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LIONS ET AGNEAUX (BANDE ANNONCE VF 2007) avec Tom CRUISE, Robert REDFORD, Meryl STREEP (Lions for Lambs)

Publié le par ERIC-C

LIONS ET AGNEAUX (LIONS FOR LAMBS)
de Robert REDFORD (L'HOMME QUI MURMURAIT A L'OREILLE DES CHEVAUX - QUIZ SHOW - ET AU MILIEU COULE UNE RIVIERE - DES GENS COMME LES AUTRES - MILAGRO - LA LEGENDE DE BAGGER VANCE)
avec TOM CRUISE - ROBERT REDFORD - MERYL STREEP - Peter BERG
Lions et agneaux - Affiche américaine
L'HISTOIRE : L'histoire poignante et complexe de plusieurs personnes impliquées de près ou de loin dans le combat américain contre le terrorisme : un sénateur qui essaye de vendre la dernière stratégie globale à une journaliste d'information de télévision, un professeur universitaire idéaliste qui essaye de convaincre le plus prometteur de ses élèves de changer de vie, et deux jeunes hommes qui combattent dans les montagnes enneigées d'Afghanistan, dont le seul désir dans leur vie est de rejoindre l'armée américaine dans le combat global dans la lutte contre le terrorisme.
 
(BANDE ANNONCE VF 2007)



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NOTHING avec David Hewlett, Andrew Miller, Gordon Pinsent, Marie-Josée Croze, Andrew Lowery

Publié le

NOTHING (2003)

de Vincenzo NATALI (CYPHER - CUBE)

avec David Hewlett, Andrew Miller, Gordon Pinsent, Marie-Josée Croze, Andrew Lowery

Nothing

L'HISTOIRE : 

Co-locataires et amis d'enfance, Dave et Andrew vivent en marge de la société. Parce qu'ensemble, ils se sentent plus forts face à ce monde qui les rejette et les oppresse, ils partagent une vieille maison coincée entre deux bretelles d'autoroute.
Alors que les ennuis s'abattent sur eux, que leur maison, leur seul refuge, doit être détruite, Dave et Andrew se retrouvent soudain projetés dans un autre monde.
Sont-ils au paradis ? en enfer ? dans une dimension parallèle ? Toujours est-il que leur nouveau monde ne présente pas que des avantages...

Nothing

Nothing

 

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Stardust, le mystère de l'étoile avec Charlie Cox, Claire Danes, Sienna Miller, Robert de Niro, Michelle Pfeiffer

Publié le

STARDUST LE MYSTERE DE L'ETOILE (2007)

de Matthew VAUGHN (LAYER CAKE)

avec Claire DANES - Michelle PFEIFFER - Robert DE NIRO - Peter O'TOOLE - Charlie COX - Sienna MILLER - Ricky GERVAIS

Le Mystère de l'étoile - Affiche américaine

L'HISTOIRE : 

Dans un petit village, la population est divisée entre humains et détenteurs de pouvoirs magiques. Les deux groupes sont séparés par un mur mais une fois tous les 9 ans, une fête leur permet de se rencontrer.
Tristan, jeune garçon mortel, y tombe amoureux d'une jolie demoiselle habitant de l'autre côté du mur et lui promet de retrouver une étoile perdue pour qu'ils puissent être réunis. Commence alors une fantastique épopée à travers le royaume.

Le Mystère de l'étoile - Affiche américaine

Le Mystère de l'étoile

Le Mystère de l'étoile

Le Mystère de l'étoile - Sienna Miller et Charlie Cox

Le Mystère de l'étoile - Robert De Niro, Claire Danes et Charlie Cox

Le Mystère de l'étoile - Robert De Niro et Charlie Cox

Le Mystère de l'étoile - Claire Danes

 

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DANS LA VALLEE D'ELAH (BANDE ANNONCE VOST 2007) avec Charlize THERON - Tommy LEE JONES - Susan SARANDON

Publié le par ERIC-C

DANS LA VALLEE D'ELAH

(IN THE VALLEY OF ELAH)

de Paul HAGGIS (COLLISION)

d'après l'oeuvre de Mark BOAL

avec Charlize THERON - Tommy LEE JONES - Susan SARANDON - James FRANCO - Jason PATRIC - Jonathan TUCKER - Josh BROLIN.

Musique : Mark ISHAM

Dans la vallée d'Elah

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

L'HISTOIRE :

De retour d'Irak pour sa première permission, Mike Deerfield disparaît mystérieusement et est signalé comme déserteur. Son père, Hank ? un ancien membre de la Police Militaire ? et sa mère Joan se lancent à sa recherche avec le concours d'Emily Sanders, officier de police de la juridiction du Nouveau-Mexique où Mike a été aperçu pour la dernière fois. Face au silence et à l'hostilité croissante des autorités militaires, Hank et Emily soupçonnent bientôt un coup fourré. Les indices troublants s'accumulent, et la vérité sur le séjour en Irak de Deerfield finit par éclater, bouleversant à jamais la vie de Hank et ses croyances...

Dans la vallée d'Elah - Charlize Theron

Dans la vallée d'Elah - Susan Sarandon et Tommy Lee Jones

Dans la vallée d'Elah - Charlize Theron et Tommy Lee Jones

Dans la vallée d'Elah - Susan Sarandon

Dans la vallée d'Elah - Tommy Lee Jones

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 


(BANDE ANNONCE VOST)

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BLACK WATER (BANDE ANNONCE VO 2007) de Andrew Traucki, David Nerlich

Publié le par ERIC-C

BLACK WATER

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de Andrew Traucki, David Nerlich

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avec Diana Glenn, Maeve Dermody, Andy Rodoreda

L'HISTOIRE : En ballade dans le nord de l'Australie, région tropicale sujette aux inondations, Grace, son petit ami Adam et sa jeune soeur Lee décident de partir pêcher en compagnie d'un guide local. Alors que leur bateau file tranquillement sur la rivière, ils sont attaqués par un crocodile. Le guide est tué et les trois vacanciers se retrouvent bloqués sur un arbre parmi les Mangroves inondées. Pour survivre, ils devront éviter le crocodile mangeur d'hommes et atteindre le bateau qui s'est retourné.

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(BANDE ANNONCE VO NON ST 2007)



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SHOOT'EM UP - QUE LA PARTIE COMMENCE avec Clive Owen, Monica Bellucci, Paul Giamatti

Publié le

SHOOT'EM UP - QUE LA PARTIE COMMENCE (2007)

de Michael DAVIS (100 GIRLS)

avec Clive OWEN - Monica BELLUCCI - Paul GIAMATTI

Shoot 'Em Up

L'HISTOIRE : 

Mr. Smith, un homme à l'identité mystérieuse, est chargé de protéger un bébé devenu trop embarrassant pour une bande de criminels.

Shoot 'Em Up - Affiche teaser française

Shoot 'Em Up - Affiche teaser française

Shoot 'Em Up - Affiche teaser française

Shoot 'Em Up - Monica Bellucci

Shoot 'Em Up - Clive Owen

Shoot 'Em Up - Paul Giamatti et Clive Owen

 

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LA LEGENDE DE BEOWULF (BANDE ANNONCE VF 2007) avec Angelina JOLIE - Anthony HOPKINS - Ray WINSTONE

Publié le par ERIC-C

LA LEGENDE DE BEOWULF

de Robert ZEMECKIS (LE POLE EXPRESS - LA TRILOGIE : RETOUR VERS LE FUTUR - SEUL AU MONDE - APPARENCES - FORREST GUMP - QUI VEUT LA PEAU DE ROGER RABBIT - LA MORT VOUS VA SI BIEN - CONTACT...)

avec Angelina JOLIE - Anthony HOPKINS - Ray WINSTONE - Robin WRIGHT PENN - John MALKOVICH - Brendan GLEESON - CRISPIN GLOVER - Chris COPPOLA

Beowulf

L'HISTOIRE : A une époque où la Terre vit sous les ténèbres, Beowulf, un homme maudit et solitaire, fruit des amours interdites d'une mortelle avec le diable, tente de vaincre le monstre qui est en lui en combattant le mal. Son plus redoutable adversaire est une créature d'une sauvagerie sans nom, tapie dans une forteresse.

Beowulf

Beowulf

Beowulf

Beowulf - Ray Winstone et Anthony Hopkins

Beowulf - Ray Winstone

(VOIR LA BANDE ANNONCE VF)

 

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PREMONITIONS avec Sandra Bullock, Julian McMahon, Amber Valletta, Courtney Taylor Burness

Publié le

PREMONITIONS (2007)

de Mennan YAPO (INSOMNIES)

avec Sandra Bullock, Julian McMahon, Amber Valletta, Courtney Taylor Burness

Musique de Klaus BADELT

 

L'HISTOIRE :

Linda Hanson a tout pour être heureuse : un mari aimant, deux filles adorables, une maison de rêve… Mais un jour, tout s'’effondre : Linda est avertie que son mari, Jim, est mort dans un accident de la circulation. Le lendemain matin, à son réveil, Linda constate que Jim est bien vivant. Ce n'’était donc qu’'un banal cauchemar…. Mais voilà que ce mauvais rêve, loin de se dissiper, revient la hanter, jour après jour, sans cesse changeant, et toujours plus perturbant. Certains matins, Linda se retrouve veuve ; d’'autres fois, c'’est aux côtés d’un Jim en pleine forme qu’elle s’éveille. Quel sens donner à ces prémonitions ? Privée de ses repères habituels, ballottée entre des émotions contradictoires, et craignant de sombrer dans la folie, Linda résiste de toutes ses forces à une tragédie imminente. Un seul but désormais : arrêter la ronde infernale du Temps pour tenter de sauver son mariage, son bonheur, son avenir….

 

NOTES DE PRODUCTION

Un temps pour aimer et un temps pour mourir ? En recevant la première mouture de PRÉMONITIONS, Ashok Amritraj découvrit d’'emblée “tous les ingrédients d’'un grand film à rebondissements”. Le PDG de Hyde Park Entertainment n'’y vit pas seulement “une occasion rare d'’associer drame personnel, suspense et paradoxe temporel, mais aussi d'’impliquer le spectateur sans recourir aux procédés classiques du thriller. Les films qui nous tiennent réellement en haleine n'’ont nul besoin de violences ou d'’effusions de sang. Les plus prenants sont ceux qui s’'appuient sur un ressort psychologique fort.” PRÉMONITIONS part d'’une idée simple : une femme, Linda, apprend qu’'elle a perdu dans un accident de voiture l’'être qui lui est le plus cher… et découvre quelques heures plus tard qu'’il n’en est rien. Était-ce un simple cauchemar, ou l’'annonce d’une tragédie imminente ? L'’expérience se répétant, Linda est entraînée dans un véritable maelström temporel. Elle voit les journées s'’enchaîner dans le plus grand désordre, les limites du présent et de l’'avenir se brouiller, les “morts” succéder aux “résurrections”, et vice versa. Ballottée entre des émotions extrêmes, Linda croit avoir perdu tous ses repères, avant de comprendre que l'’occasion lui est offerte de corriger certaines erreurs passées. “Dans sa vie antérieure, chaque jour ressemblait au précédent”, explique le scénariste Bill Kelly. “L'’incertitude ayant pris le pas sur la routine, Linda découvre du même coup le prix de chaque instant et la nécessité de tout mettre en oeuvre pour prévenir la mort de son mari.”

Une nouvelle vision “Je voulais un réalisateur qui aborde ce sujet sous un angle original et en fasse plus qu’'un thriller”, souligne Amritraj. Pour transcender les limites et conventions d’'un film de genre, il fallait à la fois un bon directeur d’'acteurs et un réalisateur sachant évoluer aux frontières du réel, de l’'onirisme et du fantastique. Les producteurs rencontrèrent plus de 35 metteurs en scène avant de choisir l’'Allemand Mennan Yapo, réalisateur du thriller SOUNDLESS : “Ce film onirique et inventif nous a profondément impressionnés. Il correspondait au look et à l’'ambiance que nous souhaitions pour PRÉMONITIONSYapo, de son côté, était impatient de s’'attaquer à ce projet dont “la structure non linéaire constituait un passionnant challenge technique et artistique”.

 

SANDRA BULLOCK : “PRÉMONITIONS est un film qui génère l’'angoisse, par son sujet, par ses ambiances et par certaines touches qui rendent inquiétantes des situations ordinaires. J’'ai aimé ce script dès les premières pages.

Personnages et casting - L’'histoire, labyrinthique, fonctionnerait d’'autant mieux que le spectateur s’'identifierait sans réserve au personnage et aux expériences de Linda Hanson. Ce qui supposait une comédienne dotée d’un fort pouvoir d'’empathie et d'’un large registre émotionnel. “Sandra Bullock est l’'actrice la plus convaincante que je connaisse”, déclare Yapo. “Je pense qu’'elle était la seule à pouvoir incarner ce personnage et nous y faire croire à ce point.” “Sandra a toujours été mon premier choix”, ajoute Amritraj. “C’'est une comédienne surdouée qui a joué des rôles très différents. Ce film, qui tient à la fois du thriller et du drame, lui appartient de la première à la dernière scène. Sandra y livre une interprétation subtile et intense, avec cette qualité qui lui est propre ; être à la fois une femme ordinaire et d'’une remarquable beauté.” “Linda a vécu durant quelques années le Rêve américain : une maison, deux gosses, un mari aimant… Puis sont arrivés les ennuis : les traites à payer, la pesanteur du train-train, le sentiment d'’une distance croissante avec son compagnon. C'’est là que l’'histoire commence, et que s'’enchaînent des événements troublants qui vont lui donner une chance de remonter le temps et de tout remettre en ordre. Saura-t-elle la saisir ?”

 

ENNAN YAPO : “Sandra n’'est pas seulement une femme charmante et une grande artiste… elle parle l’'allemand ! Cette belle actrice, si appréciée pour ses talents comiques, a aussi dans le regard le soupçon de mélancolie que nous voulions retrouver chez Linda.

À l’'issue de sa première rencontre avec Yapo, Sandra Bullock savait qu'’elle retrouverait à l'’écran tous les éléments qu'’elle aimait dans le scénario : “Nous avons trouvé en lui un merveilleux peintre, capable de donner à cette histoire une tournure originale et surprenante. ”Jim Hanson est le parfait contrepoint de Linda. C’'est un père et un mari modèle, confronté à quantité d’'obligations, mais qui conserve jusqu’'au bout un solide sens pratique. “Fan de “Nip/Tuck”, j'’étais heureux d’avoir Julian McMahon pour ce rôle car il m'’apparaît comme l'’un des acteurs les plus intéressants de sa tranche d’'âge. Il est capable de tenir n'’importe quel emploi et est toujours très convaincant.”

McMahon fut immédiatement séduit par l'’habileté du script : “J'’ai d'’abord été fasciné par l’'évolution des personnages au fil de ce voyage dans le temps. Je me suis ensuite intéressé à l’'aspect psychologique et c'’est après plusieurs lectures que j’'ai pleinement ressenti l'’impact émotionnel dévastateur de ce thriller. “Je n’'avais jamais joué ce type de personnage, plus proche de l’'Américain moyen, qui vit sa petite vie alors que sa femme traverse une expérience hors du commun. Le projet avait tant à m’'offrir : un personnage et un scénario passionnants, un brillant réalisateur et, bien sûr, Sandra, que j’'admire de loin depuis longtemps, et en qui j’'ai trouvé une femme rayonnante, pleine d'’humour et une merveilleuse actrice - bref, la Sandra Bullock que nous aimons tous.” Le rôle d'’Annie, la meilleure amie de Linda, est tenu par Nia Long et celui de sa mère, Joanne, par Kate Nelligan. Long apprécia la densité du script et ses retournements de situations qui exigent du spectateur une vigilance particulière. “Nous sommes tous intrigués par les phénomènes spirituels auxquels nous n'’arrivons pas à trouver une explication rationnelle”, ajoute l'’actrice. “Il n’'est pas toujours facile de tracer une ligne de démarcation entre ce que nous voyons et ce que nous savons ou croyons savoir, entre ce que nous devons accepter comme réel et ce que nous sommes censés rejeter.” “Joanne sait que sa fille traverse une période particulièrement difficile, mais elle ignore la nature de ses épreuves”, complète Kate Nelligan. “Le scénario m'’a intéressée par sa complexité et par la finesse de son écriture.  On ne sait jamais du premier coup si une scène est au présent ou au futur. C’'est très habilement conçu. Un vrai puzzle ! ” Et de conclure : “J’'ai admiré tout au long du tournage l'’incroyable énergie de Sandra dans ce rôle harassant, sa capacité à se régénérer après des scènes épuisantes sur le plan émotionnel.”

Le tournage: Le tournage aurait dû se dérouler à la Nouvelle-Orléans. Le passage de l’'ouragan Katrina obligea les producteurs à le différer de plusieurs mois, mais un appel du gouverneur de Louisiane à Amritraj décida celui-ci à témoigner sa solidarité à une région durement éprouvée : “Nous avons alors établi notre QG à Shreveport, une ville superbe dont les habitants ont fait preuve d’un remarquable esprit de coopération.” Yapo et ses producteurs étaient décidés à ancrer le film dans la réalité quotidienne. Le chef décorateur Dennis Washington fut donc chargé de créer l’'ambiance d’une petite ville anonyme, typiquement américaine, et légèrement inquiétante. “L'’atmosphère joue un rôle-clé dans PRÉMONITIONS”, explique Amritraj. “Elle ne devait pas dominer ou écraser les personnages, mais permettre aux spectateurs de partager le vécu de Linda.” Les changements d’'humeur de Linda, ses voyages dans le temps et ses plongées dans l’'étrange font l'objet d’un traitement visuel distinct : “Ces scènes sont filmées caméra à la main”, indique Yapo, “alors que le reste du film est cadré et composé de manière classique. Cela accentue la dimension cauchemardesque et vous rend encore plus proche de Linda et de ses tribulations émotionnelles.”

 

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SUPERGRAVE (BANDE ANNONCE NON CENSUREE VF 2007) avec Michael CERA, Jonah HILL, Seth ROGEN

Publié le par ERIC-C

J'ADORE VOS JAMBES ! A QUELLE HEURE ELLES OUVRENT ?

LE PROBLEME AVEC LES FILLES C'EST PAS DE LES SORTIR, C'EST D'Y RENTRER !

L'ALCOOL A ETE CREE POUR QUE MEME LES MOCHES PUISSENT COUCHER !

HEY, JE VIENS TOUT JUSTE DE LE REMARQUER, MAIS TU RESSEMBLES VACHEMENT A MA PROCHAINE COPINE !

SUPERGRAVE (SUPERBAD)

de Greg MOTTOLA

avec Michael CERA - Bill HADER - Jonah HILL - Seth ROGEN

SuperGrave

 

L'HISTOIRE : Evan et Seth sont deux amis pas très futés qui ne peuvent pas se passer l'un de l'autre. Pourtant, il va bien falloir qu'ils apprennent, parce que cette année, ils sont inscrits dans deux universités différentes !
Evan est craquant, plutôt intelligent et constamment terrifié par la vie - et les filles en particulier. De son côté, Seth parle trop, ne tient pas en place et s'intéresse vraiment beaucoup à tous les aspects de la reproduction humaine...
Pour ces deux-là, il est temps d'affronter l'existence, les filles et leur destin, mais pour cela, ils doivent d'abord survivre à cette nuit fatidique, leur première nuit, celle qui vous excite, vous terrifie et dont vous vous souviendrez toute votre vie !

