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GOMEZ vs TAVARES avec Stomy BUGSY - TITOFF - Jean BENGUIGUI

Publié le

GOMEZ vs TAVARES (2007)

de Gilles PAQUET-BRENNER et Cyril SEBAS

avec Stomy BUGSY - TITOFF - Jean BENGUIGUI - Noémie LENOIR - Daniel DUVAL - Jean-François GALOTTE - Claude BROSSET

Stomy Bugsy et Titoff. SND

L'HISTOIRE : 

Tonton est mort... et il a planqué l'héritage ! Qui de Gomez et Tavarès mettra la main sur le magot en premier sachant qu'ils ne sont pas seuls sur le coup ! Se partageront-ils le butin ? Nos deux flics se lancent dans une redoutable chasse au trésor où tous les coups sont permis...

NOTES DE PRODUCTION

STEPHANE MARSIL

Une amicale épopée

Stéphane Marsil produit une dizaine de films avec son associé Xavier Gélin. En 1999, après la disparition brutale de ce dernier, il poursuit seul l'’aventure d’'Hugo Films en développant des projets toujours aussi éclectiques, allant de Se souvenir des belles choses de Zabou Breitman en 2002, Arsène Lupin de Jean-Paul Salomé en 2004, aux Aristos de Charlotte de Turckheim en 2006. Sa rencontre avec Gilles Paquet-Brenner, qu'’il lance en soutenant deux de ses courts-métrages, Dolly Girl en 1999 et Le marquis en 2000, s'’ouvre sur une collaboration amicale, riche et dynamique, avec Les jolies choses en 2001 puis Gomez et Tavares en 2003. Ils signent ensemble cette année deux nouveaux films, UV et Gomez contre Tavares.

Une première expérience enthousiasmante

Du premier volet, Stéphane Marsil garde de très bons souvenirs d’'autant plus que ce projet s’'inscrivait directement dans le cadre d'’une collaboration qu'’il venait de commencer à mettre en place avec Gilles Paquet-Brenner. L'’aventure des Jolies choses, film très prenant, adapté du roman de Virginie Despentes, s’'achevait, ils avaient envie de se poser ensemble sur une nouvelle histoire plus légère. Gilles Paquet-Brenner entend alors par hasard dans sa voiture la chanson de Gomez et Tavares, il en parle à Stéphane qui trouve immédiatement le concept amusant : "Nous sommes partis là-dessus et cette récréation s’est très vite imposée comme un sympathique périple autour d'’un genre alors très peu abordé par les réalisateurs français, une comédie d’'action proche des buddy movies à l’'américaine".

Si, du côté de la production, la gageure était de lancer une grosse machine avec un budget limité, l’'équipe réussit à contourner et à surmonter la plupart des difficultés : "L’aventure du premier s’est révélée, sincèrement, formidable. Nous nous sommes amusés à défricher des personnages décalés et originaux, qui n'’existaient qu'’au travers d'’une chanson et c'’était assez excitant d’en faire de vrais personnages, à construire un duo autour de deux comédiens qui n’'étaient pas encore implantés dans le paysage cinématographique. Nous avions dressé des barrières quasiment infranchissables, notamment des décors très compliqués à mettre en place, mais nous avons réussi, tous ensemble, à échafauder ce que nous imaginions. Aujourd'’hui, avec les défauts que nous lui reconnaissons, Gomez et Tavares reste un film divertissant".

La mise en place du second volet des aventures de Gomez et Tavares

Au-delà des efforts de chacun, il reste de ce premier tournage, un goût d’'amitié, baigné par le soleil et la chaleureuse ambiance marseillaise. Un dernier jour de tournage époustouflant, une fin galvanisante, un duo qui fonctionne, des comédiens qui s'’entendent merveilleusement bien. Chacun imagine une suite, l'’espère. Mais, il n’était pas non plus question d’écrire une suite juste pour se retrouver, il fallait aller plus loin que cette seule notion de plaisir : "Lorsque-nous avons décidé de poursuivre cette histoire, nous avons exploré différentes pistes afin de trouver une vraie substance donnant du corps au récit".

