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DERIVE MORTELLE (Open Water 2 : Adrift) avec Susan MAY PRATT, Richard SPEIGHT Jr., Niklaus LANGE

Publié le

DERIVE MORTELLE (Open Water 2 : Adrift) (2006)

Film allemand de Hans HORN

avec Susan MAY PRATT - Richard SPEIGHT Jr. - Niklaus LANGE - Eric DANE - Alexandra RAACH - Volfgang RAACH

Dérive mortelle 

L'HISTOIRE :

Un groupe d'anciens camarades de lycée se retrouve en croisière pour un week-end festif à bord d'un somptueux yacht. La chaleur et le champagne aidant, ils décident de piquer une tête pour se rafraîchir. Mais ils ont oublié de déplier l'échelle et il leur est donc impossible de remonter à bord. Le courant les éloigne et pire encore, la jeune maman de la bande, Amy, a laissé son bébé seul sur le bateau ! Alors que la fatigue et la panique gagnent le groupe, le week-end de rêve vire définitivement au cauchemar...

Dérive mortelle

Dérive mortelle

Dérive mortelle

NOTES DE PRODUCTION

Après avoir développé plusieurs projets de longs métrages pendant cinq ans à Hollywood, le réalisateur de publicités Hans Horn, très réputé dans son domaine, décide de revenir en Allemagne en 2004. Déçu par plusieurs projets qui n'aboutissaient pas, Horn était à la recherche d'un concept susceptible de lui garantir un succès commercial. Ce sera DERIVE MORTELLE, la redoutable histoire vraie d'un groupe de copains partis en croisière à bord d'un yacht… Après avoir plongé dans la mer pour se rafraîchir, ils constatent qu'ils ont oublié de déplier l'échelle leur permettant de remonter à bord. Perdus au milieu de l'océan, ils sont tous morts d'épuisement les uns après les autres. Le pire, c'est que de tels événements sont assez fréquents dans les annales de l'histoire maritime. Le succès phénoménal d'OPEN WATER EN EAUX PROFONDES a encouragé Horn à s'engager plus avant dans son propre thriller aquatique : "Quand on voit qu'un film qui retrace le calvaire d'un couple perdu au milieu d'un océan infesté de requins est plébiscité par le public, je me suis dit que mon film avait toutes ses chances d'être un succès," affirme Horn. Son intuition lui donna raison. Mais il préféra cette fois faire part de son idée à son ami et producteur Dan Maag. A la recherche d'un projet commun depuis longtemps, les deux hommes trouvent l'occasion de collaborer ensemble avec DERIVE MORTELLE. Quelques semaines plus tard, les scénaristes Dave Mitchell et Adam Kreutner commencent à travailler à l'écriture du scénario – dont le titre est encore GODSPEED. Mitchell et Kreutner avaient déjà collaboré sur DEADFISH, comédie d'humour noir avec Gary Oldman, Robert Carlyle, et Billy Zane. Le réalisateur et son producteur obtiennent un financement du Film Fernseh Fonds Bayern et du distributeur et coproducteur allemand Universum Film. Thomas Häberle (Shotgun Pictures) et Peter Rommel (Peter Rommel Productions) comptent également parmi les partenaires financiers. Bien que le film soit censé se passer au Mexique, le tournage s'est déroulé à Malte, dont le littoral présente plusieurs ressemblances géographiques avec le Mexique. Si la production a choisi Malte, c'est aussi en raison du dispositif exceptionnel de citernes d'eau de l'île qui a été spécialement adapté pour les besoins du film. L'essentiel de DERIVE MORTELLE a été tourné dans l'un des plus grands réservoirs d'eau extérieurs du monde. Le choix du yacht s'est avéré particulièrement difficile. Il s'agissait de trouver un bateau aux bonnes dimensions et à la forme adéquate, et il était hors de question que l'embarcation soit équipée d'une échelle extérieure pré-installée. En fin de compte, la production trouva le yacht idéal, mais il fallut encore convaincre le propriétaire qui se montra réticent à l'idée de prêter son précieux bateau à une équipe de film. Dans la grande tradition du thriller, DERIVE MORTELLE parle de nos peurs primitives qui sont universelles. D'emblée, il semblait donc évident que le film devait être tourné en anglais et destiné à un large marché international. Avec cet objectif en tête, la production a fait appel à de jeunes comédiens américains prometteurs pour interpréter la bande de malheureux copains. Le tournage s'est avéré épuisant pour les acteurs qui ont dû passer jusqu'à six heures par jour immergés dans l'eau. Le film témoigne des efforts considérables déployés par les comédiens et les techniciens. Comme l'indique Dan Maag, "Nous avions tous évolué à peu près de la même façon – dans le sens où nous avons tous eu des réalisations professionnelles –, mais nous souhaitions aller plus loin. Nous étions tous conscients que ce film marquait un vrai tournant." 