SuperGrave

SuperGrave

SuperGrave

NOTES DE PRODUCTION

Voici une histoire de fin d’études comme vous n’en avez jamais vu. Oubliez tout ce que vous avez pu voir, parce que ceux qui ont imaginé cette histoire aussi déjantée que réjouissante ont procédé d’une manière un peu spéciale…

UNE COMEDIE NEE D’UN CONTE DE FEES…

Après avoir vu plusieurs films sur la vie lycéenne qu’ils ne trouvaient ni drôles ni très fidèles à la réalité, deux jeunes scénaristes, Seth Rogen et Evan Goldberg, décidèrent d’écrire leur propre histoire. Le premier conseil donné aux écrivains débutants étant d’écrire sur ce qu’ils connaissent le mieux, les deux adolescents se sont inspirés d’eux-mêmes, au point de nommer leurs personnages Seth et Evan. Beaucoup de leurs proches ou de ceux qu’ils ont croisés peuplent aussi leur histoire…

Jonah Hill, qui interprète le rôle de Seth, commente : « Le film se concentre autour d’un moment que nous avons tous connu quand nous étions adolescents : la fête de fin d’études du lycée, où rien ne se passe comme prévu. »

Tout juste sorti de son lycée à Los Angeles, Christopher Mintz-Plasse interprète Fogell, son premier rôle au cinéma. Il explique : « Tout ce que l’on peut voir dans le film est totalement réaliste. Il montre de façon authentique ce qui se passe vraiment dans les lycées. Bien sûr, je n’ai moi-même jamais été arrêté et je n’ai jamais traîné avec des flics mais pour tout le reste, c'est-à-dire les fêtes et les garçons qui passent leur temps à draguer les filles, Seth et Evan ont tenu à montrer les choses telles qu’elles sont ! »

Le jeune acteur Michael Cera, interprète du rôle d’Evan, ajoute : « SUPERGRAVE évite le cliché du lycée traditionnel où les élèves sont soit des losers, soit des sportifs tombés d’un magazine de mode. Dans la réalité, même si chaque élève ne sort pas avec les plus belles filles, tout le monde se connaît et des amitiés sont possibles entre des élèves très différents. »

La productrice Shauna Robertson explique : « Voir Seth et Evan ensemble est assez drôle. Ils étaient très jeunes quand ils ont écrit cette histoire. Aujourd’hui, ils portent parfois un regard différent sur cette époque et lorsqu’ils en parlent, cela donne toujours lieu à de longues explications vraiment réjouissantes ! »

Quelques années après avoir commencé le scénario du film, Seth Rogen quitta le Canada pour Los Angeles où il fut rapidement repéré par le producteur Judd Apatow. Seth Rogen se souvient : « Quand j’ai compris que j’allais rater mes examens de fin d’études, je me suis mis à chercher un moyen de gagner ma vie. Je faisais du stand-up à l’époque et j’ai donc essayé de devenir acteur en passant une audition pour la série « Freaks and Geeks ». J’ai été pris, et quand la série s’est terminée j’ai travaillé comme acteur et scénariste sur la série « Les Années Campus » de Judd Apatow. »

Judd Apatow commente : « Après avoir rejoint mon équipe, Seth est venu me voir avec le scénario de SUPERGRAVE qu’il avait écrit avec son ami Evan Goldberg. J’ai beaucoup ri en lisant leur histoire, cela ne ressemblait à aucun autre film. SUPERBAD parle de la peur de l’inconnu. Les personnages sont terrifiés à l’idée d’aller dans des universités différentes et d’être séparés pour la première fois. Se séparer de ses amis de lycée est toujours une phase très difficile, mais c’est une épreuve nécessaire pour passer à l’âge adulte. Pour conjurer cette peine et cette peur, les personnages vont tout faire pour sortir avec les filles qu’ils ne verront plus. Au-delà de l’humour des situations, c’est un aspect que je trouve très touchant. »


Le projet lancé, la première tâche a été de trouver un réalisateur. Judd Apatow raconte : « Greg Mottola a réalisé cinq épisodes de la série « Les Années Campus » et c’est une des personnes avec qui j’aime le plus travailler. Depuis longtemps, je cherchais un projet plus ambitieux à réaliser avec lui. J’ai été très heureux qu’il accepte. »

Greg Mottola se souvient : « Tout est allé très vite. Judd m’a contacté une première fois par téléphone pour me proposer de réaliser SUPERGRAVE, et la semaine suivante je prenais un avion pour le rejoindre à Los Angeles. »

Il ajoute : « Dans le scénario de SUPERGRAVE, j’ai vraiment beaucoup aimé le fait que les gags reposent davantage sur le comportement des personnages que sur leurs répliques. Cela permettait de mettre en avant la psychologie un peu gauche de ces adolescents. L’idée que l’histoire se déroule sur une nuit était aussi intéressante, cela condensait l’action sur une période courte mais terriblement intense. »

REUNIR LA JOYEUSE BANDE

Avec Greg Mottola à la réalisation, il ne restait plus qu’à trouver les comédiens. Les scénaristes ayant créé les personnages en s’inspirant d’eux-mêmes, Seth Rogen voulait dans un premier temps interpréter le personnage qui portait son nom. Il raconte : « Evan et le vrai Fogell ne voulaient pas passer devant la caméra, mais moi je voulais jouer Seth. Malheureusement, j’ai maintenant l’air d’avoir la trentaine alors que Seth en a 16 dans le film. J’ai finalement abandonné l’idée. »

Greg Mottola continue : « Seth a réussi à se consoler un peu en découvrant le mal que nous avons eu à trouver quelqu’un d’aussi excentrique et drôle que lui. Pendant les auditions, les candidats en faisaient un peu trop car c’est un personnage assez difficile à maîtriser. »

Judd Apatow confie : « Les auditions ont été longues et épuisantes, j’étais très frustré de ne pas trouver le bon acteur pour le rôle de Seth et au final, j’ai fini par chercher dans mon entourage. A cette époque, je réalisais EN CLOQUE, MODE D’EMPLOI dans lequel jouait Jonah Hill. »

Seth Rogen et Evan Goldberg furent d’abord réticents à cette idée, trouvant que Jonah Hill avait l’air déjà trop vieux pour un lycéen. Ils changèrent d’avis après avoir vu les essais. La productrice Shauna Robertson explique : « Jonah est un de mes amis très proches et il possède une grande maturité, à tel point que j’oublie très souvent qu’il n’a que 24 ans. A cause de cela, nous n’avions même pas envisagé de lui faire jouer le rôle de Seth. »

Jonah Hill raconte : « Judd m’a regardé et m’a demandé si je pouvais ressembler à un lycéen de 17 ou 18 ans. J’ai répondu que oui. On m’a ensuite fait faire un bout d’essai filmé dans le rôle de Seth, et la vidéo a été envoyée à Greg Mottola. »

Le réalisateur se souvient : « Dès que Jonah a ouvert la bouche dans la vidéo, j’ai senti que nous avions trouvé la bonne personne. Je savais qu’il allait être parfait dans le rôle de Seth. »

Jonah Hill confie : « C’est le genre d’histoire complètement dingue dont on entend parler parfois à Hollywood. On pense que cela n’arrive qu’aux autres et puis un jour, c’est votre tour. J’ai eu beaucoup de chance. »

Judd Apatow observe : « Jonah n’a qu’un ou deux ans de moins que Seth Rogen. Je ne sais ni pourquoi ni comment, mais Jonah a vraiment réussi à avoir l’air d’avoir 18 ans dans le film, c’est très étonnant ! »


Trouver l’acteur qui allait jouer Evan a été plus facile. Greg Mottola raconte : « J’ai réalisé quelques épisodes de la série « Arrested Development, les nouveaux pauvres » et l’acteur Michael Cera m’avait beaucoup impressionné. Je savais de quoi il était capable. Cette série était pleine de personnages très drôles joués par des acteurs talentueux mais pour moi, Michael était vraiment le meilleur. Avec Jonah Hill, ils formaient un très bon duo. Leurs personnages sont très attachants dans le film, et ce bien que celui de Jonah soit une grande gueule et celui de Michael un peu crétin ! »

Ne sachant pas que Michael Cera et Jonah Hill se connaissaient déjà, les cinéastes ont voulu s’assurer que le contact allait bien se passer entre les deux acteurs. Shauna Robertson commente : « Nous voulions qu’ils passent le plus de temps ensemble pour faire connaissance et Judd Apatow a proposé de les faire vivre dans le même appartement. Tout le monde sait que nous aimons travailler entre amis, alors cette idée nous a semblé tout à fait appropriée. »

Michael Cera confie : « Avec Jonah, nous avions déjà beaucoup répété avant le tournage. Nous passions tout notre temps ensemble. Quand ils nous ont proposé de partager le même appartement pour faire connaissance, nous avons trouvé cela vraiment très drôle ! »

Jonah Hill continue : « Il y a quelque chose de naturellement comique dans le duo que je forme avec Michael. Judd Apatow devait se douter qu’une telle alchimie allait se créer entre nous et je pense que c’est une des raisons pour lesquelles il nous a réunis. J’ai l’air plutôt effronté alors que Michael semble calme et doux, c’est un contraste qui fonctionne très bien. »

Après Michael Cera et Jonah Hill, il fallait encore trouver deux acteurs pour interpréter des policiers. Ne pouvant pas jouer le lycéen portant son nom, Seth Rogen décida d’endosser l’uniforme de l’un des deux agents. Pour le deuxième, les cinéastes ont fait appel à Bill Hader, de l’émission américaine culte « Saturday Night Live ». L’acteur raconte : « Après seulement cinq minutes de conversation avec Seth et Evan, nous étions déjà en train de parler de comics. Nous avons alors compris que nous avions les mêmes centres d’intérêt. Ensuite, Seth et moi avons fait pas mal de répétitions et une véritable complicité est née entre nous. Nous nous sommes beaucoup amusés avec nos rôles de flics. »

Pour compléter le casting, il restait à trouver qui allait incarner Fogell. Greg Mottola commente : « Le personnage de Fogell est lui aussi une sorte de ringard. Il apparaît comme la cinquième roue du carrosse mais en même temps, il va vivre en parallèle sa propre histoire, et c’est une chose que je trouvais très enrichissante pour le scénario. »

Seth Rogen déclare : « Je savais que la plupart de mes scènes allaient se faire avec le personnage de Fogell. Je voulais donc trouver un acteur particulièrement drôle pour tenir ce rôle. »

Shauna Robertson se souvient : « J’ai cru que nous n’allions jamais trouver celui qui allait jouer Fogell. Nous avons auditionné plus de 500 acteurs, ils étaient très bons mais aucun ne collait vraiment au personnage. »

Après avoir auditionné tous les acteurs professionnels disponibles, la directrice de casting Allison Jones a élargi sa recherche. Greg Mottola raconte : « Elle s’est intéressée à une compétition de théâtre d’improvisation qui opposait différents lycées et a sélectionné plusieurs garçons. Malheureusement, ils étaient tous trop jeunes et encore incapables de jouer un tel rôle. Et puis à la fin de notre journée d’auditions, Christopher Mintz-Plasse est arrivé. Il nous a joué Fogell avec toute l’arrogance d’un premier de la classe qui se prend pour Frank Sinatra alors qu’il a l’apparence de Truman Capote. C’était hilarant. »

Judd Apatow poursuit : « Christopher est un petit miracle. Dès les premiers instants de son audition, il a été fantastique, et pendant le tournage il a été encore meilleur que tout ce que nous aurions pu imaginer. »

Shauna Robertson ajoute : « J’avais déjà travaillé avec tous les acteurs du film, excepté Christopher. C’est un acteur incroyable, avec lui tout paraît simple et facile, nous avons tous été fascinés par son talent. »

Christopher Mintz-Plasse confie : « Je n’avais jamais imaginé pouvoir devenir acteur. Des amis qui s’étaient renseignés sur le casting m’ont appelé pour me dire que je correspondais au rôle. Je suis allé aux auditions avec deux de ces amis. Nous sommes tous passés, on m’a demandé de repasser trois fois, et puis on m’a dit que j’avais le rôle. C’était la première fois que je passais une audition pour un rôle au cinéma. »

Christopher Mintz-Plasse continue : « La première semaine de tournage a été difficile. J’avais l’impression de ne pas être très drôle à côté des autres acteurs, je me sentais un peu perdu. Mais je me suis accroché et à la fin de la semaine, j’étais beaucoup plus à l’aise. »

Michael Cera remarque : « Il nous a fallu du temps pour trouver la bonne personne pour Fogell parce que nous ne pouvions pas nous permettre de faire une erreur. Nous avons pris un risque avec Christopher mais nous n’avons pas eu à le regretter, nous avons eu beaucoup de chance de le trouver. »

Christopher Mintz-Plasse reprend : « C’est bizarre de pouvoir se dire que je suis maintenant ami avec Seth Rogen et Jonah Hill, parce qu’il y a quelques mois je n’étais encore qu’un adolescent comme un autre. Je suis toujours un adolescent mais aujourd’hui, mes amis et moi sommes complètement fans de 40 ANS, TOUJOURS PUCEAU de Judd Apatow. Jouer dans SUPERGRAVE a été une expérience fantastique et quand le tournage s’est terminé, j’ai simplement repris ma vie de lycéen. Avec un peu de chance, ils auront d’autres rôles à me proposer, on verra bien ! »

Grâce à la présence de Christopher Mintz-Plasse, Michael Cera a pu procéder à une sorte de passage de flambeau. Il explique : « SUPERGRAVE est le premier film où je n’ai pas eu à jouer des scènes dans une école. J’ai fait cela pendant neuf ans, alors c’était plutôt sympa de regarder Christopher faire ce genre de scènes à ma place. On plaisantait beaucoup avec ça sur le tournage. »

Martha MacIsaac interprète Becca, l’objet de toutes les affections des garçons, et Jules est jouée par Emma Stone. Greg Mottola commente : « Je souhaitais que les filles restent réalistes, je ne voulais pas de l’archétype de la blonde fatale que tous les garçons essayent de séduire. Elles sont bien sûr jolies, mais elles ressemblent à la plupart des jeunes filles de leur âge. »

Shauna Robertson note : « La camaraderie entre les cinéastes et les acteurs était très contagieuse. Il y a une mise en abyme amusante avec SUPERGRAVE : c’est un film sur un groupe d’amis qui a été fait par un groupe d’amis. »


LA JOIE D’ETRE SUPERGRAVE

Shauna Robertson raconte : « Même si ce n’était pas nécessaire pour le film, j’ai pensé que ce serait amusant d’apprendre à faire du tir aux garçons. C’était aussi une bonne excuse pour aller brûler quelques cartouches tous ensemble, ce que j’ai toujours voulu faire. Nous sommes donc allés, Seth Rogen, Evan Goldberg, Jonah Hill, Christopher Mintz-Plasse, Bill Hader et moi-même dans un stand de tir. Mais les choses n’ont pas été aussi drôles que prévu. Deux groupes se sont vite formés : ceux qui ont adoré tirer, et les autres, c'est-à-dire Bill Hader et moi ! Nous étions terrifiés par le bruit des armes et nous avons passé notre temps assis dans le van à attendre les autres. Seth, Jonah et Christopher se sont par contre beaucoup amusés ! »

Cette expérience s’est révélée utile au cours du tournage de la scène où les policiers, avec l’aide de Fogell, tirent sur leur voiture. Seth Rogen se souvient : « Cette nuit de tournage a été la meilleure de toute ma carrière. Chris tirait sur la voiture de police en flammes avec une véritable arme à feu, et je devais lancer un cocktail Molotov ! »

Malgré le peu d’intérêt de Bill Hader pour les armes à feu, l’acteur s’est tout de même amusé sur le plateau. Il raconte : « Je devais pointer une arme sur Michael Cera et Jonah Hill. C’était terrible parce qu’ils avaient vraiment l’air effrayés. C’était un vrai pistolet et le pauvre Michael était complètement paniqué. »

De son côté, Michael Cera se souvient de cette nuit d’une façon un peu différente. Il raconte : « Le moment où Bill nous met en joue sans raison est un de mes préférés dans le film. Juste après cette scène, mon personnage part en courant dans la nuit. Personne ne m’a proposé de doublure cascade pour courir à ma place, je pense qu’il doit falloir le demander ! Je n’aurais pas eu honte de le faire, laisser les autres courir à ma place ne me pose aucun problème ! »

Evan Goldberg commente : « Michael aurait peut-être dû demander une doublure parce que le voir s’enfuir en courant était tout simplement hilarant. »

Bill Hader poursuit : « Un autre moment du tournage m’a particulièrement marqué : Seth habillé en flic en train de danser. C’est une des choses les plus drôles que j’ai pu voir dans ma vie - juste après Michael Cera en train de danser, bien sûr. »


LE TOURNAGE


Tourner le film en numérique a permis aux acteurs d’improviser à volonté et de recommencer les scènes jusqu’à les rendre les plus drôles possible. Seth Rogen explique : « Un jour, nous avons fait avec Bill Hader une prise de 16 minutes. Pour les scènes en voiture, il faut en général s’arrêter toutes les 8 minutes pour changer la pellicule. Mais avec le numérique, on pouvait conduire pendant trois quarts d’heure et recommencer les scènes autant de fois que nous le voulions. »

Jonah Hill est devenu célèbre dans l’équipe pour sa capacité à rallonger ses scènes. Shauna Robertson commente : « Les longues prises de Jonah m’amusaient toujours beaucoup. Grâce au numérique, il pouvait faire tout ce qu’il voulait - il a d’ailleurs réussi à nous faire une prise de vingt et une minutes. Le temps n’était pas une contrainte. »

Si l’improvisation a facilité le travail des acteurs, elle a d’un autre côté rendu plus difficile celui du réalisateur. Greg Mottola raconte : « Cette liberté a eu beaucoup d’impact sur le tournage. Il fallait bien réfléchir au placement de la caméra et prévoir une marge de mouvement pour suivre les acteurs. Il fallait aussi faire de nombreux plans afin de pouvoir réorganiser une scène après la fin du tournage. Comme nous filmions de façon assez libre, nous devions aussi veiller à ne rien oublier parce qu’un plan manquant aurait été un gros souci au montage. »


DEVANT LA CAMERA

JONAH HILL (Seth)

Depuis qu’il a commencé à jouer ses propres sketches au Black & White Bar à New York, il n’y a pas si longtemps, Jonah Hill a travaillé avec certains des acteurs, réalisateurs et producteurs les plus réputés de Hollywood. On l’a vu pour la première fois sur le grand écran dans J’ADORE HUCKABEES de David O. Russell, avec Dustin Hoffman et Lilly Tomlin. Il a joué ensuite dans la comédie de Judd Apatow 40 ANS, TOUJOURS PUCEAU, avec Steve Carell, dans GRANDMA’S BOY de Nicholaus Goossen, avec Allen Covert, CLICK : TELECOMMANDEZ VOTRE VIE de Frank Coraci, avec Adam Sandler, Kate Beckinsale et Christopher Walken, ADMIS A TOUT PRIX de Steve Pink, avec Justin Long, et dans le film indépendant 10 ITEMS OR LESS de Brad Silberling, avec Morgan Freeman.

Il a retrouvé très récemment Judd Apatow pour interpréter la comédie EN CLOQUE, MODE D’EMPLOI aux côtés de Seth Rogen, Katherine Heigl, Paul Rudd et Leslie Mann, et a joué dans EVAN TOUT-PUISSANT de Tom Shadyac, avec Steve Carell, Morgan Freeman, Wanda Sykes et John Michael Higgins.

Il a par ailleurs tenu un rôle régulier dans la série télévisée « Campus Ladies ».

Jonah Hill écrit actuellement la comédie THE MIDDLE CHILD pour Apatow Productions, dont il sera la vedette. Il sera prochainement à l’affiche de STRANGE WILDERNESS de Fred Wolf, avec Steve Zahn, Justin Long et Ashley Scott, et de ONE PART SUGAR de Hart Bochner, avec Dylan Walsh.


MICHAEL CERA (Evan)

Michael Cera est connu pour incarner George-Michael Bluth dans la série lauréate d’un Emmy Award « Arrested Development, les nouveaux pauvres ». Il a entamé sa carrière d’acteur à l’âge de 9 ans.

Il a interprété Chuck Barris jeune dans le film de George Clooney CONFESSIONS D’UN HOMME DANGEREUX, et était aussi l’un des jeunes interprètes de FREQUENTE INTERDITE de Gregory Hoblit, avec Dennis Quaid.

Il a récemment tourné JUNO de Jason Reitman. On le retrouvera face à Jack Black dans une comédie produite par Judd Apatow et réalisée par Harold Ramis, ainsi que dans la comédie indépendante PARENTAL GUIDANCE SUGGESTED, réalisée par Adam Jay Epstein et Andrew Jacobson.

Côté petit écran, il a joué dans « Tim and Eric Awesome Show, Great Job », « Tom Goes to the Mayor », a tenu des rôles réguliers dans « I Was A Sixth Grade Alien » et « The Grubbs », et a été la guest star de « Veronica Mars ». Il a aussi joué dans les téléfilms « Custody of the Heart », « Familiar Stranger », « Walter and Harry », et « My Louisiana Sky », qui a reçu plusieurs prix.
Michael Cera a créé une série intitulée « Clark and Michael » sur Internet, sur www.clarkandmichael.com. Il coécrit, réalise, produit et interprète cette série avec Clark Duke.


