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THE MIST (BANDE ANNONCE VF 2007) avec Thomas Jane, Marcia Gay Harden

Publié le par ERIC-C

THE MIST

de Frank DARABONT (LA LIGNE VERTE - THE MAJESTIC)

avec Thomas JANE - Laurie HOLDEN - Andre BRAUGHER - Marcia GAY HARDEN - Toby JONES - Chris OWEN - Amin JOSEPH - Alexa DAVALOS

Musique : Mark ISHAM

D'après l'oeuvre de : Stephen KING

The Mist

L'HISTOIRE : Alors qu'une brume inquiétante se lève, les habitants d'une petite ville se réfugient dans le supermarché local. Ils sont alors assiégés par des créatures mystérieuses, dissimulées dans le brouillard...

The Mist - Jeffrey DeMunn, Laurie Holden, Frances Sternhagen, Thomas Jane et Nathan Gamble

NOTES DE PRODUCTION

En 1977, alors que Stephen King connaît ses tout premiers succès de librairie, il accepte de céder les droits d'adaptation de ses nouvelles à des metteurs en scène débutants pour la somme symbolique de 1 dollar. C'est ainsi qu'au début des années 80, Frank Darabont écrit, réalise et produit The Woman in the Room dont King apprécie la transposition. "

Je me suis toujours reconnu dans ses personnages et dans son écriture," explique Darabont. "C'est un conteur né qui m'inspire en tant que réalisateur." "Ce qui m'a plu dans The Mist, c'est la manière qu'a King de décrire la désagrégation de la société qui se produit, un peu comme dans Sa majesté des mouches, lorsque les êtres humains sont sous pression et tenaillés par la peur," poursuit le cinéaste. "Depuis que j'ai découvert cette nouvelle en 1980, je me disais que j'aimerais un jour la porter à l'écran, avant même de faire ce métier. Alors que ma carrière de scénariste avait décollé, j'ai commencé à réfléchir au film que je voulais mettre en scène. Et comme King avait aimé mon court métrage, j'ai repensé à adapter The Mist ou Les Évadés. Darabont choisit finalement Les Évadés. "Je m'étais toujours dit que si j'avais un jour la chance de devenir réalisateur, je tournerais des films d'horreur à petit budget," reprend Darabont. Énorme succès public et critique, Les Evadés décroche sept citations à l'Oscar. Si le réalisateur prend une option sur les droits d'adaptation de The Mist dès 1995, il tourne en 1999 une autre transposition d'un roman de Stephen King, La Ligne verte avec Tom Hanks, cité à l'Oscar du meilleur film, puis enchaîne avec The Majestic avec Jim Carrey en 2001. Darabont finit donc par s'atteler à The Mist il y a deux ans : "Je me sentais prêt à m'attaquer à un genre totalement différent de mes précédents films," précise-t-il. "Ce film représentait pour moi l'occasion de renouer avec ma culture d'origine et de tourner enfin un film d'horreur, ce que j'aime par-dessus tout. Je souhaitais aussi me frotter à un style de tournage différent, et laisser tomber la grande précision de la mise en scène à laquelle j'étais habitué pour tourner caméra à l'épaule, en privilégiant la rapidité et en respectant des contraintes budgétaires très strictes. Les plus grands films d'horreur que j'ai vus ont été réalisés avec des moyens extrêmement limités et en un temps record, et je voulais retrouver ces conditions de tournage." Ayant déjà adapté d'autres oeuvres de King, Darabont n'eut pas de difficulté à écrire le scénario : "Cela s'est fait sans mal d'autant plus que le roman est d'une grande richesse," note-t-il. Il s'agissait de conserver le thème central du livre : "il n'y a plus de règles, et la superstition s'est substituée à la raison et la panique à la réflexion," signale le cinéaste. "Ce qui est formidable dans le livre, c'est que, certes, c'est bien le brouillard qui prend les personnages au piège dans le supermarché sans qu'on sache ce qui va se passer. Mais ce n'est pas ce qui se déroule à l'extérieur qui se révèle être le vrai danger, mais c'est la terreur qui règne à l'intérieur lorsque les gens commencent à s'en prendre les uns aux autres.Tout d'un coup, ceux qui étaient jusque-là des amis et des voisins cèdent à la panique et deviennent menaçants." Darabont a tout de même apporté quelques