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CAPTIVITY de Roland JOFFE avec Elisha CUTHBERT - Daniel GILLIES - Pruitt TAYLOR VINCE

Publié le

CAPTIVITY (2007)

de Roland JOFFE (MISSION, LA CITE DE LA JOIE, LA DECHIRURE, LES AMANTS DU NOUVEAU MONDE, VATEL...)

avec Elisha CUTHBERT - Daniel GILLIES - Pruitt TAYLOR VINCE - Maggie DAMON - Michael HARNEY

Musique de Marco BELTRAMI 

INTERDIT AUX - 16 ANS

Captivity

 

L'HISTOIRE : 

Jennifer Tree est la nouvelle top que s'arrachent les photographes et couturiers new-yorkais.
La fille qui fait rêver le grand public... pour le meilleur et pour le pire.
Un soir, Jennifer est suivie dans la rue par un homme, qui parvient à la droguer. Elle se réveille dans une cellule préparée à son attention et remplie d'objets personnels volés dans son appartement. Son ravisseur l'oblige à regarder des vidéos de femmes torturées dans cette cellule, avant de la soumettre elle-même jour après jour à d'horribles sévices.
Durant son calvaire, Jennifer découvre qu'elle n'est pas seule. Un jeune homme, Gary, est également retenu en captivité dans la pièce voisine. Elle entre en contact avec lui, dans l'espoir de trouver une issue à son cauchemar.

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NOTE D'INTENTION DU REALISATEUR

J'avais depuis longtemps envie de réaliser un thriller. Le propre du thriller est de soumettre ses personnages à des tensions extrêmes, dévoilant du même coup leur vraie nature. C'est une alchimie que je trouve fascinante.

CAPTIVITY est à la fois un thriller et une histoire d'amour hors normes qui parle de la peur d'aimer, de la découverte de l'amour en un temps, un lieu et des circonstances inattendus. L'histoire m'a plu par son originalité et les challenges qu'elle me lançait. Sous-tendu par un érotisme latent, le film communique un sentiment croissant de danger physique et psychologique. J'ai trouvé passionnant de développer cette dimension avec mes acteurs et mon chef opérateur, en observant ce qu'ils y apportaient par leur travail. L'intrigue se déroule essentiellement dans deux décors : une maison et une cellule. Ce confinement sert d'autant mieux le film que les personnages évoluent de façon surprenante. Captifs avec eux, nous partageons plus intensément leurs épreuves, leurs peurs et leur douleur. Etre kidnappé est une expérience traumatisante, mais devenir la proie d'un psychopathe obsessionnel supérieurement intelligent est réellement terrifiant. Surtout lorsque celui-ci a étudié sa victime et sait sur quels ressorts jouer pour la terroriser, la paniquer et, finalement, la soumettre.

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UN THRILLER ET UNE HISTOIRE D'AMOUR...

Le destin de JENNIFER TREE, la captive, se joue entre ombre et lumière. Jennifer a une peur panique de l'obscurité, que met à profit son ravisseur. Il éclaire sa cellule lorsqu'il veut la "récompenser", et la plonge dans les ténèbres lorsqu'il lui prend l'envie de la châtier. La lumière devient intolérable à Jennifer car elle met à nu ses terreurs. Les ténèbres lui offrent paradoxalement un refuge - un refuge temporaire où vont grandir des peurs encore plus redoutables. Ce balancement engendre une dynamique visuelle richement évocatrice, sensuelle et menaçante, qui vous "embarque" avec Jennifer et vous fait pleinement vivre ses expériences.Du fond de ses propres ténèbres, ce geôlier et tueur raffiné a choisi pour exprimer ses tourments le magnifique poème de T. S. ELIOT "The Wasteland", dont il sème des extraits comme autant d'indices matériels et de reflets de sa vision tragique de l'univers. Ce beau poème sur la condition humaine est aussi en résonance avec le sous-texte de CAPTIVITY.

