINGER - Michel DUCHAUSSOY - Daniel COHEN - Arly JOVER - Augustin LEGRAND - Catherine MOUCHET - Pascal ELSO - Baptiste JAUBERT

Les Deux mondes -  

L'HISTOIRE : Dans un monde parallèle, au village de Bégamini, une tribu opprimée fait des incantations au ciel afin qu'un sauveur vienne les libérer du joug de Zotan, le tyran cannibale.
A Paris, dans le monde normal... Rémy Bassano est un petit restaurateur d'oeuvres d'art timide, discret et sans histoires. Il est marié à Lucile avec qui il a deux enfants.
Un jour, Rémy retrouve son atelier innondé, il perd alors son travail et sa femme Lucile lui annonce brutalement qu'elle le quitte pour un autre. Il court chercher du réconfort chez ses parents et alors qu'il est en train de servir le café à ses nombreux frères et soeurs, il est aspiré dans le sol, traverse le temps et se retrouve à Bégamini.
Là, dans leur étrange village, les Bégaminiens l'accueillent comme le libérateur qu'ils espèrent depuis toujours. A partir de ce moment là, Rémy se trouve embarqué dans une aventure haletante...

Les Deux mondes - Benoît Poelvoorde

Les Deux mondes - Benoît Poelvoorde

Les Deux mondes - Benoît Poelvoorde

Les Deux mondes - Benoît Poelvoorde

 

(BANDE ANNONCE 2007) 



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LES YEUX BANDES avec Jonathan Zaccaï, Guillaume Depardieu, Simon Abkarian, Jean-François STEVENIN

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LES YEUX BANDES (2007)

de Thomas Lilti

avec Jonathan Zaccaï, Guillaume Depardieu, Simon Abkarian, Jean-François STEVENIN

 

 Les Yeux bandés

L'HISTOIRE :

Théo, 37 ans, partage sa vie entre Louise, qui attend un enfant, et son travail de routier. Après des années d'absence, une nouvelle va provoquer son retour dans la ville de son enfance. Martin, avec qui il a été élevé comme un frère dans une famille d'accueil, vient d'être arrêté. On l'accuse d'être responsable du viol et de la mort de plusieurs jeunes femmes.

Les Yeux bandés

Les Yeux bandés - Jean-François Stévenin et Jonathan Zaccaï

Les Yeux bandés - Lionel Abelanski et Jonathan Zaccaï

Les Yeux bandés - Guillaume Depardieu

 

 

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HITMAN (BANDE ANNONCE VF 2007) avec Timothy Olyphant, Dougray Scott

Publié le par ERIC-C

HITMAN

de Xavier GENS (AU PETIT MATIN)

avec Timothy OLYPHANT - Dougray SCOTT - Olga KURYLENKO - Ulrich THOMSEN - Michael OFFEI

Hitman - Affiche américaine

L'HISTOIRE : Crâne rasé, code barre tatoué sur la nuque, costume noir, chemise blanche et cravate rouge : l'agent 47 est le plus mystérieux et le plus insaisissable des tueurs professionnels. Réputé pour la minutie avec laquelle il va jusqu'au bout de ses missions, il obéit toujours à un protocole strict : extrême vigilance, extrême discrétion et extrême soin apporté à l'exécution de ses contrats. Patience et détermination sont ses deux armes de prédilection. Rien ne l'arrête. Sa signature : l'absence de preuves. Sa spécialité : disparaître sitôt sa mission accomplie. Un vrai fantôme, obligé de se découvrir le jour où Belicoff, candidat aux élections russes, lui tend un piège. Avec Interpol, les services secrets russes et trois tueurs de sa propre agence à ses trousses, l'agent 47 est contraint de briser son propre protocole pour mener à bien sa mission. Chasseur et chassé, il trouve bientôt sur son chemin la sublime Nika, propriété de Belicoff.

Hitman - Affiche teaser

 

(BANDE ANNONCE VF 2007)



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LE COEUR DES HOMMES 2 (2006) avec Bernard CAMPAN - Gérard DARMON - Jean-Pierre DARROUSSIN - Marc LAVOINE

Publié le par ERIC-C

LE COEUR DES HOMMES 2

de Marc ESPOSITO (LE COEUR DES HOMMES (2003) - TOUTE LA BEAUTE DU MONDE)

avec Bernard CAMPAN - Gérard DARMON - Jean-Pierre DARROUSSIN - Marc LAVOINE - Ludmila MIKAEL - Zoé FELIX - Florence THOMASSIN - Fabienne BABE - Valérie KAPRISKY - Raymond DOMENECH - Catherine WILKENING

 

L'HISTOIRE : 

Alex, Antoine, Jeff et Manu, quatre amis, quatre ans plus tard. Leurs rapports avec les femmes, leur amitié, leurs secrets partagés, leurs sentiments de culpabilité, leur volonté de changer, de s'améliorer...

Le Coeur des hommes 2 - Bernard Campan, Jean-Pierre Darroussin, Gérard Darmon et Marc Lavoine

 

Le Coeur des hommes 2 - Gérard Darmon et Marc Lavoine

 

Le Coeur des hommes 2 - Jean-Pierre Darroussin, Gérard Darmon, Marc Lavoine et Bernard Campan

 

Le Coeur des hommes 2 - Gérard Darmon et Zoé Félix

 

Le Coeur des hommes 2 - Bernard Campan et Valérie Kaprisky

 

Le Coeur des hommes 2 - Zoé Félix, Florence Thomassin et Catherine Wilkening

 

Le Coeur des hommes 2 - Marc Lavoine, Gérard Darmon, Jean-Pierre Darroussin et Bernard Campan

 

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TRADE - Les trafiquants de l'ombre (BANDE ANNONCE VOST 2007 + 3 EXTRAITS VF/VOST) avec Kevin KLINE

Publié le par ERIC-C

TRADE
de Marco KREUZPAINTNER (SUMMER STORM)
avec Kevin KLINE - Anthony CRIVELLO - Paulina GAITAN
Trade - Affiche américaine

L'HISTOIRE : Un policier texan, dont la fille a été victime d'un réseau de prostitution, enquête sur la disparition d'une jeune Mexicaine de treize ans qui aurait pu subir le même sort. Il est amené à faire équipe avec le frère de celle-ci.

 
Trade - Paulina Gaitan
Trade
Trade
             
Trade
Trade
 
(BANDE ANNONCE VOST 2007) + 3 EXTRAITS VF/VOST
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PEUR(S) DU NOIR avec les voix de Aure Atika, Guillaume Depardieu, Nicole Garcia, François Creton, Arthur H.

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PEUR(S) DU NOIR (2007)

(FEAR(S) OF THE DARK)

de Blutch, Charles Burns, Marie Caillou, Pierre di Sciullo, Jerry Kramsky, Lorenzo Mattotti, Richard McGuire, Michel Pirus et Romain Slocombe,

avec les voix de Aure Atika, Guillaume Depardieu, Nicole Garcia, François Creton, Arthur H.

Peur(s) du noir

L'HISTOIRE :

 Les enfants ont peur du noir, mais beaucoup d'adultes aussi !
L'obscurité empêche de voir, on peut alors se convaincre de la présence de bêtes, d'insectes ou de tous êtres malveillants.
Dans le langage populaire, on a des idées noires, on vit dans une misère noire ou encore nous avons de noirs pressentiments...
Cette sensation d'inquiétude rattachée au noir remonte à la nuit des temps.
Blutch, Charles Burns, Marie Caillou, Pierre di Sciullo, Jerry Kramsky, Lorenzo Mattotti, Richard McGuire, Michel Pirus et Romain Slocombe, remontant le fil de leurs terreurs, ont accepté d'animer leurs dessins et de leur insuffler avec leur style unique le rythme de leurs cauchemars.

Peur(s) du noir

Peur(s) du noir

Peur(s) du noir

 

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It's a Free World... de Ken LOACH avec Kierston Wareing, Juliet Ellis, Leslaw Zurek

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IT S A FREE WORLD... (2007)

de Ken LOACH (KES, LE VENT SE LEVE, JUST A KISS, SWEET SIXTEEN...)

avec Kierston Wareing, Juliet Ellis, Leslaw Zurek

It's a Free World...

L'HISTOIRE : 

Angie se fait virer d'une agence de recrutement pour mauvaise conduite en public. Elle fait alors équipe avec sa colocataire, Rose, pour ouvrir une agence dans leur cuisine. Avec tous ces immigrants en quête de travail, les opportunités sont considérables, particulièrement pour deux jeunes femmes en phase avec leur temps.

It's a Free World... - Kierston Wareing

It's a Free World... - Leslaw Zurek

It's a Free World... - Kierston Wareing et Colin Coughlin

It's a Free World... - Leslaw Zurek et Kierston Wareing

It's a Free World... - Leslaw Zurek et Kierston Wareing

It's a Free World... - Kierston Wareing

 

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LE VOYAGE DU BALLON ROUGE avec Juliette Binoche, Hippolyte Girardot, Simon Iteanu, Louise Margolin, Fang Song

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LE VOYAGE DU BALLON ROUGE (2007)

de Hsiao-hsien Hou (Three times - Café lumière - Millenium Mambo)

avec Juliette Binoche, Hippolyte Girardot, Simon Iteanu, Louise Margolin, Fang Song

 

Le Voyage du ballon rouge

L'HISTOIRE : 

Simon a 7 ans. Un mystérieux ballon rouge le suit dans Paris. Sa mère Suzanne est marionnettiste et prépare son nouveau spectacle. Totalement absorbée par sa création, elle se laisse déborder par son quotidien et décide d'engager Song Fang, une jeune étudiante en cinéma, afin de l'aider à s'occuper de Simon.

