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JEAN VIGO (FILMOGRAPHIE)

Publié le

JEAN VIGO (1905-1934)

Jean Vigo est le fils de l'anarchiste Eugène Bonaventure de Vigo, dit Miguel Almereyda (anagramme de : y a la merde !), directeur des journaux La Guerre sociale et Le Bonnet rouge . Ce militant anarchiste et pacifiste rejoint le camp de la guerre et du patriotisme.

Jean Vigo est l'arrière petit-fils de Bonaventure Vigo maire de Latour-de-Carol et 1er viguier d'Andorre.

En 1917, son père se reconvertit au pacifisme après avoir mesuré les horreurs de la guerre et est arrêté et incarcéré à la prison de Fresnes. Il est retrouvé mort, étranglé avec son lacet de chaussure dans des circonstances douteuses. La vindicte de l'extrême droite est virulente et menaçante, la famille se cache.

Jean Vigo est rejeté de lycée en lycée, tenu à l'écart par ses camarades.

Il est connu pour deux films qui influeront sur le futur développement du cinéma français et mondial : Zéro de conduite (1933) et L'Atalante (1934).

Il réalisa aussi auparavant À propos de Nice (1929), un film muet examinant les inégalités sociales du Nice des années 1920 et le film Taris, roi de l'eau (1931), une élégante étude du nageur Jean Taris.

Ses films sont décrits par certains comme anti-patriotiques, et sont censurés par le gouvernement français, l'Atalante est remonté par ses producteurs et ressorti sous le titre Le Chaland qui passe, tandis que Zéro de conduite ne sera autorisé qu'en 1946.

Parmi les premiers spectateurs se trouve François Truffaut qui dit lui devoir son regard.

Jean Vigo meurt à Paris de septicémie. Il est enterré au Cimetière de Bagneux à Paris.

En 1951, est créé en son honneur le Prix Jean Vigo, qui distingue souvent de jeunes réalisateurs. En 2007, le Festival Punto de Vista, en Espagne, distinguera le meilleur directeur de sa competition internationale avec le premier Prix Jean Vigo espagnol.

(1929-1930) A PROPOS DE NICE

(1931) TARIS, ROI DE L'EAU

(1932-1933) ZERO DE CONDUITE

(1933-1934) L'ATALANTE



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