Dérive mortelle

NOTE D'INTENTION DU REALISATEUR

C'est ma femme, Tina, qui a été la première à me raconter le fait divers à l'origine de DERIVE MORTELLE. J'étais halluciné à quel point le sort s'était acharné sur cette bande de six copains. J'ai essayé de m'imaginer à leur place. Et si c'étaient Tina et moi qui avions été tout seuls au milieu de l'océan sans pouvoir remonter à bord du bateau ? Qu'est-ce qu'on aurait fait ? Comment aurait-on survécu ? Sans espoir d'être secourus, est-ce qu'on serait morts ? Ce scénario cauchemardesque a réveillé une peur primitive en moi. Le fait d'explorer mes peurs primitives et de m'y confronter me fascine. Autant dire que j'ai été d'emblée captivé par cette histoire. De même, la simplicité de l'intrigue m'a intéressé. J'ai aussitôt envisagé d'en tirer un film. Au départ, je me suis dit que l'intrigue était si fédératrice que j'allais trouver des financements sans problème. J'ai tâché de convaincre mon agent à Los Angeles que DERIVE MORTELLE pourrait s'avérer un thriller génial. Mais cela s'est révélé difficile. Tout le monde a aimé l'intrigue, tout en pensant qu'elle était trop ténue pour un long métrage d'une heure trente. Trois semaines plus tard, j'ai vu la bande-annonce d'OPEN WATER EN EAUX PROFONDES au Festival du Film Fantastique de Munich. J'ai été sous le choc : deux plongeurs, perdus au milieu de l'océan, finissent dévorés par des requins, et le Tout-Hollywood s'est pâmé devant le film. Cette bande-annonce n'a fait que me renforcer dans l'idée que je devais réaliser mon film. Totalement survolté, j'ai quitté la salle et aussitôt fixé rendez-vous à mon producteur Dan Maag pendant un barbecue avec nos enfants. Je lui ai raconté mon projet. Une dizaine de jours plus tard, je me suis retrouvé à Hollywood où j'ai rencontré le scénariste Adam Kreutner qui avait déjà travaillé avec Dan Maag. Nous avons commencé à écrire le scénario qui allait devenir DERIVE MORTELLE. Après quatre mois de travail seulement, nous avons terminé le découpage technique. Nous avons obtenu le financement du film au même moment. Neuf mois après avoir entendu parler de ce fait divers pour la première fois, nous avons commencé les repérages à Malte. Trois mois plus tard, nous avons terminé le tournage. Et à peine un an et demi après le début de cette aventure, DERIVE MORTELLE était vendu à des distributeurs du monde entier. La raison essentielle du succès tient à la simplicité de l'intrigue et à l'universalité des peurs primitives qu'il suscite. Ce sont ces deux éléments qui m'ont servi à définir le style visuel du film. En raison de contraintes financières, j'ai d'abord envisagé de tourner le film en vidéo, mais grâce à une rallonge budgétaire obtenue par mes producteurs, j'ai pu réaliser mon rêve : tourner DERIVE MORTELLE en 16 mm en utilisant des objectifs Cinémascope anamorphiques. Grâce à cela, on a pu mettre la barre beaucoup plus haut. J'étais désormais en mesure de donner libre cours à mon imagination sur mon support favori : la pellicule. A cet égard, j'ai été formidablement secondé par le jeune chef-opérateur Bernhard Jasper. Notre collaboration a été idéale car Bernhard est un perfectionniste absolu dont le goût de l'expérimentation a donné à l'ensemble une dimension nouvelle. Dès nos premières rencontres, il est apparu évident que nous allions devoir tourner "en immersion totale." Nous nous sommes demandés comment mettre en scène un concept aussi simple de la manière la plus pertinente et la plus captivante. Nous avons d'abord résolu de créer plusieurs effets lors de la prise de vue. En outre, le format large du Cinémascope allait agrandir le cadre pour nous permettre de capter l'immensité de l'océan et nous mettre dans la peau des personnages qui ont le sentiment d'être engloutis. De même, le grain de la pellicule 16 mm était pour moi un atout car cela donnait au film un style réaliste qui rehaussait formidablement la dimension psychologique de l'ensemble. Dans certaines scènes, nous avons même accentué le grain pour obtenir un réalisme plus grand encore. Dans les séquences de pure action, nous avons joué avec l'obturateur et multiplié les décadrages pour décupler l'impact émotionnel. Si j'ai évité tout effet de style gratuit, j'ai décidé que chaque scène majeure serait caractérisée par un style de cadrage qui lui soit propre. Il s'agissait également de préparer les comédiens à la tension psychologique et physique qu'ils allaient endurer. Dès le départ, j'ai décidé de tourner le film dans la continuité autant que faire se peut. Il fallait que le film soit le plus authentique possible. En tournant dans la continuité, j'espérais qu'au fur et à mesure du tournage, la tension et la fatigue croissantes chez les comédiens imprégneraient leurs personnages. Heureusement, cette stratégie s'est avérée payante. Et malgré le stress occasionné par ce tournage, nous avons pris un vrai plaisir à travailler tous ensemble. 