Le Voyage du ballon rouge

Le Voyage du ballon rouge - Song Fang et Juliette Binoche

Le Voyage du ballon rouge - Song Fang et Simon Iteanu

Le Voyage du ballon rouge - Simon Iteanu et Juliette Binoche

 

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EDEN LOG avec Clovis Cornillac, Vimala Pons, Zohar Wexler

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EDEN LOG (2007)

de Franck VESTIEL (1er assistant réalisateur sur : DANTE 01 - ILS - SAINT ANGE)

avec Clovis CORNILLAC - VIMALA PONS - Zohar WEXLER - Sifan SHAO - Toni AMONI - Antonin BASTIAN - Joachim STAAF - Benjamin BAROCHE - Liou CHOU - Nadia FINA - Gabriella WRIGHT

Eden Log

L'HISTOIRE : 

Un homme reprend conscience au fin fond d'une grotte. Tolbiac n'a pas la moindre idée des raisons qui l'ont amené jusque-là, pas plus qu'il ne sait ce qui est arrivé à l'homme dont il découvre le cadavre à côté de lui. Seule solution pour échapper à la créature qui le poursuit : remonter jusqu'à la surface à travers un réseau aux allures de cimetière et abandonné par une mystérieuse organisation, Eden Log.

Eden Log - Clovis Cornillac

 

NOTE D'INTENTION DU REALISATEUR

Écho d’'une écologie française en col roulé, traditionnellement moquée, les voix de Cassandre jusque-là entendues sont devenues écoutées. À l’'heure où notre bien-être devient inversement proportionnel à celui de l’'ensemble du reste du monde vivant, la société entière prend conscience d’'un défi unique dans son histoire : sa propre croissance n’'est plus soumise à l’'enjeu de la simple sauvegarde de sa civilisation mais bien à moyen terme de celle de l'’humanité tout entière.

C’'est à cette question, qui nous dépasse tous et fantasmée par le genre, qu’'aura à répondre TOLBIAC, modestement et pour le moins de façon radicale. À travers le vecteur du film fantastique, et de l’'allégorie qu'’il autorise, le voyage de TOLBIAC prend le sens d'’une quête de lui-même et du rôle qu'’il a à jouer dans ce monde obscur.

L'’obsession de la mise en scène réside dans le fait de faire vivre le film à la hauteur de TOLBIAC. La caméra à l’'épaule ajoutera à la volonté d’'adhérer à sa vision, la simplicité du découpage à celle d’'une continuité temporelle. Principe narratif évoquant celui d’'un jeu vidéo, le personnage est projeté dans un monde dont il ignore tout. Les évènements et l'’intuition sont les moteurs de ses choix. C’'est au moment de son aboutissement que la mission est alors définie, c’'est (hélas ?) après l’'avoir remplie que le protagoniste prend totalement conscience du but de son périple. Jamais en retard ou en avance d’une information, le spectateur n'’a d’'autre alternative que d’'appréhender ce qui l’'entoure avec les sens de TOLBIAC, fussent-ils altérés.

Clairement à l’'attention d’'une catégorie de jeunes amateurs de l’'horreur, mêlant visions mangas et codes de jeu de rôle, la volonté est d’'entraîner le spectateur dans un monde parallèle par le biais d’une démarche quasi-classique à ses yeux. Profitant d’'une culture générationnelle que j’'ai pratiquée de façon intensive, j’'ai l’'ambition affichée de proposer à ce public ce qu'’il recherche : un moment d’'évasion dont il aura eu le sentiment d'’avoir été plus que spectateur.

Eden Log

Eden Log

Eden Log - Clovis Cornillac

Eden Log - Clovis Cornillac

Eden Log - Vimala Pons

Eden Log

 

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LA CHAMBRE DES MORTS (BANDE ANNONCE 2007) avec Mélanie LAURENT, Eric CARAVACA

Publié le par ERIC-C

LA CHAMBRE DES MORTS

de Alfred LOT

LES ACTEURS
Lucie : Mélanie LAURENT
Moreno : Eric CARAVACA
Sylvain : Gilles LELLOUCHE
Vigo : Jonathan ZACCAÏ
Annabelle : Céline SALLETTE
Alex : Laurence CÔTE
Valet : Nathalie RICHARD
Raviez : Stéphane JOBERT
Colin : Antoine OPPENHEIM
Stan : Alexandre CARRIERE
Mère Lucie : Fanny COTTENÇON
Léon : Jean-François STEVENIN
Van Boost : Jean-Pierre GOS


FICHE TECHNIQUE
Producteur Délégué Charles GASSOT
Réalisateur Alfred LOT
Producteur Exécutif Jacques HINSTIN
Directeur de la Photographie Jérôme ALMERAS
Chef Décorateur Jean-Pierre FOUILLET
Chef Opérateur du Son Laurent ZEILIG
Créateur de Costumes Olivier BERIOT
Chef Monteuse Maryline MONTHIEUX
Chef Monteur Son Francis WARGNIER
Mixeur Dominique GABORIEAU
Musique Nathaniel MECHALY
Casting Brigitte MOIDON
1er Assistant Réalisateur Stéphane MORENO-CARPIO
Scripte Marie LECONTE
Régisseur Général Gaël DELEDICQ
1er Assistant Opérateur Catherine GEORGES
Photographe de Plateau Stéphanie BRAUNSCHWEIG
Chef Maquilleuse Valérie CALLENS
Chef Coiffeuse Isabelle ANFRAY
Maquillage SFX et mannequins Jean-Christophe SPADACCINI , Denis GASTOU
1er Assistant Décorateur Jean-Luc ROSELIER
1er Assistant Décorateur (Paris) Christophe FATON
Ensemblier Stéphane CRESSEND
Chef Electricien Laurent HERITIER
Chef Machiniste Pierre GARNIER
Making of Emmanuel BRETON

La Chambre des morts

 
L'HISTOIRE :
En pleine nuit, au milieu d'un champ d'éoliennes, deux informaticiens au chômage renversent un homme surgi de nulle part. A ses côtés, un sac rempli de billets : deux millions d'euros, là, à portée de main et aucun témoin. Que faire ? Appeler la police ou profiter de l'occasion ?
Le lendemain, dans un entrepôt à quelques mètres des lieux de l'accident, la police retrouve le corps de Mélodie, une fillette aveugle. Et si l'argent était destiné à payer sa rançon ? L'assassin a-t-il vu les chauffards ?
Le soir même, une autre enfant est kidnappée. Diabétique cette fois. Ses heures sont comptées. A l'hôtel de police de Dunkerque, le compte à rebours est lancé. Aux côtés du lieutenant Moreno, un collègue très prévenant, Lucie, une jeune brigadier de 26 ans, participe à sa première enquête.
Et curieusement, au sein du groupe crime, on a vite le sentiment que Lucie n'est pas là par hasard...

 

ENTRETIEN avec Alfred LOT, Réalisateur/scénariste

Votre film séduit déjà par sa mise en scène. C’est rare pour un premier film, quelle a été votre formation ?

Fils d’agriculteur, rien ne me prédisposait à l’image. Depuis tout petit j’écrivais des histoires sans penser au cinéma, jusqu’au jour où j’ai réalisé que je ne pouvais écrire que ce que j’avais d’abord visualisé. Et puis je trouvais excitant le procédé, raconter une histoire de façon collective plutôt que seul dans ma chambre. À 17 ans, j’ai eu accès à une de ces premières caméras vidéo énormes avec laquelle j’ai tourné un minuscule court métrage monté sur un horrible magnétoscope U-matic. Personne n’a vu ce film, mais l’expérience m’a convaincu d’insister. Après un bref passage à l’ESRA, j’ai voulu très vite me coltiner à la réalité. J’ai commencé comme stagiaire à la régie sur CHOUANS, un film de Philippe de Broca, puis j’ai gravi les postes de régisseur et d’assistant à la mise en scène, tout en continuant à écrire. Pris par le goût des voyages, je travaillais depuis un moment comme technicien sur ce que j’appelle des « films en shorts » ; tous n’étaient pas terribles, mais ils me permettaient de découvrir des pays formidables. Mon premier scénario a obtenu l’Avance sur Recettes, une histoire sur le milieu de la prostitution en Thaïlande, mais je n’ai jamais réussi à monter le film. Après quelques films comme directeur de production chez Europa Corp, j’ai reçu un appel de Charles Gassot. Il avait lu un de mes scénarii et me proposait d’en écrire un autre en tandem avec un metteur en scène... En fait, ma formation s’est faite sur le terrain en m’investissant concrètement dans la fabrication des films. Je ne soupçonnais pas à quel point tout cela pourrait me servir.

Qu’est-ce qui vous a convaincu d’adapter le roman de Franck Thilliez, son intrigue méthodiquement élaborée, son univers visuel ?
L’intrigue, bien sûr, et aussi et surtout l’authenticité des personnages. Franck Thilliez était informaticien chez Arcelor avant de devenir écrivain. La fenêtre de son petit bureau à Dunkerque donne sur un champ d’éoliennes... Un jour, il a commencé à écrire en s’inspirant des lieux et des gens qu’il côtoyait. Il a propulsé des gens simples dans une histoire extraordinaire, c’est ce qui m’a accroché avant tout. À travers une intrigue haletante, je pouvais avancer dans les sphères de l’intimité, de l’amitié, des dérèglements de la folie... J’y ai vu aussi la possibilité de jouer avec le genre.

