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DIALOGUE AVEC MON JARDINIER (BANDE ANNONCE 2007) avec Daniel Auteuil, Jean-Pierre Darroussin

Publié le par ERIC-C

DIALOGUE AVEC MON JARDINIER

de Jean BECKER (L'ETE MEURTRIER, ELISA, LES ENFANTS DU MARAIS, UN CRIME AU PARADIS, EFFROYABLES JARDINS)

d'après l'oeuvre de Henri CUECO

avec Daniel AUTEUIL - Jean-Pierre DARROUSSIN - Elodie NAVARRE - Fanny COTTENCON

Studio Canal

L'HISTOIRE : Ayant acquis une honnête réputation de peintre parisien, un quinquagénaire fait retour aux sources et revient dans le centre de la France profonde prendre possession de la maison de sa jeunesse. Autour de la bâtisse s'étend un assez grand terrain qu'il n'aura ni le goût, ni le talent d'entretenir.
Aussi fait-il appel à candidature, par voie d'annonce locale. Le premier candidat (qui sera le bon) est un ancien complice de la communale, perdu de vue et ainsi miraculeusement retrouvé. Il sera le jardinier.
Le côtoyant au long des jours, le peintre découvre par touches impressionnistes un homme qui d'abord l'intrigue puis l'émerveille par la franchise et la simplicité de son regard sur le monde...

 

E

ENTRETIEN AVEC JEAN BECKER

Qu’est-ce qui, en lisant le livre d’Henri Cueco, vous a donné envie d’en faire un film ? J’ai tout de suite été frappé par la façon qu’avait le jardinier de parler, de s’exprimer, par des réflexions très particulières. C’est d’ailleurs sûrement ce qui avait frappé Cueco quand il avait rencontré cet homme et qui lui avait donné l’envie d’écrire le livre - pour qu’il en reste une trace. Ce jardinier est un être singulier, assez exceptionnel. Il a une vue sur les choses de la vie tout à fait spontanée et naïve, et pourtant juste et profonde. Ce n’est pas Monsieur Tout Le Monde. Ses dialogues, tels que les a restitués Cueco, sont formidables d’étrangeté et de bon sens à la fois.

Quelle était la principale difficulté de l’adaptation ? Il fallait quasiment inventer de toutes pièces le personnage du peintre qui, dans le livre, n’existe que pour renvoyer la balle au jardinier. J’ai commencé à écrire le scénario tout seul et puis, assez vite, j’ai ressenti le besoin de me faire aider par quelqu’un. Et j’ai tout naturellement pensé à Jean Cosmos parce qu’on s’était très bien entendus lorsqu’on a travaillé ensemble sur l’adaptation d’EFFROYABLES JARDINS, mais aussi parce que sa fille est peintre et qu’elle l’a sûrement bien aidé pour développer ce personnage. Il fallait trouver le juste équilibre entre les deux, ne pas affaiblir le jardinier tout en donnant assez de vie et de consistance au peintre.

Vous n’avez pas demandé à Henri Cueco de travailler à l’adaptation ? Non, pas plus que je n’ai utilisé ses dessins ou ses peintures. C’est, je crois, pour mieux m’approprier le sujet. Je n’avais pas non plus demandé à Michel Quint de participer à l’adaptation d’EFFROYABLES JARDINS. Il n’y avait qu’avec Sébastien Japrisot où ça ne me gênait pas qu’il travaille sur ses adaptations, on se connaissait tellement bien... Et si Cueco est crédité au générique pour les dialogues, c’est parce qu’on a utilisé beaucoup de dialogues du livre tels quels. De la même manière qu’on a gardé par exemple tel quel le personnage de la femme du jardinier. Après avoir travaillé avec Jean Cosmos, j’ai aussi fait appel à mon copain Jacques Monnet et également, pour un dernier petit coup de pouce, sans même le créditer, à François D’Epenoux qui a écrit «Deux jours à tuer» dont est tiré mon prochain film. Je ne refuse aucune bonne volonté. Ce qui m’importe, comme toujours, c’est de mettre tous les atouts de mon côté pour que le scénario soit le mieux possible !      

