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TEL PERE TELLE FILLE (BANDE ANNONCE 2006) avec Vincent Elbaz, Daisy Broom

Publié le par ERIC-C

TEL PERE TELLE FILLE
de Olivier de PLAS
avec Vincent ELBAZ - Elodie BOUCHEZ - Léa DRUCKER - Frédérique BEL - Daisy BROOM
Tel père, telle fille
L'HISTOIRE : A 30 ans, Bruno, rock-star has been, vit toujours aux crochets de sa petite amie. Les temps sont durs... surtout quand une ex ressurgit de nulle part pour lui apprendre qu'il est le père de Nancy, 13 ans, dont il n'a jamais soupçonné l'existence. Il va alors faire la connaissance de cette jeune fille bien déterminée à vivre pleinement sa crise d'adolescence, alors que lui-même n'en est pas encore sorti. Epaulé par sa meilleure amie Sandra, c'est l'occasion pour Bruno de grandir enfin...
Tel père, telle fille - Daisy Broom, Léa Drucker et Elodie Bouchez
Du livre au film
 
Rencontre avec un producteur comblé, François Kraus
C’est en 1995 que François Kraus et Denis Pineau-Valencienne ont créé Les films du kiosque en se lançant dans la production de différents courts-métrages qui aboutiront souvent, comme c’est aujourd’hui le cas pour Olivier De Plas, sur des premiers longs. En 2001, ils produisent ainsi Une affaire qui roule de Eric Véniard et Oui, mais… de Yves Lavandier. Suivront Une vie à t’attendre de Thierry Klifa en 2004, Le rôle de sa vie de François Favrat en 2004 et, plus récemment, Pardonnez-moi de Maïwenn le Besco. Cette année, ils ont suivi le développement de plusieurs films, L’ennemi intime de Florent-Emilio Siri, Deux vies plus une de Idit Cébula et Tel père, telle fille, projet qu’ils ont initié avec passion et énergie.
Un coup de foudre
 
Tel père, telle fille, c’est, à l’origine, le coup de foudre de deux producteurs pour un livre, celui de Virginie Despentes, Teen Spirit, que François Kraus et Denis Pineau-Valencienne, ont tous les deux littéralement dévoré : " Nous avons été emballés, non seulement par l’histoire, mais également par la qualité littéraire de ce roman et nous avons eu immédiatement la ferme conviction qu’il pouvait en ressortir un film.". Le ton de Virginie Despentes les touche, leur parle, il y a une évidence: " Je suis fou de cette femme, elle est brillante et pose un regard très perspicace sur le monde dans lequel nous vivons. Elle sait d’ailleurs saisir aussi bien les problématiques des femmes que celles des hommes. Ce qui est incroyable dans Teen Spirit, c’est qu’il est écrit à la première personne par une femme réussissant parfaitement à se mettre dans la peau d’un héros masculin, ce qui est très rare et les lectrices se retrouvent forcément, parallèlement, dans ce que traversent l’une ou l’autre des femmes qui entourent le héros. ".
Une évidence qui se concrétise car, au-delà de l’émotion qui se dégage du récit, les thèmes abordés par Virginie Despentes se rapprochent effectivement d’une intéressante modernité, d’une vision très actuelle de la paternité et de la famille recomposée. Des thèmes par lesquels François Kraus et Denis Pineau-Valencienne se sentent concernés, ce qui les conforte dans leur désir de se poser très vite sur ce projet : " Il faut savoir s’extraire de ses histoires personnelles, mais, involontairement, on raccorde certaines choses à sa propre vie. Je suis, comme d’autres de mes collaborateurs, papa d’un petit garçon dont j’ai la garde alternée et je me suis retrouvé beau-père de deux autres gamins, dont, justement, une adolescente de 15 ans alors que j’en avais à peine 35. Les angoisses de Bruno, je les connais. Les trentenaires sont encore souvent de grands adolescents ayant du mal à avancer dans leur vie, à se positionner, notamment en tant que père. Quel est le meilleur comportement, être un papa copain, un papa sévère… ? Etre père, finalement, c’est avoir peur, peur pour l’avenir de son enfant, peur de mal agir… et nous faisons tous des erreurs. En refermant le roman, on a vraiment le sentiment d’avoir saisi l’errance de toute une génération, et c’était ce que nous avions envie de proposer, une photographie, peut-être moins ambitieuse, de notre génération, montrer ce que c’est aujourd’hui que d’être papa, d’être parents quand on a 35 ans. Aborder ces thématiques en les traitant avec une certaine légèreté très rock’n roll nous excitait beaucoup ".
Une osmose immédiate
 
