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JINDABYNE, AUSTRALIE (BANDE ANNONCE VOST 2006) avec Laura LINNEY - Gabriel BYRNE - Deborrra LEE FURNESS

Publié le par ERIC-C

JINDABYNE, AUSTRALIE

Film dramatique australien de Ray LAWRENCE (LANTANA)

avec Laura LINNEY - Gabriel BYRNE - Deborrra LEE FURNESS - John HOWARD - Leah PURCELL - Alice GARNER - Eva LAZZARO

L'HISTOIRE : D'origine irlandaise, Stewart Kane vit en Australie, dans la petite ville de Jindabyne.
Parti avec ses trois amis pour une randonnée de pêche dans les montagnes, il découvre le cadavre d'une jeune femme dans la rivière. Les quatre hommes décident pourtant de ne pas rentrer tout de suite ; ils continuent tranquillement à pêcher et ne signalent leur macabre découverte que quelques jours plus tard.
A leur retour, ils sont confrontés à la colère et à l'incompréhension de toute la communauté.
Ce sera l'occasion de révéler les secrets enfouis par des années de vie commune et d'exacerber les sentiments de haine et d'amour qui agitent plus que jamais les habitants de Jindabyne.

 

GABRIEL BYRNE (STEWART)

D’'origine irlandaise, Gabriel Byrne a travaillé avec quelques-uns des plus grands réalisateurs du cinéma mondial, dont les frères Coen, Wim Wenders, Jim Jarmusch, Ken Loach, John Boorman, David Cronenberg, Michael Mann et Bryan Singer. Se partageant entre des productions indépendantes et des blockbusters hollywoodiens, il a interprété 35 longs métrages, en a produit trois et a écrit deux scénarios. Cité aux Tony pour sa prestation dans ‘‘Une lune pour les déshérités’’ d’Eugene O’Neill en 2000, il a fait son grand retour à Broadway en 2005, en se produisant dans ‘‘A touch of the Poet’’, d’Eugene O’Neill également. On le retrouvera bientôt dans WAH-WAH de Richard E. Grant, aux côtés d’Emily Watson, et PLAYED de Sean Stanek.

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ENTRETIEN AVEC GABRIEL BYRNE

Comment pourriez-vous définir JINDABYNE, AUSTRALIE ?

Il s'’agit de l'’histoire de quatre pêcheurs qui tombent sur le cadavre d’une femme dans une rivière et décident –non par cruauté ou indifférence –de laisser le cadavre sur place, sans le signaler à la police avant de rentrer de leur expédition. Comme dans la plupart des situations où nous nous trouvons dans la vie réelle, le film parle de notre incapacité à évaluer les conséquences de nos actes – avant que celles-ci ne nous rattrapent de manière inattendue...

Le film parle vraiment de ça – de la manière dont cet incident va tourmenter ces hommes et perturber la vie de leurs proches.

Parlez-nous de votre personnage.

Issu d’un milieu modeste Stewart est un homme ordinaire, propriétaire d’un garage. Il était autrefois pilote de rallye et a renoncé à cette vie-là pour s’'installer dans ce village. Ce n'’est pas un type simple, mais il mène une vie plutôt banale et prévisible jusqu’aux événements évoqués. L'’impact de cet incident l'’oblige à se remettre en question, moralement, affectivement et socialement. Comme n'’importe quel couple marié depuis longtemps, Stewart et Claire ont connu des moments difficiles. Ils s'’aiment, mais l'’incident les force à se remettre en question, non pas seulement en tant qu’'individus, mais aussi en tant que couple.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de tourner ce film ?

J’'ai fait la connaissance de Ray Lawrence à New York : il m'’a dit qu’il envisageait le film comme une histoire de fantômes, car l’'incident ne tourmente pas seulement ceux qui en ont été témoins, mais aussi tout leur entourage. Ça m’a semblé intriguant. J'’avais vu LANTANA, et je s'avais qu’il ferait un film intéressant. C'’est un film qui fait réfléchir sur sa propre existence.

Je me souviens des propos de Ray : «je crois que tu devrais tourner ce film. Ce serait vraiment bien que tu viennes en Australie et que tu le fasses. Ce serait certes une expérience professionnelle, mais aussi une expérience spirituelle importante pour toi.» Ses propos ne m’ont pas lâché. Personne ne m’avait jamais parlé en ces termes pour que je fasse un film.