changements à l'intrigue, imaginant ainsi le personnage de Jessup (Sam Witwer). "King me fait confiance," signale le réalisateur. "Les libertés que j'ai prises avec Les Évadés ou La Ligne verte ne l'ont pas gêné et il a vraiment aimé celles que j'ai prises avec cette adaptation. La littérature et le cinéma sont deux moyens d'expression différents, et les changements sont donc inévitables." Si ce film incarne un retour aux sources pour Darabont, il n'en représente pas moins une rupture pour lui : "Il ne s'agissait plus de parler de personnages bien propres sur eux comme dans mes précédents films car, cette fois, le ton était beaucoup plus sombre," reprend le metteur en scène. "Je suis un peu fâché avec le genre humain depuis quelque temps, et ça se sent." L'atmosphère inquiétante du scénario a surpris plus d'un collaborateur de Darabont : "On ne connaît de moi que mon optimisme et mon soi-disant amour de l'humanité," dit-il avec un sourire sadique. "Eh bien désormais, je vais dire aux gens ce que je pense vraiment d'eux." L'an dernier, Darabont a réalisé un épisode de la série The Shield. Il a ainsi fait la connaissance du directeur de la photo Rohn Schmidt dont il a apprécié le style. "The Shield a attiré de nombreux réalisateurs de grand talent comme John Badham et David Mamet," explique Schmidt. Pour The Shield, deux caméras sont utilisées simultanément : elles guettent constamment une expression intéressante chez un comédien ou une luminosité particulièrement belle. "Au lieu de se focaliser sur un seul aspect de la scène, les deux caméras captent tout ce qui se passe sur le plateau," poursuit Schmidt. "Les cadreurs ont la liberté de s'attacher à ce qui leur semble le plus intéressant." Très vite, Darabont est séduit par cette approche. Il fait alors appel non seulement à Schmidt, mais aussi aux cadreurs de The Shield : cette équipe est ce que le réalisateur surnomme son "arme secrète" qui lui a permis de tourner The Mist en 37 jours seulement avec un budget très serré. Stephen King et Darabont accordent beaucoup d'importance aux personnages et donc au casting. Thomas Jane, à l'affiche de The Mutant Chronicles et Dreamcatcher, l'attrape-rêves, s'est vu confier le rôle de David Drayton, affichiste de cinéma et père de famille qui devient héros malgré lui. Le comédien s'est passionné pour le scénario : "Dans 99% des films de genre, les personnages n'ont aucune épaisseur," indique-t-il. "Les scénarios comme The Mist qui accordent une grande importance aux personnages sont les plus réussis. Marcia Gay Harden, actrice oscarisée, campe Mrs Carmody, femme au franc-parler qui a tendance à semer la discorde parmi les habitants pris au piège. "The Mist m'a donné l'occasion de découvrir un genre inédit pour moi," déclare la comédienne. "Mrs Carmody est une sorte de fanatique, très dévouée, mais très instable. Je crois que lorsqu'on est dans une situation extrême, on peut perdre la tête très rapidement." Pour autant, elle reconnaît qu'après avoir lu le scénario, elle n'était pas certaine de pouvoir jouer le rôle. Laurie Holden, déjà à l'affiche de The Majestic de Darabont, interprète Amanda, jeune femme qui noue des liens très forts avec David et son fils. "Ce qui m'a plu dans le scénario," dit-elle, "c'est que les personnages révèlent leur vrai visage dans des conditions extrêmes. Quand le pire se produit, le comportement des gens en dit long sur leur vraie nature." Toby Jones, qui donnait la réplique à Naomi Watts dans Le Voile des illusions, interprète Ollie, gérant du supermarché contraint de se comporter en héros pour sauver sa vie et celle de ses compagnons d'infortune. "C'est un film très différent de tout ce que j'ai fait jusque-là," explique-t-il. "On ne sait rien de la vie des personnages avant que ces événements n'aient lieu. Et, d'une certaine manière, on n'a pas vraiment besoin de le savoir. Ce que le public apprécie, c'est l'enchaînement rapide des événements." Le tournage commence le 20 février 2007 à Shreveport en Louisiane, ville qui attire de plus en plus