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CE SOIR, JE DORS CHEZ TOI (BANDE ANNONCE 2007) avec Jean-Paul ROUVE, Mélanie DOUTEY, Kad MERAD

Publié le par ERIC-C

CE SOIR, JE DORS CHEZ TOI

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Comédie française de Olivier BAROUX

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avec Jean-Paul ROUVE - Mélanie DOUTEY - Kad MERAD - Rhiles DJAROUANE - Hélène PATAROT - Philippe LEFEBVRE - Alain DOUTEY

Ce soir, je dors chez toi

L'HISTOIRE : Alex aime Laetitia. Laetitia a 30 ans. Elle est belle, drôle, effervescente, solaire. Laetitia aime Alex. Elle adore même Jacques, le meilleur ami et l'éditeur d'Alex ; bref c'est la femme de sa vie, la mère de ses futurs enfants, sa lumière, sa raison de vivre mais... Alex préfère quand même qu'elle reste bien chez elle... "La vie à deux : oui ! mais pas dans le même appartement...

Ce soir, je dors chez toi - Kad Merad et Jean-Paul Rouve

ENTRETIEN AVEC OLIVIER BAROUX

D'où vous vient votre envie de réaliser ?J’ai grandi en regardant la télévision, puis à l’adolescence j’ai découvert le cinéma, qui a pris le relais. C’est un art qui m’a toujours passionné. Tout jeune, j’étais plutôt fan de cinéma américain, mais le goût du cinéma français est venu avec la maturité. La réalisation m’a intéressé très tôt, dès que l’on a commencé à faire des sketches avec Kad. Il fallait alors décider des axes caméra et c’était toujours moi qui mettais en scène et qui montais. Cela s’est fait naturellement, je m’en occupais et je me suis rendu compte que cela ne répondait pas seulement à une nécessité, mais aussi à un goût. J’aime ça !

Ce soir, je dors chez toi - Mélanie Doutey et Jean-Paul Rouve

Comment est né ce premier film ?J’ai d’abord travaillé sur un projet très personnel - «Une vie de rêve» - sur lequel j’ai passé trois ans à écrire, mais le film a eu du mal à se monter et rien n’avançait vraiment. C’est alors que Cyril Colbeau-Justin, Jean-Baptiste Dupont et Alain Terzian sont venus me proposer CE SOIR JE DORS CHEZ TOI. Il s’agissait d’une adaptation de la bande dessinée de Dupuy-Berbérian, «Monsieur Jean», sur laquelle Michel Delgado et Jean-Paul Bathany avaient déjà travaillé. J’ai d’abord été hésitant parce que je me demandais si j’étais capable de m’en occuper, et c’est là qu’Alain Terzian m’a proposé de me le réapproprier complètement en me laissant carte blanche. Je n’ai pas lu la BD et avec Jean-Paul Bathany, nous avons donc tout repris pour rapprocher vraiment le projet de mon univers. On a gardé les personnages et la trame et on a travaillé. Là où je suis heureux, c’est que lorsque Charles Berberian a découvert le film, il a retrouvé ses personnages et il a aimé.

 

Ce soir, je dors chez toi - Mélanie Doutey et Jean-Paul Rouve

Dans quel sens avez-vous fait évoluer le film ?La première version était beaucoup plus romantique. Il ne s’agissait pas pour moi d’effacer cet aspect-là, mais de le mélanger à de la comédie. J’avais envie que le spectateur puisse vraiment rire entre deux moments d’émotion, voire pendant ! Je n’avais pas trop d’inquiétude sur l’humour parce que j’ai un peu d’expérience, mais j’étais plus timide sur la romance ! Alors j’ai avancé pas à pas en écoutant, en me posant beaucoup de questions, en demandant l’avis des comédiens et des proches collaborateurs. On a vraiment fait un travail d’équipe. J’assume entièrement ma place de chef d’orchestre, mais je ne vais pas faire comme beaucoup et tirer la couverture à moi en tentant de faire croire que je jouais de tous les instruments ! Le ton du film s’est défini naturellement. Je n’ai pas cherché le décalage systématique par rapport à une comédie romantique classique. Je suis rentré dans l’histoire, et c’est l’approche que nous en avons eue et ce que je suis qui lui ont donné son propre ton. Il ne s’agissait pas d’être parodique ou cynique, mais de raconter une romance atypique avec un esprit qui n’est pas celui habituellement employé pour ces films. Nous avons aussi travaillé pour valoriser le potentiel de la situation de départ, qui est originale. Le socle du film, ce n’est pas un amour aussi idéalisé qu’improbable. L’attachement entre Lætitia et Alex est là. Toute la question est de savoir s’ils peuvent passer à l’étape suivante et vivre ensemble pour de bon. Il y en a une qui veut et un qui va tout tenter pour échapper à cet engagement. Quitte à s’enfoncer jusqu’au bout !

Ce soir, je dors chez toi - Mélanie Doutey et Jean-Paul Rouve

UNE BREVE HISTOIRE DE MONSIEUR JEAN

C’est en 1990 que «Monsieur Jean» apparaît pour la première fois dans le pre mier album collectif «Frank Margerin Présente» édité chez Les Humanoïdes Associés. Ses auteurs, Philippe Dupuy et Charles Berberian, se sont rencontrés quelques années plus tôt, en 1983. Dupuy a alors 23 ans et Berberian 24. Fait rarissime dans l’univers de la bande dessinée, chacun participe à la fois à l’écriture, aux dessins, aux dialogues et même à la mise en couleur. Rapide ment, leurs apports et leurs styles se confondent pour n’en devenir qu’un, unanimement salué pour sa précision, sa sensibilité et son sens exceptionnel du décalage face au quotidien. Les deux avouent s’être inspirés de leurs vies et de leurs expériences pour créer «Monsieur Jean», un trentenaire parisien qui cherche désespérément le sujet du roman qu’il doit écrire. Coincé entre les petits tracas de la vie et ses états d’âme, ses voisins, ses amours et une vision du monde assez réjouissante qu’il n’hésite pas à faire partager au lecteur, ce sympathique jeune homme, un peu rêveur, un peu dilettante et toujours prompt à échapper aux obligations, est rapidement devenu un favori du public. À travers un traitement visuel remarquablement maîtrisé, un ton aussi spirituel que léger, le personnage a su s’imposer comme un classique incontournable. Même si l’oeuvre de Dupuy et Berberian est par ailleurs variée et foisonnante, «Monsieur Jean» reste l’un de leurs plus grands succès. Le premier album, «Monsieur Jean, l’amour, la concierge» fut publié dès 1991. Ont suivi «Les nuits les plus blanches» en 1992, «Les femmes et les enfants d’abord» en 1994, «Vivons heureux sans en avoir l’air» en 1998 - couronné meilleur album au festival de la BD d’Angoulême 99, «Comme s’il en pleuvait» en 2001, «Inventaire avant travaux» en 2003 et «Un certain équilibre» en 2005.

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(BANDE ANNONCE 2007)

 

 



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