SETH ROGEN (L’officier Michaels)

Seth Rogen a récemment été l’interprète et le producteur exécutif de la comédie à succès de Judd Apatow EN CLOQUE, MODE D’EMPLOI, qui a rapporté plus de 140 millions de dollars au box-office. Il a terminé il y a peu le tournage de la comédie d’action THE PINEAPPLE EXPRESS, dont il est coscénariste et producteur exécutif avec ses partenaires de SUPERGRAVE, Evan Goldberg et Judd Apatow. Le film, réalisé par David Gordon Green, est également joué par James Franco, Danny McBride et Rosie Perez.

A sa filmographie figurent également TOI ET MOI… ET DUPREE d’Anthony Russo, DONNIE DARKO de Richard Kelly, PRESENTATEUR VEDETTE : LA LEGENDE DE RON BURGUNDY d’Adam McKay, avec Will Ferrell, et 40 ANS, TOUJOURS PUCEAU de Judd Apatow, dont il est aussi coproducteur.
Il a prêté sa voix au Capitaine dans le film d’animation SHREK LE TROISIEME, et donnera prochainement la parole à plusieurs personnages de KUNG FU PANDA, HORTON HEARS A WHO et LES CHRONIQUES DE SPIDERWICK.

Seth Rogen a entamé sa carrière sur la scène des cafés-théâtres à Vancouver à l’âge de 13 ans. Il n’avait pas encore 20 ans lorsqu’il est parti s’installer à Los Angeles. Il a alors été choisi pour faire partie de la distribution de la série de comédie de Judd Apatow « Freaks and Geeks ». A la fin de la diffusion de cette émission, Apatow lui a demandé de venir participer à la suivante, « Les Années Campus », comme acteur et comme scénariste.


BILL HADER (L’officier Slater)

Originaire de Tulsa, dans l’Oklahoma, Bill Hader est issu du Second City Theater de Los Angeles. Il s’est d’abord fait connaître par ses imitations mémorables d’Al Pacino et Vincent Price dans des émissions spéciales de « Saturday Night Live ». Il fait désormais partie des habitués de l’émission comique culte de NBC et a récemment entamé sa troisième saison.

On a pu le voir dernièrement dans EN CLOQUE, MODE D’EMPLOI de Judd Apatow. Il a joué également dans THE PINEAPPLE EXPRESS, réalisé par David Gordon Green et produit par Judd Apatow, aux côtés de Seth Rogen et Danny McBride.

On le retrouvera aux côtés de deux de ses partenaires de SNL, Will Forte et Kristen Wiig, dans THE BROTHERS SOLOMON, réalisé par Bob Odenkirk. Il a tourné il y a peu TROPIC THUNDER avec Jack Black, Robert Downey, Jr., Danny McBride et Ben Stiller, également réalisateur de ce film.


CHRISTOPHER MINTZ-PLASSE (Fogell)

Christopher Mintz-Plasse tient ici son premier rôle en professionnel. Originaire de Californie du Sud, il a été découvert au Comedy-Sports Club, avec lequel il joue depuis ses deux dernières années d’études secondaires.


DERRIERE LA CAMERA

GREG MOTTOLA
Réalisateur

Greg Mottola est le scénariste et le réalisateur de EN ROUTE VERS MANHATTAN, avec Hope Davis, Parker Posey, Liev Schreiber, Anne Meara, Campbell Scott et Stanley Tucci. EN ROUTE VERS MANHATTAN a été présenté aux Festivals de Cannes et de Toronto et a reçu le Prix du Public et celui du Jury au Festival du Film américain de Deauville.

Greg Mottola a fait ensuite équipe avec Judd Apatow et Seth Rogen comme réalisateur de plusieurs épisodes de la série « Les Années Campus ». Il a par ailleurs réalisé des épisodes de « Arrested Development, les nouveaux pauvres » et de « Le Comeback ».

Greg Mottola a fait ses études supérieures en cinéma à la Columbia University avec pour professeurs Sidney Lumet, David Mamet et George Roy Hill. Il a également joué dans les films de Woody Allen CELEBRITY et HOLLYWOOD ENDING.


SETH ROGEN & EVAN GOLDBERG
Scénaristes et producteurs exécutifs

Seth Rogen et Evan Goldberg ont grandi ensemble à Vancouver, en Colombie britannique, et ont écrit leur premier scénario, celui de SUPERGRAVE, à l’âge de 13 ans.

Après s’être installé à Los Angeles, Seth Rogen a fait partie de l’équipe de scénaristes de la série écrite et produite par Judd Apatow, « Les Années Campus ». Le duo a ensuite écrit pour l’émission culte de Sacha Baron Cohen « Da Ali G Show », et a signé le scénario du long métrage de David Gordon Green THE PINEAPPLE EXPRESS, dont ils sont par ailleurs producteurs exécutifs.

Seth Rogen a également écrit la comédie DRILLBIT TAYLOR, réalisée par Steven Brill et interprétée par Owen Wilson, qui sera prochainement sur les écrans.

Il a été coproducteur de la comédie à succès de Judd Apatow 40 ANS, TOUJOURS PUCEAU, et producteur exécutif, avec Evan Goldberg, du blockbuster EN CLOQUE, MODE D’EMPLOI, également réalisé par Judd Apatow. Il en était aussi l’un des interprètes avec Katherine Heigl, Leslie Mann et Paul Rudd.


JUDD APATOW
Producteur

Judd Apatow est l’un des scénaristes et producteurs les plus actifs du cinéma américain. Il écrit pour Hollywood depuis quinze ans et a obtenu plusieurs prix. Il s’est depuis peu également tourné vers la réalisation avec deux comédies, 40 ANS, TOUJOURS PUCEAU et EN CLOQUE, MODE D’EMPLOI.

Né à Syosset, dans l’Etat de New York, Judd Apatow s’est passionné à 8 ans pour les Marx Brothers puis, après avoir regardé « Saturday Night Live », a voulu devenir comédien professionnel. Il est encore au lycée lorsqu’il crée une émission radio dans laquelle il rencontre des personnalités comiques qu’il admire, dont Steve Allen, Howard Stern et John Candy, mais aussi des talents encore peu connus tels Jay Leno, Jerry Seinfeld ou Garry Shandling. Il débute à la même époque dans divers cafés-théâtres. Il s’installe ensuite à Los Angeles pour y suivre les cours de cinéma de l’University of Southern California.

Il continue à se produire sur scène jusqu’en 1992, et participe au « HBO Young Comedians Special ». Il commence à la même époque à écrire des sketches pour d’autres comédiens, dont Roseanne, Tom Arnold, Garry Shandling et Jim Carrey. Il coproduira par la suite diverses émissions spéciales pour le câble avec Roseanne, Arnold, Carrey et Colin Quinn.

Il se met à collaborer à des séries télévisées, entre autres comme cocréateur et producteur exécutif de la série satirique « The Ben Stiller Show », pour laquelle il obtient un Emmy Award du meilleur scénario. Peu après avoir été couronné, il rejoint le « Larry Sanders Show » avec Garry Shandling, en 1993, comme scénariste et consultant à la production, puis coproducteur exécutif de la dernière saison. Il sera cité à cinq Emmy Awards de la meilleure série comique et à un Emmy Award du meilleur scénario. Il recevra deux CableAce Awards de la meilleure série comique et sera cité au Writers Guild of America Award.

Il sera aussi consultant à la production sur la série animée « The Critic », et producteur exécutif de la série lauréate d’un Emmy « Freaks and Geeks ». Il a écrit et réalisé plusieurs épisodes de la série, dont la diffusion a commencé en 1999 et qui est récemment sortie en DVD. Il a également été le créateur et le producteur exécutif de la série « Les Années Campus », élue parmi les 10 meilleures séries de 2001 par Time Magazine.

Judd Apatow a fait ses débuts au cinéma comme producteur exécutif et coscénariste de CELTIC PRIDE de Tom DeCerchio, avec Damon Wayans, Dan Aykroyd et Daniel Stern, et de HEAVYWEIGHTS de Steven Brill. Il a également été producteur de DISJONCTE de Ben Stiller, avec Jim Carrey et Matthew Broderick.

En 2004, il a produit la comédie de Will Ferrell PRESENTATEUR VEDETTE : LA LEGENDE DE RON BURGUNDY d’Adam McKay, et a été producteur exécutif de KICKING & SCREAMING de Jesse Dylan, également avec Ferrell. Il était récemment le producteur de RICKY BOBBY, ROI DU CIRCUIT d’Adam McKay, avec Will Ferrell, John C. Reilly, Sacha Baron Cohen, Gary Cole et Michael Clarke Duncan, et le producteur exécutif du film indépendant THE TV SET de Jake Kasdan, avec David Duchovny et Sigourney Weaver.

Judd Apatow a réalisé son premier film en 2005 avec la comédie 40 ANS, TOUJOURS PUCEAU, dont il était aussi producteur et coscénariste, interprétée par Steve Carell et Catherine Keener. Il a cosigné le scénario de BRAQUEURS AMATEURS de Dean Parisot, avec Jim Carrey et Téa Leoni, et a écrit, produit et réalisé EN CLOQUE, MODE D’EMPLOI, avec Katherine Heigl, Seth Rogen, Leslie Mann et Paul Rudd. Cette dernière comédie a rapporté plus de 140 millions de dollars au box-office américain.

Judd Apatow prépare plusieurs projets dont WALK HARD, THE DEWEY COX STORY, qu’il a coécrit avec le réalisateur, Jake Kasdan, et THE PINEAPPLE EXPRESS de David Gordon Green, qu’il a produit. Il a retrouvé sur ce film les scénaristes Seth Rogen et Evan Goldberg. Il produit également STEP BROTHERS, avec Will Ferrell et John C. Reilly, et YOU DON’T MESS WITH THE ZOHAN, qu’il a coécrit avec Adam Sandler et Robert Smigel. Il produit également DRILLBIT TAYLOR de Steven Brill et FORGETTING SARAH MARSHALL de Nick Stoller, qui sortiront au printemps prochain.


SHAUNA ROBERTSON
Productrice

Née à Toronto, Shauna Robertson s’est installée à Los Angeles en 1992 et a travaillé avec certains des acteurs et réalisateurs les plus réputés de Hollywood. Elle a collaboré avec Mike Binder Productions sur CROSSING THE BRIDGE de Mike Binder et INDIAN SUMMER et avec la société de production de Damon Wayans, Wife & Kids, sur MO’ MONEY de Peter MacDonald et BLANKMAN de Mike Binder. Elle a également fait équipe avec les frères Zucker.

En 1997, elle s’est associée avec le réalisateur Jay Roach pour créer Everyman Pictures. Ils ont sorti sous cette bannière des films comme AUSTIN POWERS ; MYSTERY, ALASKA, dont elle était productrice associée, AUSTIN POWERS : L’ESPION QUI M’A TIREE et MON BEAU-PERE ET MOI, avec Ben Stiller et Robert De Niro, dont elle était coproductrice, ou encore H2G2, LE GUIDE DU VOYAGEUR GALACTIQUE de Garth Jennings, d’après le roman culte de Douglas Adams.
Shauna Robertson a ensuite assuré la production exécutive de PRESENTATEUR VEDETTE : LA LEGENDE DE RON BURGUNDY d’Adam McKay, avec Will Ferrell et Christina Applegate, et la production de ELFE de Jon Favreau, avec Will Ferrell et James Caan.

Elle a depuis fait équipe avec Judd Apatow pour produire ses comédies 40 ANS, TOUJOURS PUCEAU, qui a rapporté plus de 100 millions de dollars de recettes aux Etats-Unis, et EN CLOQUE, MODE D’EMPLOI, interprété par Seth Rogen, Katherine Heigl, Leslie Mann et Paul Rudd, qui a rapporté plus de 140 millions de dollars au box-office.

Elle a récemment achevé le tournage de THE PINEAPPLE EXPRESS, réalisé par David Gordon Green, interprété par Seth Rogen, James Franco et Danny McBride sur un scénario de Seth Rogen et Evan Goldberg. Elle travaille à présent sur FORGETTING SARAH MARSHALL de Nick Stoller, avec Jason Segel, Mila Kunis, Kristen Bell et Russell Brand.



RUSS ALSOBROOK, ASC
Directeur de la photographie

Russ Alsobrook a rencontré pour la première fois Judd Apatow lorsqu’il a éclairé plusieurs épisodes de la série à succès « The Ben Stiller Show » au début des années 90. Ils se sont ensuite retrouvés sur « Freaks and Geeks » et « Les Années Campus ».
Il a par ailleurs travaillé sur la série « Dragnet », avec Ed O’Neill, « Miss Match » avec Alicia Silverstone, « Lizzie Maguire », « Big Love » avec Bill Paxton et Jeanne Tripplehorn, et « What About Brian ? ».

Il a éclairé plusieurs films pour la télévision, dont « The Shaggy Dog », « The Computer Wore Tennis Shoes », « Escape to Witch Mountain » et « Freaky Friday ».
Au cinéma, il a été le collaborateur du réalisateur Mike Binker sur MAN ABOUT TOWN, avec Ben Affleck, et REIGN OVER ME, avec Adam Sandler et Don Cheadle.


CHRIS SPELLMAN
Chef décorateur

Avec SUPERGRAVE, Chris Spellman signe son deuxième film en tant que chef décorateur après la partie en prises de vues réelles de BOB L’EPONGE, LE FILM.
Il a été ensemblier sur les films de Joel et Ethan Coen THE BARBER, L’HOMME QUI N’ETAIT PAS LA et THE BIG LEBOWSKI, sur celui de Robert Altman DOCTEUR T ET LES FEMMES et sur celui de Paul Thomas Anderson MAGNOLIA.

Il a occupé la même fonction sur LOOKING FOR COMEDY IN THE MUSLIM WORLD d’Albert Brooks, ECOLE PATERNELLE de Steve Carr et MISTER G de Stephen Herek, tous deux avec Eddie Murphy, SELF-CONTROL de Peter Segal, avec Adam Sandler et Jack Nicholson, ORANGE COUNTY de Jake Kasdan, CIEL D’OCTOBRE de Joe Johnston, GROSSE POINTE BLANK de George Armitage, L’INDIEN DU PLACARD de Frank Oz et REVELATIONS de Michael Mann.
Outre SUPERGRAVE, Chris Spellman a travaillé avec Judd Apatow sur les séries « Freaks and Geeks » et « Les Années Campus », et sur les films EN CLOQUE, MODE D’EMPLOI, réalisé par Apatow, et HEAVYWEIGHTS de Seven Brill, dont Apatow était producteur exécutif et scénariste.
Il a travaillé depuis sur le film produit par Apatow, THE PINEAPPLE EXPRESS, réalisé par David Gordon Green.

Chris Spellman est né à la Nouvelle-Orléans et s’est installé à Los Angeles après l’université. Il y a fait la connaissance du chef décorateur Dennis Gassner et de l’ensemblière Nancy Haigh, qui sont par la suite devenus ses mentors.


WILLIAM KERR
Chef monteur

William Kerr a récemment monté le drame de Curtis Hanson LUCKY YOU, avec Eric Bana, Drew Barrymore et Robert Duvall. Il a précédemment monté POLLY ET MOI de John Hamburg, avec Ben Stiller et Jennifer Aniston, UNDERCOVER BROTHER de Malcolm D. Lee, LA FAMILLE FOLDINGUE de Peter Segal, avec Eddie Murphy, et la comédie culte TOMMY BOY, également réalisée par Peter Segal.

Il a travaillé pour la première fois avec Judd Apatow sur une émission spéciale de HBO avec Tom Arnold et Roseanne Barr écrite par Apatow. Ils ont fait à nouveau équipe sur plusieurs projets dont la série « Les Années Campus ».


DEBRA McGUIRE
Chef costumière

Costumière et créatrice de mode, Debra McGuire a notamment été la chef costumière de la série culte « Friends » pendant dix ans.

Au cinéma, elle a dernièrement créé les costumes de EN CLOQUE, MODE D’EMPLOI de Judd Apatow, SHADES OF RAY de Jaffar Mahmood, et 88 MINUTES de Jon Avnet, avec Al Pacino. Elle travaille à présent sur WALK HARD, produit par Apatow et réalisé par Jake Kasdan.

Elle a travaillé également sur THE TV SET et ORANGE COUNTY de Jake Kasdan, 40 ANS, TOUJOURS PUCEAU de Judd Apatow, PRESENTATEUR VEDETTE : LA LEGENDE DE RON BURGUNDY d’Adam McKay, avec Will Ferrell et POUR LE MEILLEUR ET POUR LE RIRE de Shawn Levy.

A la télévision, elle a travaillé sur « What About Brian ? », « Les Années Campus », « Freaks and Geeks » et « Les dessous de Veronica ».

Elle a créé depuis les costumes de « Heroes » et travaille pour la sixième année consécutive sur « Preuve à l’appui ».

Debra McGuire a un atelier situé sur Ocean Avenue à Santa Monica, en Californie. En 2003, elle a lancé Style Maker sur Home Shopping Network, un label de style de vie qui comprend des bijoux, des chaussures, des vêtements et des sacs. En 2005, elle a créé une ligne de vêtements pour HSE Allemagne et le marché européen.


LYLE WORKMAN
Compositeur

Lyle Workman est né et a grandi à San Jose, en Californie. Autodidacte, il a commencé à apprendre la guitare enfant en copiant les chansons des Beatles et les tubes entendus à la radio. Il s’intéresse par la suite à Jimi Hendrix, Alvin Lee et Pete Townsend, au rock et au jazz fusion. A l’université, il étude la théorie musicale et la composition et joue dans plusieurs groupes locaux.

Il fait ses débuts professionnels avec le groupe Bourgeois Tagg, qui enregistre deux disques pour Island Records en 1986 et 1987, dont « Yo-Yo », produit par Todd Rundgren. Le hit « I Don’t Mind at All », coécrit par Workman et le cofondateur du groupe, Brent Bourgeois, reflète les premières influences de Workman, notamment les Beatles. Ce titre propulse le groupe au sommet des charts, et il part en tournée à travers l’Amérique du Nord et l’Europe. Plusieurs apparitions à la télévision suivent, ainsi que des clips, dans des émissions comme « The Tonight Show », « American Bandstand », ou « Top of the Pops ».

Après la séparation du groupe en 1989, Lyle Workman et certains autres membres du groupe rejoignent le groupe de Todd Rundgren. Ils enregistrent « Nearly Human » et « Second Wind ». A cette époque, Workman commence à composer de la musique instrumentale et devient musicien, compositeur, arrangeur, ingénieur du son et producteur à part entière de son premier projet en solo, « Purple Passages ». Guitar Shop Magazine considère le disque comme « sans doute le meilleur album à la guitare de l’année ».

Poursuivant dans la pop, Workman se joint ensuite au groupe Jellyfish. Il est le guitariste de « Spilt Milk », qui sort en 1993. Peu après, il fait équipe avec l’ex leader des Pixies, Frank Black, sur « Teenager of the Year », et devient membre de Frank Black and the Catholics, jouant en tournée et enregistrant plusieurs titres lors de l’été 1998. Durant cette période, le jazzman Tony Williams fait appel à lui pour l’accompagner en studio et enregistre un de ses titres pour son disque, « Wilderness ».

Workman cesse ensuite quelque temps les tournées pour se consacrer à la composition. Il travaille chez lui à Los Angeles, parachevant son deuxième projet instrumental, « Tabula Rasa ». Fin 99, il retourne sur scène comme guitariste auprès de l’artiste pop Beck. Musicien de studio pour plusieurs spots publicitaires, il commence alors à composer pour des spots pour Nike, Reebok, Miller, Sears, Hanes, FX et A&E, entre autres.

Il cosigne la musique originale de MADE, long métrage écrit, réalisé et interprété par Jon Favreau, et compose celle de « Dinner for Five », une émission créée par Favreau pour Independent Film Channel. Son travail est cité par Shoot Magazine parmi les 10 meilleures musiques de spots de l’année.

Lyle Workman a ensuite fait équipe avec Judd Apatow, pour qui il a composé la musique de 40 ANS, TOUJOURS PUCEAU.