d'équipe de films. Outre le chef-opérateur Rohn Schmidt et le monteur Hunter Via, Darabont fait appel à ses amis comme le chef décorateur Greg Melton et la chef costumière Gigi Ottobre-Melton. "En lisant le scénario, je me suis demandé comment on allait surmonter certaines difficultés," poursuit Schmidt. "Par exemple, comment filmer le brouillard ? Comment faire en sorte qu'il ressorte bien à l'image, qu'il ait de la densité et du volume ? " "Ce film est très ambitieux. Quand j'ai vu les story-boards, j'en suis resté bouche bée," reprend Greg Melton. "Il y avait un nombre de plans hallucinant, et énormément de scènes d'action." La plus grande difficulté pour Melton consista à construire le supermarché Food House, d'une surface de plus de 1100 m2 sur le plateau A des studios StageWorks en six semaines seulement ! Pour que le supermarché soit vraisemblable, il fallait qu'il soit suffisamment achalandé. "On devait également faire en sorte que la disposition du supermarché nous permette de suivre le déroulement de l'intrigue," indique Melton. Le réalisateur et son décorateur s'inspirèrent des magasins californiens des années 60 qu'ils avaient connus dans leur jeunesse. Une fois achevé, le supermarché comportait cinq caisses, huit allées, un rayon boucherie, un rayon fruits et légumes, un rayon surgelés et un rayon vins. À l'exception des biens périssables, l'ensemble des produits, fournis par de grandes enseignes en échange de placement de produit, étaient véridiques. Ces produits furent offerts à plusieurs organisations caritatives après la fin du tournage. Autre choix esthétique : la palette de couleurs vives. "Au début du film, je voulais des tons vifs," poursuit Melton. "Alors que le brouillard tombe sur le supermarché, l'atmosphère est de plus en plus morbide et les couleurs deviennent plus sombres et menaçantes." Les comédiens n'ont pas été déconcertés par le rythme soutenu du tournage. "J'aime ce genre de tournage," note Thomas Jane. "J'avais le sentiment qu'il s'agissait d'un reportage de guerre où la caméra cherche à capter les combats et où tout peut arriver à tout moment." Jeff DeMunn ajoute : "Jamais un tournage ne m'a autant fait penser au théâtre. Il faut être constamment sur le qui-vive." D'autres ont eu besoin d'un peu plus de temps pour s'adapter au dispositif. "On ne savait jamais où était la caméra !," signale Laurie Holden. "Frank m'avait prévenu que cela ne serait pas de tout repos, et qu'il fallait que je me prépare à toute éventualité, et il avait raison !" Le tournage s'avéra libérateur pour Frank Darabont. "Pour lui, la mise en scène est un sport collectif," précise Denise Huth. "Je le charrie en lui disant qu'il n'est qu'un gamin qui s'amuse avec ses jouets." "Frank est extrêmement intuitif," déclare Thomas Jane. "Si le dialogue ne fonctionne pas, il préfère le modifier pour que le comédien se sente à l'aise avec sa réplique." Le temps de tournage était si serré que chaque journée apportait son lot de surprises. Même le cadreur Richard Cantu avoue avoir eu peur pendant la scène où Mrs Carmody affronte Jessup et galvanise la foule en délire : cette séquence demanda la présence de l'ensemble des comédiens et d'une centaine de figurants. "J'avais le coeur qui battait la chamade," explique Laurie Holden. "L'affrontement entre Jessup et Mrs Carmody était hallucinant parce que la violence de la foule semblait totalement réelle." "Cela m'a vraiment surprise de voir à quel point cette scène était terrifiante," reprend Denise Huth. "J'avais beau savoir que tout était joué, je n'avais jamais assisté à une telle tension sur un plateau." L'efficacité de la scène est à mettre au crédit du jeu nuancé de Marcia Gay Harden car une comédienne de moindre envergure aurait facilement pu verser dans la caricature. Après avoir envisagé plusieurs possibilités, le réalisateur, Harden et la costumière Gigi Ottobre-Melton mirent au point le style du personnage qu'ils surnommèrent "la fille du pasteur." "Frank voulait qu'elle ait l'air d'une bonne soeur," précise Harden. "Je