CE SOIR, JE DORS CHEZ TOI (BANDE ANNONCE 2007) avec Jean-Paul ROUVE, Mélanie DOUTEY, Kad MERAD
CE SOIR, JE DORS CHEZ TOI
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Comédie française de Olivier BAROUX
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avec Jean-Paul ROUVE - Mélanie DOUTEY - Kad MERAD - Rhiles DJAROUANE - Hélène PATAROT - Philippe LEFEBVRE - Alain DOUTEY
ENTRETIEN AVEC OLIVIER BAROUX
D'où vous vient votre envie de réaliser ?Jai grandi en regardant la télévision, puis à ladolescence jai découvert le cinéma, qui a pris le relais. Cest un art qui ma toujours passionné. Tout jeune, jétais plutôt fan de cinéma américain, mais le goût du cinéma français est venu avec la maturité. La réalisation ma intéressé très tôt, dès que lon a commencé à faire des sketches avec Kad. Il fallait alors décider des axes caméra et cétait toujours moi qui mettais en scène et qui montais. Cela sest fait naturellement, je men occupais et je me suis rendu compte que cela ne répondait pas seulement à une nécessité, mais aussi à un goût. Jaime ça !
Comment est né ce premier film ?Jai dabord travaillé sur un projet très personnel - «Une vie de rêve» - sur lequel jai passé trois ans à écrire, mais le film a eu du mal à se monter et rien navançait vraiment. Cest alors que Cyril Colbeau-Justin, Jean-Baptiste Dupont et Alain Terzian sont venus me proposer CE SOIR JE DORS CHEZ TOI. Il sagissait dune adaptation de la bande dessinée de Dupuy-Berbérian, «Monsieur Jean», sur laquelle Michel Delgado et Jean-Paul Bathany avaient déjà travaillé. Jai dabord été hésitant parce que je me demandais si jétais capable de men occuper, et cest là quAlain Terzian ma proposé de me le réapproprier complètement en me laissant carte blanche. Je nai pas lu la BD et avec Jean-Paul Bathany, nous avons donc tout repris pour rapprocher vraiment le projet de mon univers. On a gardé les personnages et la trame et on a travaillé. Là où je suis heureux, cest que lorsque Charles Berberian a découvert le film, il a retrouvé ses personnages et il a aimé.
Dans quel sens avez-vous fait évoluer le film ?La première version était beaucoup plus romantique. Il ne sagissait pas pour moi deffacer cet aspect-là, mais de le mélanger à de la comédie. Javais envie que le spectateur puisse vraiment rire entre deux moments démotion, voire pendant ! Je navais pas trop dinquiétude sur lhumour parce que jai un peu dexpérience, mais jétais plus timide sur la romance ! Alors jai avancé pas à pas en écoutant, en me posant beaucoup de questions, en demandant lavis des comédiens et des proches collaborateurs. On a vraiment fait un travail déquipe. Jassume entièrement ma place de chef dorchestre, mais je ne vais pas faire comme beaucoup et tirer la couverture à moi en tentant de faire croire que je jouais de tous les instruments ! Le ton du film sest défini naturellement. Je nai pas cherché le décalage systématique par rapport à une comédie romantique classique. Je suis rentré dans lhistoire, et cest lapproche que nous en avons eue et ce que je suis qui lui ont donné son propre ton. Il ne sagissait pas dêtre parodique ou cynique, mais de raconter une romance atypique avec un esprit qui nest pas celui habituellement employé pour ces films. Nous avons aussi travaillé pour valoriser le potentiel de la situation de départ, qui est originale. Le socle du film, ce nest pas un amour aussi idéalisé quimprobable. Lattachement entre Lætitia et Alex est là. Toute la question est de savoir sils peuvent passer à létape suivante et vivre ensemble pour de bon. Il y en a une qui veut et un qui va tout tenter pour échapper à cet engagement. Quitte à senfoncer jusquau bout !
UNE BREVE HISTOIRE DE MONSIEUR JEAN
Cest en 1990 que «Monsieur Jean» apparaît pour la première fois dans le pre mier album collectif «Frank Margerin Présente» édité chez Les Humanoïdes Associés. Ses auteurs, Philippe Dupuy et Charles Berberian, se sont rencontrés quelques années plus tôt, en 1983. Dupuy a alors 23 ans et Berberian 24. Fait rarissime dans lunivers de la bande dessinée, chacun participe à la fois à lécriture, aux dessins, aux dialogues et même à la mise en couleur. Rapide ment, leurs apports et leurs styles se confondent pour nen devenir quun, unanimement salué pour sa précision, sa sensibilité et son sens exceptionnel du décalage face au quotidien. Les deux avouent sêtre inspirés de leurs vies et de leurs expériences pour créer «Monsieur Jean», un trentenaire parisien qui cherche désespérément le sujet du roman quil doit écrire. Coincé entre les petits tracas de la vie et ses états dâme, ses voisins, ses amours et une vision du monde assez réjouissante quil nhésite pas à faire partager au lecteur, ce sympathique jeune homme, un peu rêveur, un peu dilettante et toujours prompt à échapper aux obligations, est rapidement devenu un favori du public. À travers un traitement visuel remarquablement maîtrisé, un ton aussi spirituel que léger, le personnage a su simposer comme un classique incontournable. Même si loeuvre de Dupuy et Berberian est par ailleurs variée et foisonnante, «Monsieur Jean» reste lun de leurs plus grands succès. Le premier album, «Monsieur Jean, lamour, la concierge» fut publié dès 1991. Ont suivi «Les nuits les plus blanches» en 1992, «Les femmes et les enfants dabord» en 1994, «Vivons heureux sans en avoir lair» en 1998 - couronné meilleur album au festival de la BD dAngoulême 99, «Comme sil en pleuvait» en 2001, «Inventaire avant travaux» en 2003 et «Un certain équilibre» en 2005.
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(BANDE ANNONCE 2007)