Il fallait ensuite pouvoir concrétiser ce désir que plusieurs autres producteurs avaient eu avant eux, Teen Spirit étant déjà sorti depuis près de trois ans lorsqu’ils s’y intéressent. Le temps joue en leur faveur, puisqu’à l’époque de son lancement, Virginie Despentes, espérant pouvoir l’adapter elle-même, a refusé de céder les droits de son roman en dépit des insistantes sollicitations de certains grands noms du cinéma. Lorsque François Kraus et Denis Pineau-Valencienne la contactent, ayant abandonné cette idée, elle accepte de les écouter.
Ils décident de lui présenter immédiatement un jeune réalisateur dont le ton est proche du sien: " Nous avions l’impression que l’univers d’Olivier de Plas, son humour décalé, la façon dont il traite ses personnages correspondaient à celui de Virginie. Il a adoré le roman et nous avons enchaîné du coup sur un premier rendez-vous. Etrangement, ils ont très peu parlé ensemble, ils se sont observés et il y a eu une connexion immédiate entre eux. ".Virginie visionne alors les courts-métrages d’Olivier, donne son accord, le projet est lancé.
Un harmonieux cheminement
 
Pour seconder Olivier De Plas dans l’écriture du scénario, François Kraus et Denis Pineau-Valencienne lui présente un scénariste qu’ils apprécient, Bernard Jeanjean, parallèlement réalisateur, qui apporte son talent à l’écriture de cette histoire: " Ils s’y sont mis ensemble et, tout en restant fidèle à la dramaturgie, au ton du roman, en se glissant avec une remarquable aisance dans l’écriture de l’auteur, ils sont parvenus à personnaliser cette histoire, à en imposer une nouvelle vision assez percutante.
Si la première réaction de Virginie Despentes, lorsqu’elle lit le scénario, est celle, évidente, d’un auteur désorienté qui ne se retrouve dans cette nouvelle version de son roman, restructuré, elle réussit très vite à prendre le recul nécessaire pour l’apprécier, ce qui rassure les producteurs pour lesquels il était primordial d’avoir son entière approbation, son soutien.
Une avancée idéale du projet que vient renforcer un montage financier étonnamment facile à mettre en place. Avant même que le casting ne soit défini, les partenariats étaient signés, ce qui est assez rare : " C’est un sujet qui motivait vraiment nos interlocuteurs et nous avons pu monter ce film dans des conditions exceptionnelles. ".
Pour incarner Bruno, il fallait ensuite trouver quelqu’un de vif, à la fois touchant et drôle : " Nous avons eu la chance que Vincent Elbaz accepte de tenir ce rôle pour lequel il s’est avéré parfait. Il a un côté très sexy, très rock’n roll et en même temps une certaine forme d’immaturité.".
Les principales orientations étant fixées, la structure étant posée, François Kraus et Denis Pineau-Valencienne s’effacent, cèdent la place au réalisateur auquel il laisse une entière liberté, se contentant d’être présents : " Nous sommes ravis, en tant que producteurs, d’avoir pu réunir autour d’un désir, d’un sujet qui nous avait emballés, différents talents qui se sont épanouis dans une évidente complicité. Ensuite c’est le film d’Olivier et pas celui des producteurs, il fallait lui laisser la possibilité de s’exprimer et de s’épanouir. ".
L’épanouissement d’un jeune cinéaste
 
S’il envisage dans un premier temps d’obtenir un diplôme de Philosophie et d’Histoire de l’art, c’est une maîtrise de cinéma qu’il décroche. Son chemin croise ensuite très vite celui de François Kraus et de Denis Pineau-Valencienne, qui lui donnent en 1997 l’occasion de réaliser son premier court-métrage, Une place au soleil. Ils poursuivent cette aventure commune avec trois autres courts, 1020 hectopascals en 1998, Gaïa en 1999 et Libre échange en 2004. Tel père, telle fille est son premier long-métrage, il s’y est investi avec fougue, le récit de Virginie Despentes coïncidant parfaitement avec son propre univers.
 
 
 
 
Tel père, telle fille - Vincent Elbaz
 
 
Tel père, telle fille - Vincent Elbaz et Daisy Broom
 
 
Tel père, telle fille - Vincent Elbaz et Daisy Broom
(BANDE ANNONCE 2006)



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