JE DETESTE LES ENFANTS DES AUTRES (BANDE ANNONCE 2007) avec Élodie Bouchez, Valérie Benguigui
JE DETESTE LES ENFANTS DES AUTRES
de Anne FASSIO
avec Valérie BENGUIGUI - Axelle LAFONT - Elodie BOUCHEZ - Lionel ABELANSKI - Arié ELMALEH - Eric SAVIN - Anne FASSIO

SYNOPSIS : Des vacances entre amis : soleil, bonheur et farniente en perspective
Oui mais difficile de supporter les enfants des autres, surtout quand les méthodes déducation sopposent, que les gamins cristallisent les différences de styles de vie des adultes, et que certains savèrent insupportables !

Lhistoire de JE DÉTESTE LES ENFANTS DES AUTRES est venue petit à petit à Anne Fassio, scénariste, comédienne et réalisatrice : " Il y a longtemps que je fais des spectacles, des courts métrages sur la famille, des rapports de fratrie, des rapports parents-enfants. Autour de moi dès que lon aborde le thème de léducation, comme pour la politique, les conversations senflamment. Par ailleurs, louer une maison à plusieurs familles est un des modes de vacances les plus courant, alors conjuguer problèmes déducation et promiscuité, quelle aubaine Et ce fut le coup de foudre pour Caroline Adrian, productrice : " On a immédiatement été séduits par lhistoire, le ton dAnne et le titre JE DÉTESTE LES ENFANTS DES AUTRES. Nous navions pas souvenir de films qui évoquent cette question du regard que chacun porte sur léducation des autres... Et vice-versa. Et lon sest dit : Mais cest dingue que personne nait jamais pris ce sujet à bras le corps. ". " Je crois que nous sommes aussi arrivés à un moment de notre vie où ce thème nous touche, poursuit Antoine Rein, producteur. Nous avons tous les deux des enfants séparément, dailleurs ! et on se pose tous les deux des questions sur leur éducation et comment la parentalité affecte les relations avec nos proches. Et dès que jévoque auprès damis lhistoire de JE DÉTESTE LES ENFANTS DES AUTRES, la réaction est la suivante : Cest exactement ça ! " Caroline Adrian a surtout été enthousiasmée par le ton dAnne Fassio, loin de tout manichéisme. " Le scénario est à la fois très drôle et douloureux dune certaine manière. Car ces différences dapproche dans léducation des enfants, ça finit par casser les amitiés. Et ça peut être assez violent. Ce nest donc pas une franche comédie, cest assez poil à gratter. Et cest vraiment Anne qui a amené cette subtilité. "
JE DÉTESTE LES ENFANTS DES AUTRES nest pas quune simple comédie. Le film soulève de véritables questions dordre sociologique. " Pour notre génération, larrivée des enfants est difficile à concilier avec les amis de longue date avec qui les relations se sont établies sans contraintes, sans impératifs dhoraires ", note Caroline Adrian. " Sans oublier la mauvaise foi quont souvent les parents (y compris nous bien entendu) avec leurs enfants, la protection systématique quils leur accordent, linjustice même, parfois, dans laquelle ils tiennent les autres ", précise Antoine Rein. " Tout cela peut être très agaçant pour les amis des parents en question. Doù les tensions et les incompréhensions, ce qui est à la fois intéressant dans la dramaturgie et identifiant. En un mot, un fossé peut sinstaller ". " Cest dautant plus vrai que des amis de longue date - comme cest le cas dans le film -, qui ont passé leur vie ensemble de 20 à 35 ans, ont forcément limpression davoir tout en commun : des valeurs, une culture ", poursuit Caroline Adrian. " Et larrivée des enfants révèle deux une autre facette... que lon napprécie pas forcément ! ".
La génération des 35/40 ans refuse de vieillir ! " Ces parents se retrouvent face à des enfants qui cherchent leurs limites et ils ne savent franchement pas les poser car ils n'arrivent pas à trouver leur rôle d'adulte, explique Anne Fassio. À lépoque de nos grands-parents, voire de nos parents, chacun avait un rôle précis : ces deux mondes des enfants et des adultes ne se côtoyaient pas tellement. En tout cas, je n'ai pas le souvenir d'avoir été envahie par les soucis de mes parents, d'avoir assisté à leur intimité ou à leur vie professionnelle. De nos jours, les adultes sont plus bousculés, leur environnement est plus instable. Je pense que les enfants ne sont pas épargnés car les adultes parlent beaucoup en leur présence. Et, de ce fait, ils " participent " très tôt à des conversations dadultes, des inquiétudes de grands, telles que le chômage, etc. Inconvénient : ils ne sont plus protégés. Avantage : ils développent vite une force, une indépendance et un regard très pertinent sur les choses. Jai voulu montrer dun côté cette acuité de lenfant et de lautre, les errements des adultes, leur immaturité... Pas toujours assumée dailleurs ! ".

LE CASTING.
Dans un film choral, qui plus est avec des enfants, le casting se révèle forcément un vrai casse-tête ! Ce que confirme volontiers Anne Fassio : " Il me fallait des acteurs avec une énergie très différente, des personnalités bien définies, bien tranchées. Pour savoir qui est qui, qui fait quoi, avec autant de personnages, tout doit être très clair. Il est même arrivé, à la fin du tournage, que les acteurs me disent : "Cette réplique nest pas pour moi mais plutôt pour lui ! " ou " Mon personnage ne ferait pas ça ". Chaque acteur amenait son univers. On a limpression dune évidence alors que cest le fruit dune longue réflexion, jai eu la chance que mon scénario plaise à des acteurs formidables drôles et touchants. De vraies rencontres ! ". " Il fallait surtout ne pas se tromper sur le casting des enfants ", complète Antoine Rein dans le même esprit. " En terme dâge, dénergie, de tempérament, il fallait quils se répondent. "

UN FILM CHORAL.
Il y a souvent douze personnes dans le cadre, douze personnes à faire exister tout en gardant un rythme fluide : un challenge qui na pas effrayé le moins du monde la réalisatrice, même pour un premier long métrage. " Jai eu une équipe solide, enthousiaste, très impliquée et le bonheur de travailler avec Philippe Cohen Solal (compositeur et leader du groupe Gotan Project), sa musique apporte énormément au film. Je regarde beaucoup de comédies. Jaime aussi bien Almodovar que Woody Allen ou la comédie italienne daprès-guerre". Concernant la fluidité, elle revendique linfluence dAltman et de son superbe Gosford Park. " Dans ce film, à chaque scène, un personnage en introduit un autre, ce qui conduit à la scène suivante. Cest vertigineux. Le travail dAltman, ce procédé, cette chorégraphie mont beaucoup aidée à trouver ma propre musique ", analyse-t-elle.

(BANDE ANNONCE)