SuperGrave

SuperGrave

 

(BANDE ANNONCE VF NON CENSUREE 2007)

 

 

 

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LES ROIS DE LA GLISSE (FILM ANIMATION) (BANDE ANNONCE VF 2007) avec les voix de Pierre Richard, Omar Sy

Publié le par ERIC-C

LES ROIS DE LA GLISSE (SURF'S UP)

Film d'animation de Ash BRANNON et Chris BUCK

avec les voix de Pierre Richard, Omar Sy, Emmanuel Garijo

 

L'HISTOIRE : Les Rois de la glisse explore les coulisses du monde de la compétition de surf chez les pingouins. Le film dresse le portrait de Cody Maverick, un surfer amateur qui va, pour la première fois, intégrer le monde de la compétition. Cody est persuadé que le succès lui apportera l'admiration et le respect qu'il n'a jamais eus jusque-là.
Mais sa rencontre inopinée avec un vieux surfer appelé le Geek, va peu à peu lui faire comprendre qu'un grand champion n'est pas forcément celui qui arrive le premier.

Les Rois de la glisse

Les Rois de la glisse

Les Rois de la glisse

Les Rois de la glisse

Les Rois de la glisse

Les Rois de la glisse

Les Rois de la glisse

 

(VOIR LA BANDE ANNONCE EN VERSION FRANCAISE)

 

LES ROIS DE LA GLISSE (FILM ANIMATION) (BANDE ANNONCE VF 2007) avec les voix de Pierre Richard, Omar Sy

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PICCOLO, SAXO & CIE avec Jean-Baptiste MAUNIER et ANAIS

Publié le

PICCOLO, SAXO &  CIE (2006)

de Marco VILLAMIZAR et Eric GUTIEREZ

avec Jean-Baptiste MAUNIER et ANAIS

 

 

L'HISTOIRE :

Rien ne va plus sur la planète Musique. Toutes les familles d'instruments sont fâchées. Tout a commencé depuis la mystérieuse disparition des clés Sol, Fa et Ut et évidemment chacune des familles accuse l'autre de les avoir volées.
Bref c'est la cacophonie : chacun joue dans son coin et plus personne ne veut entendre parler du grand orchestre.
Mais lorsqu'un bois, Piccolo, devient le meilleur ami d'un cuivre, Saxo, la note Do n'en revient pas... Si ces deux-là sont copains et s'ils décident de partir ensemble à la recherche des clés, la grande musique est au bout du chemin.
Ils se lancent alors, avec leur complice Do, dans une grande aventure semée d'embûches et de dangers. La quête de l'harmonie n'est pas chose facile !


Haut et CourtHaut et CourtHaut et CourtHaut et CourtHaut et CourtHaut et CourtHaut et CourtHaut et CourtHaut et CourtHaut et CourtHaut et CourtHaut et Court

 

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UNDERDOG avec Peter Dinklage, Jason Lee, Amy Adams, Jim Belushi, Patrick Warburton, Alex Neuberger

Publié le

UNDERDOG (2007)

(Adaptation de la série créée par Buck Biggers et Chet Stover. 124 épisodes ont été diffusés aux Etats-Unis entre 1964 et 1973)

de Frederik du CHAU

avec Peter Dinklage, Jason Lee, Amy Adams, Jim Belushi, Patrick Warburton, Alex Neuberger

Underdog - Affiche teaser américaine

L'HISTOIRE : 

A la suite d'un accident survenu dans le laboratoire secret du redoutable Professeur Simon Barsinister, un chien beagle tout à fait normal se retrouve doté de super pouvoirs. Doué de la parole et dissimulé derrière un délirant costume de super héros, Underdog jure de protéger les citoyens de Capitol City, et en particulier une très belle épagneule nommée Polly Purebread. Face au machiavélique complot du sinistre Barsinister et de son homme de main Cad, seul Underdog peut sauver la situation...

 

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7H58 CE SAMEDI-LA (BANDE ANNONCE VF et VOST 2007) avec Ethan HAWKE - Marisa TOMEI (BEFORE THE DEVIL KNOWS YOU'RE DEAD)

Publié le par ERIC-C

7H58 CE SAMEDI-LA
(BEFORE THE DEVIL KNOWS YOU'RE DEAD)
de Sidney LUMET (POINT LIMITE - SERPICO - NETWORK- DOUZE HOMMES EN COLERE - JUGEZ-MOI COUPABLE - L'HOMME A LA PEAU DE SERPENT - LA COLLINE DES HOMMES PERDUS - UN APRES-MIDI DE CHIEN - LE CRIME DE L'ORIENT EXPRESS - EQUUS....)
avec Ethan HAWKE - Marisa TOMEI - Albert FINNEY - Philip SEYMOUR-HOFFMAN
DISTRIBUTEUR DU FILM EN FRANCE : UGC.Ph
7h58 ce samedi-là
L'HISTOIRE : Ce samedi matin-là, dans la banlieue de New York, tout semble normal dans la vie des Hanson. Alors que Charles, le père, passe un test de conduite, sa femme Nanette ouvre ma bijouterie familiale. Leur fils aîné, Andy, s'inquiète pour le contrôle fiscal qui débute lundi. Et comme d'habitude, Hank, son frère cadet, se noie dans ses problèmes d'argent.
Mais à 7h58, ce samedi-là, tout va basculer dans la vie des Hanson.
7h58 ce samedi-là
7h58 ce samedi-là
7h58 ce samedi-là
7h58 ce samedi-là
7h58 ce samedi-là
 
(BANDE ANNONCE VF et VOST 2007)

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L'ENNEMI INTIME (BANDE ANNONCE + TEXTE) 2007

Publié le par ERIC-C

L'ENNEMI INTIME

L'Ennemi intimeL'Ennemi intime

 

de Florent-Emilio SIRI (NID DE GUEPES - OTAGE et prochainement LES RIVIERES POURPRES 3)

.

avec Benoit MAGIMEL - Albert DUPONTEL - Aurélien RECOING - Marc BARBE - Vincent ROTTIERS - Eric SAVIN...

.

Musique Alexandre DESPLAT

L'Ennemi intime

L'HISTOIRE : Algérie, 1959.
Les opérations militaires s'intensifient. Dans les hautes montagnes Kabyles, Terrien, un lieutenant idéaliste, prend le commandement d'une section de l'armée française. Il y rencontre le sergent Dougnac, un militaire désabusé. Leurs différences et la dure réalité du terrain vont vite mettre à l'épreuve les deux hommes. Perdus dans une guerre qui ne dit pas son nom, ils vont découvrir qu'ils n'ont comme pire ennemi qu'eux-mêmes.

L'Ennemi intime - Albert Dupontel

 

NOTES DE PRODUCTION

Benoît Magimel raconte : " Il y a quelques années, j’ai rencontré Patrick Rotman au cours d’un déjeuner et nous avons parlé de nos projets respectifs. Je lui ai confié mon désir de faire un film sur la guerre d’Algérie. Bien que n’ayant aucun lien personnel avec ce conflit, j’ai toujours été intrigué par son côté mystérieux et par les résonances très fortes qu’il suscite encore aujourd’hui. Patrick a ouvert de grands yeux et m’a expliqué à quel point ce sujet le passionnait depuis des années. J’ignorais alors que c’était lui qui avait réalisé, avec Bertrand Tavernier, le documentaire " La Guerre sans nom ". C’est un des vrais spécialistes du sujet. "

Patrick Rotman se souvient : " A l’époque, je travaillais sur un nouveau documentaire sur la guerre d’Algérie qui s’appelait déjà " L’Ennemi intime ". Après l’avoir visionné, Benoît a été encore plus désireux de faire ce film. "

Benoît Magimel reprend : " J’en ai rapidement parlé à Florent-Emilio Siri. Je ne l’ai pas seulement fait parce que nous sommes amis, mais parce que c’est un des meilleurs réalisateurs que je connaisse et que j’étais convaincu que sa sensibilité et sa virtuosité technique seraient parfaites pour maîtriser le fond et la forme. Il avait toujours eu envie de faire un film sur la guerre d’Algérie. J’ai donc organisé une rencontre entre Florent et Patrick. "

Florent-Emilio Siri explique : " J’ai toujours voulu faire un film sur les guerres de décolonisation. Un film à la fois épique et intimiste. J’admire " La 317ème section " de Pierre Schoendoerffer sur la guerre d’Indochine. Aussi Benoît et moi nous faisons partie de cette génération que des films sur la guerre du Vietnam comme " Apocalypse Now ", " Platoon " ou " Voyage au bout de l’enfer " ont marquée à vie. Et je me suis toujours demandé pourquoi on n’en faisait pas en France sur la guerre d’Algérie, sauf rares exceptions. Il faut citer R.A.S. d’Yves Boisset, " La question " de Laurent Heynemann, " Avoir vingt ans dans les aurès " de René Vautier et bien sûr, " La bataille d’Alger " de Gillo Pontecorvo, mais ces films ont plus de 30 ans, voire 40. Malheureusement, le projet " L’ennemi intime " n’a pas pu démarrer aussi vite que nous le souhaitions et je suis parti aux Etats-Unis tourner un autre film. Cette expérience-là m’a aussi permis de revenir encore plus à même de porter et de valoriser tout ce que " L’ennemi intime " impliquait. "

Benoît Magimel précise : " Le premier producteur que nous avions trouvé a laissé tomber. Il aura fallu attendre cinq ans que François Kraus et Denis Pineau-Valencienne reprennent le projet pour que tout redémarre enfin. "

Florent-Emilio Siri ajoute : " Entre-temps, Benoît avait encore renforcé sa place dans le cinéma et le documentaire de Patrick était sorti en rencontrant un succès immense : 9 millions de téléspectateurs à ce jour. François, Denis, puis le distributeur SND sont arrivés et nous ont soutenus jusqu’au bout. "

Le producteur François Kraus confie : " C’est Dominique Besnehard qui nous a fait lire le scénario de Patrick Rotman. Nous avons eu un vrai coup de cœur. Ce scénario devait être produit, il fallait traiter le sujet. À l’époque la disponibilité de Florent Siri n’était pas acquise, il était encore mobilisé par son film américain, mais nous étions aussi séduits par la perspective d’une association de talents uniques : la connaissance de Patrick Rotman, nourrie de faits authentiques historiquement avérés, la mise en scène de Florent-Emilio Siri, réalisateur du très beau UNE MINUTE DE SILENCE et de films d’envergure internationale, et le charisme de Benoît Magimel.

" C’est un film de metteur en scène, un film d’acteurs, un grand spectacle qui ne vous lâche pas une seconde. Mais c’est aussi une occasion de parler de ce qui a été trop longtemps gardé sous silence. "

Denis Pineau-Valencienne ajoute : " L’ambition de tous était de faire un film de guerre, épique, sur une page d’Histoire très peu traitée au cinéma. Nous nous sommes concentrés sur des parcours humains, avec pour approche de plonger le spectateur au cœur de l’un de nos plus douloureux conflits, l’espoir étant de dépasser le genre " film de guerre " et permettre que s’ouvre enfin un dialogue large autour de la guerre d’Algérie. "

Patrick Rotman intervient : " Fondamentalement, le sujet du film est la confrontation de l’être humain à des choses effroyables dans un contexte particulier, qui revêt aussi un caractère universel. Avec le recul apporté par le temps, j’espère que l’on peut aborder les sujets qui touchent à cette guerre, les violences de l’armée française, et mieux en comprendre la complexité. J’ai voulu qu’on voie également la violence et la barbarie utilisées par le FLN dans son combat. Tous ces aspects vont – je l’espère sincèrement – donner au spectateur l’envie de comprendre que cette guerre, comme l’Histoire en général, est complexe et qu’il faut se garder des grandes phrases définitives sur le Bien et le Mal. Beaucoup de mémoires sont impliquées dans cette guerre : la mémoire des pieds-noirs, celle des harkis, celle de plus de deux millions de Français qui l’ont faite et la portent encore cinquante ans après dans leur esprit et parfois dans leur chair. La mémoire des enfants d’Algériens qui sont nés en France et sont français aujourd’hui. Toutes ces mémoires sont contradictoires, s’opposent, et j’espère qu’à travers ce film on comprendra qu’il est nécessaire de les dépasser pour arriver à une vision dépassionnée. "

 

UNE GUERRE QUI NE DIT PAS SON NOM

 

Patrick Rotman explique : " Etrangement, j’ai une sorte de passion historique pour cette guerre et je travaille dessus depuis une trentaine d’années, mais je n’ai aucun lien personnel avec elle. Je pense que ces huit années (1954/1962) ont pesé par bien des aspects sur la mémoire et la conscience françaises. Cette guerre a été directement responsable de la fin de la Quatrième République et ce n’est qu’après 1962 que la France a pu entrer dans la modernité.

" Le traumatisme pour les deux millions de soldats envoyés là-bas a longtemps été enfoui, longtemps occulté. Lorsqu’en 1990, Bertrand Tavernier et moi avons réalisé " La Guerre sans nom ", nous avons pu constater que nombre d’appelés d’alors n’en avaient jamais parlé à leur famille. J’ai toujours pensé qu’il fallait faire la lumière sur ce trou noir de notre mémoire. "

Le scénariste ajoute : " A partir du moment où Benoît, Florent et moi avons décidé de faire ce film, je l’ai écrit en quelques semaines, sans me soucier de la production. Imprégné de ce thème, des histoires que l’on m’avait racontées, qui m’ont donné des nuits de cauchemars, j’ai littéralement craché le scénario. J’avais le besoin impérieux de l’écrire, même si cela ne devait pas aller plus loin. "

Denis Pineau-Valencienne intervient : " Les films déjà réalisés autour de ce sujet l’ont été à la fin des années 60 ou au début des années 70, à un moment où le cinéma était très militant et chaque fois sur un mode strictement intimiste. Puis une certaine lassitude vis-à-vis de ce type de cinéma s’est installée, jusqu’à ce qu’on trouve une nouvelle façon d’aborder le sujet, sans manichéisme, en mêlant intimisme et grand spectacle. Peut-être fallait-il aussi qu’un homme comme Patrick Rotman arrive et fasse un travail d’authenticité fondamental. Nous avons eu cette chance et nous avons pu ouvrir des portes qui, sans lui, auraient été difficiles à franchir. "

Patrick Rotman reprend : " Lorsque j’ai écrit le scénario, je sortais d’une plongée d’un an et demi dans mon documentaire " L’ennemi intime ". J’avais visionné des centaines d’heures d’archives, recueilli des dizaines d’heures de témoignages, et j’étais complètement imprégné par le sujet. Il fallait donc que tout décante pour que le film puisse être ce qu’il est : une pure fiction. J’ai inventé les personnages. Mais presque chaque scène, chaque moment sont nourris par la réalité des détails des histoires que j’ai entendues et recueillies.

Ce qui m’a toujours intéressé, c’est la confrontation d’un homme, avec ses sentiments, ses valeurs, avec le tourbillon de l’Histoire. J’ai essayé de placer le film à la croisée du travail d’historien et d’un tempérament de conteur d’histoire. "

Le scénariste poursuit : " J’avais cette volonté minimaliste de traiter de la guerre d’Algérie à travers quelques individus. Je souhaitais prendre un microcosme de quelques hommes isolés perdus dans un coin de Kabylie et en montrer toutes les contradictions. L’idée de départ était d’observer le conflit à travers le prisme d’une section, et plus particulièrement d’un jeune lieutenant idéaliste confronté à la réalité de cette guerre qui va le bouleverser.

On est en 1959, un moment important puisqu’à l’automne le général De Gaulle a prononcé le mot d’autodétermination qui permet de commencer à espérer la paix. Sur le plan militaire, c’est une période de grandes opérations pour l’armée française auxquelles le FLN résiste, particulièrement en Kabylie où le terrain favorise cette résistance. "

Patrick Rotman ajoute : " Dès le départ, il était clair pour moi, et j’en ai très vite parlé avec Florent, que le film montrerait la réalité de cette guerre dans ce qu’elle a de plus concret et parlerait de ce qui se passe dans la tête de jeunes gens de vingt ans. Les deux aspects étaient indissociables. Projeté dans une telle guerre et confronté à la barbarie, chacun réagit en fonction de ce qu’il sait, de sa culture, de sa religion, de ce qu’il est une fois mis à nu. Les barrières culturelles, sociales, humaines s’effondrent alors. On est dans une sorte de no man’s land où tout peut arriver. C’est le cœur du film. "

Patrick Rotman explique : " Pendant très longtemps, on a refusé le nom de guerre, en parlant de maintien de l’ordre, de pacification. Comme pour toutes les guerres où l’armée occupante est confrontée à la guérilla, c’est un ennemi invisible qu’il faut traquer, et le renseignement est primordial. On connaît parfaitement l’engrenage qui conduit aux interrogatoires musclés et à la torture pour obtenir ces renseignements. Il y a aussi la violence de l’adversaire. La malheureuse population algérienne est l’enjeu d’une bataille entre l’armée française et le FLN. Tous les deux, aussi violents, essaient avec leurs propres moyens de gagner cette population. C’est le caractère très particulier de cette guerre et des guerres de guérilla de l’époque. Le titre du film renvoie évidemment à l’ennemi qui est en chacun de nous et peut conduire n’importe quel individu normal à commettre des actes terribles. Il renvoie également au fait que cette guerre se déroule en Algérie, avec un adversaire qui est français puisqu’à cette époque, " l’Algérie, c’est la France ". C’est une guerre intestine, intime. C’est une guerre coloniale mais aussi une sorte de guerre civile. Tous ces éléments la rendent extrêmement complexe, contradictoire, ambiguë et interdisaient de faire un film simpliste ou manichéen. Mon grand souci dans l’écriture du scénario a été de rendre compte de cette complexité des situations et des contradictions des individus qui s’y trouvent plongés. "

Patrick Rotman poursuit : " Cette guerre est un creuset dramatique exceptionnel où les passions humaines, politiques, se sont déchaînées dans un paroxysme incroyable. Cette espèce de chaudron brûlant où sont brassées toutes les passions humaines est la structure du film. Au-delà, il a une portée plus générale, avec une question que chaque spectateur se posera : que faire lorsqu’on est confronté à ce type de situation ? Ce débat a une portée universelle que l’on retrouve dans ce type de guerre, aujourd’hui encore. Jusqu’où la justesse supposée d’une cause permet-elle d’aller ? La fin justifie-t-elle les moyens ? "

François Kraus intervient : " Il faut se souvenir que le travail documentaire de Patrick Rotman est à l’origine du film. C’est un élément déterminant qui a motivé tous ceux qui se sont engagés sur le projet. Au-delà de notre passion pour l’histoire ou de la dimension personnelle, nous voulions recréer le choc ressenti par tous ceux qui ont vécu ces événements. Le documentaire nous a bouleversés. L’idée était de rendre ce conflit et les drames qu’il a entraînés toujours plus accessibles, qu’il soit possible d’en parler facilement. "

 

L’HUMANITE QUI DEPASSE L’HISTOIRE

 

Florent-Emilio Siri raconte : " Moi qui ai un cursus scolaire normal, je n’ai croisé que quelques lignes sur cette guerre dans mes livres d’Histoire. Par la suite j’ai lu des livres sur le sujet, je m’intéressais à la perspective d’un film sur ce conflit. Mais c’est à travers Patrick Rotman et son documentaire que j’ai eu accès à une somme d’informations formidable, des anecdotes incroyables qui au-delà de la " grande Histoire " permettaient d’envisager nourrir la " petite " et recentrer sur l’humain. Je n’ai pas aujourd’hui la prétention d’avoir tout compris de cette guerre, mais plus j’avançais sur le projet, plus je sentais que ce film était nécessaire. J’étais chaque jour davantage convaincu qu’il fallait parler de ce que cette guerre avait à cacher.