Connaissant votre complicité avec Jacques Villeret, on se dit que vous aviez dû penser à lui à la lecture du livre pour le rôle du jardinier... En effet, c’est même pour lui que j’ai commencé à écrire le scénario. J’avais presque fini la toute première version lorsqu’il est mort. J’ai failli abandonner, et puis j’aimais vraiment trop ce jardinier. J’ai alors cherché qui pouvait aussi dégager cette espèce de gentillesse, de naïveté qu’avait Jacques. J’ai toujours trouvé que Jean-Pierre Darroussin, avec un physique très différent, avait quelque chose de la même nature. Lorsque j’avais vu UN AIR DE FAMILLE, j’avais été frappé par cette manière qu’il avait d’observer les autres, avec un regard bienveillant... Je lui ai fait lire le scénario sans lui cacher qu’il avait été commencé pour Jacques et il a accepté tout de suite. Notre travail a ensuite été très différent de ce qu’il aurait été avec Jacques. Ne serait-ce que parce qu’on ne se connaissait pas mais il a donné au personnage un naturel, une simplicité et une vraie profondeur.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de confier le rôle du peintre à Daniel Auteuil ? Une sorte d’intuition. J’aimais bien l’idée de le retrouver dans une histoire très simple et je savais qu’interprété par lui, ce personnage de clown blanc qu’est le peintre prendrait aussi toute sa profondeur. La grande qualité de Daniel, c’est d’avoir une parfaite compréhension d’une situation. Il pige tout de suite. Un clin d’oeil, un regard, et il a compris. C’est un acteur d’une sobriété remarquable et qui trouve toujours le ton juste.

En quoi diriez-vous qu’ils se complètent bien ?Ils sont à la fois très proches et très différents mais c’est vrai qu’ils se complètent très bien ! Chacun, à sa manière, sait faire passer de l’émotion. Il y a chez eux la même subtilité, la même simplicité, la même évidence. En plus, Jean-Pierre et Daniel qui étaient, je crois, sincèrement heureux de travailler ensemble pour la première fois, ont tout de suite établi entre eux une vraie complicité qui a nourri les rapports de leurs personnages. Cela se voit dans les regards, dans la manière qu’ils ont de s’écouter l’un l’autre... Franchement, je ne pouvais pas rêver meilleur duo. Ils sont allés au-delà de mes espérances.

Comment définiriez-vous vos principes de mise en scène dans DIALOGUE AVEC MON JARDINIER ? Ils sont simples. Je filme à deux caméras et avec plusieurs valeurs de plan : gros plans, plans moyens, plans larges. À la fois pour avoir le maximum de possibilités au montage et parce que dans un film comme celui-ci, la mise en scène ne doit pas, à mon sens, se faire remarquer. On doit juste regarder les personnages, être avec eux, près d’eux.

 

L’ÉTÉ MEURTRIER, LES ENFANTS DU MARAIS, EFFROYABLES JARDINS, DIALOGUE AVEC MON JARDINIER... Il y a dans vos films comme une nostalgie de la vie à la campagne alors que vous n’êtes pas un enfant de la campagne...Un petit peu quand même. Et ça ressort maintenant... En effet, quand la guerre a éclaté et que mon père a été fait prisonnier, on est partis vivre à la campagne. J’avais 7 ans, j’étais dans une ferme et je vivais comme les fils des gens qui nous hébergeaient. Puis, mon père est revenu de captivité et il a tourné GOUPIL MAINS ROUGES. Une histoire qui se passait dans un univers de paysans. On est allés habiter alors à Saint Léonard des Bois, encore à la campagne ! Et pendant la première partie de ma carrière, j’ai occulté ces souvenirs, ces réminiscences de la province. Je crois que c’est de travailler sur L’ÉTÉ MEURTRIER avec Sébastien Japrisot qui m’a redonné goût à ça. Je me suis dit : «Je me sens bien là-dedans, à raconter des histoires avec des gens simples et authentiques». Et aujourd’hui, c’est comme si c’était important pour moi de renouer avec mes souvenirs d’enfance...