C’est-à-dire ?
C’est-à-dire qu’on est tous un peu blasé non ? On voit des centaines de films, dès les premières images, on pense savoir où on est, où on va, c’est rassurant, confortable... LA CHAMBRE DES MORTS commence comme ça, un accident, un enlèvement, une enquêtrice... Parfait ! Identification, installation sur les talons de l’héroïne et rendez-vous à la fin. C’est le cliché, mais c’est très agréable. Simplement, je n’ai pas eu envie de reproduire cela. Une fois le spectateur embarqué et soigneusement préparé, c’est-à-dire armé de tous les indices, j’ai choisi de le déstabiliser en l’emmenant ailleurs... Dans un jeu de piste qui le fait basculer du monde connu et concret de la victime et de l’enquête policière à l’univers intérieur et déséquilibré du tueur. Ce changement d’axe perturbe, dérange et désoriente le spectateur comme l’est l’héroïne à qui il s’est attaché.

Quelles libertés vous êtes-vous autorisé en adaptant le roman ?
Une liberté totale, en accord avec l’auteur. Le film donne des réponses à des questions que Franck a choisi de laisser en suspens dans son livre. Et pourtant, le film est fidèle à son roman. Dans le livre, le personnage du « tueur » n’est pas décrit, il n’existe qu’au travers d’une voix intérieure. Pour le cinéma, il a fallu l’incarner de la façon la plus juste, cohérente et spectaculaire. En dehors de cette nécessité absolue, il y a des modifications incontournables, et d’autres qui répondaient à ma vision du livre. D’ailleurs, la première fois que j’ai rencontré Franck, je lui ai dit : « Je sais ce qu’il y a dans le placard ». Il m’a regardé avec les yeux écarquillés. Et il était fou de joie, parce que lui n’avait jamais su ce qu’il y avait dans le placard !

Et qu’y a-t-il selon vous dans la mystérieuse armoire secrète de Lucie ?
Je ne peux pas tout dévoiler... Disons qu’elle y a enfermé sa culpabilité, son conflit, son intimité. Cette espèce de mausolée est un élément symbolique qui lui permet de repartir au combat, de ne jamais renoncer. On a tous une blessure, incarnée ou non, rangée ou pas dans un placard qu’on ouvre avec plus ou moins d’envie, de courage, de nécessité.

Vous avez développé certains personnages du roman.
J’ai renforcé certains personnages (La mère, Moreno, Raphaëlle...) et les liens qu’ils entretiennent avec celui de Lucie, interprétée par Mélanie Laurent. Chacun d’entre eux lui porte une attention particulière, personnelle. Leur curiosité enrichit le personnage de Lucie et provoque celle du spectateur. J’ai également créé un lien avec un autre personnage dont je préfèrerais que l’on parle peu, pour ne pas gâcher le plaisir du suspense !

Oui, d’ailleurs dans ce même souci, nous n’évoquerons pas certaines séquences autour de ce personnage... À propos de plaisir, plus l’enquête avance, plus on se prend au jeu, on est captivé par l’évolution de situations en ricochet, jamais gratuites. Comment avez-vous travaillé « l’effet papillon » dans la construction de ces trois histoires qui s’enchevêtrent ?

Je voulais garder la chronologie de l’histoire en utilisant un minimum de flash-backs. J’ai préféré travailler l’enchevêtrement des trois histoires pour créer une accélération dans la narration qui force le spectateur à ne pas s’arrêter sur l’une ou l’autre. Il y a des situations ou des coïncidences qui, froidement, pourraient paraître totalement incroyables, mais en sautant rapidement d’une piste à l’autre, on empêche le spectateur d’aller trop vite dans ses déductions. Jouer avec le spectateur, c’est la matière même du cinéma, qui est aussi l’art du mensonge et de l’artifice. Je suis très cartésien et organisé, mais on ne peut pas aborder une histoire de ce genre-là en essayant d’y appliquer des règles strictes d’authenticité. À un moment donné, il faut être un tout petit peu escroc ! Enfin, tricher un peu, tout en restant honnête et plausible...

En travaillant sur les ellipses par exemple ?

Oui. C’est un film qui demande au spectateur de faire sa part de travail. J’ai volontairement créé dans la narration des ellipses franches qui mettent le spectateur à contribution. Et ce, aussi bien dans le scénario que dans le montage. Quand je parle de montage, il s’agit du montage des scènes elles-mêmes, pas des scènes entre elles. Le regard du spectateur est aujourd’hui tellement entraîné qu’il accepte l’accélération de certains moments de vie, des enchaînements logiques de situations, des déplacements etc. Il faut aller plus vite que lui, le bousculer !

Et en plus il est pris d’angoisse !
Le processus d’identification fait que l’on a peur pour les personnages et particulièrement pour celui de Lucie évidemment... Même si j’ai voulu que l’on puisse s’identifier à chaque personnage, je dis bien, à tous les personnages.

Pourquoi vouliez-vous nous attacher à l’humanité des personnages... ou à leur monstruosité ?
Là on touche à quelque chose qui m’intéressait bien avant de lire ce livre. Je me suis toujours interrogé sur l’humanité d’un criminel. Tuer, ça vient de quelque chose de très profond, de très intime. Pourquoi ce dérèglement, cette pulsion chez un homme, et pas chez un autre ? Comment cet homme, un jour, passe de l’autre côté ? À un moment donné, on est d’un côté ou de l’autre, et on ne le maîtrise pas du tout, contrairement à ce qu’on pense... On a tous une violence en nous, et pourtant... Le film n’est pas une réponse, il reste une fiction, mais je voulais ouvrir cette porte. D’ailleurs il y a beaucoup de portes dans ce film ! Je tenais à ce que cette idée ait sa place dans cette histoire, que le spectateur s’interroge sur le personnage du criminel, même si on est dans un film de genre, même si on fait du divertissement. J’ai consulté une analyste comportementale pour travailler ce personnage. Après avoir lu le scénario, elle m’a aussi aidé à construire la personnalité de Lucie, comment et pourquoi cette jeune brigadier de police en sait-elle plus dans certains domaines que ses collègues expérimentés ?

Autre originalité dans cette histoire, l’intrusion accidentelle de deux chômeurs qui perturbe le duel classique flic et psychopathe. Deux personnages qui, dans un premier temps, ne comprennent rien à l’affaire.
La gageure concernant ces deux personnages était de les installer en peu de temps, donc leurs caractéristiques devaient être évidentes. Au début, Vigo et Sylvain sont deux types a priori semblables, même génération, même profil social. On est dans le concret, dans l’authentique, dans notre voisinage, mais, soudain, un événement extraordinaire les propulse tous les deux dans le spectaculaire.

Oui, ils sont confrontés à un choix éthique. Et là, ils s’opposent, quasiment comme dans un duel de western.
Pourquoi pas ! Mais la ligne narrative de Vigo et Sylvain est probablement celle qui est la plus inspirée du film noir des années 40, la plus conforme à ce genre. Leurs scènes sont graphiquement hiératiques, le plan sur le terril, la scène dans la remise etc. On installe des personnages très simples et, après une bascule évidente, leur transformation est claire. Pour tous les couples du film, il y a un moment où chacun, face à un choix personnel, révèle sa personnalité. À un moment, Lucie part seule parce qu’un jour elle n’a pas été capable d’ouvrir une porte. Et quinze ans plus tard, elle a grandi, elle a une arme...

Dans ce film noir, face à la mort, il y a aussi l’amour.
Oui, il se passe aussi de jolies choses dans ce monde ! Je voulais que le spectateur s’attache à l’histoire d’amour qui s’installe entre Lucie et Moreno. J’aime bien l’idée que les policiers aient une vie personnelle, une aventure amoureuse, même quand ils sont plongés dans une affaire trépidante ou macabre. Je pense que ça crée des ponts dans la narration globale. Il y a une bascule dans le film au moment où on découvre le criminel. Il fallait un certain nombre de paliers avant de pénétrer dans l’univers de la folie. L’histoire entre Lucie et Moreno en fait partie, il y en a d’autres. Particulièrement en termes de décors, on passe du réalisme du commissariat et de l’environnement où vit Lucie, au monde souterrain et morbide en passant par le zoo, l’atelier du taxidermiste etc.

Vous exploitez tous les attraits de cette histoire à plusieurs entrées, sans jamais forcer dans le fantastique ou le gore. Comment rester dans les codes tout en n’allant pas dans les clichés ?
Je ne cherche pas à singer un genre, mais à installer le film dans un territoire. Le gore m’ennuie. Le sang ne m’amuse pas. D’ailleurs, il y en a très peu dans le film. Non, ce n’est pas le sang qui m’intéresse, mais « l’humanité » qui y conduit. Tout le trouble, cette part opaque de l’Homme. J’ai essayé de me servir des outils que me propose le cinéma pour incarner la violence. Toujours dans cette idée de créer de l’émotion, quand on voit l’image d’un singe crucifié, on ne peut pas s’empêcher de projeter le danger ensuite sur les personnages. De même en situant le danger dans des objets. Il suffit de montrer l’efficacité d’un scalpel ou les effets de l’acide sur la peau pour l’imaginer sur le visage d’un être humain. Ces moyens évitent la frustration et participent à développer l’angoisse. Je fais confiance à l’imagination du spectateur. Elle a son rôle, c’est ce que j’aime dans le cinéma. Ce plaisir-là, d’être entraîné dans des émotions que l’on ne contrôle plus.