" Plus qu’un film de guerre, je voulais faire un film sur la guerre. Je souhaitais qu’il dépasse le cadre de la guerre d’Algérie, que ce soit un plaidoyer contre la guerre en général. En resserrant sur les hommes, on accède à l’universel. À l’échelle humaine, toutes les guerres sont des gâchis énormes. C’est la seule vérité que l’on puisse retirer. Même si le cinéma est un art de divertissement, il est des films nécessaires comme celui-là. Je crois qu’au travers d’un film de guerre, on peut aborder des thèmes très profonds et peut-être aider, parce que je crois en l’humain, à faire évoluer les consciences et empêcher que de pareilles horreurs ne se reproduisent. "

Le réalisateur et adaptateur du scénario poursuit : " Pour moi l’idée du film se résumait dans son très beau titre. Dans cette guerre, le pire ennemi n’est pas l’autre, c’est soi-même. Sur la base du scénario de Patrick Rotman, j’ai travaillé les personnages, la structure, le rythme. J’ai aménagé les parcours humains, réorganisé les batailles, les crescendos rythmiques. Conjuguer nos deux visions était une expérience formidable. "

Florent-Emilio Siri ajoute : " Pour moi, deux histoires directement tirées du réel symbolisent très bien l’histoire de la guerre d’Algérie : celle du capitaine Berthaut, lui-même torturé par la Gestapo, qui raconte au lieutenant Terrien qu’il vient de torturer un prisonnier. C’est symptomatique de la guerre qui altère les hommes, les transforme. L’autre histoire est celle du prisonnier joué par Fellag, un rebelle du FLN, et son échange sur la bataille de Monte Cassino avec l’un des harkis de la section. Monte Cassino est un épisode décisif de la Seconde Guerre mondiale mené par des soldats originaires d’Afrique du Nord engagés dans les forces armées françaises. Le film INDIGENES de Rachid Bouchareb a abordé cet événement très important. Quelques années plus tard, on retrouve dans une situation surréaliste l’un de ces combattants Algériens qui est encore aux côtés de la France alors qu’un autre est passé au FLN. Ces deux types se retrouvent, l’un chargé de fusiller l’autre. Le paradoxe est total.

" Mais par-delà toutes ces anecdotes tirées de la réalité, c’est la fiction qui m’a donné envie dans le travail de Patrick. Les situations comme celle où le lieutenant ordonne de ne pas tirer sur des femmes, un soldat le fait malgré tout et révèle au lieutenant que ce sont des rebelles déguisés. Ou la scène d’ouverture, lorsque des militaires français tirent sur d’autres d’entre eux … Enfin, le parcours du personnage d’Amar, le jeune Kabyle, encore enfant, était très important pour moi du point de vue de l’histoire et de sa symbolique. Lorsque la mère d’Amar est tuée par le FLN, il est sauvé par le lieutenant Terrien et le gamin va se battre aux cotés de l’armée française. Puis, c’est l’armée française qui tue son frère aîné maquisard FLN. Quand enfin, après les épisodes du napalm et de la razzia au village, Amar voit Terrien verser dans la surenchère de violence, il se décide à rejoindre les indépendantistes pour tuer lui-même son sauveur d’un jour. Cette complexité est très cinématographique. "

" Cette guerre se déroulait sur trois niveaux : une guerre d’indépendance, une guerre civile et une guerre coloniale. Il y avait donc là toute une matière vivante qu’il a fallu structurer autour d’un personnage principal, le lieutenant Terrien, interprété par Benoît, et d’un second, le sergent Dougnac, incarné par Albert Dupontel, un militaire par excellence mais que cette guerre a déjà changé car il n’y retrouve aucune des valeurs qui l’ont conduit dans l’armée. Mon idée était de croiser le parcours de ces deux personnages. On a un héros a priori positif, le lieutenant Terrien, et un héros a priori négatif, le sergent Dougnac. Un peu comme dans les westerns ces deux hommes paraissent très opposés et se retrouvent pourtant sur un certain nombre de points. On s’attache tout de suite au lieutenant Terrien, l’idéaliste qui débarque comme le spectateur au coeur de la guerre d’Algérie. Et le spectateur regarde d’abord le sergent Dougnac avec distance car il est mystérieux et il a sa part de responsabilité dans la mort du lieutenant Constantin. Mais on comprend vite que le sergent n’est pas un salaud mais juste un militaire qui essaye de bien faire malgré le sale boulot qu’il doit accomplir. J’ai utilisé tous les moyens pour que le spectateur s’identifie au lieutenant Terrien, puis peu à peu s’en détache pour se rapprocher finalement du sergent Dougnac. Je voulais qu’au travers du parcours croisé de ces deux personnages, le spectateur vive littéralement lui aussi les contradictions de cette guerre et de ces protagonistes. "

 

FACE A LA GUERRE ET FACE A EUX-MÊMES

 

Patrick Rotman précise : " Je n’ai pas cherché à établir une typologie représentative de tous les types de soldats, d’engagements ou d’êtres humains. J’avais rencontré beaucoup d’officiers qui avaient participé à la bataille d’Alger et j’avais été frappé de constater que nombre d’entre eux étaient d’anciens résistants. Par quelle évolution humaine personnelle, ces mêmes hommes pouvaient-ils être amenés à accepter ce qu’ils avaient combattu quinze ans plus tôt ? De là est né le très beau personnage du capitaine Berthaut, résultat de ce télescopage entre une conscience et un itinéraire qui l’amène à cette espèce de distance, ce regard froid et clinique sur la guerre. Les harkis me tenaient beaucoup à cœur car ils sont les victimes, l’archétype de cette population qui bascule, partagée entre son envie d’être reconnue dans sa personnalité et son attachement à la France. La relation de Terrien avec le jeune Kabyle qu’il recueille et sauve d’une certaine manière est un peu la parabole de cette relation douloureuse. Ce sont ces divers personnages auxquels Terrien va être confronté qui le font évoluer. "

Patrick Rotman poursuit : " Dès le départ, il était évident que Terrien serait incarné par Benoît. Avoir, dès le début de l’écriture, l’image du personnage incarné m’a permis de cristalliser mon histoire sur Benoît et d’oublier les dizaines de personnes qui le nourrissaient. Connaître l’acteur et sa manière très intérieure de jouer, sa grande capacité à faire passer les sentiments et les états d’âme dans des regards, des silences, une manière d’être, m’a apporté une aide énorme. C’est Florent qui a assuré le reste du casting, avec une acuité remarquable. "

Florent-Emilio Siri explique : " J’aime travailler avec les acteurs. Avec Benoît, nous nous connaissons depuis longtemps et il a participé à tous mes films – même OTAGE pour lequel il a accepté de faire un doublage. C’est une longue histoire d’amitié, une sensibilité commune pour le cinéma. Je pense que Benoît peut tout jouer, en tout cas tous les personnages autour de son âge et de son physique. On le voit d’ailleurs dans sa carrière impressionnante, d’un personnage à un autre. Je le dis depuis dix ans : " Benoît est comme les grands vins, plus il vieillit plus il se bonifie ".

" Pour le personnage du sergent Dougnac, je ne voyais personne d’autre qu’Albert Dupontel. Il porte en lui, dans son jeu, la contradiction du personnage, son intensité teintée de mystère. Avec lui, le spectateur ne sait pas sur quel pied danser. La première fois que je lui ai proposé le scénario, il a refusé parce qu’il trouvait le personnage trop négatif, d’autant qu’à la base c’était un tortionnaire. C’était inacceptable pour lui. Nous en avons rediscuté et j’ai adapté son personnage. Finalement c’est un militaire qui refuse la torture en se détruisant par l’alcool car il ne peut pas supporter cet écart avec son idéal militaire issu de la résistance à l’occupant allemand pendant la seconde guerre mondiale. Cela l’humanise et le rapproche de Terrien. Albert était pour moi le seul acteur à avoir toutes les nuances et les couleurs dans son jeu pour incarner le sergent Dougnac. Il a un physique rare, et une personnalité qui mêle l’humanité et la violence.

" Marc Barbé, qui joue le capitaine Berthaut, n’a pas beaucoup de scènes, mais il existe d’une manière très forte. Avec son physique cassé, il a cette fragilité essentielle pour la scène centrale du film, un dialogue de trois minutes avec le lieutenant Terrien. J’ai filmé cet affrontement verbal comme un duel de western au milieu d’un décor comme construit pour une scène d’amour.

Marc a réussi quelque chose de formidable. Quand il parle des soldats français, sa voix se met à trembler. Il a su apporter l’humanité nécessaire dans quelque chose de complètement déshumanisé.

" Aurélien Recoing, qui interprète le commandant Vesoul, s’est donné pour le rôle un physique, une carrure de bonhomme, sans aucune fragilité, ni contradiction. Son rôle était à part car c’est le seul personnage monolithique. Il est le symbole d’une certaine France de l’époque, une France qui vit dans le passé et qui n’arrive pas à envisager l’avenir. Il se cache derrière ses lunettes, son attitude, sa chemise noire. Nous avons travaillé sur la tenue, le physique, la voix. Aurélien a donné une vraie densité au personnage. Alexandre Desplat lui a écrit un thème musicale qui le définit très bien. Il est très noir, dans les basses voire les infra basses. Il n’y a aucun aigu, c’est comme s’il ne connaissait, ni n’entendait l’ensemble du spectre sonore. À chaque fois qu’il arrive, c’est implacable.

" Dans le rôle du prisonnier, Fellag est formidable, irremplaçable. Son père a été un grand résistant Algérien. Il connaît parfaitement l’Histoire et m’a raconté des choses incroyables. Avant de tourner, je lui ai fait lire le scénario parce que je voulais avoir son avis, savoir si nous étions justes. Il a trouvé que oui, et il a tout de suite accepté le rôle. Il a été l’un des premiers à dire qu’il fallait crever l’abcès créé par la guerre d’Algérie. Sa scène résume à elle seule l’histoire de cette guerre et des Algériens. Fellag est un homme fantastique, un grand acteur, un véritable humaniste qui a su dépasser ce qu’il a vécu enfant. "

Le réalisateur ajoute : " Chaque rôle a été distribué avec le plus grand soin. Nous avons réussi à rassembler une section qui fonctionne à la fois dans ses individualités et dans son ensemble. Je leur tire à tous mon chapeau. Il faut citer les remarquables prestations et l’engagement de Vincent Rottiers, qui joue Lefranc, de Lounès Tazairt qui incarne Saïd, d’Abdelhafid Metalsi, Eric Savin, Adrien Saint-Jore, Guillaume Gouix et du jeune Lounès Machène. "

 

LE TOURNAGE

 

Florent-Emilio Siri explique : " Je me suis rendu en repérages en Kabylie où j’aurais voulu pouvoir tourner, mais il n’existait aucune infrastructure capable d’accueillir une production comme la nôtre. Par contre, par souci de réalisme, j’y ai fait le casting des acteurs qui sont en fait des non-acteurs, de jeunes paysans kabyles des montagnes. Ne pouvant tourner sur place, nous avons donc choisi de tourner au Maroc, dont la région de Beni Mellal ressemble beaucoup à la Kabylie.

" Le Maroc est habitué aux tournages d’ampleur. Il y a là-bas d’excellents techniciens. Nous y avons fait presque deux mois de repérages. Le décor était une composante essentielle de l’histoire. Quand on parle de l’horreur, il faut placer ce qu’il y a de plus beau en opposition. Je voulais donc trouver des paysages magnifiques, pour montrer que, comparés à la nature, nous ne sommes que des fourmis, des insectes. Je cherchais ce paradoxe.

" Notre base de tournage se situait dans le Moyen Atlas. Il nous fallait souvent une heure de piste voire plus pour arriver sur les décors. Nous avons tourné en quarante-huit jours, six jours par semaine. Le film a été entièrement storyboardé avant le tournage et quelques rares scènes pendant. Mais il faut remettre le story-board à sa juste place. Je dis toujours que j’écris un film quatre fois : d’abord au scénario, puis au story-board, puis au tournage, et enfin au montage. C’est le même film à chaque fois, mais à des étapes différentes qui " poussent " le film vers le haut. Sur le tournage, je me laisse guider par les acteurs et l’interprétation qu’ils font de leur personnage. Je leur donne un espace où ils peuvent s’exprimer librement car c’est à leur tour de nous faire partager leur vision. Puis, je corrige ou non en fonction du récit et de ma vision. "

Denis Pineau-Valencienne explique : " D’un point de vue logistique, s’agissant d’un tournage au milieu de nulle part, en montagne, dans une région marocaine assez isolée, ce film était très complexe. Florent devait faire face à une somme incroyable de problèmes. Il a commencé par le plus difficile en consacrant sa première semaine de tournage à la première bataille. Cela nous a permis de nous mettre tous en place, en rythme, d’abord parce que nous sommes habitués à évoluer sur terrain plat alors que l’on se retrouvait à crapahuter en pente raide dans la caillasse. Les premiers jours, le corps doit s’adapter, on se réveille en pleine nuit avec des crampes dans les reins ! Nous tournions sous des températures comprises entre 45 et 50 degrés.

" On part avec l’intuition que ça va être compliqué et on découvre que c’est toujours pire. Mais c’est passionnant ! C’était une expérience de fabrication exceptionnelle. "

Le réalisateur reprend : " Pour chaque scène, je visualise, je storyboarde et j’essaie de donner l’ampleur sans jamais perdre de vue les personnages. Cela fait partie de ma grammaire. J’installe un climat. Pour la scène de bombardement au napalm, la première réaction qui fait comprendre que ça va être terrible vient des militaires français eux-mêmes. La section de Terrien est elle-même effrayée. Tous, autour de lui, s’écrient " Pas les bidons ! Pas les bidons ! ".

C’est là que j’applique ce que j’appelle la théorie de l’élastique. Au début, je détends lentement l’élastique : au pire j’oppose le plus beau, au suspense, j’associe le calme absolu. On survole un magnifique paysage puis on découvre l’ombre d’un avion, comme un oiseau de proie, une menace qui plane. Il largue deux charges avec un souffle fort et chaud. C’est violent, rapide, je " surdécoupe " l’explosion : " l’élastique vient de nous claquer sur les doigts ".

" Cette scène est un parcours, visuel, émotionnel, une suite de contrastes, d’oppositions, d’émotions, qui permet à la scène d’échapper au cliché de la bataille esthétisante.

" Cette séquence conduit à l’une des plus impressionnantes que nous ayons tournées, celle que j’appelle " le cimetière ", après le largage du napalm, lorsque la section inspecte la zone dévastée. Les mannequins étaient très réalistes et il y avait aussi des comédiens maquillés. Cette scène a été l’une des plus dures, comme celles autour des tortures. Déjà à l’écriture, je les redoutais. Je n’aurais pas fait ce film si je n’avais pas trouvé la solution visuelle pour filmer la torture. En fait, plutôt que d’essayer de filmer la torture, j’ai essayé de filmer la folie. Tout le monde est fou, personne ne sait plus qui fait quoi. C’est vraiment extrême. Je ne voulais pas trop parler de la torture car la guerre d’Algérie et ce film ne doivent pas se réduire au cliché de la torture. La torture que j’ai voulu montrer, c’est le parcours psychologique de cet homme qui perd pied. Je préfère montrer la scène du napalm parce que peu de gens savent qu’il a été employé. "

Le réalisateur confie : " Tous les matins, en nous rendant sur les lieux de tournage, nous rencontrions des Berbères qui allaient chercher de l’eau, faisant surgir une image vieille de plusieurs siècles. Nous nous croisions dans ce décor presque sacré auquel nous imposions une sorte de viol. Une expression italienne parle du " mal de l’Afrique ". Quand on rentre à Paris après cette expérience, avec ces images en tête, c’est ce mal que l’on ressent. Tout cela va au-delà du film, du temps et de l’anecdote. C’est bien plus fort. Tout à coup, notre cinéma rencontre un autre monde pour accéder à un endroit unique. L’une des images les plus fortes qui me reste concerne la scène avec les hélicoptères qui se posent, quand Vesoul sort pour faire un discours. Nous étions au point le plus haut de cette montagne, dans un col, et en une demie-heure, toutes les crêtes se sont remplies d’hommes. Tous les Berbères de la montagne étaient venus et nous entouraient. On voyait leurs silhouettes danser sur toutes les crêtes. Nous en avions croisé trois ou quatre sur la route et tout à coup, ils étaient des centaines et des centaines. C’était hallucinant ! "

Florent-Emilio Siri raconte : " Nous tournions en plein été, avec cent cinquante techniciens, cinquante véhicules dont trente camions, avec une équipe composée de seulement trente Français, des Italiens – dont le chef opérateur – et de nombreux Marocains. Sur le plateau, on parlait français, italien, arabe marocain, berbère marocain et kabyle. L’aventure humaine a été plus simple et plus heureuse que pour un tournage habituel. "

 

UNE EMOTION VRAIE

 

Le réalisateur explique : " Autour des comédiens principaux, il y avait toute la section à assembler. Tous les jeunes comédiens qui arrivaient sur le tournage y ont fait leur entraînement militaire. Mais avant cela, il a fallu nourrir leurs personnages. J’ai donc remis à chacun un dossier que j’ai assemblé, fait de textes, de photos. Il contenait des nouvelles de Daniel Zimmermann intitulées " Nouvelles de la zone interdite ", terribles psychologiquement ; des compilations de photos de la guerre d’Algérie – des scènes de camaraderie, de massacre – mélangeant l’horreur et le quotidien réunies sur une cinquantaine de pages. Je leur ai montré " La 317ème section " de Pierre Schoendoerffer pour son côté documentaire et le jeu clair et net, sans artifice. Ensuite, je les ai vus un par un pour discuter de ce dossier et leur donner des petites choses auxquelles ils pourraient se raccrocher. En une ligne, chaque jeune est typé, sait de quelle région il vient – le titi parisien avec sa caméra, le mec de la campagne devenu sniper, le type du nord qui joue le radio–, tous ces hommes qui composaient la France. Ils sont tous là, un peu perdus mais avec une vraie personnalité. Mon père m’a toujours dit que sans le service militaire, il ne serait pas sorti de sa campagne, et cela m’a inspiré. J’ai également établi un lexique de six pages du langage populaire de l’époque, des expressions utilisées comme la guitoune, la copine, " te caille pas le lait ", pour éviter toute fausse note avec des gamins de vingt ans d’aujourd’hui qui utilisent l’argot de notre époque. "

François Kraus commente : " Florent nous a impressionnés par sa capacité à prendre le film en main, à la fois dans sa globalité et dans les moindres détails. Ce qui donne sa force au film, ce sont ces sept ou huit personnages qui gravitent autour de Benoît et Albert. Chacun a son petit parcours – rendu par des détails de costume, de mise en scène. C’est le talent de Florent, qui a bossé intensément pendant les mois de préparation sur les détails des costumes et des comportements, en compulsant des livres d’archives, des témoignages. Il a su tout retranscrire dans le film. "

Le réalisateur reprend : " Sur le tournage, le sujet même du film a provoqué de véritables discussions. Raconter cette histoire était l’occasion d’échanger, de découvrir, et l’esprit était remarquable. Certaines scènes ont trouvé un écho puissant chez les acteurs kabyles. Lors de l’exécution du personnage joué par Fellag, ils avaient le cœur qui battait à cent à l’heure. Tirer sur celui qui est pour eux un symbole était quelque chose de très fort. "

 

L’IMAGE

 

Florent-Emilio Siri explique : " Pour ce film, je retrouve mon directeur de la photo habituel, Giovanni Fiore Coltellacci. Nous sommes dans un contexte de film historique. Avec lui, j’ai donc essayé d’avoir cette couleur de l’époque, une photo désaturée qui a un peu vieilli et correspond bien au film de guerre. Nous avons tourné avec de la pellicule 50 ASA – ce que très peu de chefs opérateurs savent bien faire. La 50 est très fine, très piquée, avec beaucoup de contraste. Comme nous tournions en montagne, nous ne disposions pas du matériel nécessaire pour filmer de nuit. On a donc souvent opté pour des nuits américaines. L’étalonnage s’est fait en numérique, ce qui nous a permis de retravailler par caches sur un contraste très fort, et une désaturation éliminant les bleus. Nous avons ainsi obtenu une image ressemblant aux photos passées, une image à la fois documentaire et brute. "

 

LA MUSIQUE

 

Le réalisateur confie : " Depuis mes débuts, je travaille avec Alexandre Desplat. En général, je cale sur mes prémontages des musiques composées par Alexandre pour d’autres films. Cette fois, je lui ai montré le film sans musique pour travailler le rythme en détail. La musique devait être présente, mais ne pas passer devant. Alexandre a mélangé des instruments très variés, tibétains et japonais, avec des synthés et même une trompette jazzy. C’est un mélange incroyable, qui sert le film si justement qu’on la sent plus qu’on ne l’entend. Alexandre n’a jamais joué sur les clichés d’ambiance ou sur les redondances de suspense. Au contraire, ce sont des nappes qui s’étirent et installent un climat. Et ce n’est qu’au générique de fin qu’on se rend compte que sa musique est là, qu’elle l’a toujours été et qu’elle est magnifique. Comme à chaque fois, Alexandre a accompli un travail remarquable. "

François Kraus conclut : " Florent sait obtenir le meilleur de chacun de ses collaborateurs. Il est très à l’écoute, très ouvert. Travailler avec quelqu’un d’aussi travailleur, sérieux, passionné, est un vrai plaisir parce qu’il vous aide à vous dépasser. "

LE LIEUTENANT TERRIEN par Benoît Magimel

 

 Vous êtes à l’origine du projet et votre implication dépasse de loin celle d’un comédien. Pourquoi ?