ENTRETIEN AVEC DANIEL AUTEUIL

Connaissiez-vous Jean Becker avant DIALOGUE AVEC MON JARDINIER ? Non. J’avais une tendresse particulière pour ses premiers films avec Belmondo : UN NOMMÉ LA ROCCA, ÉCHAPPEMENT LIBRE, TENDRE VOYOU... Mais on ne s’était jamais rencontrés. J’ai donc été surpris de recevoir le scénario de DIALOGUE AVEC MON JARDINIER. À la lecture, j’ai été immédiatement touché par le personnage du jardinier. En fait, ce qui m’a décidé, c’est l’envie d’être copain avec ce jardinier ! Je trouvais le récit à la fois simple, émouvant, et complètement décalé par rapport à l’époque, par rapport à ce qui peut se faire en cinéma. C’était un projet atypique, un scénario gonflé, ambitieux. D’une certaine façon, il y avait, en plus de l’importance de la nature dans cette histoire, quelque chose d’harmonieux, d’apaisé, comme le récit d’une réconciliation, qui me faisait penser au film des frères Larrieu, PEINDRE OU FAIRE L’AMOUR.

N’avez-vous pas eu envie de jouer le jardinier ? C’est vrai qu’à la lecture, c’était le beau rôle. Mais je savais que c’était Jean-Pierre qui allait le jouer et je trouvais que c’était une bonne idée ! Et puis, les rôles de clown blanc, c’est justement intéressant à travailler, parce que pas évidents. Enfin, j’avais quand même plus de facilités à me projeter dans le personnage du peintre que dans celui du jardinier. Sa vie, ses interrogations, ses relations amoureuses, ses maladresses avec sa fille, plein de choses me parlaient... Jusqu’à cette espèce de fantasme d’aller s’installer à la campagne - ou à la mer - ce que j’adorerais faire mais mon métier, contrairement au peintre, m’oblige à rester en permanence en contact avec les autres.

En quoi vous complétez-vous avec Jean-Pierre Darroussin ? Je ne sais pas si on se complète, je pense qu’on est assez pareils. On est deux calmes, on est plutôt réservés, on sait où est notre place et ce qu’il faut faire pour que l’histoire des deux se raconte bien. Si on se complète, c’est qu’on est tous les deux dans la composition et qu’on a su établir une relation de travail, une complicité qui fait que le jeu de l’un répond au jeu de l’autre, que les choses s’emboîtent naturellement...

Qu’est-ce qui était pour vous le plus difficile dans ce film ? Apprendre le texte ? Trouver le ton ? Tout ça à la fois. Et surtout rendre vivant les récits qu’on se fait l’un à l’autre. Il y a dans ce film quelque chose de très simple, de très fluide - cela tient aussi à l’environnement, à la nature, à la lumière - et, en même temps, une vraie construction intellectuelle, qui repose entièrement sur les dialogues, comme le titre du film l’indique. Et ça, ce n’est pas forcément évident. On a tourné six semaines quasiment dans les mêmes décors et la difficulté, pour notre imaginaire, c’était justement de se ressourcer, de se réinventer tous les jours. Heureusement, il y avait des scènes miraculeuses...