Vous avez aussi choisi des décors qui influent sur l’atmosphère du film.
Les décors sont très proches de ceux qui ont inspiré Franck Thilliez. Avant d’adapter le livre, je lui avais demandé de me faire un « Chambre des morts Tour », finalement tout était à deux pas de chez lui ! J’aime ces lieux super réalistes, toujours dans cette idée de favoriser l’identification. Mais c’est l’utilisation qui en est faite qui leur donne un sens. Pourquoi enterrer une valise de billets sur un terril, c’est absurde, on peut tout aussi bien la mettre dans son potager ! Simplement, sur un terril à la tombée du jour, l’image renforce le propos. Finalement, ce paysage spectaculaire et très authentique du terril propulse Vigo et Sylvain au-delà de leur réalité initiale et les fait basculer dans une histoire extraordinaire. J’avais une petite gêne à marquer le Nord à cause de la dimension sociale, aujourd’hui le chômage est partout, pourquoi le situer là plutôt qu’ailleurs ? Mais il est là aussi, et le Nord apporte une dimension forte et instantanément lourde de sens. Cela m’a finalement permis d’être plus économe et plus rapide dans la narration.

Vous avez eu des conseillers pour donner toute crédibilité à l’enquête policière ?
J’ai longuement consulté un lieutenant de police judiciaire, ensuite un conseiller est venu sur le tournage pour valider les décors, les situations, et les procédures.


Le rythme est sec, oppressant et à la fois musical, foisonnant, généreux. Vous avez beaucoup utilisé la caméra à l’épaule ?
Le parti pris était de tourner entièrement le film à l’épaule, pour aller vite, donner le rythme voulu et offrir plus de souplesse aux comédiens. Il y a quatre plans sur rails sur 1700 plans montés ! Ma formation m’a permis de connaître vraiment le plateau, et de m’affranchir de la fascination naturelle face aux jouets du cinéma. Tourner quatre fois au steadycam autour d’un acteur, c’est inutile si ça ne sert pas vraiment l’histoire. Ce qui m’intéresse, ce sont les acteurs, les décors, l’histoire. L’épaule permet d’être super réactif, d’aller très, très vite, et de ne pas s’enfermer dans un découpage qui peut devenir artificiel et réducteur. L’histoire est trop complexe pour être parasitée par une agitation de mouvements gratuits pour se faire plaisir.


On a dit à propos du livre de Franck Thilliez que c’était « LE SILENCE DES AGNEAUX, en version ch’timi ». Ce film fait partie de vos influences ?
Tout le monde a vu LE SILENCE DES AGNEAUX, c’est un film formidable auquel je fais deux petits clins d’oeil. Je montre carrément le livre, j’assume, et une scène est directement inspirée du film, les aficionados la reconnaîtront... Sinon, je n’ai pas voulu m’accrocher à tel ou tel film en particulier. Pour la lumière, les décors, les costumes et le montage, j’ai montré certains films aux techniciens, mais c’était davantage une réflexion sur une méthode de travail qu’une source d’inspiration. Ça me permettait de faire comprendre rapidement à tout le monde dans quel sens j’avais envie de travailler. Ensuite chacun s’est approprié le film pour qu’il devienne le nôtre.

Le couple Mélanie Laurent et Eric Caravaca est très touchant.
Je connais Eric depuis longtemps, j’ai écrit le rôle pour lui. Eric est un travailleur acharné, il peut tout jouer, c’est un virtuose. C’était très rassurant d’avoir à mes côtés un comédien de sa trempe... Pour le rôle de Lucie, il fallait une jeune femme qui paraisse suffisamment fragile pour que l’on ait peur pour elle, et en même temps, une fille qui soit crédible avec une arme dans les mains, même si on se dit qu’elle n’a pas dû s’en servir souvent. Mélanie Laurent a en elle une espèce de rage et à la fois cette fragilité. Je tenais à ce qu’il y ait une légère différence d’âge entre Lucie et le Lieutenant Moreno. On comprend facilement pourquoi cette fille l’intéresse, elle est ravissante, pertinente, intrigante, mais l’inverse est moins évident. Lucie est sans doute en manque de père, cette différence d’âge joue dans l’intérêt qu’elle peut porter au début à Moreno, au-delà du fait que c’est un très bon flic, carré, intuitif, sérieux etc. Bien qu’ils soient de formation différente, Mélanie et Eric s’entendent à merveille. Mélanie a une intuition formidable et une intelligence de jeu inouïe pour une jeune comédienne.

Le duo Gilles Lellouche et Jonathan Zaccaï fonctionne impeccablement.
Il y a dans le film un crescendo fatal dont ils sont le métronome. Chacune de leurs apparitions nous fait gravir une marche. Gilles et Jonathan ont vraiment dû se serrer les coudes pour affronter chaque jour des scènes plus fortes et exigeantes que la veille ! Je pense que leur complicité « off » les a beaucoup aidés à réussir certaines scènes qui nous apparaissaient comme des montagnes.

Laurence Côte et Céline Sallette forment un couple diabolique et percutant !
J’ai eu un plaisir fou à donner un matériau à des actrices qui sont capables d’aller dans les défis les plus inattendus en s’investissant totalement dans leur engagement. Ce qu’elles font est sidérant, j’ai des frissons rien que d’en parler !

Nathalie Richard, Fanny Cottençon et Jean-François Stévenin ont visiblement pris un plaisir fou à composer leur personnage !
Dans le livre, le personnage de Raphaëlle Valet, le flic qu’interprète Nathalie Richard, est un homme. J’ai pensé qu’il fallait des exemples à Lucie, une filiation, des référents forts, et finalement cette femme flic l’encadre et la protège dans ce milieu plutôt macho. Nathalie est une comédienne unique, c’est une orfèvre dans son jeu ! Fanny Cottençon et Jean-François Stévenin nous donnent des moments de drôlerie et de légèreté pour distraire la tension. Ils se régalent pour notre plaisir.

Franck Thilliez dit être totalement satisfait du film. Il avoue même être jaloux des idées que vous avez trouvées pour votre adaptation. C’est un compliment plutôt rare. Généralement les auteurs se sentent toujours trahis.
Il se trouve que les idées que j’ai eues viennent du livre, elles n’étaient parfois qu’effleurées, mais elles étaient là. En lisant certaines petites phrases, les images sont venues. Je pense que les lecteurs retrouveront le roman et qu’ils auront aussi des surprises. C’est le livre avec des bonus ! Mon souci à l’écriture était d’éviter de donner trop d’explications, mais plutôt de susciter des émotions intimes à chacun. Au bout d’un moment, le spectateur a tissé tous les liens, des liens personnels aussi. J’espère que son plaisir se poursuivra après la vision du film.

Pour un premier film de cette dimension, il faut qu’un producteur prenne des risques et donne sa confiance.
Évidemment. Et ce qu’a fait Charles Gassot est incroyable ! Il m’avait commandé l’écriture d’un scénario quand je suis tombé sur le roman de Thilliez. Je lui en ai aussitôt parlé. Il se trouve que Charles venait d’acheter le livre sans avoir encore eu le temps de le lire. Il m’a demandé de lui raconter l’histoire. Au bout de dix minutes, à peine arrivé à la scène de l’accident, il appelle sa directrice financière Françoise Billet pour qu’elle achète les droits du livre. Quand elle lui fait remarquer qu’il n’avait pas de metteur en scène, j’ai levé la main, comme ça, spontanément. Charles m’a regardé, puis il s’est tourné vers Françoise en lui disant : « Appelez-les, vous voyez, on a un metteur en scène ! » J’étais dans les murs depuis trois mois à écrire un scénario destiné à quelqu’un d’autre, je n’avais jamais parlé avec lui de mon intention de mettre en scène, et en un quart d’heure, j’avais un film à réaliser. On a tourné moins d’un an plus tard... Charles dit qu’il n’y a pas de premier film, mais des films, tout simplement. Il les produit tous avec le même engagement, la même détermination. Je pense que ça se voit.

Entretien avec Charles GASSOT
Producteur

Le livre de Franck Thilliez a connu un joli succès en librairie, il y a certainement eu un bras de fer pour en obtenir les droits ?
Oui nous étions nombreux ! Il y avait déjà plusieurs producteurs en lice quand une amie de la librairie l’Écume des Pages a attiré mon attention sur ce bouquin. Je me souviens l’avoir donné à lire à une collaboratrice, et elle m’a dit, « J’ai dévoré ce livre, mais après, seule chez moi, la peur au ventre, je suis allée verrouiller ma porte à double tour ! » Cette histoire ne laisse pas indifférent ; ce n’est pas un livre de plus : il a une patte. C’est avec beaucoup de conviction et un peu de chance que j’ai fini par acquérir les droits du livre de Franck Thilliez. Notre duo sympathique, avec Alfred, a aussi pesé dans la balance.

Vous aviez déjà engagé Alfred Lot qui partageait un même emballement pour ce livre.
On travaillait ensemble depuis quelque temps : je lui avais demandé de développer l’écriture d’un scénario pour un metteur en scène. Forts de notre enthousiasme, on a alors décidé de se lancer sur LA CHAMBRE DES MORTS. C’était un peu gonflé : Alfred n’avait jamais tourné de long-métrage. Mais je connaissais son background avec Luc Besson et d’autres, je l’avais vu à l’oeuvre et apprécié la façon dont il sait rebondir sur la structure d’un scénario. Le seul boulot que je sache à peu près faire, c’est de jouer au ping-pong avec un scénariste. L’écriture est un bon sas pour tester un réalisateur et voir comment le film va être réalisé. Je remarquais la façon dont Alfred construisait l’histoire et faisait avancer les intrigues, comment il développait tel ou tel personnage. Il y avait un gros travail d’assemblage, il ne fallait pas perdre les caractères, ni le suspense en route. Avec cette réplique au début, « De toutes façons l’assassin retrouvera les meurtriers avant la police », j’avais le leitmotiv du film. Ça au moins, c’est du neuf. Donc j’ai un auteur nouveau, un metteur en scène inconnu... Après le talent de Thilliez, il y a celui d’Alfred qui a su jouer avec l’image, les ellipses et le montage, pour raconter ces histoires surprenantes tout en restant plausible. En plus, son casting est original, tous les acteurs sont étonnants.