 

C’est la première fois que j’initie concrètement un projet. J’avais déjà tourné deux films avec Florent et nous avions l’habitude de travailler sur ses scénarios. Je donnais mon avis sur les personnages. Travailler en confiance et à toutes les étapes est très agréable, passionnant. C’est un bonheur pour un acteur car se contenter d’attendre des propositions qui peuvent vous décevoir peut être frustrant. Même si Florent et moi avons une relation particulière, j’étais sûr qu’il était le cinéaste qu’il fallait pour ce film. Il m’a fait découvrir LA 317e SECTION, un film de guerre comme on en voit rarement, qui m’a époustouflé. Florent m’a beaucoup fait découvrir et nous avons des références communes. Nous avons un peu grandi ensemble.

Mon grand-père avait fait cette guerre mais personne n’en avait jamais parlé autour de moi. Cette période restait quelque chose de mystérieux qui, pourtant, a un impact encore énorme sur notre société d’aujourd’hui. J’étais troublé qu’on n’en ait jamais parlé à part dans certains films, dont celui de Pontecorvo sur LA BATAILLE D’ALGER. Même à l’école, on ne nous en dit que quelques lignes. Cela suscite forcément curiosité et intérêt. Pourquoi s’applique-t-on tellement à oublier ? Les Anglo-Saxons parlent de leurs conflits avec beaucoup plus de facilité et très rapidement : des films sortent depuis longtemps sur la guerre en Irak. J’ai toujours pensé, et je pense encore, que pour aller bien, il faut sortir les cadavres des placards et assumer ce que nous avons fait, même quand ce n’est pas à notre gloire, ou bien quoiqu’on en pense.

Quelle est votre motivation personnelle ?

 

Pour moi, ce n’est pas une action militante, mais une action citoyenne – même si ce sont là des grands mots. Pour qu’une société aille bien, il faut pouvoir parler des choses qui dérangent, et la guerre d’Algérie dérange énormément. Nous en avons d’ailleurs eu la confirmation à travers les difficultés que nous avons rencontrées en préparant le film.

Comment avez-vous concrètement découvert la réalité de la guerre d’Algérie ?

 

Le documentaire de Patrick Rotman est une base de travail fabuleuse, le document le plus intéressant, le plus fort qu’il m’ait été donné de voir à ce jour. Ces témoignages saisissants permettent de se rendre compte que cette guerre n’a jamais quitté tous ces gens qui vivent a priori normalement. Même s’il est difficile de réellement comprendre quelque chose qu’on n’a pas vécu, on peut s’en inspirer. J’ai gardé ce documentaire avec moi et je l’ai regardé continuellement pendant tout le tournage.

 

 Pouvez-vous nous parler de votre personnage ?

 

Le lieutenant Terrien est plein d’idéaux. C’est un humaniste, conscient qu’il faudrait négocier avec le FLN, améliorer le statut des Musulmans d’Algérie, l’équilibre entre les populations.

L’un des aspects qui contribuent à définir Terrien, c’est sa relation avec le sergent Dougnac. Une sorte de respect mutuel rentré les relie. J’aime les moments où ils s’observent comme deux cow-boys engagés dans un duel. Dougnac apprécie la jeunesse de Terrien, sa naïveté, ses grandes phrases qui ont pu être les siennes il y a quelques années. Mais au fond il donne déjà peu de crédit à son humanisme à la con – comme il dit – trop loin des exigences du terrain. Le vertige entre l’idéal et l’expérience en Algérie l’a laissé, lui, désemparé, ce qui le persuade vite que Terrien n’a " pas sa place ici ".

Et effectivement Terrien va se heurter à la réalité du conflit et réaliser que rien n’est noir, rien n’est blanc, que tout est complexe. Il espère changer les choses mais c’est la guerre qui va le changer, le transformer au point de se perdre complètement. Son histoire est un véritable parcours au bout de l’enfer humain. Mises à l’épreuve du combat, ses valeurs morales ont cédé la place à la bête qu’il a en lui. Le titre " L’ennemi intime " résume principalement cette expérience.

Jouer un tel personnage est passionnant.

Comment avez-vous approché votre personnage ?

 

Rentrer dans l’histoire et le personnage n’était pas compliqué. Le scénario était très bien écrit. Aussi complexe soit-elle, l’évolution du personnage était rendue clairement. De plus, quand on tourne dans la montagne, dans des conditions physiques très difficiles, rentrer dans des situations extrêmes n’est plus compliqué. Je voyais de jeunes acteurs, avec moins d’expérience, être là dès la première prise ! Le soleil, la poussière et ces paysages nous faisaient à tous le même effet !

Jouer une histoire, des situations qui n’ont aucune résonance dans la vie de tous les jours était par contre beaucoup plus difficile. On ne peut pas s’inspirer de sa propre expérience. On a des témoignages, beaucoup de choses pour apprendre et comprendre des parcours d’hommes, mais pas d’exemples personnels. C’est assez déstabilisant. On a alors besoin de se remettre en question, besoin d’un regard extérieur, mais surtout besoin du réalisateur.

Jouer ce lieutenant vous a-t-il renvoyé à des cas de conscience personnels ?

 

Je me sens proche de ce personnage par bien des côtés, tout simplement parce qu’il est fragile et je peux y trouver des résonances personnelles. Mais je n’ai pas connu de situation mettant si brutalement à l’épreuve mes valeurs.

Qui peut dire avec certitude ce qu’il aurait fait dans la situation de Terrien? Son histoire nous parle de la faiblesse des hommes. Mais les héros, même discrets, existent aussi…

C’est le troisième film que vous faites avec Florent-Emilio Siri. Qu’avez-vous vu évoluer en lui ?

Florent a toujours eu une grande expérience technique mais il a encore gagné en maturité, en maîtrise. Il connaît bien son outil et sait l’utiliser avec intelligence. C’est ce qui m’avait frappé dès nos premières collaborations. Il a une énergie phénoménale, c’est un bourreau de travail. Son expérience aux Etats-Unis lui a encore beaucoup apporté. Aujourd’hui, il connaît mieux les acteurs, il les comprend et sait mieux les diriger.

Florent donne beaucoup de matériaux aux acteurs, auxquels il apporte un gros sac en leur demandant de piocher dedans. Il adore qu’on s’inspire de ce qu’il donne, qu’on y travaille, qu’on trouve des détails.

Sur un plan plus personnel, avec Florent, débarrassés du superflu, sans problème d’ego, on va à l’essentiel sans avoir besoin de se parler énormément. Parfois Florent me demande mon avis – et inversement. J’aime bien avoir un peu de distance aussi, que cette relation privilégiée s’efface un peu pour que les autres acteurs ne soient pas gênés. Nous sommes donc assez pudiques. Sur le plateau, chacun doit faire son travail. Nous nous parlons le soir si nous en avons besoin.

Comment s’est passé le tournage ?

 

Le tournage s’est très bien passé même s’il a été difficile, dense, avec beaucoup de contraintes et de pièges. Pour celui-ci, il y avait des scènes d’assaut et de combat qui nécessitaient des effets spéciaux très contraignants, très techniques, avec un cahier des charges précis. Aller tourner dans des endroits perdus au fin fond du Maroc est une très bonne expérience qui vous laisse de vrais souvenirs. C’était plaisant, excitant. J’étais heureux du casting. Nous avions de bons acteurs et de bons techniciens. Sans la ténacité et l’engagement des techniciens, nous n’aurions pas pu faire ce film.

Le film correspond-t-il à ce que vous espériez ?

 

Je voulais de l’émotion. J’espérais que tous ces personnages puissent me toucher malgré les choses parfois terribles qu’ils commettent qui ne donnent pas envie de s’identifier. Le film m’a bouleversé et je le crois assez fidèle à ce qui a pu se passer pendant la guerre d’Algérie. Il retrace une réalité humaine concrète.

En ce qui concerne l’alliance entre le fond et la forme, il dépasse tout ce que j’avais pu espérer. C’est un grand film de guerre avec un fond incroyable, beaucoup d’humanité et une dimension très spectaculaire. Je pense qu’il est impossible de le regarder sans se sentir impliqué.

Savez-vous quelle place aura ce film dans votre parcours ?

 

L’ENNEMI INTIME occupe une place particulière dans ma carrière parce que je me suis beaucoup plus impliqué que sur d’autres films. Je suis fier d’avoir été à l’origine du projet et des rencontres. Pouvoir réunir des énergies, des talents, est quelque chose de génial ! Susciter des projets comme celui-ci est une chance. Il a une résonance politique forte, un engagement. Tous ceux qui se sont engagés dans ce film y ont cru. Ils sont venus parce que le sujet parle à beaucoup de monde et parce qu’il y avait un potentiel visuel très fort dû au talent de Florent.

Je réalise qu’il était important de faire ce film et je comprends en même temps qu’on ait pu souhaiter que de telles choses restent cachées. Je ne pensais pas que je serais autant atteint. Cela a clarifié bien des choses en moi et je pense que ce sera le cas pour beaucoup.

LE SERGENT DOUGNAC par Albert Dupontel

Comment êtes-vous arrivé sur le projet ?

 Grâce à notre relation, nous pouvions discuter. Nous avons construit les détails du personnage de Terrien ensemble.  

 

Florent m'a contacté pendant le montage d’ " Enfermés dehors ". Il m'a amené le script aux audis de Boulogne, m'a dit ce qu'il souhaitait faire et me l'a laissé. Son côté direct et simple m'a plu d'emblée.

 Qu’est-ce qui vous a donné envie d’y prendre part ?

 

 

A vrai dire j'ai apprécié énormément le script mais je l'ai refusé car le Dougnac qui était dans la version initiale ne me plaisait pas du tout. Florent était surpris que je le lise si vite et déçu de mon refus mais il est revenu vers moi et m'a proposé tout simplement de le réécrire ! Sa proposition m'a beaucoup étonné, mais une telle marque de confiance m'a fait reconsidérer ma position. Il a validé les 4/5 de mes propositions et cela devenait difficile de refuser une nouvelle fois un rôle que je m'étais réapproprié… Pour tout dire de telles attitudes sont très rares dans le métier et auguraient d'un metteur en scène hors du commun...



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HALF NELSON avec Ryan Gosling, Anthony Mackie, Shareeka Epps, Jeff Lima, Nathan Corbett, Stephanie Bast

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HALF NELSON (2006)

de Ryan FLECK

avec Ryan Gosling, Anthony Mackie, Shareeka Epps, Jeff Lima, Nathan Corbett, Stephanie Bast

Half Nelson

L'HISTOIRE : 

Brillant professeur dans un lycée de Brooklyn, Dan Dunne enseigne avec passion à des adolescents en difficulté.
Cependant dans sa vie privée, Dan est au bord du gouffre, il s'enfonce chaque jour un peu plus dans le désespoir et la drogue. Un jour après les cours, Drey l'une de ses jeunes élèves surprend son professeur en train de fumer du crack.
En dépit de leur différence d'âge et de situation, leurs destins se croisent à un moment crucial de leur existence, où tout peut encore basculer d'un côté comme de l'autre.

Half Nelson - Shareeka Epps et Ryan GoslingHalf Nelson - Ryan GoslingHalf NelsonHalf Nelson - Ryan GoslingHalf Nelson - Anthony Mackie et Shareeka EppsHalf Nelson - Ryan GoslingHalf Nelson - Ryan GoslingHalf Nelson - Shareeka Epps

 

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L'ANNEE SUIVANTE avec Ariane Ascaride, Anaïs Demoustier, Patrick Catalifo, Bernard Le Coq, Salim Kechiouche

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L'ANNEE SUIVANTE (2006)

de Isabelle CZAJKA

avec Ariane Ascaride, Anaïs Demoustier, Patrick Catalifo, Bernard Le Coq, Salim Kechiouche

Anaïs Demoustier. Ad Vitam

L'HISTOIRE :

Emmanuelle habite en banlieue, près d'un centre commercial. Depuis la mort de son père, elle se sent de plus en plus décalée par rapport au monde qui l'entoure. Sa mère s'absente, le lycée l'ennuie. Elle vient d'avoir 17 ans et cette année-là, sa vie va basculer...

Anaïs Demoustier. Ad VitamAnaïs Demoustier. Ad VitamAnaïs Demoustier. Ad VitamAnaïs Demoustier. Ad VitamAnaïs Demoustier. Ad Vitam

 

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Deux vies... plus une avec Emmanuelle DEVOS, Gérard DARMON, Michel JONASZ, Jocelyn QUIVRIN

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Deux vies... plus une (2007)

de Idit CEBULA

avec Emmanuelle DEVOS - Gérard DARMON - Michel JONASZ - Jocelyn QUIVRIN - Jackie BERROYER - Valérie BENGUIGUI

Deux vies plus une

 

L'HISTOIRE : 

Eliane étouffe entre son travail d'institutrice, son mari protecteur, sa mère envahissante et sa fille. Elle est au bord de la crise ! Encouragée par ses meilleures amies et de nouvelles rencontres, elle décide de poursuivre ce qui compte pour elle : réconcilier sa vie actuelle et celle dont elle rêve...

Deux vies plus une - Gérard Darmon et Emmanuelle Devos

Deux vies plus une - Emmanuelle Devos et Valérie Benguigui (au centre)

Deux vies plus une - Jocelyn Quivrin, Emmanuelle Devos et Gérard Darmon

Deux vies plus une - Emmanuelle Devos et Gérard Darmon

Deux vies plus une - Gérard Darmon, Emmanuelle Devos et Michel Jonasz

Deux vies plus une - Emmanuelle Devos et Gérard Darmon

 

 

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L'âge des ténèbres avec Marc Labrèche, Diane Kruger, Sylvie Léonard, Rufus Wainwright, Emma de Caunes

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L'AGE DES TENEBRES (2007)

de Denys ARCAND (LE DECLIN DE L'EMPIRE AMERICAIN - LES INVASIONS BARBARES - JESUS DE MONTREAL)

avec Diane KRUGER - Marc LABRECHE - Sylvie LEONARD - Caroline NERON - Rufus WAINWRIGHT - Emma de CAUNES - Thierry ARDISSON - Laurent BAFFIE - Bernard PIVOT...

L'Age des ténèbres

L'HISTOIRE : 

Dans ses rêves, Jean-Marc est un preux chevalier, une vedette du théâtre et du cinéma, un romancier à succès qui fait tomber les femmes à ses pieds et dans son lit... Dans la réalité, c'est un quidam, un gratte-papier, un mari insignifiant, un père raté qui fume en cachette... Mais Jean-Marc résiste aux tentations de son pays de Cocagne et décide de se donner une nouvelle chance dans le monde réel.

L'Age des ténèbres - Diane Kruger et Marc Labreche

L'Age des ténèbres - Marc Labreche

 

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DARLING (2007) (BANDE-ANNONCE) avec Marina Foïs, Guillaume Canet, Océane Decaudain

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DARLING (2007)

de Christine CARRIERE

avec Marina FOIS - Guillaume CANET  - Océane DECAUDAIN - Anne BENOIT - Marc BRUNET - Sissi DUPARC - Herve LASSINCE - Eloise CHARRETIER

d'après l'oeuvre de Jean TEULE

Darling - Marina Foïs

L'HISTOIRE : 

Darling est une femme d'aujourd'hui, lancée dans le broyeur de la vie, et qui donne l'impression de toujours choisir la mauvaise direction. Elle souffre car la vie ne l'épargne jamais vraiment. Mais elle ne se voit pas comme une victime. Elle ne s'apitoie pas sur son sort. Au contraire, son parcours, son histoire, témoignent d'une rage de vivre envers et contre tout. Elle se bat pour exister. Si elle tombe, elle se relève. Ses rêves se heurtent à la réalité mais elle avance, toujours et encore. Proche de la rupture, elle puise au fond d'elle même une énergie pour continuer.
Sa parole la révèle comme une femme qui veut garder sa dignité et séduire malgré tout.
Darling est naïve et effrontée, instinctive et courageuse. Elle possède la force vitale d'une héroïne de tragédie.

Darling - Marina Foïs et Guillaume Canet

Darling - Marina Foïs

Darling - Océane Decaudain

Darling - Marina Foïs

Darling - Guillaume Canet

Darling - Océane Decaudain

Darling - Guillaume Canet

Darling - Marina Foïs

(BANDE-ANNONCE)

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Le mas des alouettes de Paolo Taviani et Vittorio Taviani avec Paz Vega, Moritz Bleibtreu, Alessandro Preziosi

Publié le

LE MAS DES ALOUETTES (2007)

(La masseria delle allodole)

de Paolo et Vittorio TAVIANI (PADRE PADRONE, LA NUIT DE SAN LORENZO, GOOD MORNING BABILONIA)

avec Paz VEGA - André DUSSOLLIER - Tchecky KARYO - Angela MOLINA - Moritz BLEIBTREU

L'HISTOIRE :

La famille arménienne Avakian est riche et nombreuse. Les deux frères Aram et Assadour ont décidé de se revoir. L'un, médecin, émigré à Venise, a bien réussi et est marié avec une comtesse italienne, et l'autre possède des terres près d'une petite ville d'Anatolie qui abrite une importante communauté arménienne et où il est respecté même par les autorités turques.
Tandis qu'à Venise on organise le long voyage en Anatolie, Aram, sa femme Armineh, sa tante Hasmig et sa soeur Nunik se préparent à les accueillir.
On fait restaurer le Mas des alouettes, l'antique demeure qui les a vus naître. Dans la période qui précède ces retrouvailles, émergent des sentiments, des projets ambitieux... et même une histoire d'amour, dangereuse et impossible, entre Nunik, arménienne, et un jeune officier turc.
Personne ne semble s'apercevoir de la tempête de la "Grande guerre" qui se prépare...

 

 

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NAISSANCE DES PIEUVRES (BANDE ANNONCE 2007)

Publié le par ERIC-C

NAISSANCE DES PIEUVRES
de Céline SCIAMMA
avec Pauline ACQUART - Louise BLACHERE - Adèle HAENEL - Warren JACQUIN - Serge BRINCAT - Jérémie STEIB
Le premier film de Céline Sciamma NAISSANCE DES PIEUVRES présenté au Festival de Cannes cette année dans la section "Un Certain Regard"
Ce film, salué par la critique, a remporté le prix Jeunesse au Festival de Cabourg.
Naissance des pieuvres
L'HISTOIRE : L'été quand on a 15 ans. Rien à faire si ce n'est regarder le plafond. Elles sont trois : Marie, Anne, Floriane. Dans le secret des vestiaires leurs destins se croisent et le désir surgit. Si les premières fois sont inoubliables c'est parce qu'elles n'ont pas de lois.
Naissance des pieuvres - Louise Blachère et Pauline Acquart
Entretien avec Céline Sciamma
 
Pouvez-vous raconter votre parcours pour en arriver à Naissance des Pieuvres, votre premier long-métrage ? Une des particularités de votre trajet, c’est de ne pas avoir fait de court-métrage…
J’ai fait La fémis en section scénario. La fin de mes études a été validée par l’écriture d’un long-métrage. Lors de mon jury de diplôme, Xavier Beauvois était présent… Il m’a dit qu’il fallait absolument que je tourne moi-même ce film. Il semblait que dans l’écriture, il y avait une signature qui pouvait accréditer l’idée que je devais le réaliser. L’idée a fait son chemin et il m’est finalement apparu évident que je n’avais pas envie de le céder à quelqu’un d’autre. J’avais le choix entre plusieurs producteurs et ma rencontre avec Les Productions Balthazar a été finalement déterminante. Ils pensaient que l’étape du court-métrage risquait juste de mettre du temps entre le film et moi. Ils m’ont offert ce luxe de ne pas me faire passer par ce galop d’essai, ce qui a permis de me lancer dans Naissance des Pieuvres avec la fraîcheur nécessaire. Tout a été très vite. Un an après ma sortie de La fémis, j’étais en préparation du film.
 