Dérive mortelle

STYLE VISUEL ET EFFETS DE PRISE DE VUE

Le réalisateur souhaitait créer un style visuel qui plonge le spectateur dans l'histoire et fasse de lui le septième personnage perdu au milieu de l'océan… Dans ce but, la production opta pour une mise en scène nerveuse et dynamique. La plupart des séquences ont été tournées caméra à l'épaule pour installer un rapport immédiat avec les personnages. Etant donné que 80% du film se déroule dans l'eau, comment manier la caméra dans un tel environnement ? Après plusieurs essais, l'équipe décida d'enfermer la caméra dans un étui imperméable et de la fixer à deux planches de surf. C'est ainsi que les cadreurs pouvaient utiliser les vagues pour donner du mouvement à la prise de vue ou, au contraire, stabiliser l'image en neutralisant la vague avec des poids supplémentaires. Afin de donner au spectateur la sensation de se noyer, l'équipe plongeait parfois la caméra dans l'eau. Il a ensuite fallu choisir le format de pellicule. Pour des raisons financières, DERIVE MORTELLE a été tourné en 16 mm, plutôt qu'en 35 mm. Pour autant, l'ampleur des paysages maritimes imposait un format grand écran 1:2.35. Des objectifs Cinémascope 35 mm ont donc été installés sur une caméra 16 mm. Ce dispositif s'est avéré concluant : plusieurs scènes ont ainsi été tournées en plans-séquences sans raccord grâce au format Cinémascope. Le spectateur est ainsi libre de choisir ce sur quoi il souhaite fixer son attention. Ce point de vue subjectif fait de lui un personnage à part entière, perdu au milieu de l'océan. D'autres techniques propres au cinéma d'action et au film d'horreur ont été utilisées. Par exemple, s'agissant de la scène où Amy plonge dans l'eau, l'équipe technique a tourné des prises de vue à 6 images par seconde (au lieu des 24 images/secondes habituelles). Résultat : à l'exception d'Amy, parfaitement immobile, les autres personnages apparaissent flous. Du coup, le spectateur épouse le point de vue de la jeune femme, sans pouvoir savoir ce qui se passe autour d'elle : l'angoisse en est démultipliée. Pendant la post-production, le film a été transféré sur support numérique pour harmoniser les différents styles visuels et corriger les contrastes chromatiques liés au tournage en extérieurs. C'est ainsi qu'à Malte, l'eau de la mer apparaissait bleue le matin, verte à la mi-journée et bleu clair le soir : la palette numérique a permis de "lisser" ces différentes tonalités. En revanche, la plupart des effets visuels ont été obtenus en prise de vue, et non en infographie. Cette approche donne au film une dimension plus réaliste.

Dérive mortelle

 

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