Oui, mais c’est quand même un sacré défi de donner toute sa confiance à un jeune réalisateur pour son premier film.
J’aime bien faire un film avec la trouille au ventre : généralement on ne s’ennuie pas. Dès qu’on est sûr de soi, on se ramasse ! En dehors de Canal, personne n’a voulu nous suivre en venant dans le financement. Aujourd’hui, les chaînes de télé pensent « 20h30 ». Le distributeur du film, Jean Labadie, nous a rejoint, il avait entendu parler du livre et voulait le produire. Grand amateur de bouquins noirs, son aide fut également précieuse aussi par ses remarques pertinentes sur le scénario.

Quels étaient les points du livre qu’il fallait retrouver dans le film ?
Dans le genre du Film Noir, on sort d’un cinéma lénifiant où l’intrigue se réduit au gendarme et au voleur. Là, tout d’un coup, on plonge dans un suspense qui court à travers plusieurs histoires brassant des univers très différents. Et tout se passe dans le Nord, une région sublime à filmer parce que tout est chargé de sens : le ciel gris, les briques, les usines, les entrepôts, les terrils la nuit, ça fout les jetons ! Alfred s’appuie sur ce réalisme, tout en mettant en tension toutes les pistes de l’histoire. On voulait que les gens se sentent un peu mal à l’aise dans leur fauteuil. Le spectateur doit sentir que ça dérape, et que plus rien n’est sous contrôle avec, en plus, la pression de se demander : jusqu’où ça peut aller ?

Il y a eu un gros travail d’adaptation. Dans le bouquin, les personnages sont parfois un peu flous...
Oui, et il y avait aussi des pans qu’il fallait laisser tomber, des ellipses à créer, etc. Alfred avait sans arrêt le visuel en tête. On a eu un mal fou à parvenir à un timing de moins de deux heures. Avec un tel matériau, on pouvait tout à fait se lâcher sur un film de 3h20 comme les Américains le font de plus en plus, mais on tenait à garder un rythme tranchant. Le regard du spectateur a changé. En revoyant des anciens films en DVD, on a souvent envie de prendre des ciseaux et couper !

Vous vous impliquez totalement dans un projet en donnant tout le confort nécessaire à des premiers films.
Ça c’est ma folie ! Et mon plaisir. Mon métier est de prendre des risques, et de sécuriser un auteur, lui dire : « Le film va exister ». En fait, je suis simplement un accompagnateur d’énergie. Je n’ai jamais fait la différence entre un premier et un 25ème film. Le public non plus. Et j’en ai fait pas mal des premiers films. Ce qui m’amuse, c’est que des gens commencent déjà à appeler Alfred Lot pour lui dire : « Tu ne veux pas lire tel bouquin ? », alors qu’on en est encore au montage ! C’est passionnant de découvrir et de donner sa chance à un jeune réalisateur de talent.

Même si le bonheur n’est pas toujours dans le pré à l’arrivée !
Oui, même si on se prend de bonnes claques... J’aime bien créer des équipes, développer des projets. Je ne produis pas des films pour plaire au public mais des films qui peuvent lui plaire, c’est mon grand luxe. Mais je ne mets pas en oeuvre tous les sujets que je développe. Et je ne suis pas richissime. On a une nouvelle maison de production « Produire à Paris », avant c’était Téléma. Là on repart à zéro.

Qu’est-ce qui vous a le plus étonné chez Alfred Lot ?
Sa force tranquille. Sur le plateau, il avance comme un char d’assaut avec son combo autour du cou. Il a son film en tête et il ne lâche jamais. Il s’est mis en danger du début à la fin. Ça me rassure quelqu’un qui joue sa vie avec un film. Si c’est pour avoir un faiseur, aucun intérêt. Père de famille, Alfred avait une double sécurité lorsqu’il était scénariste et directeur de production. Là, à plus de quarante ans, il se lance dans la réalisation, et avec du lourd en plus... Je trouve ça formidable.

Quelles sont vos impressions en découvrant le film fini ?
Généralement quand vous mettez un film en chantier, vous savez qu’il y aura quelques éléments qui tiendront, une colonne vertébrale qui n’est pas mal, un casting, etc, mais à l’arrivée, c’est toujours un peu moins bien. Là, on atteint 100% de nos espérances. Alfred Lot a su imposer un style. C’est quoi un film aujourd’hui ? Une histoire à part. Sinon, c’est du déjà vu, d’autant plus que, dans ce genre, la télé nous assomme de films et de téléfilms. LA CHAMBRE DES MORTS est un film avec un point de vue très personnel, et gonflé. La force d’Alfred, c’est d’avoir embarqué des comédiens de talent et des techniciens tout aussi remarquables dans son univers. Il a su s’imposer. En voyant ce film, je me dis que le cinéma français est encore bien vaillant.

Entretiens Gaillac-Morgue

Entretien avec Franck Thilliez
Auteur du livre La Chambre des morts

Quel avait été le point de départ de l’écriture de La Chambre des morts ?
Je ne suis pas un « écrivain-né », je n’ai jamais écrit de nouvelles, de poèmes, etc. Ma culture est cinématographique. Depuis mon adolescence, j’aime beaucoup les thrillers, les films policiers, les films d’horreur. L’envie de passer à l’écriture d’un roman est venue de tout ce que m’inspirait ma région, le Nord. Je voulais l’aborder sous un aspect différent. Vu mes goûts pour un certain genre de cinéma, j’ai développé une intrigue policière. Je voulais aussi montrer qu’il était possible d’écrire des thrillers « made in France », bien de chez nous. Il y a dans mes romans ce côté « ça c’est passé près de chez vous » !

Le livre a connu un vrai succès de librairie. Comment l’expliquez-vous, sur quoi s’est fait l’engouement du public ?
Précisément sur cette proximité, le lecteur pouvait reconnaître une région et s’identifier aux personnages. Dans La Chambre des morts, de nombreux lecteurs se sont en partie retrouvés dans ces deux informaticiens touchés par le chômage qui, un soir, par accident, renversent quelqu’un, et leur destin bascule. Dans l’idée aussi que si du jour au lendemain, une énorme somme d’argent nous tombe par hasard entre les mains, qu’est-ce qu’on fait ?

Au-delà du divertissement offert par le suspense de l’intrigue policière, il y a en effet dans le livre et dans le film une réflexion sur les frontières entre le bien et le mal, sur la monstruosité...
Oui, sommes-nous réellement maîtres de nos destins ? Le mal est-il tapi en chacun d’entre nous ? Après l’accident, l’élément déclencheur, chacun des deux hommes réagit différemment. Le personnage de Vigo est pris dans une spirale infernale et passe du mauvais côté de la barrière. Par contre, au début, Sylvain refuse de se laisser entraîner.
Le personnage qui est rongé par son enfance sombre dans une espèce de folie meurtrière, dans le Mal. Alors que Lucie qui, elle aussi, a un lourd passé, choisit de le transformer en positif. Pour exorciser son traumatisme, elle devient flic, elle représente la loi. Elle plonge dans les ténèbres des psychopathes et des serial-killers au travers de livres et de documents, mais c’est pour les traquer, et mener à bien son enquête.


En écrivant ce livre vous imaginiez une adaptation cinématographique ?
Oh non, pas du tout. Il faut m’imaginer tout tranquille derrière un ordinateur en train d’écrire une histoire. Pour moi trouver un éditeur était déjà miraculeux ! Une petite maison d’édition m’a donné ma chance, puis il y a eu ce formidable accueil du public, j’étais déjà sur un nuage, alors l’idée d’une adaptation au cinéma était trop improbable. En plus, il faut qu’un tel film puisse se monter, combien restent dans les tiroirs ! Je n’y ai cru que le jour où j’ai mis les pieds sur le tournage.

Comment avez-vous rencontré Alfred Lot et quels échanges avez-vous eu avec lui ?
Nous nous sommes rencontrés assez brièvement à Paris par l’entremise de mon éditeur. Puis nous avons plus amplement fait connaissance lorsqu’Alfred a fait cette démarche qui m’a énormément touché de venir me rendre visite dans le Nord. Il voulait découvrir les lieux, s’imprégner de l’ambiance, en parler avec moi. Il m’a expliqué comment il voyait mes personnages, puis il m’a intéressé au développement du scénario en m’adressant diverses moutures. En fait, il a gagné ma confiance. J’ai compris qu’il allait respecter le livre.

Vous craigniez un traitement par l’image de votre histoire ?
J’étais tellement heureux qu’un film s’en inspire, ça surpassait mes rêves !

Et maintenant que le film existe ?
J’ai vraiment été scotché par la façon dont Alfred Lot a réussi à s’emparer de cette histoire, à retranscrire en images la psychologie des personnages, à représenter ma région. Mélanie Laurent répond tout à fait à l’idée que je me faisais de Lucie. Il y a un suspense tendu, de l’émotion, de l’humain, de l’humour. Certaines scènes m’ont vraiment serré le coeur, celle par exemple où Sylvain découvre ce qui est arrivé à sa femme et à son bébé. C’est un passage très dur dans le livre, et il est encore plus fort à l’image. Les flash-backs sont difficiles au cinéma, mais Alfred a su construire des scènes en symétrie qui nous font vraiment entrer dans les blessures du passé des personnages. Et il ne s’est pas égaré à faire des scènes d’horreur et de violence, faciles avec des images. Au contraire, il a aussi abordé les relations amoureuses, alors qu’elles sont souvent bâclées dans les polars. Je connaissais les caractères, les situations, les décors etc, et pourtant, j’ai été comblé. J’avoue même avoir été jaloux de certaines idées apportées par Alfred, il a imaginé des résolutions à des situations qui posaient des interrogations à la fin du livre. Il a réussi aussi à clore l’histoire, alors que moi j’ai laissé des choses en suspens car j’ai écrit une suite. Alfred a fait un vrai travail d’écriture, un travail d'écrivain !