Lesquelles par exemple ? Je pense aux scènes d’émotion. Quand se pose pour lui le rapport à sa maladie, et quand, moi, j’ai mes soucis. Les scènes où je commence à être plus généreux, plus adulte... Les scènes dans le jardin quand il est malade... La scène de pêche, c’était vraiment miraculeux. On est arrivés sur ce lac à 7h du matin, on a posé notre cul sur cette barque et on est restés jusqu’à 8h du soir, sans jamais en descendre, même pour aller pisser ! On ne s’est rendus compte de rien. C’était, pour nous deux, et pour notre relation, un moment vraiment particulier... Très vite aussi, sur le tournage, j’ai senti Jean-Pierre habité. Il est comme un diesel : il faut qu’il chauffe un peu d’abord mais alors, une fois qu’il est chauffé, il est incroyable... Ce n’était pas évident parce qu’il fallait à la fois ce côté populaire, un peu simple, et en même temps, ce jardinier est un philosophe. C’est un rôle balaise.

Le vôtre n’est pas mal non plus. Parce qu’il vous faut être en retrait, à l’écoute et, en même temps, donner chair à ce peintre pour qu’il existe face au jardinier, et pour que leurs échanges aient de la force, de la vie... Pour la qualité d’écoute, il suffit de bien comprendre l’enjeu mystérieux, souterrain, de la situation. À partir du moment où on trouve bien le sens d’une scène, les regards, les gestes, les attitudes viennent presque sans qu’on y pense... Et puis surtout, cela repose aussi sur le partenaire. C’est là qu’on retrouve la complémentarité avec Jean-Pierre dont on parlait tout à l’heure. On était très ensemble. On se réconfortait, on s’entraînait, on jouait ensemble. Être à l’écoute, c’était d’autant plus facile que - je ne peux pas le dire autrement - j’avais confiance en cet acteur. J’avais envie de me laisser surprendre - et je n’ai pas été déçu ! Jean-Pierre a fait une composition tellement sensible, tellement subtile...

Vous, pour entrer dans le personnage du peintre, vous êtes-vous entraîné à peindre ?J’avais quelques pressions mais... j’ai un peu frimé ! J’ai dit «j’ai préparé Van Gogh pendant dix mois avec Pialat, je peux faire un peintre d’aujourd’hui !». En plus, sur le tournage, le peintre dont on a utilisé les tableaux était là, mais bon, ce n’est pas toujours évident de peindre et de parler en même temps !

ENTRETIEN AVEC JEAN-PIERRE DARROUSSIN

Vous souvenez-vous de votre première rencontre avec Daniel Auteuil ? C’était justement pour DIALOGUE AVEC MON JARDINIER, Jean Becker nous avait invités à manger tous les deux. Avant ça, on s’était vaguement croisés une fois dans les couloirs du Fouquet’s et on s’était salués poliment. Autant dire qu’on ne se connaissait pas du tout. De travailler avec lui, surtout sur cette histoire-là qui se concentre autour de deux personnages, c’est bien évidemment ce qui m’a attiré dans ce projet. Mais pas seulement. J’ai trouvé que c’était assez gonflé de faire un film comme ça, aussi minimaliste, juste sur la rencontre de deux personnes et sur leurs échanges. Et puis, ce jardinier, c’est un personnage qui m’attirait. Il me faisait penser à mon père.

De quelle manière ? Sa manière de parler, c’était mon père ! Toutes ses expressions populaires, à la fois un peu surannées et très imagées, ce langage vraiment typique de gens qui sont restés attachés à la terre, qui vivent dans cette éducation-là, dans cette authenticité-là, éveillaient un écho chez moi... Mon père était étameur mais il était issu d’un milieu paysan. Comme le jardinier du film, il savait tout faire.

Que Jean Becker ait d’abord pensé à Jacques Villeret pour interpréter le jardinier ne vous a pas fait hésiter ? Non. Parce que je sentais bien le personnage, parce que je voyais bien comment moi, je pourrai le jouer. Et puis, ce qu’il me proposait, c’était le jardinier, pas Jacques Villeret. En même temps, il a bien fallu une semaine à Jean pour réaliser que ce n’était pas avec Villeret qu’il travaillait mais avec moi ! Cette première semaine a été assez difficile pour tout le monde. Je pense que Jean était angoissé, il se demandait sans doute ce qu’allait donner ce film où tout reposait sur les dialogues entre deux personnages. Il était brusque, un peu colérique. Cela nous a déstabilisés, Daniel et moi. Mais comme on s’est très bien entendus tout de suite, on s’est serrés les coudes, on a travaillé ensemble sur le texte... Parce qu’il y avait quand même beaucoup de texte à apprendre, à moudre...