 
 
 
Naissance des pieuvres - Pauline Acquart 
D’où vient l’idée du film ? Tout à la fois l’univers de la natation synchronisée et celui de ces trois personnages féminins…
Concernant la natation synchronisée, il y a une anecdote de départ qui est autobiographique. À l’adolescence, j’ai assisté par hasard à un gala de natation synchronisée qui m’avait fait une très forte impression, mais je n’arrivais pas vraiment à discerner pourquoi. J’étais persuadée que j’avais raté ma vie et que j’aurais dû faire ça. Au bout de quelques jours, je me suis aperçue que j’avais été impressionnée par des filles qui, au même âge que moi, étaient déjà dans la concrétisation et dans la prouesse. Et moi je n’étais, au mieux, qu’une promesse. Je trouvais que c’était une situation assez exemplaire de ce qu’on peut ressentir à l’adolescence, c’est-à-dire une sorte de malentendu avec ses désirs. Il y a des choses souterraines qui agissent sur les événements du quotidien. Je trouvais cette situation à la fois complètement anecdotique et en même temps, très forte pour illustrer cet âge-là. Par ailleurs, je crois qu’il est préférable de parler ce qu’on connait. À mon âge, on peut parler de ce qu’on a vécu il y a dix ans. On l’a digéré et, en même temps, on l’a encore dans le ventre. D’autre part, le cinéma c’est souvent le lieu où l’on parle des femmes mais c’est aussi le lieu du fantasme. Ce sont souvent les hommes qui en parlent et j’avais envie de donner un point de vue féminin sur ces trois filles. Et du coup, de prendre le contrepied de ce qui se fait en général, c’est-à-dire la nostalgie, l’émerveillement des premières fois. Au contraire, j’avais envie d’être au présent, dans la cruauté de cet âge-là, de travailler sur des sensations plus que sur la restitution d’états d’âme. C’est la raison pour laquelle je suis partie sur un film à trois têtes. Trois personnages, c’est-à-dire trois problématiques pour me démarquer de mon propre itinéraire, pour m’éparpiller un peu plus et, au final, pour rassembler plus de trajets. Il s’agissait aussi de faire une radiographie de la naissance de la féminité avec des problématiques plutôt archétypales au départ. Ça m’amusait de jouer avec les codes du film adolescent, c’est-à-dire la question de la beauté, celle de l’incertitude et de la chrysalide, et celle du physique disgracieux. Ce sont trois personnages qui pourraient être dans American Pie. L’idée était donc d’installer le spectateur dans cette convention, de le mettre dans des chaussons afin qu’il ait l’impression d’être en terrain connu pour explorer plus loin ces situations de départ et de lui faire faire un trajet. Pour moi, le film raconte le dur métier de fille. Il s’agit donc d’un point de vue féminin de l’intérieur.
 
 
Naissance des pieuvres - Louise Blachère (de dos)
Justement, le film frappe notamment par l’absence des adultes. Comment ce parti pris fort s’est-il imposé à vous ?
C’est venu très rapidement. J’ai commencé à écrire des scènes avec les parents. Ça m’a semblé très vite des figures imposées. J’avais une impression de déjà vu. Les parents incarnaient une sorte de loi qui limitait le film dans son genre. Précisément, je crois que l’adolescence est un monde sans loi. Ses impératifs intimes sont liés à une communauté qui, certes, se positionne par rapport aux adultes mais toujours dans une forme de rébellion assez stéréotypée. Il me semblait que cette dimension n’apporterait rien au film. Surtout, il s’agissait de traiter l’adolescence d’une manière épidermique, comme à l’intérieur d’une bulle. Ce qui me semble juste en termes de sensations. Les parents sont des ennemis trop faciles et trop désignés. Enfermer les personnages dans un typage trop sociologique risquait d’appauvrir la singularité du propos. Notamment par rapport à l’homosexualité. Dans le cinéma français, ce sujet est au tout début de son traitement, surtout pour les filles. Je ne voulais surtout pas faire un film sur le trajet classique d’affirmation et de coming out qui implique forcément la loi et les parents. Je voulais laisser ces personnages livrés à eux-mêmes pour vivre cette épreuve du feu. En termes d’identification, je voulais que le spectateur n’ait le choix qu’entre ces trois filles. Que pour des parents, il n’y ait pas ce renfort de s’identifier à une figure paternelle ou maternelle. Cette radicalité vient aussi du désir d’emmener le spectateur là où il n’a pas forcément envie d’aller spontanément. C’est un pari. Tout comme l’absence des garçons. Il n’y a pas de point de vue masculin, ni de vision des hommes dans ce film. Naissance des Pieuvres n’endosse aucun discours sur les garçons. Ils en sont la face B, pour un autre film. Ils ne sont pas là, ils ne parlent pas. Ça tient aussi au point de vue de ces adolescentes pour lesquelles les hommes sont des forces brutes qu’on ne maîtrise pas, avec lesquelles on ne dialogue pas.
Est-ce que vous pensez qu’il y a une spécificité du regard féminin dans Naissance des Pieuvres ?
Le regard féminin m’intéresse surtout dans la fabrication. Mais dans le résultat, ce n’est pas forcément un film que j’ai envie de défendre sous cette bannière-là, ni d’ailleurs sous la bannière du film gay. Mais ce sont des questions que je me suis largement posées. Je crois que ce sont des questions de travail et pas des drapeaux.
 
Naissance des pieuvres - Adèle Henel, Louise Blachère et Pauline Acquart
Comment avez-vous travaillé concrètement sur ce mélange d’ancrage naturaliste et de stylisation ?
Il y a une volonté d’intemporalité qui s’est manifestée à tous les niveaux, sur les décors ou les costumes notamment. Par exemple, il n’y a pas de téléphones portables. Ce sont des détails qui créent cette forme d’intemporalité que je cherchais. Concernant les vêtements, je crois que les filles sont habillées d’une manière contemporaine mais qu’elles auraient pu être habillées comme ça il y a dix ans, surtout avec le revival actuel des années 90. Je voulais que la bande sonore participe aussi de cette sensation d’intemporalité. C’est la raison pour laquelle les morceaux qu’écoutent les adolescents sont des morceaux écrits spécialement pour le film. Le travail autour de l’image a aussi beaucoup structuré le mélange de naturalisme et de stylisation. Au cadre, nous avons privilégié une caméra fixe qui manifeste très peu sa présence, un traitement frontal, des séquences peu découpées. À la lumière, des partis pris engagés avec un travail autour de la couleur : les monochromes (rouge pour la boîte de nuit et bleu pour la soirée finale), la lumière verte dans la fête du début, les teintes froides de la piscine… Cette volonté de stylisation s’applique également au choix des lieux. Il y a eu peu d’intervention sur les extérieurs mais plutôt un choix assez méticuleux. Je connais bien les lieux où j’ai tourné. Il s’agit d’un type de ville qui a poussé dans les années 60. Des villes sans histoire. Ce sont des lieux qui ne charrient aucune fiction, qui sont assez vierges et que personne n’a vraiment filmé. Rohmer a filmé Cergy-Pontoise ainsi que Verneuil dans I comme Icare. Et Verneuil l’a filmé comme si c’était l’Amérique. Pour moi, cette banlieue raconte la middle-class. Elle est très française, très représentative même si elle ne représente pas officiellement un sujet engagé. C’est un lieu qu’on pouvait investir et qui raconte quelque chose d’aujourd’hui. Visuellement, c’est une ville-champignon qui a grandi au gré des projets d’architectes, qui propose des assemblages de lieux assez improbables et des ambiances qui poussent à la stylisation. Cela donne un patchwork de lieux assez étrange. Par exemple, ces colonnes conçues par Ricardo Bofill où a d’ailleurs tourné Rohmer. On ne sait pas où on est, c’est Bienvenue à Gattaca. Les petits lotissements en brique rouge évoquent plutôt certaines banlieues américaines ou l’Europe du Nord. Tous ces lieux sont réellement concentrés sur 20 kms carrés. Il s’agissait de trouver un équilibre entre la vraie personnalité d’un lieu et la mise en scène qu’on pouvait créer autour. 
 
 
Naissance des pieuvres - Louise Blachère
Il y a tout de même un lieu qui structure le film, c’est la piscine, qui est comme une micro-société qui fonctionne avec ses propres règles.
La piscine est un lieu hautement cinématographique. Beaucoup de films français ont leur scène de piscine. C’est généralement le moment où l’héroïne réfléchit. Elle fait deux ou trois brasses et elle revisite sa vie. Sur l’adolescence à la piscine, il y a un grand film, c’est Deep End de Jerzy Skolimowski. La piscine c’est un lieu qui suinte. C’est un espace qui apporte sa part de stéréotypes mais qu’on peut investir de façon très différente. Il y a des films où c’est le lieu du confinement, d’autres au contraire, où c’est le lieu de la liberté. Même dans le traitement sonore, on peut jouer sur l’étouffement ou au contraire, travailler sur un espace plus ouvert. Pour moi, c’est le lieu de la naissance du désir, du dévoilement, de la moiteur. C’est sur ce terrain du désir que Deep End m’a profondément marquée. C’est effectivement aussi l’idée d’un monde qui a ses règles, avec des dimensions visuelles et sonores qui font rêver les metteurs en scène. Avec la natation synchronisée, c’est encore davantage un monde réglé avec des castes. J’ai pratiqué beaucoup d’immersions documentaires dans ce milieu qui est complètement méconnu et assez fascinant. C’est un sport qui est exclusivement féminin et, par conséquent, qui produit un discours sur la féminité. La particularité de ce sport c’est qu’il est très difficile, très athlétique… Les filles s’entrainent vingt heures par semaine. Elles doivent avoir des qualités physiques exceptionnelles. Tout ça pour pas grand chose puisqu’il n’y a pas de carrière possible derrière. Et c’est un sport où l’on produit énormément d’efforts tout en devant les gommer. Les filles doivent donner l’impression que c’est facile et elles doivent absolument sourire. C’est ça qui m’intéressait. Les nageuses de natation synchronisée sont des petits soldats maquillés comme des poupées. Il y a des impératifs de séduction, de combat… En termes de mise en scène, c’était aussi un challenge parce qu’il y a un passé de connivence entre la natation synchronisée et le cinéma avec les ballets nautiques d’Esther Williams. Souvent, quand j’évoquais le film avant de l’avoir tourné, les gens avaient ce genre de souvenirs horrifiés ou nostalgiques. Il y avait des écueils à éviter : le kitsch, la chorégraphie… Pour moi, l’enjeu était de filmer la natation synchronisée comme un sport, c’est-à-dire montrer l’effort, la discipline, le côté militaire… C’est un peu l’armée des filles. 
Les autres écueils à éviter étaient sans doute le mépris ou la parodie…
 Bien sûr. J’ai de l’admiration pour cet effort qu’on met à produire quelque chose d’absolument vain. Il y a quelque chose d’absurde là-dedans qui est très touchant. J’ai beaucoup de tendresse pour cet univers. J’ai vu des dizaines de compétition. Il y a toujours une fille qui s’évanouit, une autre qui vomit sur le bord de la piscine. Mais ça ne se produit jamais avant que la fille ait salué ou qu’elle ait obtenu sa note. Juste après, elle peut s’effondrer. C’est sublime, c’est-à-dire à la fois beau et terrifiant. C’était un enjeu important de trouver la distance juste par rapport à cet univers et son folklore envahissant.
Pauline Acquart. Haut et CourtLouise Blachère et Pauline Acquart. Haut et CourtAdèle Henel, Louise Blachère et Pauline Acquart. Haut et CourtLouise Blachère (de dos). Haut et Court
Quel est le rôle du dialogue dans Naissance des Pieuvres ? C’est un film qui fonctionne sur la rétention et, en même temps, qui s’organise autour de la prise de parole adolescente…
J’y ai beaucoup réfléchi. Traditionnellement, les films sur l’adolescence sont des films de tchatche. Le côté intemporel de Naissance des Pieuvres passe aussi par la possiblité d’éviter de se focaliser sur la langue d’un moment que je n’ai d’ailleurs pas la prétention de maîtriser. Pour moi, être au plus juste c’était d’abord faire parler ces filles comme tout le monde. Par ailleurs, je ne trouve pas forcément juste de placer les adolescents du côté de la logorrhée. C’est plutôt le moment de la rétention. Il s’agissait de travailler sur une parole décisive. J’ai essayé de penser Naissance des Pieuvres comme un film d’action. Dire qu’on est amoureux, c’est manger une poubelle. J’ai trouvé intéressant de travailler en souterrain. Il n’y a aucune parole gratuite. À chaque fois qu’un personnage dit quelque chose, ça engage une action. Tout est allé dans le sens d’un film d’action.
Parlons des trois personnages du film. Commençons par Anne, la fille plus corpulente…
Ce n’est pas le personnage principal mais c’est la seule qui a un trajet de solitude. Elle est en interaction avec le personnage masculin mais au fond, elle est vraiment seule. C’est un personnage qui a été difficile à gérer tout au long du processus parce qu’il avait ce ton à lui et qu’il était très séduisant. Il a fallu qu’il trouve sa place au montage. C’est un personnage qui peut susciter des malentendus, surtout au début du film, et qui participe beaucoup d’une situation archétypale : c’est la bonne copine, la bonne grosse… Une fois qu’il a trouvé sa place, ce personnage est partie prenante de la radicalité du film. Au final, c’est Anne la plus courageuse, celle qui affronte et celle qui va recevoir le moins d’amour, le plus de cruauté. Ce retournement de situation ou d’image est payant. Anne est le pivot, dans ses disparitions comme dans ses réapparitions. La violence de son trajet lui donne une certaine grandeur. Elle rêve à voix haute. C’est la plus enfantine. Elle est dans une démarche de foi, avec des rituels improbables comme enterrer son soutien-gorge, prier… Logiquement, en bonne croyante, elle sera une martyre.
Floriane fonctionne à l’inverse sur la beauté, l’apparence de la facilité, la séduction…
C’est l’objet de désir. En réalité, dès le scénario, j’avais vraiment envie de parler du drame vécu par les belles filles. Le cinéma célèbre en général la beauté des filles et j’avais envie d’y participer, mais il semble qu’il y a là un vrai sujet et que le cinéma est l’instrument idéal pour en parler. On crée du désir autour d’un personnage et, par ailleurs, on parle du problème que le désir pose. Ça crée une ambiguïté intéressante. Il y a une horreur dans le fait d’être trop belle. C’est à partir du moment où cette problématique a émergé que j’ai considéré que Naissance des Pieuvres était un film à trois têtes ou à trois coeurs. Il n’était pas question d’adjuvant et d’opposant. Il était question de trois personnages et de trois véritables trajets. Ça m’a vraiment fasciné de participer à ce désir-là, de le créer, de rendre crédible qu’on puisse tomber amoureux de Floriane et, en même temps de traiter la souffrance générée par ce désir même.
Reste Marie qu’on peut considérer comme le personnage principal du film et qui est surtout un regard… C’est la plus jeune. J’avais envie de corps un peu disparates, entre enfance et adolesence, et surtout, de ne pas tomber dans le fantasme des sous-vêtements de coton. Marie c’est un mélange de grâce et de gaucherie. Elle est le personnage principal mais, paradoxalement, c’est elle qui est le plus du côté de l’observation. Même si elle a un objectif qu’elle cherche à atteindre, elle est avant tout une lentille qui observe. C’est un personnage qui est dans l’auscultation mais que nous allons ausculter nous aussi. À travers elle, je voulais parler de ce moment où naît un désir qui s’impose. Elle vit la naissance de ce désir en temps réel, comme quelque chose d’imprévisible, et le spectateur doit le vivre en même temps qu’elle. Nous sommes avec elle dans la séduction, la compréhension, la souffrance… Je voulais incarner ce mouvement qui se déploie sur quelques jours, ce moment où la conscience naît… C’est la naissance du sentiment amoureux vu sous un angle très physique. Je voulais être à l’opposé du sujet de société. Pour moi, l’homosexualité ce n’est pas un sujet, c’est un trajet. Globalement, le film s’arrête là où la plupart des films qui traitent cette problématique commencent. Naissance des Pieuvres raconte avant tout comment on tombe amoureux. Ce prisme de l’homosexualité permet de raconter une nouvelle fois la naissance de l’amour d’une manière différente. Et offre cette chance de pouvoir filmer des choses qui n’ont jamais été filmées auparavant comme la séquence de dépucelage entre les deux filles. Mais à travers ces trois personnages, le film dit que tous les désirs sont invivables, tous les désirs sont inassouvis et l’homosexualité peut être contextuelle. Le film ne fait pas de Marie un personnage martyr…
À propos de cette séquence du dépucelage, il y a à la fois quelque chose à montrer et à cacher. Comment vous-êtes vous emparée de cette séquence ?Je ne me suis pas vraiment posée de grands problèmes d’éthique pour cette séquence. Dès l’écriture, je savais comment je voulais la représenter. Je ne voulais pas jouer de l’ambiguïté de la sensualité à ce moment-là. Je voulais que ce soit un moment cru, clinique. Les deux personnages ne veulent absolument pas la même chose. D’un côté, il y a de l’amour et de l’autre, il y a un service. Il fallait trouver la bonne distance. Pour tourner la séquence, je ne me suis posé que des questions de distance. Il s’agissait de trouver les deux cadres qui évitent le voyeurisme. Je me suis posé des questions simples, notamment comment rentrer dans cette scène et comment en sortir. J’ai pensé également aux draps. Et j’ai beaucoup travaillé avec les comédiennes. J’ai cru au plan-séquence, à la prise quasi-unique.
Il n’y a pas de sang sur les draps…
J’ai pensé ce à quoi on allait s’attendre. J’avais écrit qu’il y avait du sang sur la main de Marie. J’ai essayé d’être dans l’économie et j’ai restreint le plus possible. J’ai davantage misé sur les visages que sur le reste. Il faut que les spectateurs croient à une séquence pareille. Je suis beaucoup allée sur les blogs et les forums sur Internet. Il y a des adolescentes qui demandent comment se débarrasser de leur virginité, qui ne veulent pas l’imposer à leur petit ami… Et également des gens qui donnent des réponses très précises… Il fallait faire confiance au geste, au malaise, à la croyance qu’elles avaient, elles…
Parlons des comédiennes et du casting qui sont des éléments fondamentaux du film…
Nous sommes partis sur un casting sauvage. Je voulais des comédiennes qui avaient l’âge du rôle. Pauline Acquart, qui joue Marie, la directrice de casting l’a trouvée au Jardin du Luxembourg, par hasard. Louise Blachère qui joue Anne a répondu à une petite annonce que nous avions placé dans le journal Studio. Adèle Haenel qui joue Floriane, a déjà une expérience au cinéma dans Les Diables de Christophe Ruggia. Je cherchais avant tout des physiques. Dans les films américains, les gens ont des gueules et je trouve ça bien… Je voulais jouer avec ces archétypes, donc, il fallait y aller à fond. Après, il a fallu travailler. On a répété un long mois avant le tournage… Ce n’était d’ailleurs pas des répétitions au sens strict… On a plutôt travaillé à la périphérie des personnages avec un coach, également sur la concentration des adolescentes. Et surtout, il fallait bien se comprendre à propos de ce qu’on voulait raconter, qu’il n’y ait pas de malentendus. Ce qui m’a surprise et touchée, c’est la capacité de ces trois jeunes filles à donner ce qu’elles sont mais aussi à offrir ce qu’elles ne sont absolument pas. Elles sont allées beaucoup plus loin que ce que j’avais imaginé… Les filles voulaient faire le film parce que ça parlait d’elles, ça leur semblait juste, elles étaient investies d’une responsabilité, d’une cause. C’était assez saisissant. Il est assez logique de vouloir faire du cinéma quand on a quinze ans, mais finalement on se rend compte que c’est pour de bonnes raisons.
Qu’avez-vous dit à ces jeunes comédiennes pour les mettre en condition ?Pour moi, la direction d’acteur c’est avant tout une question de confiance et de relation. Ce n’est pas une affaire technique, il n’y a pas de recettes, encore moins avec des adolescentes. Je voulais les rapprocher de leur personnage car elles en étaient très différentes. Il a fallu les familiariser avec ce qu’elles allaient être. Il fallait toujours recontextualiser. Et aussi travailler sur le corps, sur une démarche qui ne soit pas forcément la leur. J’ai aussi beaucoup travaillé sur la possibilité de responsabiliser ces trois jeunes filles, sur leur capacité à s’engager. Mais aussi sur la sensation, la fatigue, la musique… Bien sûr, il y a des choses qu’on peut prendre à ces comédiennes, mais pas tant que ça. Je ne crois pas beaucoup à la naïveté des comédiens qui seraient, soit possédés par un rôle malgré eux, soit manipulés par un démiurge. Je crois beaucoup à l’engagement de manière globale, ce qui n’empêche pas de donner des directions très précises. Surtout, j’ai vécu avec ces jeunes filles pendant plusieurs mois et il s’est développé entre nous une relation de dévotion mutuelle pour le film.
Parlons maintenant de la musique qui relève d’un style qu’on pourrait qualifier d’électro-aquatique.
Le compositeur de la musique est Para One. Nous nous sommes rencontrés à La fémis où il était aussi élève. Il est donc à la fois cinéaste et musicien. La grande chance c’est d’avoir pu collaborer ensemble de manière très étroite. Dès l’origine, je savais que ce serait lui qui ferait la musique. Il a commencé à la composer très tôt. Par conséquent, on a pu vraiment communiquer et le montage image a pu en être influencé. Le choix de la musique électro tient à son caractère puissamment cinématographique, parce qu’elle permet de créer un objet cohérent dans toute sa matière sonore. Ça aide vraiment à avoir une pensée globale du son du film, ça laisse beaucoup de liberté, ça permet de tenter beaucoup de choses. C’est une musique très narrative. Et en plus, elle se démocratise beaucoup. Elle est à la fois expérimentale et grand public. Le premier morceau du film est le plus strictement électro et le dernier est plus symphonique, plus cinéma, avec ce mélange de cordes et de synthés. Et ça raconte aussi l’évolution du film. Je n’ai jamais pensé la musique comme un commentaire. Il n’y a pas de système pour savoir où elle va intervenir.
Comment aborde-t-on le tournage d’un long-métrage sans avoir jamais dirigé un plateau ?Pensez-vous que c’est un atout ou un handicap ?
J’avais une connaissance du tournage assez rudimentaire. Mais tout de même, à La fémis, on a tous ce micro-apprentissage des métiers des uns et des autres. De plus, j’ai collaboré avec un réalisateur, Jean-Baptiste de Laubier (alias Para One), que j’avais rencontré dans le cadre de l’école et dont j’étais l’assistante-réalisateur, la scripte, la scénariste. J’avais donc un aperçu de ce qu’était la fabrication d’un film, même si je n’avais jamais été aux commandes. Cette virginité relative, je la considère comme un atout. Mes angoisses se sont avérées solubles dans l’action. Surtout, j’ai abordé chaque problème au moment où il se présentait et j’ai appris en permanence. Paradoxalement, cela m’a permis d’affirmer beaucoup de choses. J’étais dans l’action et c’était vraiment un privilège. Par ailleurs, je ne suis pas une cinéphile endurcie. La fiction m’intéresse de manière plus globale. Je suis aussi passionnée de télévision que de cinéma, de bande dessinée ou de littérature. Pour moi, le cinéma n’était pas un rêve d’enfant mais un rêve d’adulte. Je n’étais pas aux prises avec des fantasmes de tournage… Mes velléités de mise en scène étaient liées à l’objet. Ça m’a beaucoup aidé à être avant tout pragmatique.
Entretien réalisé par
Thierry Jousse
 