Il fallait le déclic, l'’idée qui correspondrait au genre du film et qui permettrait aux comédiens d’'approfondir leur jeu. Gilles Paquet-Brenner souhaitait creuser certains angles en s’appuyant sur la marginalité des personnages pour fustiger, avec humour, quelques travers de la société. Une première option repose sur la présence de Jean Yanne, sa mort brutale remet alors en cause le projet : "C’est une rencontre qui nous a tous beaucoup marqués. Il était la figure emblématique du premier volet, il devenait donc difficile de rebondir sans lui. Nous voulions lui rendre hommage, en même temps il fallait parer à son absence, changer notre première optique qui faisait de Tonton le personnage central de ce nouvel opus. C'’est Gilles qui a finalement proposé de partir de ce qu'’il laissait derrière lui, de son héritage, d'’une lettre. Il déclenche toute cette nouvelle histoire".

Stéphane Marsil suit alors minutieusement l'’évolution du scénario, accompagne le projet : "Produire un film c'’est enfanter, accoucher. Nous avons un rôle de suiveur, d'’accompagnateur, tout en étant le premier spectateur. Nous avons donc un certain recul qui était d'’autant plus nécessaire ici qu'’il y a eu plusieurs auteurs, puis deux réalisateurs".

Deux regards complémentaires

En raison des disponibilités de certains acteurs, Gilles Paquet-Brenner se retrouve face à deux projets qui s’'enchaînent et lui tiennent à coeœur, UV et Gomez contre Tavares. Il est impossible pour lui de préparer consciencieusement le second en suivant le premier. Il se tourne alors vers Cyril Sebas, qui commence, dans un premier temps, par mettre en place la structure du film. Il en pose les bases, ce qui laisse à Gilles Paquet-Brenner la possibilité d'’achever le tournage d’UV avant de rejoindre l’'équipe de Gomez contre Tavares qu'’il co-réalise avec Cyril Sebas, chacun supervisant principalement des séquences différentes : "Une co-réalisation n'’est pas forcément facile à gérer, il faut en trouver l’'équilibre. Gilles avait une antériorité, une connaissance du projet que Cyril a parfaitement respectée. Nourri par de nouvelles expériences, il a évolué. Sa vision s’est affinée et il s’'est associé à un nouveau chef opérateur qui nous a suivis d’UV sur Gomez contre Tavares. Cyril de son côté, de par sa connaissance des clips, a un rythme et une manière singulière de faire bouger les acteurs dans l’'action et donne de l’'énergie au récit. Cette duplicité était cohérente, ils ont chacun leurs spécificités et leurs univers se rejoignent parfaitement. Cette suite reste ainsi dans la lignée du premier volet, une comédie d’'action assez gaie, ayant une même insolence, mais l’'ambiance générale en est plus urbaine, plus âpre, plus dense".

Stomy face à Titoff

Si Tavares affronte Gomez, Titoff et Stomy se nourrissent de leur complicité. Ils se reflètent l’'un dans l’'autre, leur personnalité et leur amitié transparaissent sur l’écran : "Le film repose sur ce face à face auquel ils apportent chacun un côté irrévérencieux, nonchalant pour Tavares et dur pour Stomy. Gilles a su parfaitement utiliser ce qu'’ils sont tous les deux dans la vie. Ce sont des personnages attachants, plus bad guys ici, leur insolence devient plus violente, notamment envers les institutions. Ce qui me plait c’est que ce sont des personnages qui, même s'’ils sont loin de nous, ont des failles. Ils font penser à des héros de bande dessinée, drôles, excessifs, tout aussi tendres qu’'insupportables. Et les nouveaux venus, comme la Veuve noire ou le père de Tavares, se fondent dans cette même verve".

AUTRE SEQUELLE : GOMEZ ET TAVARES (2003) avec Stomy BUGSY - TITOFF

 

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