Qu’est-ce que l’image apporte à l’écrit dans ce cas précis ?
L’image, le son, la musique produisent des explosions de sensations beaucoup plus immédiates. En quelques secondes on tremble, on a le souffle coupé, on s’angoisse, on a envie de pleurer, il y a une pression, et très vite on se retrouve par exemple dans un dîner, des gens rient, on esquisse un sourire, on rigole avec eux, etc...

Cette adaptation va-t-elle influencer votre façon d’écrire ?
Oui, à présent j’ai le souci de mettre en image ce que j’écris, comme un film. Mon style est plus sec, j’évite les longues scènes de descriptions. En fait j’essaye de faire passer les sentiments de mes personnages par du visuel. Jusque-là, j’étais le narrateur, maintenant ils me remplacent. La vision du film a eu une réelle influence sur mon écriture, mais je veille aussi à garder mon style.

Vous êtes tenté par la réalisation ?
Non, je n’ai aucune connaissance technique. Par contre, l’écriture de scenarii m’intéresserait. J’ai beaucoup appris en allant régulièrement sur le tournage et en voyant le travail d’Alfred. Lui est à la fois réalisateur et scénariste de son propre film, c’est pas mal... Vous aurez compris que j’adore le film !

Entretiens Gaillac-Morgue

Entretien avec Mélanie LAURENT
Lucie

Quelles ont été vos réactions à la lecture du scénario ?
À la première lecture, j’ai été frappée par le naturalisme de toute la partie policière, les débriefs dans le commissariat, la manière d’enquêter, le rapport de mon personnage de jeune brigadier avec ses collègues plus ou moins sympas, etc. J’avais envie de participer à ce film où l’on retrouve l’ambiance réaliste du milieu policier, et en même temps, celle d’un vrai thriller. On a du mal à comparer LA CHAMBRE DES MORTS à un autre film, ou à le classer dans un genre. Ça faisait longtemps que je n’avais pas lu un scénario qui me donnait à ce point-là l’envie de participer à un film. En plus, Charles Gassot assurait la production et il y avait une belle rumeur autour de ce projet. Donc l’aventure était excitante.

Vous êtes amatrice de thrillers, de romans noirs ?
Pas du tout. Alfred Lot m’avait donné des bouquins de serial-killers, mais après en avoir lu trois pages, j’étais terrorisée, je faisais des cauchemars ! Donc je n’ai pas du tout fait de préparation en me faisant violence, en me forçant à voir ce genre de films. Je n’ai même pas vu LE SILENCE DES AGNEAUX ! Et je n’ai pas lu La Chambre des morts. Ce qui m’intéresse c’est le film que le metteur en scène veut faire.

Parlez-nous de Lucie, votre personnage.
Les enfants traumatisés ont des vies un peu extraordinaires. Lucie a une certaine maturité, on a lui a volé son enfance donc elle s’est construite, de manière naturelle, un bouclier pour se protéger. Il va lui falloir de la patience, et beaucoup d’amour pour essayer de se libérer un peu de ses obsessions intimes. C’est à cause d’elles qu’elle ne lâche pas quand elle est sur cette enquête. Une jeune femme qui ne dort pas pendant quatre jours, ça justifie des moments de fatigue et de larmes, pour une comédienne c’est passionnant... D’ailleurs, ça m’intéresse de plus en plus de ne pas jouer « jolie ». C’est-à-dire, avoir à peine un quart d’heure de maquillage, ne pas cacher ses cernes, ne pas avoir de coiffure apprêtée, et porter les mêmes fringues pendant deux mois. Pour moi, c’est beaucoup plus fort. Quand on joue « jolie », on ne sait pas comment se tenir entre les prises, on pense toujours aux raccords. Là, pendant tout le tournage, on est débarrassé de la dimension physique du rôle, il ne reste que l’émotion pure. En fait, il n’y a plus que le jeu, c’est très agréable.

Lucie est une jeune femme en manque d’amour... « Elle n’a pas fréquenté un homme depuis un an » dit sa mère.
À cause de son passé, elle ne fait pas vraiment confiance aux hommes. Et puis elle le dit, elle ne sait pas faire deux choses en même temps. On la sent touchée par Stéphane Moreno, le flic interprété par Eric Caravaca, elle a envie qu’il se passe quelque chose entre eux mais, à la fois, s’il ne s’était pas dévoilé, j’ai l’impression qu’elle l’aurait laissé partir. Elle n’est pas une héroïne romantique ou une femme fatale, elle n’est pas dans la séduction. Lucie est vraiment obsédée par cette enquête qui la renvoie à son enfance. Elle est totalement dans un rapport de protection, au-delà de ce que son métier l’exige. Elle va tout faire pour éviter qu’il y ait une autre jeune victime. Dans la séquence où elle découvre la petite fille aveugle, elle est submergée par une émotion, une douleur intime qui la perturbe bien au-delà du fait d’être confrontée à sa première scène de crime. Je m’étais renseignée, quand un flic découvre sa première scène de crime, il a envie de vomir, de pleurer, c’est toujours très traumatisant.

On a l’impression, dans son histoire d’amour naissant, que Stéphane la fait renaître et redevenir une femme désirante.
Oui, j’aime bien ce qui se passe entre eux, et la façon dont Alfred Lot met en scène cette histoire. On ne montre pas grand-chose, il n’y a pas de scène d’amour, aucun geste tendre, tout se passe dans des regards, ou à demi-mot. À la fin du film, il n’y a pas d’images cliché où ça se prend dans les bras et ça va s’aimer très fort. Tout n’est pas résolu, elle a confiance en Stéphane, mais il va falloir du temps. Là, c’est très réaliste.

On est surpris par sa capacité d’analyse, c’est elle qui fait avancer l’enquête.
Oui parce que c’est comme si elle était à la place du tueur tout le temps. Elle est inconsciemment en résonance émotionnelle avec le tueur.

On sait peu de choses sur le passé de Lucie. Comment donner une telle présence à un personnage si secret ?
J’'y ai pensé pendant six mois. Je lis et relis le scénario et après je m’en débarrasse, et j'’en rêve. Tout un travail se fait inconsciemment. Dans la journée, tout d’un coup, si je me balade ou si je vais à un rendez-vous, j'’imagine Lucie dans cette ambiance-là. Je la vois marcher d’'une manière assez sombre avec toutes sortes d’idées dans la tête. Ou bien au cours d’un dîner, je me dis, comment réagirait-elle ? Je suppose qu’elle serait effacée, un peu perdue. Je crois qu’elle a sans doute pris beaucoup de cachets pour dormir et pour arrêter de faire des cauchemars. Je ne pense pas qu’elle ait consulté un psy. Non, elle a gardé à l’intérieur d’elle-même son traumatisme comme un secret dont elle puise une force. De même qu’elle a caché l’objet qui la relie à son enfance dans son armoire secrète. J’imagine qu’après avoir couché ses enfants, c’est une sorte de rituel pour elle de pleurer en mettant une bougie devant son petit autel. Elle vient s’y ressourcer, elle y trouve l’énergie pour mener à bien sa quête, elle a une vie à sauver. Quand Alfred m’a appris que je faisais le film, je me suis dit que pour ce genre de rôle, je devrais travailler pendant des mois avec un coach. Finalement, je ne l’ai pas fait. J’ai plus besoin d’adrénaline, le moment où je découvre la scène le matin et je dois improviser, je fonce. Quand les rôles sont bien écrits et qu’une partie de nous-même correspond au personnage, le travail est déjà fait.

Vous n’étiez pas éprouvée par la noirceur de certaines scènes ?
J’'avais envie de donner au personnage un peu de maladresse à certains endroits. Souvent dans les polars, les flics ne tremblent pas, ils tirent sans aucun problème, comme s’il n’y avait rien d’humain en eux, cela me semble irréaliste, je n’y crois pas. Pour avoir fait quelques séances de tir, c’est extrêmement violent. Et Lucie n’est pas sensée avoir l’habitude de pointer son flingue sur un homme. J’avais besoin aussi de mes petits moments de légèreté ou de sourire dans certaines scènes. On a pensé avec Alfred qu’il fallait privilégier de jolis instants de tendresse lorsque Lucie s’occupe de ses jumelles. Dans les cas des traumatismes de l’enfance, on reproduit le schéma que l’on a vécu, ou bien on va carrément dans le sens inverse. Donc je trouvais important qu’elle soit une vraie bonne maman, une mère aimante, même si elle est débordée, même si elle est torturée. Alfred m’a laissé improviser avec les enfants.
Après ces moments quotidiens d’amour maternel très réalistes, c’est plus facile de créer l’inquiétude. On ne va pas jouer le mystère ! Juste en effaçant un sourire par exemple, ça questionne, ça donne un secret au personnage. De toutes façons, j’ai besoin de rire énormément entre les prises. J’ai une capacité à sortir très vite de mes personnages. Je crois que je n’ai jamais autant ri que sur ce film !


Vous abordez des registres très différents. Quel plaisir particulier éprouvez-vous à tourner dans un thriller ?
En tout cas, déjà c’était très agréable d’être sur le plateau tout le temps. Je quittais ma loge le matin pour n’y retourner que le soir. Alfred Lot impulsait une énergie assez géniale. Finalement, le plus fatigant et le plus difficile dans ce métier, c’est l’attente. Sur ce tournage, il n’y en avait pas. On était dans une espèce de jeu non-stop. On finissait une séquence où on courait dans les dunes, aussitôt après je faisais réchauffer les biberons ! J’avais le sentiment qu’on faisait un court métrage à l’arrachée, sans autorisation ! Ce rythme crée de précieux liens humains avec l’équipe technique, tout le monde se donne à fond. Et finalement, ça correspond à ce que vit Lucie, elle ne s’arrête jamais.