Comment vous êtes-vous adapté à la méthode de Ray Lawrence qui tourne tout en une seule prise ?

C'’est le film le moins conventionnel que j'’ai tourné, et il s'’agissait d’oublier tout ce sur quoi on peut en général se reposer. Tout le dispositif consistait d'’ailleurs à «se lâcher.» C’'est assez effrayant pour la plupart des comédiens car tout ce qui aide les acteurs – le maquillage, les éclairages et la certitude qu’on peut tourner 8 ou 10 prises n’'a plus cours. Chaque comédien est différent. Certains sont bons à la première prise, tandis que d’'autres ne donnent le meilleur d'’eux-mêmes qu’'à la cinquième, sixième ou dixième prise – mais il n’'en était pas question ici.

Du coup, ça donne une liberté incroyable et, en fin de compte, une énorme responsabilité. On peut toujours demander à refaire une prise...

Ray ne donne pas beaucoup de consignes. Il ne dit même pas «Action !» Je n’avais jamais travaillé avec un réalisateur qui ne dit pas «Action», et il commente en général la scène une fois qu’elle est en boîte. Alors, évidemment, ça fout les jetons. Ray vous dira qu’il ne réalise pas le film, et qu’il essaie juste de maîtriser les événements, mais je pense que tout, absolument tout, naît de sa propre vision des choses. Ray ne pense pas et ne tourne pas comme les autres metteurs en scène avec qui j’ai travaillé, et son regard n’appartient qu’à lui.

Que pensez-vous que les gens retiendront de ce film ?

Chacun parviendra à une conclusion différente. Le film soulève toutes sortes de questions éthiques et, dans le cas de Stewart, des interrogations autour de son mariage et de la définition d’un comportement responsable.

Le film parle aussi de sujets importants comme la culpabilité, le remords, l’importance de la communauté, le rituel, le mariage, la sexualité, l’amour, l'’amitié entre hommes et entre femmes... Les réactions des spectateurs seront complexes. D’'un côté, certaines personnes condamneront le comportement de ces hommes. De l’'autre, certains les comprendront.

J’'espère que les gens pourront se reconnaître dans ces personnages confrontés à un terrible dilemme.

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LAURA LINNEY (CLAIRE)

Diplômée de la prestigieuse Juilliard School, Laura Linney a fait ses débuts au théâtre. Après un premier rôle au cinéma dans LORENZO de George Miller en 1992, elle se fait connaître grâce à la mini-série ‘‘Les chroniques de San Francisco’’ (1993), d’'après Armistead Maupin. En 1996, elle partage l'’affiche avec Richard Gere dans PEUR PRIMALE : sa prestation est remarquée par Clint Eastwood qui lui offre un rôle dans LES PLEINS POUVOIRS en 1997. Sa carrière franchit un pas supplémentaire avec TRUMAN SHOW (1998) de Peter Weir et TU PEUX COMPTER SUR MOI (2000) qui lui vaut des citations à la Screen Actors Guild, au Golden Globe et à l’Oscar de la Meilleure Actrice, ainsi que le New York Film Critics Circle de la Meilleure Actrice.

En 2003, elle retrouve Clint Eastwood pour MYSTIC RIVER et interprète LOVE ACTUALLY. Elle est de nouveau citée au Golden Globe et à l’'Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle en 2005 pour DR KINSEY. La même année, elle inscrit son nom au générique de P.S., L'’EXORCISME D’EMILY ROSE et LES BERKMAN SE SÉPARENT. Elle a décroché de nombreuses distinctions au cours de sa carrière, dont deux Emmy pour le téléfilm ‘‘Wild Iris’’ et la série ‘‘Frasier’’.

Comédienne de théâtre accomplie, elle monte régulièrement sur scène et a été citée deux fois aux Tony Awards pour ‘‘Les Sorcières de Salem’’ d’'Arthur Miller et ‘‘Sight Unseen’’. On la retrouvera bientôt dans DRIVING LESSONS, MAN OF THE YEAR de Barry Levinson et BREACH.

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ENTRETIEN AVEC LAURA LINNEY

Quand avez-vous découvert le scénario de JINDABYNE, AUSTRALIE ?