préférais qu'elle ressemble à une fille de pasteur, car cela me semblait plus subtil. Je ne voulais pas qu'elle soit franchement laide et Frank a fini par tomber d'accord avec moi. Et, d'ailleurs, mon personnage devient une diva après avoir été une grosse bonne femme en tailleur !" Autre scène éprouvante : celle où les oiseaux et les insectes envahissent le supermarché, semant panique et chaos parmi les habitants. La séquence a été filmée en six jours, soit un sixième du temps total de tournage. "Cette scène représentait une dizaine de pages dans le scénario et elle impliquait presque tous les comédiens." La scène du "tremblement de terre" a également nécessité une organisation des plus rigoureuse. Une centaine de comédiens et figurants, entassés dans l'espace exigu du supermarché, furent projetés par terre par des secousses imitant celles d'un séisme. Un dispositif piloté par un membre de l'équipe technique et fixé aux lampes murales faisait vaciller celles-ci dangereusement. Enfin, un bruit assourdissant prit les comédiens par surprise afin de les faire réellement sursauter. La scène fut tournée en une seule prise. Les effets spéciaux et visuels jouent un rôle déterminant dans le film. Le superviseur Effets spéciaux Darrell Pritchett s'est vu confier la réalisation des effets non numériques, comme le brouillard conçu grâce à un mélange d'eau et de glycol de propylène. En l'espace de quelques minutes, le plateau se retrouva totalement envahi par la brume. "Quand on s'est retrouvés à Shreveport et que Darrell a fait ses essais de brouillard, on est tous restés stupéfaits," se souvient Randi Richmond. "On ne voyait pas à un mètre cinquante devant soi." 300 plans d'effets visuels ont également été conçus pour le film par le superviseur Effets visuels Everett Burrell. Greg Nicotero, de son côté, était en charge des effets maquillage et travailla en étroite collaboration avec Burrell. Tout amateur de science-fiction ou de cinéma d'horreur aurait été ravi de visiter son atelier et d'y découvrir des tentacules en polystyrène peintes à la main, des moulages de cadavres décomposés, des insectes et des oiseaux géants ainsi que des boîtes de préservatifs (formidables pour simuler le sang qui gicle). Nicotero et Darabont passèrent plusieurs mois à concevoir les monstres. "C'est difficile d'imaginer un monstre de nos jours car ils ont presque tous été inventés," note Darabont. "Par chance, j'ai collaboré avec Greg Nicotero. Nous avons tous les deux lu Famous Monsters of Filmland quand on était jeunes et nous parlions donc le même langage : nous avons les mêmes références de films obscurs que nous sommes seuls à connaître…" Dans le livre, King évoque des araignées, des oiseaux, des insectes et des créatures dotées de tentacules sans pour autant les détailler précisément. Leur transposition à l'écran représentait donc un vrai défi. "Il s'agissait de rester fidèle à King, mais sans que nos monstres ne rappellent trop directement les créatures d'un autre film d'horreur," indique le réalisateur. "J'ai trop vu de dragons et de dinosaures au cinéma : je voulais quelque chose de nouveau." Everett Burrell conçut un programme informatique pour plusieurs scènes permettant de visualiser une scène comportant des effets numériques sur un ordinateur portable avant de la tourner. Contrairement à la nouvelle de King, le film ne propose pas une fin ouverte. "Ce qui m'avait fait un peu peur dans le livre, c'est qu'on ne sait pas vraiment comment l'histoire se termine. Mais, pour le film, je pense que cela aurait été gênant. Du coup, j'ai imaginé une fin plus marquée." Le réalisateur s'en est entretenu avec Stephen King : "Il m'a envoyé un e-mail où il me dit que s'il avait lui-même pensé à une telle fin, il l'aurait utilisée dans son livre," conclut Darabont. "J'avais donc son assentiment."

The Mist - Thomas Jane

The Mist - Thomas Jane, William Sadler et Marcia Gay Harden

The Mist - Thomas Jane et Nathan Gamble

 

(BANDE ANNONCE VF 2007)



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