C’'est ce que vous appréhendiez le plus, le texte ? Oui. Et donc la mémoire ! C’est presque un texte de théâtre. C’est un dialogue très écrit, avec un vocabulaire très précis, et il n’est pas question d’en changer une virgule - même si je me suis quelques fois amusé à rajouter quelques images ou quelques expressions de mon cru ! Au théâtre, lorsqu’on joue le texte, on l’a déjà répété cent fois ! On a eu le temps d’en saisir les nuances, d’en explorer les détours. Là, c’était comme si on ne pouvait pas dépasser le stade des premières répétitions au théâtre. Il fallait franchir ce double obstacle des mots à retenir et des situations à explorer. Il fallait assimiler le texte de façon à ce qu’il soit simplement parlé, et surtout pas joué...

Avez-vous ressenti le besoin à un moment de vous reporter au livre de Cueco ? Non. Je déteste faire ça. Ce que j’ai à jouer n’est pas le livre mais le scénario. Le livre, c’est une autre vision, c’est parfois un autre point de vue. Dans le dossier de presse de mon film, LE PRESSENTIMENT, j’avais utilisé une phrase de Jacques Becker où il dit que lorsqu’on fait l’adaptation d’un roman, à force de l’aimer, à force de le travailler, on finit par oublier que c’est quelqu’un d’autre qui l’a écrit ! On se l’est tellement approprié que c’est finalement une autre oeuvre. Seul l’adaptateur peut savoir encore d’où elle vient, mais quand on est acteur, on n’a pas à savoir d’où ça vient. Il m’est arrivé en revanche de lire bien longtemps après un film le livre qui l’a inspiré. Mais là, il n’y a plus d’enjeu...

Qu'est-ce qui vous touche le plus chez le jardinier ? C’est un personnage qui ne triche pas, qui est en prise directe avec le réel, qui a trouvé du sens à sa vie - ce que recherche justement le personnage du peintre qui, lui, est dans un désert affectif. Le jardinier sait que le sillon qu’il a tracé est droit. Il peut se regarder dans la glace. Il a toujours été honnête, loyal, il n’a fait de mal à personne. C’est un être profondément moral. Il a servi sa vie, et à partir du moment où il a servi sa vie, sa vie a servi à quelque chose. C’est ça qui est touchant humainement - et profondément exemplaire. Cette histoire, finalement, c’est l’histoire de la disparition d’un juste. C’est ce qui fait qu’on est bouleversé à la fin du film, parce que les gens comme lui sont rares. Je l’aime bien ce personnage, avec son allure, ses chaussures, ses pantalons, sa mobylette... J’aimais bien me déguiser en lui.

En quoi vous complétez-vous avec Daniel Auteuil ? J’ai la sensation qu’on a à peu près la même approche du métier, qu’on est à peu près de la même famille d’acteurs. On est assez timides et réservés. On est respectueux de notre travail et du personnage à faire vivre. On est avant tout des caméléons, des éponges de différents archétypes d’humanité qu’on peut croiser dans la vie. Et puis aussi, il y a une fragilité, une vulnérabilité... Et un petit côté comme ça, expérimental. Le souci d’être dans la recherche, d’avancer sans que les choses soient acquises. Je me retrouve assez quand je le vois travailler.

Et comme partenaire, quel est son principal atout ? Sa simplicité et sa droiture. Son intelligence du réel enjeu de la rencontre. La capacité qu’il a de savoir mettre en espace cette chose indicible et palpable, mystérieuse et intime, qui se noue entre ces deux personnages.

(BANDE ANNONCE 2007)

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