Quelle a été la scène la plus jubilatoire, ou la plus terrible à interpréter ?
Les scènes de flingue sont très amusantes, on a l’impression d’être Nikita ! La séquence sous la douche n’était pas forcément la plus sympa, on est au plus profond de l’intimité... Mais je savais que la scène se terminait dans la légèreté et la drôlerie avec l’arrivée d’Eric et sa gêne quand il pose sa main par mégarde sur ma petite culotte ! Seul le chef-op était présent dans la salle de bain, caché sous un énorme K-way un peu ridicule, et je n’étais pas complètement nue. Il y a rarement des scènes aussi intimes dans les films de genre qui soient traitées avec autant de pudeur et de respect. Et elle n’est pas gratuite, elle fait basculer leur relation.

Comment Alfred Lot vous a-t-il dirigée, et quelles sont ses qualités ?
Alfred est très pudique, il ne déborde jamais dans l’hystérie, ni dans un enthousiasme excessif à en rajouter dans les faux compliments ! J’ai pris beaucoup de plaisir à travailler avec lui. Je comprends qu’il soit obsédé par ses cadres, il est déjà en train de monter son film pendant qu’il tourne. Rassuré sur l’image, il peut se permettre d’être généreux avec ses acteurs. D’une manière très douce et avec beaucoup de respect, il nous donne des espaces de liberté en sachant qu’elle va nous amener au meilleur de notre capacité. Avec Eric Caravaca, on avait de grands fous rires entre les prises pour se défouler, et Alfred avait l’intelligence de nous laisser ces moments-là. Je suis très sensible à la direction d’acteurs et à la technique car j’espère passer à la réalisation.

Vous avez une belle complicité de jeu avec Eric Caravaca.
Alfred avait organisé un déjeuner pour notre première rencontre. À la fin, je me suis dit que deux mois et demi dans le Nord à travailler ensemble avec Eric, ça allait être sinistre ! Dès le premier jour de tournage, j’ai découvert un acteur extraordinaire qui donne autant dans le champ que dans le contre-champ, et un merveilleux complice pour mes moments de rigolade. Avec Eric, on avait la même envie de faire rire toute l’équipe, et l’ambiance était formidable sur ce film. J’ai aussi pris beaucoup de plaisir à jouer avec Céline Sallette et Nathalie Richard.

Quel souvenir gardez-vous de ce tournage ?
Le plaisir d’être dans une énergie permanente, et le bonheur absolu de retrouver l’équipe lorsque le réveil sonne à 5h du matin ! Ça devrait être comme ça sur chaque tournage puisque ce métier fait rêver le monde !

Entretien avec Éric CARAVACA
Moreno

Qu’est-ce qui vous motivait dans ce projet au départ ?
Une histoire d’amitié ! Nous avions avec Alfred Lot un ami commun : Maxime Bochner, aujourd’hui disparu, à qui nous avons l’un et l’autre dédicacé nos premiers films : le 3ème Homme en quelque sorte... Évidemment, quand Alfred m’a proposé le rôle de Stéphane Moreno, il était hors de question que je refuse. J’étais très attiré par un film d’un genre que je n’avais quasiment jamais pratiqué. J’ai beaucoup aimé la façon dont Alfred s’est emparé de cette étrange histoire qui lie le romanesque au thriller. Les instants suspendus où l’on approche l’intimité des personnages donnent une beauté rare à ce genre de film.

Parlez-nous de Stéphane Moreno, votre personnage.
Moreno est un flic consciencieux et par ailleurs un peu maladroit, ce qui le rend assez touchant. Il est assez solitaire, on devine que lui aussi a ses failles.

Moreno est tiraillé entre sa rigueur professionnelle et son attirance pour Lucie.
Il éprouve un sentiment naissant qu’il n’ose pas dévoiler... Il hésite à franchir le pas. On peut imaginer qu’il a vécu une expérience sentimentale malheureuse. Je l’ai travaillé un peu dans ce sens-là. Au départ, il est assez protecteur vis-à-vis de Lucie qui débarque comme stagiaire dans ce commissariat. Puis il est étonné par son approche singulière sur cette enquête, par ses intuitions, ses déductions. Finalement il est totalement charmé par cette femme.

Vous avez fait des recherches personnelles pour arriver à une telle justesse de jeu ?
Pour me préparer, j’ai rencontré un policier qui, par certains côtés, ressemblait à Moreno. Il m’a touché, il parlait de son métier avec humilité. Et avec beaucoup d’humanité, comme un comédien de théâtre peut parler de son travail. Ce policier était très solide mentalement, et en même temps, très sensible. Je tenais à donner ce côté humain et attachant au personnage pour ne pas tomber dans une caricature de jeune flic turbulent. Finalement, une fois que l’on a des menottes et un pistolet accrochés à la ceinture, on n’a pas besoin de trop en rajouter pour représenter la police !

Ce doit être intéressant pour un acteur de jouer sur deux registres dans un film. Pour l’histoire sentimentale, dans les rapports avec Lucie, vous installez un jeu tout en délicatesse. Tout se passe à demi-mot, par des jeux de regards, des émotions sensibles et discrètes qui contrastent avec la violence des situations.
Mon rôle n’est pas démonstratif, il a sa fonction, et elle a son importance dans ce projet. J’ai eu la chance d’avoir Mélanie Laurent comme partenaire. Très vite, une belle complicité s’est créée entre nous, Mélanie est très franche et très directe. On s’est découvert un humour commun, on a beaucoup rigolé. Je pense qu’il n’y aurait pas eu cette même connivence à l’écran entre deux acteurs, si bons soient-ils, sans cet échange et cet accord spontané. L’important était d’être à l’écoute l’un de l’autre, et de laisser ses propres bagages en coulisses. Je crois de plus en plus à cela : se nourrir en amont, puis au moment de jouer, travailler en creux, oublier le travail, être dans le moment présent.

L’ensemble du casting est bien équilibré.

Oui, tous les acteurs sont au même niveau. Quand on voit un film pour la première fois, on a tendance à ne retenir que les mauvais moments de son propre travail, mais là j’ai pris beaucoup de plaisir à observer le jeu de tous les comédiens. Gilles Lellouche et Jonathan Zaccaï sont formidables. Leur enjeu était difficile, car c’est eux qui ouvrent le feu. Céline Sallette et Laurence Côte sont étonnantes. La première fois que j’ai vu Laurence apparaître à l’écran, je me suis dit, « Mais qui est cet acteur avec son grand manteau ? » Céline défend magnifiquement son personnage, elle n’est pas tombée dans le piège de la démesure, elle est extrêmement touchante et on accepte sa folie. Le gardien du zoo et le taxidermiste (Jean-François Stevenin) sont dans un registre un peu plus démonstratif, mais restent d’une grande justesse et révèlent ainsi toute la dimension de leur personnage. Alfred a réussi à recréer une troupe de comédiens comme une troupe de théâtre, c’est plaisant et rare. C’est un homme de plateau, alors rien ne l’effraie. Sa force tranquille est très rassurante pour un acteur.

Alors, heureux de vous être aventuré dans un film de genre ?
Oui, content du voyage ! Heureux et ému de voir un ami concrétiser son projet. Alfred a été à la hauteur de ses ambitions, il a réussi son film. Nous avons eu la chance d’être soutenu par un producteur comme Charles Gassot, par Jacques Hinstin, un des meilleurs directeurs exécutifs et par Gaël Deledicq notre régisseur général. Ils ont tout mis en oeuvre pour que le film se fasse dans de bonnes conditions.

Propos de Gilles LELLOUCHE
Sylvain

Dès notre première rencontre, j’ai été séduit par la façon dont Alfred Lot parlait de son projet. Il était totalement passionné. Finalement ce n’est pas si fréquent de voir un réalisateur habité à ce point-là par son film, surtout aussi en amont. Je me suis dit, ce type est chouette, et si en plus le scénario est solide, alors là, ça vaut le coup. Il s’avère que je l’ai dévoré en une heure, je ne pouvais pas m’arrêter. Il y a des rebondissements permanents. Ensuite, je me suis attaché à mon personnage. Sylvain est un type ordinaire brusquement plongé dans une histoire extraordinaire. Hélas pour lui, tout cela va le dépasser et même plus que le dépasser !
Jusque-là Sylvain menait une vie tranquille avec sa femme et son bébé. Mis au chômage, il passait son temps à glandouiller avec son pote Vigo, jusqu’à ce fameux soir où tout a basculé.
Le film part sur un accident. Un type est fauché... C’est Vigo qui conduit, mais la voiture appartient à Sylvain. Tout à coup Sylvain n’est plus décideur de son destin. D’autres décident pour lui... À un moment donné, il veut faire marche arrière, mais hélas, c’est trop tard... Et là, la personnalité de ces deux amis va se révéler d’une manière assez violente.
Ce genre d’histoire, avec des scènes aussi denses, est un vrai régal pour un comédien. On a pris un plaisir fou avec Jonathan Zaccaï à composer nos personnages. On était très complémentaires, on s’encourageait sans arrêt, en échangeant nos points de vue, on se disait, « Tiens, là tu pourrais rajouter ça »... J’étais super motivé et à la fois, ce rôle m’a flanqué un trac comme j’en ai rarement eu dans ma vie ! Je m’étais pourtant longuement préparé avant le tournage, mais ensuite, plus certaines scènes approchaient, plus je m’apercevais que j’étais en micro dépression rien qu’à imaginer les situations que je devais jouer, comme celle où je découvre ce qui est arrivé à ma fille et ma femme par exemple. Mais c’est génial, parce que c’est très galvanisant, ça donne une terrible énergie.
Je ne suis pas prêt d’oublier une telle expérience, et un tel film !