Je l’'ai lu il y a deux ou trois ans. Anthony LaPaglia m’'a téléphonée pour me dire qu’'un réalisateur génial me l’'avait envoyé et que je devrais faire le film. J’'ai écouté Anthony. Le scénario est arrivé, je l’'ai lu et je l’'ai adoré. La nouvelle de Raymond Carver dont il est inspiré est très belle et le scénario est tout aussi formidable. Quand le matériau de départ est magnifique, que l’'adaptation est enthousiasmante et les lieux de tournage inoubliables, c’'est difficile de refuser ...

Comment pourriez-vous définir votre personnage ?

Claire est une Américaine qui a épousé un irlandais et qui vit à Jindabyne avec son mari et leur jeune fils. Elle est tourmentée par les choix qu’'elle a faits et qui engagent le reste de son existence. Comme dans la plupart des couples, elle se pose beaucoup de questions sur son mariage. Son couple bat de l'’aile, même s'’ils s'’aiment encore beaucoup et qu’'ils essaient de se comprendre.

Comment s’est passée votre collaboration avec Ray Lawrence ?

Il fait énormément confiance à ses comédiens et ses collaborateurs. Ray est vraiment resté fidèle à la nouvelle et n’'a pas cherché à se l'’approprier à tout prix.

Certes, il l’'a racontée à sa manière et le film lui est propre - mais il s'ait déléguer en fonction des compétences de chacun tout en étant un merveilleux chef d’orchestre. Le film entier n'’est tourné qu’en une seule prise : j'’avais déjà travaillé comme ça, mais pas sur l'’intégralité du film. Il n’'utilise que des lumières naturelles, et il y a donc très peu de matériel sur le plateau, et tout va très vite. Par chance, j'’avais déjà travaillé comme ça, avec Clint Eastwood par exemple, et je connaissais donc un peu cette méthode. On apprend qu’il faut savoir se détendre, se laisser happer par l’'histoire et ne pas se poser trop de questions. Si on commence à se dire «il ne fait qu’'une prise et il ne faut donc surtout pas la rater,» le résultat ne sera pas bon. Du coup, il faut rester calme, être attentif à ce qu’'on fait, et ne pas essayer de prévoir ce qui va se passer quand la caméra commencera à tourner.

Comment vous êtes-vous préparée à une telle approche ?

Je crois qu’il faut d’'abord essayer de travailler de son côté, puis s’'abandonner à l’'histoire, comme le fait Ray. Je sais qu'’il a pesé la moindre décision avant de la prendre, et qu’il est resté fidèle à la nouvelle et au scénario. Il sait ensuite s'’effacer et laisser les choses se mettre en place. Chacun a sa méthode, et je travaille très différemment sur chaque film. Pour celui-ci, j’'ai lu, relu et relu encore le scénario. Je l'’ai lu tous les jours. Je me souviens qu'’il y avait aux Etats-Unis une école de danse à laquelle on pouvait commander une sorte de kit d’apprentissage dans les années 50 : c'’était comme des semelles qu'’on posait par terre et qui vous aidaient à faire vos premiers pas de danse. C’'est un peu la même chose lorsque vous avez un formidable scénario entre les mains d’un formidable réalisateur.

 

Qu’est-ce que les hommes et les femmes du film ont en commun ?

Chaque personnage du film lutte pour obtenir quelque chose hors de sa portée. Ils luttent pour donner un peu de sens à leur vie, pour trouver leur place ou leur identité. Les choses sont en train de changer pour chacun d’entre eux.

 

Comment s’est passé le tournage en Australie, et notamment dans la région de Jindabyne ?

Je ne connaissais pas ces paysages si vastes et je n'’avais jamais vu un ciel qui me fasse autant penser à un dôme. Il y a bien le Montana ou le Wyoming aux Etats-Unis, mais rien de comparable à Jindabyne. Quand on est dans un pays aussi peu habité, on a vraiment le sentiment que la nature possède une force hallucinante et on ressent pleinement la beauté du paysage. Ça vous touche au quotidien, avec des aspects positifs et négatifs. C'’est à la fois troublant et très beau. C'’est extraordinaire de regarder tout autour de soi et de ne voir personne sur des centaines de kilomètres à la ronde. C'’est très déconcertant car on a le sentiment d’être traversé par des énergies contraires. La beauté sauvage de ce lieu est parfois effrayante...

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(BANDE ANNONCE VOST 2006)

JINDABYNE, AUSTRALIE (BANDE ANNONCE VOST 2006) avec Laura LINNEY - Gabriel BYRNE - Deborrra LEE FURNESS
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