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NOTES DE PRODUCTION

CAPTIVITY est la première coproduction russo-américaine de la société RAMCO, fondée en 2002 par LEONID MINKOVSKI et SERGE KONOV. Le projet débuta en septembre 2004, lorsque MARK DAMON (IL ETAIT UNE FOIS EN AMERIQUE, LE BATEAU, MONSTER) adressa aux deux producteurs russes le scénario de LARRY COHEN (CELLULAR, PHONE GAMES). "Il n'y avait pas eu de vraie coproduction russo-américaine jusqu'ici", souligne Damon. "L'infrastructure des Studios Mosfilm s'y prêtait, et j'ai été heureux d'ouvrir la voie avec ce film." Conscients que CAPTIVITY pouvait être bien plus qu'un thriller, Damon et ses associés choisirent de faire appel à ROLAND JOFFE (LA DECHIRURE, MISSION). "Nous avions avec lui la garantie de produire un film de genre hors normes", explique Konov. Et Minkovski d'ajouter : "Grâce à Joffé, le script prit une toute autre dimension, sortant du cadre du film d'horreur pour aboutir à un fascinant thriller psychologique." L'option Joffé s'avéra d'emblée payante. Faisant sien un script palpitant, Joffé lui conféra le niveau d'intensité dramatique et les touches personnelles qui sous-tendent ses meilleurs films. "C'est un réalisateur exceptionnellement créatif. Habité par une vision très précise, il galvanise toute son équipe et en exige le maximum", note Minkovski. "Autant dire qu'il n'est pas toujours facile, mais qu'on peut difficilement contester ses choix au vu du résultat final." L'histoire originale contenait tout le suspense et les temps forts qu'on attend d'un virtuose du thriller en huis clos comme LARRY COHEN, mais le film étoffe et enrichit la situation de base pour aborder les mécanismes de la peur (peur de la claustration, de la séparation, angoisse des ténèbres), la thématique de la domination, etc. Directeur d'acteurs attentif, de formation théâtrale, Joffé aida sa jeune vedette, ELISHA CUTHBERT ("24"), en rédigeant à son intention un "journal intime de Jennifer" et en dotant son personnage d'un riche background. "Elisha était un choix idéal", remarque en outre Damon. "Elle n'est pas seulement belle et douée, mais a aussi de nombreux fans qui s'identifient fortement à elle et ses rôles." L'actrice tira pleinement profit de ce patient travail : "Quantité de petites scènes de ce film ont pris sur le plateau une tournure inattendue et sont devenues réellement émouvantes grâce à Roland et à la complicité qui s'est nouée entre DANIEL GILLIES et moi." Gillies, qui tient le rôle de Gary, compagnon de détention de Jennifer, observe pour sa part : "Prenant pour tremplin une situation hyperdramatique, le film acquiert une vraie dimension psychologique et se mue en une étonnante histoire d'amour."S'ajoutant au huis clos, une savante utilisation de la lumière renforce la tension : "Jennifer a une peur panique de l'obscurité. Son ravisseur le sait et en joue", explique Joffé. "Pour l'amadouer, il laisse de la lumière dans sa cellule, mais l'éteint chaque fois qu'il lui prend l'envie de la châtier. Il l'enferme ainsi dans un cycle infernal : la lumière révèle les terreurs de la captive, l'obscurité devient son refuge, mais un refuge temporaire où naissent et prospèrent d'autres peurs, encore plus intenses", explique Joffé. Nous sommes fréquemment à l'origine de nos peurs et inhibitions, souligne Joffé : "Être captif, ce n'est pas nécessairement être enfermé entre quatre murs ; on peut aussi se laisser piéger par son propre cerveau, et se retrouver captif de soi-même. C'est cette double et tragique captivité que vit Jennifer. Le directeur de la photographie DANIEL PEARL appliqua un soin particulier aux éclairages, en jouant sur l'alternance lumière/obscurité, en renforçant l'impact émotionnel du film tout en maintenant une image d'une constante qualité. Le chef décorateur ADDIS GADZHIEV créa un espace propre à faciliter le travail des comédiens et qui donnait aux personnages un surcroît de présence et de relief. Procédant par échange d'e-mails, Joffé définit avec lui l’ambiance spécifique qu'exigeait le film. "Addis, sans s'être jamais rendu aux Etats-Unis, a capté à merveille le feeling d'une maison de la classe moyenne new-yorkaise", note Damon. À son retour à Moscou pour un mois de préproduction, Joffé découvrit les deux décors principaux, occupant chacun quelque 150 m2 des plateaux Mosfilm : celui de la cellule et du "poste d'observation" du ravisseur d'une part, celui de la maison, inspiré de photos et documents iconographiques recueillis sur Internet, d'autre part. Un espace austère, quasi stérile, remarquablement fidèle à l'architecture locale, et reflétant à lui seul les frustrations et les peurs des personnages.

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