Entretiens Gaillac-Morgue

(BANDE ANNONCE 2007)

 

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12h08 à l'est de Bucarest de Corneliu PORUMBOIU

Publié le

12H08 A L'EST DE BUCAREST (2006)

de Corneliu PORUMBOIU

avec Mircea ANDREESEU, Teo CORBAN, Ion SAPDARU

L'HISTOIRE : 

Une petite ville de province roumaine s'apprête à fêter Noël seize ans après la Révolution.

C'est la période que Virgile Jederescu, patron de la télévision locale, choisit pour confronter ses concitoyens à leur propre histoire.
Aidé de ses deux amis, Piscoce, vieux retraité solitaire, et Manescu, professeur d'histoire criblé de dettes, il organise un débat télévisé qui a pour ambition de répondre à la question qui le préoccupe depuis longtemps : leur ville a-t-elle réellement participé à la révolution ?

Bac Films

Bac Films

Bac Films

 

 

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LECONS DE CONDUITE avec Laura LINNEY - Rupert GRINT - Julie WALTERS (BANDE ANNONCE GB) (DRIVING LESSONS)

Publié le par ERIC-C

LECONS DE CONDUITE (DRIVING LESSONS) (2006)
 
de Jeremy BROCK
 
avec Laura LINNEY - Rupert GRINT - Julie WALTERS
 
Affiche américaine. Rubber Tree Plant

L'HISTOIRE : 

L'éducatation sentimentale d'un jeune Anglais entre sa mère chrétienne prosélyte et une actrice excentrique.

 
(VOIR LA BANDE ANNONCE ANGLAISE EN VO NON ST)

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LUMIERE SILENCIEUSE avec Cornelio WALL - Miriam TOEWS - Maria PANKRATZ

Publié le

LUMIERE SILENCIEUSE (STELLET LICHT) (2007)

(Lumière silencieuse a remporté ex aequo avec Persepolis le Prix du Jury au 60e Festival de Cannes.)

de Carlos REYGADAS

avec Cornelio WALL - Miriam TOEWS - Maria PANKRATZ

Lumière silencieuse

L'HISTOIRE : 

Johan et les siens sont des mennonites du nord du Mexique. En contradiction avec la loi de Dieu et des hommes, Johan, marié et père de famille, tombe amoureux d'une autre femme.

Lumière silencieuse

Cornelio Wall Fehr

Johan

NÉ À CUAUHTEMOC, CHIHUAHUA, MEXIQUE. IL Y VIT.

Au début j’étais très nerveux, puis j'’ai pris confiance en moi. Avec Carlos, les choses ne semblaient pas difficiles.

Pour moi, faire ce film m'’a appris la patience, m’'a permis de connaître des gens et de me faire de nouveaux amis. Ce fut une grande expérience, ça valait la peine d’avoir froid, d’'attendre et de dormir peu. Après trois mois de tournage, nous étions tous amis.

Pendant le tournage, je ne comprenais pas l’'histoire mais maintenant je comprends mieux ce que sont l'’amour et la trahison. C'’est pourquoi je crois que grâce à ce film les gens peuvent apprendre à aimer véritablement. Le film parle du monde tel qu'’il est : un monde de trahisons où il est difficile de se laisser illuminer par 'l’amour.

Cela me fait drôle de me voir à l’'écran. Les films sont comme un miroir.

Je veux remercier ma famille, mes parents, ma femme Betty et mes enfants pour leur soutien et pour avoir partagé avec moi les bons et les mauvais moments.

Lumière silencieuse

Miriam Toews

Esther

NÉE À STEINBACH, MANITOBA, CANADA. ELLE VIT À WINNIPEG.

Je ne suis pas actrice et je n’'avais aucune idée de ce qui m'’attendait en allant au Mexique. Ce film avec Carlos est devenu une expérience incroyable et inoubliable.

Carlos et toute l'’équipe sont très amusants, ils m’ont beaucoup aidée, et les mennonites du Mexique sont très aimables et courtois. Au début, tout semblait inaccessible, sauvage et imprévisible, comme dans un rêve, et je n’'arrivais pas à m'’imaginer comment tout allait s’assembler. Puis, j’'ai vu quelques images et j’'ai été éblouie. J’'ai réalisé que Carlos savait depuis le début ce qu'’il voulait, et que sa vision de l’'histoire, avec toutes ses vérités cruelles et émotionnelles, n’'avait jamais changé. Il était complètement impliqué dans le film. Je le respecte énormément. C'’est un vrai artiste et un iconoclaste courageux.

Parfois, on restait allongés dans les champs des heures durant en attendant la lumière idéale et, soudain, quand c'’était bon, chacun se mettait au travail. C’'était vraiment beau à voir. J'’ai été très émue par l’attention amoureuse et patiente que portait Carlos à la qualité de la lumière, à une ombre presque invisible ou encore à une minuscule goutte d’'eau qui tombait d’une fleur. Les longues promenades en voiture à la découverte de fabuleux paysages et les cieux du Mexique vont me manquer, écouter des cumbias et boire du maté aussi. Tout comme l’'attente fébrile de ce que la journée allait nous apporter. Ce fut une expérience intense et sensuelle et je suis heureuse d'’y avoir participé.

Lumière silencieuse

María Pankratz

Marianne

NÉE À ALMA-ATA AU KAZAKHSTAN. ELLE VIT À ESPELKAMP EN ALLEMAGNE.

Le Mexique est incroyable ! Quand j'’ai vu l’'immensité du ciel et la beauté particulière des lieux où nous tournions, j’'ai trouvé cela fabuleux ! Il faut connaître cet endroit et respirer cet air pour comprendre pourquoi les mennonites du Mexique sont si différents de ceux d’'Allemagne, où je vis. C'’était impressionnant de voir comment les personnes de l’'équipe, qui venaient de pays différents et ne parlaient pas la même langue, s’entendaient si bien et communiquaient à la perfection, parfois même sans parler. Cela a été un honneur et un plaisir de travailler avec Carlos Reygadas. J’'ai apprécié son endurance et son charisme.

Lumière silencieuse

Les mennonites du Mexique

En Suisse, au XVIe siècle apparaît une dissidence protestante «Anabaptiste» qui prône le baptême comme un choix d’'adulte. Menno Simons (1496-1561), un Hollandais originaire de la ville de Frise codifie la doctrine en incorporant un pacifisme radical. Ses adeptes sont persécutés sans merci pour leurs prises de position anti-militariste. Ils fuient la Hollande et s'’installent en Prusse puis en Russie sous le règne de Catherine II. L'’incessante propension de l’'Europe à faire la guerre pousse une grande majorité d'’entre eux à fuir vers le Canada où ils s'’installent en 1873 et vers les États-Unis où des communautés amish et mennonites vivent depuis 1683.

Après la Première Guerre Mondiale, le sentiment anti-allemand grandit au Canada et l'’enseignement des langues germaniques devient de plus en plus difficile. C'’est pourquoi beaucoup de mennonites émigrent au Nord du Mexique en 1922. Aujourd’'hui, au moins 100 000 mennonites y vivent en communauté, ayant leur propre système d’'éducation et un régime unique de libertés civiles.

Ceux qui ne sont pas d’'accord avec le développement matériel émigrent en Bolivie, à Belize ou dans d'’autres zones du Mexique. Ils y établissent des communautés agricoles traditionnelles, sans électricité, moteur à combustion interne, téléphone ou moyens de communication modernes, et avec de rares contacts avec les populations locales. Les mennonites ont des positions différentes face au progrès matériel. Il y a des groupes modérés qui ne s’'opposent pas au développement, et des groupes qui sont plus conservateurs que nos protagonistes en choisissant de vivre de la même façon qu’au XVIème siècle. Le groupe de mennonites du film est modéré, acceptant les voitures et la médecine scientifique par exemple, mais refusant encore les moyens de communication moderne comme le téléphone ou Internet.

Les mennonites parlent Plautdietsch, un dialecte germanique qui provient de la Frise et qui est proche du néerlandais médiéval et du flamand. Ils parlent espagnol avec les habitants du Mexique.

 

Lumière silencieuse

Lumière silencieuse

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LE FANTOME DE MON EX-FIANCEE avec Eva LONGORIA - Paul RUDD - Lake BELL

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LE FANTOME DE MON EX-FIANCEE (2008)

(Over Her Dead Body)

de Jeff LOWELL

avec Eva LONGORIA - Paul RUDD - Lake BELL

L'HISTOIRE : 

Suite à la mort accidentelle de Kate, sa fiancée, le jour même de leur mariage, Henry va consulter Ashley, une voyante. Ils tombent amoureux. Mais Kate, extrêmement jalouse, va revenir hanter la vie des deux tourtereaux afin de faire de leur vie un enfer...
Rien n'est plus gênant que de se retrouver en face de l'ex de son fiancé... surtout si elle revient d'outre-tombe !

 

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BLOOD : THE LAST VAMPIRE (2009) avec Ji-Huyn Jun, Allison Miller, Koyuki

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BLOOD : THE LAST VAMPIRE

de Chris NAHON

avec Ji-Huyn Jun, Allison Miller, Koyuki

Blood : the last vampire

L'HISTOIRE :

Tokyo, 1970. Saya, une jeune chasseuse de vampires à la solde d'une unité spéciale du gouvernement, infiltre le lycée d'une base aérienne américaine.

 

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