 
(BANDE ANNONCE)


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DESTRICTED (BANDE ANNONCE VO 2006) de Larry CLARK, Gapsar NOE,... (INTERDIT - 18 ANS)

Publié le par ERIC-C

DESTRICTED (INTERDIT AUX MOINS DE 18 ANS)
Tadrart Films
L'HISTOIRE : Sept court métrages au travers desquels des réalisateurs et des artistes, parmi les plus visionnaires et provocateurs de leur génération, font se rencontrer l'art et le sexe :
Larry CLARK : IMPALED
(KIDS, ANOTHER DAY IN PARADISE, BULLY, KEN PARK, WASSUP ROCKERS, TEENAGE CAVEMAN)
Gapsar NOE : WE FUCK ALONE
(SEUL CONTRE TOUS, IRREVERSIBLE, CARNE, 8, PULPE AMERE, TINTARELLA DI LUNA)
Matthew BARNEY : HOIST
Marco BRAMBILLA : SYNC
(DEMOLITION MAN, EXCESS BAGGAGE)
Richard PRICE : HOUSE CALL
Marina ABRAMOVIC : BALKAN EROTIC EPIC
Sam Taylor WOOD : DEATH VALLEY
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NOS RETROUVAILLES (BANDE ANNONCE 2006) avec Jacques GAMBLIN - Nicolas GIRAUD

Publié le par ERIC-C

NOS RETROUVAILLES
de David OETHOFFEN
avec Jacques GAMBLIN - Nicolas GIRAUD - Gérald LAROCHE - Jacques SPIESSER - Marie DENARNAUD
Nos retrouvailles
L'HISTOIRE : Marco, vingt ans, voit son père, Gabriel, revenir dans sa vie après être resté longtemps sans nouvelles. Ce retour a beau éveiller chez lui de la rancoeur, c'est malgré tout une bouffée d'air dans son quotidien étriqué. Gabriel, c'est le monde de la nuit, c'est la fête, c'est de la vie. Gabriel propose à son fils de monter un bar de nuit avec lui. Marco suit. Ils vont rattraper le temps perdu. Reste à trouver l'argent.
Nos retrouvailles - Jacques Gamblin
ENTRETIEN AVEC David OETHOFFEN
Comment est né le projet de Nos retrouvailles ?
La première impulsion, c’était les personnages ... Un père immature, un peu frimeur, totalement à la dérive, et de l’autre côté, son jeune fils, introverti, endurci, lucide, mais totalement en demande. Le récit s’est ensuite construit autour d’eux, de leur relation, en la laissant toujours au premier plan. Et c’est devenu une histoire volontairement simple, linéaire, sans coups de théâtre, focalisé sur les sentiments, sur les affects.
Marco et son père, Gabriel, décrivent des parcours presque opposés...
Oui, au départ, Marco est totalement sous la coupe de ce père qu’il voit comme flamboyant. Mais rapidement son père se révèle faible, fragile, abîmé par la vie. Touchant aussi. Sincère et intéressé à la fois. Il aime son fils, et il en a besoin. Marco comprend et voit tout ça... Et plus il prend conscience de la faiblesse de son père, plus il veut l’aider, le sauver... Plus il devient fort. Ce qui les réunit, c’est qu’ils sont aussi perdus l’un que l’autre. Ce sont des personnages qui ont désespérément envie de vivre, désespérément envie d’aimer, d’être aimés. Envie d’exister. Mais Gabriel est un rêveur coupé de la réalité qui n’arrive pas à s’ancrer dans le réel. Tandis que Marco n’a d’autre choix que d’être pragmatique, comme beaucoup de jeunes de sa génération, peut-être parce qu’il est sans illusions sur son avenir.
Il y a une dimension sociale dans le film.
Oui. Disons que le film a une dimension sociale, comme l’ont tous les films qui choisissent de regarder la société par là où elle va mal, qu’il s’agisse des documentaires de Raymond Depardon jusqu’au film noir américain. Un film, c’est un regard. Et pour peu qu’il s’intéresse au monde qui l’entoure, c’est politique. Montrer une banlieue désenchantée, une banlieue sans révolte, ni colère, ce n’est pas arbitraire.
Il ressort aussi du film un profond sentiment de solitude.
Le film parle de gens seuls, isolés. Il n’y a pas d’esprit de groupe, il n’y a pas de sentiment d’appartenance à une classe, à un lieu, à une entreprise. Ceux qui travaillent ont des boulots précaires. Ceux qui tombent dans la délinquance ne font pas partie du «milieu» : ce sont des électrons libres, seuls dans leurs projets. Pour autant, bien que seuls, ce ne sont pas des pions. J’ai essayé de m’attacher à l’humanité de chacun des personnages, y compris aux rôles secondaires, comme celui du veilleur de nuit, joué par Jacques Spiesser, ou celui de Krosiki, interprété par Gérald Laroche.
Il y a une approche singulière de la violence dans le film, quand elle survient...
L’errance de Marco et Gabriel débouche effectivement sur une situation très brutale... La violence y est peu glorieuse, lâche, sordide. J’ai voulu la filmer comme ce qu’elle est vraiment, ne pas l’esquiver, en cherchant la distance juste. Pour moi, cette distance, c’est le regard de Marco. On en voit ni plus, ni moins, que ce que peut supporter son regard. Un regard qui découvre les conséquences d’une situation dont il est complice, un regard qui ne peut pas nier cette violence mais qui ne s’y complaît pas.
On a peu de repère de temps et d’espace ...
J’ai voulu ça... Il y a effectivement toujours une certaine incertitude sur le lieu, sur l’heure, tout comme il y en a sur le passé des personnages... ça insuffle un certain inconfort pour le spectateur, une inquiétude... Les personnages sont sans cesse en mouvement dans la ville. Les décors sont principalement des lieux impersonnels, qui se ressemblent tous, bars, cafés, périphériques. Filmés en évitant les plans d’ensemble. On ne sait jamais très bien où on est. Ce que je voulais, c’est qu’on soit perdus avec eux dans la ville.   
 
En vous approchant au plus près des visages, vous filmez les moindres détails du grain de la peau ...
C’est parfois impitoyable pour les visages, surtout avec des lumières rasantes et réalistes, on voit les cernes, les rides, les imperfections, mais on voit aussi et surtout les moindres tremblements de la peau. C’est je pense au service du jeu, de l’expressivité. Ça permet aussi de filmer la fatigue, le stress. Et je remercie Jacques Gamblin et Nicolas Giraud, d’avoir accepté sans aucune réserve, d’être parfois «abîmés» par la caméra.
 
Le montage, très serré, accentue également le sentiment d’urgence et de stress.
 
Je dirais qu’il est haché ... On entre et on sort brutalement des scènes, ça crée je pense ce sentiment d’urgence. On reste aux aguets. On peut passer d’une scène de boîte de nuit, techno à tue-tête, où la caméra serre un visage de très près, à un plan très large d’une cour en plein jour extrêmement silencieuse. Il n’y a pas de volonté de fluidité des enchaînements. Ça crée un certain déséquilibre, un certain chaos dans un récit que j’ai voulu, comme je le disais, simple.
Il y a beaucoup de scènes de nuit. Cela a-t-il été une difficulté pour le filmage ?
 
J’ai travaillé avec le chef-opérateur Lubomir Bakchev qui a également éclairé L’Esquive d’Abdellatif Kechiche (et avec qui j’avais déjà travaillé sur mes courts). Le film se déroulant effectivement quasi exclusivement de nuit, nous avons fait des tests en faible lumière avec une caméra HD, ce qui s’est révélé extrêmement intéressant à l’image. Cela nous a permis de profiter des éclairages urbains, complétés pour les nombreuses scènes de voiture ou les pénombres, par des dispositifs extrêmement légers. Mais au-delà de la technique, cela a surtout été une chance pour le jeu. On a pu multiplier les prises, essayer, chercher, rectifier. D’une façon plus générale, j’aime le travail de Lubomir Bakchev parce qu’il s’efforce toujours de donner le moins de contraintes possibles aux comédiens. Ils n’ont pas ou peu de marques ou d’indications uniquement liées à la lumière.
Comment avez-vous choisi les comédiens ?J’avais déjà dirigé Nicolas Giraud dans mon court métrage Sous le bleu, où il campait un mécano. C’est un jeune comédien très doué qui n’a pas suivi de cours de théâtre. Il est monté à Paris pour tenter sa chance après avoir travaillé à la dure. Et je peux dire, sans avoir peur de me tromper, qu’il a eu raison. Quant à Jacques Gamblin, je l’avais admiré dans un spectacle tiré d’un de ses romans, Entre courir et voler il n’y a qu’un pas, papa, autour de la relation père-fils. En assistant à ce spectacle très habité, je me suis dit qu’il serait parfait dans le registre que j’imaginais pour Nos retrouvailles. Je voulais quelqu’un de séduisant pour jouer Gabriel, qui ait un capital de sympathie auprès du spectateur. Jacques était le choix idéal.
Nos retrouvailles - Jacques Gamblin, Gérald Laroche et Nicolas Giraud
ENTRETIEN AVEC JACQUES GAMBLIN
Qu’est ce qui vous a intéressé chez votre personnage, Gabriel ?
J’ai été attiré par sa complexité. Sa lâcheté et sa faiblesse n’en font pas à priori un personnage franchement sympathique, mais il devient peu à peu attachant à vouloir rattraper tout ce temps perdu par sa faute et à assumer enfin son devoir de père. Il a une morale qui se déplace, il fait mine d’être sûr de lui, il a du coeur mais pas les mots, il a les actes mais pas les bons. C’est un type instable, un affabulateur sans doute qui, à force de se mentir, fabrique de la vérité. Il est cassé, faiseur mais sincère, contradictoire.
J’avais l’impression d’avoir déjà croisé ce personnage dans la vie, qui se cherche une personnalité par imitation, qui vit en dehors de ses moyens. Et puis à l’écriture, ce personnage me faisait vraiment marrer par cette façon d’être à côté de lui même. J’ai toujours besoin de ça pour interpréter un rôle, qu’il me fasse au moins sourire. Qu’au fond de moi j’ai un peu envie de me foutre de lui. Une façon de le mettre à distance pour mieux;lui rentrer dedans;.
Ses rapports avec son fils sont heurtés et parfois violents...
Normal, ils se sont perdus de vue. Marco a été obligé de grandir plus vite que prévu. Dans ces cas-là, la notion de temps gagné ou perdu est perturbée. Il y a de la méfiance dans l’air. Du silence. Des demandes d’explication non formulées. De la violence rentrée, du regret, de la culpabilité de part et d’autre. Du flou, de la merde quoi ! Le père et le fils se comportent parfois comme deux potes puis à d’autres moments on ne sait plus qui est le père de qui.
Comment êtes-vous entré dans la peau du personnage ?
Je ne sais jamais très bien comment je m’approprie un personnage. Je le vois de loin, je le rêve, je l’imagine en mouvement, je le vois bouger dans ma tête, puis dans les jambes, mais en fait c’est souvent l’inverse, il s’accroche à moi et puis un jour la costumière m’a apporté une veste en cuir et c’était SA veste, c’était sûr. Et puis c’était les bonnes chaussures pour lui donner un peu de déglingue, un peu de cette nonchalance et une petite chaînette autour du cou, et puis tout ça c’était trois fois rien et c’était beaucoup et c’était juste... enfin je crois !... Il se la joue un peu viril, un peu frime avec son 4x4 d’occasion. Rien ne lui ressemble vraiment. C’est un type banal qui voudrait ne pas l’être, qui fait tout pour ne pas l’être et qui l’est d’autant plus. C’est raté quoi !... il y avait un comportement à construire. A un moment je me suis dit : je vais le jouer en pensant que tout ce qu’il dit est faux.
Gabriel entraîne son fils dans un casse en cherchant à lui montrer ce qu’il sait faire de mieux ?
Gabriel, n’est pas un casseur, mais il vit dans le monde de la nuit, avec des gens pas très nets et ça le "pose" de montrer ça à son fils. Ca lui donne de l’importance. C’est du strass de looser. Mais c’est vrai que lorsqu’il laisse son complice rudoyer son fils Marco, ça prend les allures d’un rite de passage. Comme s’il initiait son fils à sa vie d’homme... mais trop tard !
David Oelhoffen ne porte aucun regard moralisateur sur les personnages.
Ca m’avait plu déjà dans le script. Il ne juge pas les personnages : le film les accompagne à un moment de leur vie, comme à une croisée des chemins, puis les laisse repartir chacun de leur côté. Quant à Gabriel, je ne suis pas sûr que l’épreuve qu’il traverse tout au long du film le fasse grandir. Il est paumé au début, il est paumé à la fin, mais il a rencontré son fils même si la façon est " un peu " particulière...
Comment David Oelhoffen dirige t-il ses acteurs ?
Nous avons beaucoup discuté de mon personnage avant le tournage. Sur le plateau, David ne parle pas énormément, mais il ne vous lâche pas tant qu’il n’a pas obtenu ce qu’il veut ! J’avais parfois envie de donner un peu de légèreté au personnage que je trouvais très noir, mais David n’y tenait pas. Il a sa propre conception des personnages, ses propres références, et il sait exactement dans quelle direction il souhaite nous emmener.
Qu’avez-vous pensé du jeune Nicolas Giraud qui interprète Marco ?
Il a vraiment réussi à incarner un personnage qui aurait pu être très linéaire tout au long du film, ce qui était loin d’être évident. Marco est le fil conducteur de l’histoire : c’est lui qui emmène le spectateur au coeur du récit et son regard est celui de la caméra ou plutôt du réalisateur. C’est un rôle très difficile, qui exige une grande humilité.
Ce type de rôle c’est gratifiant à l’arrivée mais sur le parcourt les doutes sont nombreux. Etre là. Simplement être là, c’est quand même ce qu’il y a de plus difficile à faire non ?...
Nos retrouvailles - Jacques Gamblin
Nos retrouvailles - Jacques Gamblin
Nos retrouvailles - Gérald Laroche
Nos retrouvailles - David Oelhoffen (réalisateur)
 
(BANDE ANNONCE 2006)
 

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LA VERITE OU PRESQUE (BANDE ANNONCE 2006) avec André DUSSOLLIER - Karin VIARD - François CLUZET

Publié le par ERIC-C

LA VERITE OU PRESQUE
de Sam KARMANN (OMNIBUS - KENNEDY ET MOI - A LA PETITE SEMAINE)
d'après le roman de Stephen McCAULEY "TRUE ENOUGH"
Scénario de Sam KERMANN et Jérôme BEAUJOUR
Musique originale de Pierre ADENOT - Chansons écrites par Catherine WIMPHEN - Interprétées par Catherine OLSON
avec André DUSSOLLIER - Karin VIARD - François CLUZET - Sam KARMANN - Brigitte CATILLON - Julie DELARME - Liliane ROVERE
La Vérité ou presque - François Cluzet, Karin Viard, Julie Delarme et André Dussollier
L'HISTOIRE : L'histoire de deux êtres très éloignés l'un de l'autre que les hasards de la vie et du travail vont rapprocher. L'une est une femme mariée, productrice d'une émission télé, en proie à des doutes professionnels et sentimentaux. L'autre est un auteur homosexuel de biographies d'artistes plus ou moins oubliés, peinant sur un nouvel ouvrage.
La Vérité ou presque - Karin Viard et François Cluzet
La Vérité ou presque - François Cluzet et Karin Viard
La Vérité ou presque - André Dussollier et Karin Viard
 
(BANDE ANNONCE 2006)


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AFTER THE WEDDING de Susanne Bier avec Mads Mikkelsen, Sidse Babett Knudsen, Rolf Lassgård

Publié le

AFTER THE WEDDING (2006)

(EFTER BRYLLUPPET)

de Susanne BIER (OPEN HEARTS)

avec Mads MIKKELSEN - Sidse BABETT KNUDSEN - Rolf LASSGARD

 

Mads Mikkelsen. Equation

L'HISTOIRE : 

Jacob Petersen a voué sa vie à la construction d'un orphelinat en Inde. Mais l'établissement est menacé de fermeture. Un donateur, Jorgen, lui demande alors de rentrer au Danemark pour effectuer la transaction financière.
Arrivé sur place, Jorgen l'invite au mariage de sa fille qui a lieu le lendemain. Lors de la cérémonie, Jacob comprend que sa présence n'est pas sans raison...

Sidse Babett Knudsen. EquationSidse Babett Knudsen. EquationSidse Babett Knudsen et Mads Mikkelsen. EquationMads Mikkelsen. EquationEquation

 

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